Archives mensuelles : août 2011



Mamans : gare au blues de la maternelle !
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé)

Le blues de la « mèredeuf »

Les conseils de Nadia Daam, Corinne Maier et Marlène Schiappa pour bien vivre sa première rentrée à la maternelle.

Ça y est ! Trois ans (autant dire une éternité) que vous attendiez ce moment béni : Junior entre enfin en maternelle. Mais passés les premiers moments de jubilation, une question angoissante s’immisce dans votre esprit :
comment assumer cette nouvelle liberté ?

Junior, votre bruyante prothèse humaine, rentre à l’école après 36 mois éprouvants durant lesquels vous lui avez appris les premiers rudiments de la vie :
bafouiller les principales formules de politesse,
privilégier l’espace clos des toilettes à son slip et
essayer de manger presque aussi proprement que Polochon, votre Terrier du Tibet.

Un bilan s’impose :
1. Vous estimez être une bonne mère.
2. Vous êtes désespérément seule.
« Lorsque l’on décide de prendre un congé parental, il faut être consciente que l’on signe pour trois ans de solitude à regarder Motus à la télé », ironise la journaliste et chroniqueuse Nadia Daam(1).

Et pour cause, les horaires de votre rejeton ne correspondent à ceux d’aucun individu normalement constitué : il se réveille à l’aube, dort l’après-midi, prend son bain à l’heure de l’apéro et se couche avec les poules.
Comment dans ces conditions mener une vie sociale normale ?
« Après trois années calées sur ce rythme, l’entrée en maternelle peut être vécue de manière très violente si la mère ne s’est pas préparée à occuper ses journées autrement », poursuit la journaliste, qui évoque le risque d’un second baby blues teinté de culpabilité.

Responsable mais pas coupable

Responsable (de sa nouvelle vie sans Junior), pas coupable, tel devrait être le mot d’ordre de toutes les mères qui réapprennent à exister en solo (entendre : « sans un petit être braillard qui traîne dans leurs pattes toute la journée »).
À en croire la psychanalyste Corinne Maier, connue pour son ouvrage polémique
No Kid
(2), c’est pourtant plus facile à dire qu’à faire.
« Beaucoup de femmes culpabilisent de s’occuper à nouveau d’elles pendant que leur enfant est à l’école », constate-t-elle.
Et Nadia Daam d’illustrer : « On n’est déjà à deux doigts de se flageller quand on n’a pas eu le temps de cuisiner de légumes à notre pauvre petit chéri, alors le confier à des inconnus toute la journée, vous imaginez… »

Non ? Et bien il va falloir essayer et plus tôt sera le mieux ! « Avoir des enfants implique d’apprendre à s’en détacher pour les préparer à l’autonomie et accepter que l’on est pas l’unique personne à pouvoir assurer leur bien, insiste Corinne Maier. C’est en outre une chance inespérée d’échapper au statut de ‘mèrdeuf (3)’ dans lequel on s’était enfermé », ajoute la spécialiste. À condition toutefois de s’y prendre correctement.

« On signe pour trois ans de solitude à regarder Motus à la télé »

Occuper ses journées, d’accord. Mais pas n’importe comment !

Parmi les nombreuses pistes envisageables pour occuper ses journées de farniente, figure bien sûr la case « retour au boulot ». Aux dires de Corinne Maier, cela constituerait par ailleurs un excellent moyen de souffler. « Quand mes enfants étaient petits et que je reprenais le travail le lundi matin, j’avais le sentiment d’aller me reposer », confie-t-elle sans dérision.
Sans aller aussi loin, Nadia Daam suggère de multiplier les activités : « à moins de vouloir décrocher un rôle dans un remake de Casper le fantôme, remplir son agenda avec une séance de ciné ou un rendez-vous chez l’esthéticienne évite de se retrouver à errer comme une âme en peine devant la grille de l’école dès 15H30 ! » Interdit en revanche de scotcher sur les e-forums maternels pour échanger des recettes de purées ou multiplier les réunions de ‘merdeuf’ pour comparer les performances du petit dernier.

« On le laisse manger à la cantoche avec Lucas et Mattéo »

Et gare à celles qui seraient tentées de récupérer Junior entre midi et deux. On le laisse manger à la cantoche avec Lucas et Mattéo, ses deux nouveaux copains de classe. « Sinon on passe ses journées à faire des allers-retours entre la maison et l’école et le temps qui reste est tout juste bon à lancer une machine », commente Marlène Schiappa, fondatrice du réseau Maman travaille et auteure d’un guide éponyme (4).
Or quand on sait que 80% des tâches ménagères restent l’apanage des dames, le risque de passer du statut de mère de famille à celui de femme de ménage est grand… Et pas follement excitant.

(1) Chroniqueuse aux Maternelles sur France 5 et co-auteur de Mères indignes (Éd. Privé, 2011) et Mauvaises mères ! Les joies de la maternité (Éd. J’ai Lu, 2011).
(2) Éd. J’ai Lu, 2009.
(3) Contraction de « mère de famille ».
(4) Maman travaille, Éd. First, 2011.

Source : http://madame.lefigaro.fr/societe/blues-de-meredeuf-310811-171181

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Mon fils sera-t-il bien chez la nourrice ?
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

Je suis la maman de Hugo, 7 mois et demi. Je l’élève seule depuis sa naissance, je suis coiffeuse et mon souci est le suivant. Je viens de reprendre le travail, du mardi au samedi inclus.

Pour l’instant, c’est ma maman qui le garde mais, dans un mois,
quand ma mère reprendra aussi son travail, il ira la semaine chez une nourrice qui s’occupe d’autres enfants et le samedi chez sa mamie. Je culpabilise beaucoup d’infliger ce rythme bizarre à mon fils. Je me demande s’il ne sera pas perdu, s’il saura toujours qui est sa maman, sa maison. Qu’en pensez-vous ?

La réponse du psychologue

Rassurez-vous, Hugo sait qui est sa maman, et qui est sa mamie. Et bientôt, il saura aussi que sa nounou est sa nounou. L’important, c’est que vous lui expliquiez clairement la situation à laquelle il va être confronté, que vous lui donniez des repères. Expliquez-lui que vous le confiez à sa nounou et à sa mamie parce que vous travaillez, que c’est la meilleure solution que vous ayez trouvée. Même s’il ne parle pas encore, il comprend ce que vous lui expliquez et, surtout, il ressent votre état émotionnel. Si vous stressez, si vous culpabilisez, si vous ne le confiez pas en étant sereine, il va le sentir et du coup, lui aussi sera perturbé.

Avant de le confier à la nourrice que vous avez choisie à temps plein, faites une adaptation. Emmenez-le chez elle, d’abord quelques heures… Les deux premières fois, vous resterez avec lui, puis vous le lui laisserez. D’abord une demi-journée avant de passer à une journée entière. Laissez-lui le temps de faire connaissance et de s’habituer en douceur à ce nouveau rythme. Et surtout soyez confiante : tout va bien se passer.

Source : http://www.parents.fr/parent/nourrisson/droit-bebe/avis-expert/mon-fils-sera-t-il-bien-chez-une-nourrice

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La dépression post-partum chez papa
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

On associe toujours la dépression du post-partum
à la maman, puisqu’elle allie relation charnelle et affective avec bébé.

Ce rapport fusionnel entre la mère et bébé fait que l’on prête aux mamans une très grande partie de la charge émotionnelle que représente la naissance de bébé.


On s’est jusqu’alors peu porté sur les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes papas à faire face à la paternité. Pourtant, l’arrivée de bébé affecte papa autant que maman. Bien-être-bébé soulève la question de la dépression post-natale des papas.

Les papas aussi ont le blues ?

On ne le soupçonnait pas il y peu, mais le Baby-blues et la dépression post-partum chez maman peuvent aussi toucher les papas.

Bien que chez la femme, le rôle des hormones puissent contribuer aux angoisses et aux sautes d’humeur, l’arrivée de bébé est un événement qui affecte aussi bien les pères que les mères. Tous deux sont en effet confrontés aux mêmes préoccupations : nouvelles responsabilités familiales, mais aussi responsabilités financières, crainte de ne pas avoir les bons gestes avec bébé, etc.

Les pères peuvent également être plus vulnérables s’ils ont des problèmes conjugaux, financiers, ou ont déjà vécu une dépression.

Chez le père comme chez la mère, une dépression post-natale, en particulier lorsqu’elle est sévère, peut influer sur le développement psychoaffectif des enfants. Les conséquences de la dépression du post-partum chez bébé sont faibles mais existent donc dans certains cas.

Au même titre que les mamans, les papas doivent donc se confier à leur entourage et à leur médecin si des signes d’anxiété et de déprime se font sentir avec insistance, dans leur intensité et dans le temps.

Source : http://www.bien-etre-bebe.com/Bien-etre-maman/la-depression-post-partum-chez-papa.html

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Parents et enfants réclament plus d’autorité !
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

Un sondage Apel/la Croix/CSA montre qu’enfants et parents trouvent la société actuelle trop permissive et réclament plus d’autorité.

Et puis quoi encore, la cravache ?

D’après un sondage Appel/La Croix/CSA réalisé auprès de parents d’enfants scolarisés et de jeunes de 15 à  24 ans, l’autorité est à la mode : 83% des parents et 79% des enfants en ont une vision positive. Les 15-18 ans, nés plus de vingt ans après mai 68, en sont particulièrement friands (87%), indifféremment de leurs opinions politiques et religieuses.

Les parents vont-ils sévir ? 86 % d’entre eux pensent être déjà assez sévères comme ça, mais 82% trouvent que les autres parents ne le sont pas assez. Il est vrai que les technologies insonorisantes modernes empêchent d’entendre correctement le claquement des ceinturons à travers le mur de l’appartement voisin.

Parents et enfants considèrent à 66% que les professeurs ne sont pas assez sévères, mais pas pour les mêmes raisons. Les élèves pensent que les professeurs n’arrivent pas à s’imposer car leurs cours ne sont pas interessants. Pour les parents, la faute est principalement à des classes surchargées (ça ne va pas s’arranger), des élèves ingérables et un manque de soutien. D’après une rumeur peu crédible, un projet de loi visant à réinstaurer l’usage du martinet serait à l’étude…

La cause de la perte d’autorité familiale serait du, pour 37% des parents et 44% des enfants, à l’éclatement des familles (divorce, famille monoparentale ou recomposée).
Petite précision tout de même : selon le sondage, l’autorité, pour les enfants comme pour les parents, ne doit pas être basée sur l’obéissance et la sanction, mais sur des valeurs acceptables, le dialogue et la conciliation.

En bref, le célèbre « Tu vas au lit ! » est une barbarie, tandis que l’aimable « Tu regardes la Nouvelle Star, mais après, au lit » est une belle preuve d’autorité.

Les enfants d’aujourd’hui acceptent l’autorité, mais veulent pouvoir négocier. Comme toujours, quoi.

Source : http://www.cote-momes.com/fil-d-infos/parents-et-enfants-reclament-plus-d-autorite-c3409.html

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Les conséquences de la dépression post-partum sur bébé
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

On s’inquiète souvent des conséquences
que peut avoir une dépression vécue par un parent sur bébé, lors des premiers mois de sa vie, alors qu’il est en plein développement.


Comme pour tout enfant, le contexte familial dans lequel il se construit et le comportement des parents influencent bébé à long terme, dans les rapports sociaux qu’il aura plus tard. Qu’en est-il lorsqu’une dépression a entravé la relation entre bébé et ses parents, après sa naissance ? Bien-être-bébé vous dit tout sur l’incidence d’une dépression post-natale sur bébé.

Les bébés sont très sensibles et réceptifs. Ils peuvent donc être exposés à la dépression de leur maman ou de leur papa, dans la mesure où la qualité des interactions entre le parent et bébé est diminuée.

Le comportement des parents dépressifs

Des études menées ont montré que les mamans déprimées prononçaient autant de mots tendres que les autres mamans. Toutefois, elles ont un discours généralement plus négatif et réagissent en décalage par rapport aux demandes de bébé. Or, c’est dans l’interaction et dans la satisfaction de ses besoins que bébé se construit et développe ses capacités psychomotrices.

L’incidence de la dépression sur bébé

Ainsi, certains bébés dont un parent a souffert d’une dépression post-partum, peuvent présenter un retard dans l’apprentissage du langage.

Cependant, l’incidence d’une dépression post-partum chez papa ou chez maman sur le développement du bébé est en général faible, sauf si la dépression est associée à d’autres risques.

On peut alors noter une influence sur le développement psycho-affectif de bébé et ses rapports socio-affectifs ultérieurs, selon les interactions qu’il aura vécues avec ses parents. On parle d’attachement « insécure », qui peut se manifester de façons différentes, par exemple :

  • Une hyperactivité
  • Une irritabilité plus marquée
  • De l’anxiété
  • Ou une peur d’être séparé de sa mère

Si la dépression est sévère, elle peut influer sur le développement du bébé, et on remarque parfois les signes suivants :

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Mon enfant ne veut pas manger
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

« Or il doit manger pour vivre. Forcément !
Ça ne se discute pas : c’est une loi de la nature.

Quelque chose de fort grave a du se produire pour qu’il ne mange pas. Se nourrir c’est une question de vie ou de mort. Or il refuse malgré tous nos efforts: insistance, fermeté, douceur, chantage, cuisines selon son choix, rien y fait.

C’est désespérant. » La façon de s’alimenter fait partie de la culture de la région, du pays. On sait bien que les français d’aujourd’hui, victimes des publicités, consomment des aliments trop gras, trop riches, trop sucrés, trop abondants. Ils vivent un autre temps que celui des disettes ou de la guerre. Ils nagent dans un foisonnement de gourmandises. Leur problème consiste plutôt à refuser les excès et les déviances, en redoutant l’obésité galopante si néfaste.

Et pourtant il ne mange pas !

Les anciens nous racontent leurs souvenirs, dans les pensions de jadis ils étaient obligés de manger ce qu’il y avait sur la table. Depuis ils détestent les lentilles ou la potée Lorraine. Elles leur rappellent ce pénible souvenir de forçage alimentaire, véritable souffrance vécue étant enfant et dont il garde encore la mémoire.

Notre goût est façonné par les repas de notre enfance, faits par notre mère. Si je goûte une soupe chaude qui ressemble à celle que j’aimais, je vibre encore aujourd’hui, même si cette soupe n’est pas, il est vrai, aussi aristocratique qu’une madeleine.
On voit comme il est important de réussir ce moment du repas. Le succès tient au cérémonial du repas, à l’ambiance, à la convivialité, au plaisir d’être ensemble à table, à la couleur de la nappe, aux odeurs, … en dépendent aussi les conversations, les rires, les sourires et les silences de la dégustation… La bougie sur la table ne peut manquer pour un dîner d’amoureux… Malheureusement tout est gâché car il ne mange pas.

« Je lui ai demandé ce qu’il veut pour le déjeuner, je me suis dévouée et lui ai préparé selon ses choix. Rien n’y fait. »

Cette terrible sensation d’impasse ressentie par le ou les parents n’a d’égale que la détermination butée de l’enfant à faire échouer toutes les tentatives, qu’elles soient douces ou violentes. L’enfant a toujours, dans cette situation si courante, le dernier mot.

Et puis il y a les grands parents qui ont gardé leur petit fils le week-end dernier et qui, eux, l’ont vu manger comme quatre ! Sans parler des amis qui recommandent de le priver du deuxième plat s’il refuse le premier, ou de l’envoyer dans sa chambre, ou de lui resservir le même plat le soir… En désespoir de cause les parents essayent et c’est encore l’échec : rien de plus vexant.
Pour eux l’impasse devient humiliante et c’est pourquoi cette question posée ne doit être éludée ni escamotée. De réelles souffrances sont en jeu, des souffrances partagées par l’enfant et toute sa famille. Tous les regards convergent vers ce petit qui ne mange pas. Son appétit se trouve au centre des préoccupations et devient le sujet de conversation unique, impossible de parler d’autre chose: il ne mange pas.
Ce soucis est envahissant certes, mais est-il unique ?
S’agit-il du vrai problème ou d’un écran de fumée ?

On ne mange ni par obligation, ni pour vivre, mais pour le plaisir.

Tout plaisir a disparu. La tristesse et la colère le remplacent. L’enfant s’oppose et résiste. L’hédonisme fait place à une petite guerre où personne ne trouve son compte. Alors que l’acceptation d’un plat est indéfectiblement liée au plaisir de le manger.
Et ce plaisir, comme tous les autres, est fragile et personnel. On ne me fera pas avaler un plat s’il me paraît à moi antipathique. Personne ne parviendra à me faire manger du rat ou des sauterelles grillées. Et si l’on me contraint le meilleur ragoût aura pour moi le goût du rat. Qu’on me le rentre dans la bouche et je le vomirai. Ainsi aurai-je le dernier mot.

La bouche est un lieu vulnérable et sacré.

Elle fait office de poste de contrôle et de défense contre « ce qui lui semble mauvais ».
Elle est le lieu du goût (ou du dégoût) et du plaisir de déguster, sans omettre sa fonction de parole. Nos goûts et nos dégoûts appartiennent à notre intimité. Vulnérable car il est facile de dégoûter quelqu’un en lui présentant un plat de façon négative, en disant qu’il y a des asticots dans la salade, ou en l’obligeant à le manger.

La bouche est un lieu sacré car l’homme préserve sans cesse l’intégrité de son corps, et s’oppose à ce qui le menace : l’intrusion d’un corps étranger, d’une cuiller et d’un aliment, d’un liquide qu’on voudrait lui faire boire de force, tel les supplices avilissants encore pratiqués dans les bizutages.

Assis sur sa chaise haute notre petit enfant joue, se retourne, regarde derrière lui, veut descendre et aller jouer ailleurs, il jette parterre cuiller ou mets placés devant lui…

Si l’on s’approche avec la cuiller il hurle puis ferme sa bouche énergiquement. Les mets ne l’attirent plus, ils les repoussent. Il est dégoûté. Il se mure dans une attitude défensive car il sent qu’on le force. Cette sensation a des effets immédiats sur lui comme sur tous les humains. Dégoût et refus de manger.

Il y a hélas de multiples façons de forcer les enfants à manger.

Toutes sont vouées à l’échec.
Lui proposer un autre plat,
lui resservir les petits pois le soir,
lui promettre la lune s’il accepte de goûter les betteraves,
une cuiller pour papa, une cuiller pour maman…
« Mange ! Fais-le pour moi »  dit cette maman les larmes aux yeux.
Mais l’enfant ne mange pas pour sa maman. Il mange avec elle. Il sent sur lui les regards évaluateurs de ses parents qui le jugent :
« aujourd’hui il a mieux mangé. »
« ce matin il n’a pas touché à ce que je me suis donné tant de mal à lui préparer, pourtant chez mamy il a adoré !! »
La vexation est infinie pour cette maman qui souffre l’humiliation à chaque repas. La souffrance est profonde, viscérale, obsédante. Le couple s’en ressent, les critiques s’insinuent, les conversations se taisent, ou bien le ton monte et l’orage éclate.

Comment en sortir ?

Tenter d’oublier l’appétit de son enfant car il n’appartient qu’à lui, et accepter l’idée que le vrai souci n’est pas là. Il est ailleurs.
Le refus de manger est étroitement lié au forçage, il disparaît dès que cesse le forçage, il est donc réversible. Mais cette tendance à forcer est elle-même lié à une angoisse ou à une peur ressentie par un parent ou les deux, souvent en rapport avec un tout autre objet.
Tout enfant forcé refuse.
Tout parent qui pousse de n’importe qu’elle façon son enfant à manger sera perdant.
Il affrontera un échec et une vexation qui rapidement occupera le devant de la scène et servira d’écran de fumée. L’obsession du repas prend une fonction de masque.
Mais qui donc se cache derrière lui ?

Derrière la situation bloquée du « je te pousse et tu refuses » un monstre sommeille…

Obsession dis-je, car il va falloir effectuer un véritable rétablissement, pour quitter ce soucis premier et seulement envisager d’en chercher un autre. Un souci chasse l’autre dit-on. Ici le comportement d’anorexie, si angoissant, cache une autre angoisse plus forte et lui sert de couvercle.

Ici beaucoup couperont net, arguant que tout va bien par ailleurs et que le seul problème c’est ce garçon qui refuse… Mais à y regarder de plus près, et à condition de ne pas être submergé par l’angoisse de fond, il devient possible d’avancer.

La date de début des troubles en dit long. Elle coïncide volontiers avec un évènement qui a pu marquer les cœurs :
décès,
perte d’un emploi,
soucis de santé,
hospitalisation,
déménagement en vue ou récent,
conflit intra familial ou mésentente conjugale,
surmenage ou absence d’un des 2 parents,
problème de jalousie ou de place dans la famille en raison d’une grossesse ou à la suite d’une naissance,
présence d’un parent proche à la maison, ou autre…

Ces facteurs perturbants peuvent être longtemps écartés, niés ou disculpés par ceux qui refusent encore de relier le comportement d’anorexie de leur enfant à cet évènement qui paraît en dehors de lui. Au pire ils mettront des mois à relier les signes, portés par leur enfant, à la cause première. Il faudra parfois qu’ils en viennent à la démarche personnelle de l’analyse pour débrouiller l’écheveau et retrouver le fil.

Le temps nécessaire peut être long, voire infini et l’on croise des adultes blessés à chaque retour chez leurs parents par les sempiternels reproches alimentaires. Ces paroles de reproches finissent par devenir un mode de communication, un écran de fumée, servant à entretenir un tabou familial.

Ici l’enfant dont nous parlons présente un comportement anorexique, à distinguer de l’anorexie vraie qui n’a rien à voir, cette dernière étant due à une maladie organique, infection, otite, cancer, tuberculose…
A distinguer aussi du cas particulier de la maladie des adolescents l’anorexie mentale très différente. Les nourrissons et les enfants peuvent adopter un comportement anorexique à tous les âges en gardant le plus souvent leur belle apparence, leur poids convenable et une croissance quasi normale.

Autour de cet enfant qui porte sur son dos la peine de ses parents, les raisonnements tenus par les proches sont d’une logique désarmante. Il ne mange pas or il le doit, sinon il va maigrir… La mort et ses squelettes apparaissent en filagramme derrière ces mots terribles. S’il ne mange pas c’est que tu ne sais pas t’y prendre, chez moi il dévore.
Ces parents désolés sont ensevelis sous les recettes de cuisines et les recettes éducatives :
Si tu acceptes qu’il ne mange pas maintenant, tu verras plus tard ce qui t’attend.
Il ne mange pas eh bien donnes-le moi à garder je vais m’en occuper…
Ici surgit la jouissance de l’entourage à dire (consciemment ou non) le mot qui blesse, voire le mot qui tue, tant la sensibilité et la fragilité sont à fleur de peau.

Parler d’autre chose.

Le pédiatre connaît bien ces situations où le symptôme domine et cache la forêt. Dans d’autres situations aussi (encoprésie, obésité), il s’avère nécessaire de chercher un autre sujet de conversation, ce qui revient à retourner vers le sujet lui-même.
L’enfant, mais aussi ses parents.

L’enfant traduit volontiers sa résistance à la situation si tendue,
parfois il dessine un château pour se protéger,
parfois il refuse de parler des repas,
détourne habilement la question,
parfois aussi il déprime et s’associe ainsi à la dépression de l’un de ses parents.

Ceux-ci, s’ils sont en confiance, accepteront de parler de leurs préoccupations et émergera bientôt la véritable clef des troubles. Restera à la relier au comportement de leur enfant. Ailleurs tout paraît bloqué et même verrouillé, ce qui est peut-être le signe d’une problématique plus secrète, intime ou tabou, qui requiert alors deux outils : du temps, et l’aide d’un psy.

Les entretiens peuvent avoir pour finalité de conduire les intéressés à déplacer eux-mêmes le centre de gravité de leurs angoisses, le faisant glisser de l’enfant vers la vraie cause.

De nombreux comportements d’anorexie d’apparition récente sont faciles à faire évoluer.

Ici les parents sont accessibles aux conseils suivants :
Respecter les goûts et la bouche de l’enfant,
ne plus le forcer d’aucune manière,
manger devant lui en songeant à soi-même et à ses propres goûts,
en aucune façon le punir s’il refuse,
lui laisser prendre le plat du milieu s’il refuse l’entrée,
lui laisser le dessert s’il refuse le met principal,
se montrer neutre s’il mange peu…
Inventer des cuisines pour soi et non pour lui, parler à table d’autre-chose…Pas si simple.

Encore une fois le combat par la force pour le faire manger est toujours perdu. Or il n’est pas souhaitable que les parents soient perdants. Il ne faut donc plus se lancer dans ce combat-là. Lâcher prise.

Par contre interdire de manger reste un devoir essentiel des parents !

En France et ailleurs, le rôle des parents est d’empêcher les enfants de manger ce qui est mauvais pour eux. Devoir de base. Ils lui interdisent fermement de se servir seul entre les repas, de boire sucré, de revenir à table quand le repas est fini, ou d’avancer l’heure du goûter s’il n’a pas (assez) mangé à midi… Dire non à son enfant quand il demande des pop-corn entre les repas, c’est stimuler son appétit. Il devra attendre le prochain repas, son désir de manger sera de ce fait reconstitué. Ainsi les parents auront joué leur rôle avec succès auprès de leur enfant, et ne seront ni perdants ni humiliés.

Dr Alain BROCHARD, pédiatre Strasbourg
Source : http://www.pediatre-online.fr/alimentation/enfant-ne-veut-pas-manger/

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Deuil : Parler de la mort aux enfants
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

À l’occasion de la sortie du livre

Devant la mort : comment répondre aux questions des enfants ?

le magazine Psychoenfants a interrogé son auteur, la psychiatre Fanny Cohen-Herlem. Comment aborder cette question délicate auprès des enfants ?
Faut-il tout leur dire ?
Quels mots choisir pour parler de la mort aux enfants ?…

PsychoEnfants : Comment aborder la question de la mort auprès d’un enfant ?

Fanny Cohen-Herlem : Commençons par préciser qu’il ne faut en parler que lorsque l’enfant est confronté à la mort, que ce soit de manière directe, avec le décès d’un proche, ou de manière indirecte, lorsqu’il a vu quelque chose à la télévision qui l’a choqué. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de lui parler de la mort en général, sauf s’il a, lui, envie d’en parler, s’il en exprime le besoin, en posant des questions par exemple.

PE. : Comment expliquer ce qu’est la mort à un enfant ?

F. C.-H. : Il faut lui en parler de manière claire et précise. Les parents peuvent utiliser des termes simples et ne doivent surtout pas en avoir peur. Il ne doit pas y avoir de tabou sur un mot. Ce tabou est généralement posé par les adultes, parce que ça les angoisse de parler de la mort.

Les enfants eux sont très crus dans l’emploi des termes. Le fait de dire « Il est parti au ciel » peut être mal compris par l’enfant. Il est alors nécessaire de lui préciser que quand on est au ciel, on n’est plus vivant.

PE. : Les enfants sont-ils suffisamment matures pour  » tout entendre  » ?

F. C.-H. : On adapte toujours son discours en fonction de l’âge de l’enfant, en prenant bien soin d’utiliser des mots qu’il peut comprendre. Le plus important est de bien saisir ce qu’il demande. Mais cela dépend aussi des capacités personnelles de chaque enfant.

Par exemple, un enfant de 3 ans ne sait pas vraiment ce qu’est la mort. Il sait que quelqu’un ou un animal n’est plus là mais il n’a pas encore conscience du caractère définitif de cette disparition. Ce n’est que lorsque l’enfant acquiert la notion du temps, entre 5 et 7 ans environ, que peu à peu il est en mesure d’appréhender la notion de mort.

PE. : Les enfants peuvent-ils avoir peur de la mort ?

F. C.-H. : Là encore, tout dépend de l’enfant. Certains auront peur de la mort, d’autres non. Il y a des enfants qui disent qu’ils ne veulent pas grandir parce qu’ils ont peur de mourir.
Ils ont peur de grandir parce que cela signifie également que leurs parents vieillissent et donc par conséquent, qu’ils vont mourir un jour. Le mieux serait de demander :
 » Qu’est-ce qui te fait peur ? « ,
 » Pourquoi as-tu peur ? « …
Et c’est à partir de leurs réponses que l’on peut essayer de comprendre et donc de répondre à leurs craintes. À n’importe quel âge, ils peuvent avoir ce que l’on appelle des
 » angoisses de mort « , mais c’est autre chose.

PE. : Comment un enfant peut-il se reconstruire après la mort d’un proche ?

F. C.-H. : Il y a bien eu un bouleversement intérieur mais rien n’a vraiment été détruit. Les enfants ont une très grande capacité de récupération. Cette récupération va dépendre de la proximité qu’entretenait l’enfant avec la personne décédée. Si c’est l’un de ses parents, il est évidemment beaucoup plus atteint que si c’est quelqu’un de plus éloigné. S’il s’agit de l’un de ses grands-parents, l’enfant l’acceptera plus facilement, car il s’agira pour lui de l’ordre naturel des choses. Mais cette capacité à se débrouiller intérieurement va aussi dépendre de l’âge de l’enfant, de l’impact que cette mort va avoir sur lui et de la façon dont l’entourage va l’accompagner.

PE. : Justement, comment les parents peuvent-ils accompagner un enfant dans ce genre d’épreuve ?

F. C.-H. : C’est la capacité de l’entourage de l’enfant à faire face qui va l’aider à avancer, à faire son deuil.

L’enfant doit toujours sentir qu’il a la possibilité d’en parler s’il le souhaite, qu’il a autour de lui des adultes qui sont capables de prendre de la distance par rapport à ce décès. Ils doivent donc être auprès de l’enfant, lui poser quelques questions, savoir ce qu’il en pense et comment il prend les choses. S’ils remarquent des problèmes de sommeil, d’alimentation ou de comportement à l’école, ils doivent s’assurer que l’enfant ne déprime pas.

Dans certains cas, les petits manifestent très vite le besoin de reprendre leurs jeux, de retourner à la  » vie d’avant « . Cette attitude choque parfois les adultes mais elle est normale. Les enfants n’ont pas les mêmes réactions. Il est toutefois important de préciser que lorsque l’on est parent, on ne peut pas tout faire et qu’il est parfois nécessaire d’aller consulter un tiers, quelqu’un qui soit en dehors de cette histoire-là.

PE. : Lorsqu’une personne est sur son lit de mort, faut-il envoyer l’enfant lui dire adieu ?


F. C.-H. : Cette question est compliquée. Cela dépend dans un premier temps de l’endroit où se trouve cette personne. Ce n’est pas la même chose pour un enfant si elle est chez elle ou si elle est à l’hôpital. On ne sait jamais ce que l’enfant perçoit.
Une visite à l’hôpital peut s’avérer extrêmement impressionnante pour un enfant, surtout si le malade est sous perfusion, plein de tuyaux… Cela va également dépendre pour le parent de ce qu’il connaît de son enfant et de la capacité de celui-ci à faire face. Si les parents ressentent que leur enfant est trop petit, trop fragile ou trop angoissé, il est préférable qu’il n’y aille pas. Ou alors, les parents doivent l’accompagner pour veiller à ce qu’il n’assiste pas à une scène traumatisante.

PE. : Vous n’évoquez là que des cas dans lesquels le proche décède de vieillesse. Mais est-ce plus difficile à accepter pour l’enfant s’il est confronté à une mort non naturelle ?

F. C.-H. : Bien sûr. On n’est alors plus dans l’ordre naturel des choses. Des sentiments d’angoisse et de culpabilité peuvent naître chez l’enfant :  » Ce n’est pas juste, comment aurait-il fallu faire « …
Mais l’inquiétude des parents va jouer également. S’ils sont anxieux ou angoissés, l’enfant va le sentir. Ils vont avoir tendance à le surprotéger et le risque est qu’ensuite, l’enfant perde son sentiment de sécurité. Il risque de devenir très anxieux lui aussi.

Les enfants sont comme des éponges, ils attrapent tout ce qui passe comme disait Dolto.

À lire…

Si on parlait de la mort, Catherine Dolto, Colline Faure-Poirée et Frédérick Mansot, Gallimard Jeunesse Giboulées.
La vie et la mort, Brigitte Labbé et Michel Puech, Milan Jeunesse.
Les questions des tout petits sur la mort, Marie Aubinais, Bayard Jeunesse.

Sources : http://www.e-sante.fr/deuil-comment-parler-mort-enfants

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Livre personnalisé avec doudou
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes choix de livres, Mes jeux et jouets coups de coeur, Mes produits coups de coeur, Mes sites coups de coeur)

Livre personnalisé qui met en scène le doudou des enfants il suffit de 3 photos du doudou de l’enfant pour pouvoir réaliser un cadeau personnalisé inoubliable, ce peut être un doudou girafe, un doudou ours ou un doudou chiffon, tous les doudous peuvent vivre des aventures dans nos cadeaux personnalisés

La vie de mon doudou…
Un vrai coup de coeur pour cette excellente idée.

Votre enfant découvre Les aventures de son doudou ! Succes assuré !

http://www.laviedemondoudou.com

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Conseil en image pour la future et/ou jeune maman
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

PRENDRE SOIN DE SON IMAGE PENDANT LA GROSSESSE
ET/OU APRES LA NAISSANCE… C’EST POSSIBLE !

Lorsqu’on demande à Denise Houssard ce qu’est une bonne image de soi, elle répond sans encombre que « c’est une image qui vous va, c’est une cohérence entre ce que vous êtes et ce que vous dégagez ».

Parce que la grossesse est un temps de transformations tant intérieures qu’extérieures, prendre soin de soi et de son image face à ces grands changements, aura immanquablement des impacts positifs sur la confiance et l’estime de soi
de la future et/ou jeune maman.

Le conseil en image, tel que Denise Houssard le pratique, propose une série d’outils qui aident à la future et/ou la jeune maman à se sentir bien dans sa

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