Archives mensuelles : septembre 2011 |
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Un cauchemar chaque jour renouvelé. 
Depuis la rentrée scolaire, Maxime, 2 ans et demi, refuse obstinément d’aller à l’école.
Chaque matin quand Magali, sa maman le réveille, il ne lui saute plus au cou comme avant pour lui faire de longs câlins, il n’a qu’une question lancinante qui tourne à l’obsession:
» Y’a école aujourd’hui, maman ? Je ne veux pas y aller. Je veux rester avec toi ».
Un SOS matinal qui tourne au cri de détresse au fur et à mesure que l’heure fatidique approche. Depuis plus de deux mois, la maisonnée est sous le choc.
Les crises de larmes et le mal-être du bambin perturbe tout le monde. Il faut dire que Maxime ne fait pas dans la demi-mesure. Il s’agrippe aux draps de son lit, refuse de prendre son petit déjeuner, traîne pour s’habiller et pique de véritables colères, se réveille la nuit, littéralement torturé et n’est plus aussi rieur qu’avant.
Sa mère est épuisée. « Devant la porte de sa classe, il hurle tellement et s’accroche à moi si fort que la maîtresse est parfois obligée de me l’arracher des bras. Au début de l’année, d’autres enfants réagissaient comme lui mais aujourd’hui ils se sont calmés, pas lui.
C’est l’enfer. Je ne sais même pas comment me comporter à l’égard des autres parents. J’ai l’impression qu’ils sont irrités par les cris de mon fils. Je pars travailler l’estomac noué, les yeux plein de larmes. Je n’avais jamais vécu ça avec sa nounou auparavant » dit-elle, effondrée.
Même Marc, son père, qui au départ croyait à un gros caprice prolongé revient bouleversé lorsqu’il amène lui-même son petit bonhomme à l’école. « Ce n’est pas du cinéma, reconnaît-il aujourd’hui. Il souffre vraiment ».
Pour Jacquelyne Brun, psychanalyste, psychologue, auteur de Angoisse, es-tu là ? (Fleurus), il y a beaucoup de petits Maxime dans les cours de récrés.
« L’école est un tournant dans la vie de l’enfant. C’est un moment social important.
Il devient grand, change de statut. Mais la séparation d’avec la maman est bien plus douloureuse que lorsqu’il allait chez sa nourrice ou en crèche. L’école n’est pas maternante, la maîtresse doit s’occuper de 30 petits écoliers qui se retrouvent rivaux pour capter son attention.
C’est une situation ingérable, il faudrait plus d’adultes pour s’occuper d’eux. Ils passent sans transition d’un milieu protégé à un univers qui ne l’est plus du tout. Je rencontre certains enfants pour lesquels par exemple aller en cour de récréation est une épreuve très difficile. Plus timides que les autres, ils s’y sentent en grande insécurité car ils se retrouvent avec beaucoup d’enfants, certains plus âgés qu’eux et sont vraiment angoissés ».
Dire et redire à l’enfant tout l’amour qu’on lui porte
Pour cette spécialiste, il ne faut pas négliger la douleur de l’enfant. Il faut être vigilant car dans ces moments-là, il se sent abandonné. « Surtout, quand la souffrance est trop grande, il faut le soigner et consulter un professionnel.
Trop souvent les parents n’osent pas car ils craignent devoir accompagner leur enfant durant des années chez un psy. Ce n’est pas le cas. En une, parfois deux ou trois séances, nous parvenons à débloquer des situations qui paraissent très difficiles ».
Jacquelyne Brun conseille aussi à chaque parent de rassurer l’enfant qui a peur, de lui dire et redire tout l’amour qu’elle lui porte, de discuter et même d’aller dans son sens pour prouver qu’elle le comprend. Un exemple ? Lorsque l’écolier rebelle lance « je veux rester avec toi », le parent peut répondre, « Je te comprends, moi aussi j’aimerais rester à tes côtés, ce serait tellement bien mais tu le sais, je travaille et ce n’est pas possible ». Une invitation au réconfort qui pour être efficace doit revenir souvent dans la bouche des parents.
Et, la psychanalyste prévient: « à l’école, il y aura d’autres étapes difficiles: l’entrée au CP, en sixième et même en quatrième ». Comme si en maternelle, les déchirements et les angoisses de votre progéniture ne faisaient que commencer…
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La prévention de l’obésité doit débuter avant l’entrée
à l’école mais l’efficacité des mesures préconisées n’est pas démontrée.
La prise de biberons (dans la journée ou la nuit et en dehors des biberons d’eau pure) au-delà de l’âge de 12 à 14 mois peut contribuer à apporter un excès de calories.
Des chercheurs en épidémiologie américains ont sélectionné en 2001 un échantillon représentatif de la population de 14 000 nouveau-nés pour diverses études de santé publique. Parmi ceux-ci, à 9 mois, une cohorte de 10 700 a été formée dont 9 850 ont été revus au domicile à 2 ans, puis 6 950 à 5,5 ans. L’usage du biberon a été évalué à 2 ans, pendant le jour ou la nuit, ou au contraire interrompu. Les autres données sociales, nutritionnelles et de santé ont été recueillies afin d’analyser les nombreux facteurs pouvant influencer la croissance.
Parmi ces 6 950 enfants, 17,6 % étaient obèses à 5,5 ans et 22,3 % prenaient des biberons à 2 ans : 18,7 % pendant la nuit et 10,5 % la journée (dont 68 % les deux), avec une prévalence de l’obésité, comparable dans ces 2 groupes. Au total, dans le groupe biberon 22,9 % étaient obèses (IMC ≥ 95ème percentile) contre 16,1 % dans le groupe sans biberon. Cette association demeurait après correction des facteurs de confusion comme le statut socio-économique, l’ethnie, l’indice de masse corporel maternel, le poids de naissance et le poids à 9 mois et surtout l’allaitement au sein au moins 6 mois qui diminue le risque (p=0,04) et le fait de regarder la télévision (>2 h/jour) qui l’accroît (p<0,001). Le risque d’obésité était augmenté par 1,33 et même 1,62 pour les utilisateurs réguliers du biberon jour et nuit, après contrôle de tous ces facteurs de confusion.
Les auteurs ont calculé qu’une fille de 2 ans, pesant 12 kg et mesurant 86 cm, mise au lit avec un biberon de lait entier de 230 ml recevait environ 150 kcal supplémentaires soit 12 % de ses besoins journaliers.
En conclusion, l’usage prolongé du biberon augmente le risque d’obésité à 5 ans. L’éviter semble une bonne mesure de prévention.
Source : http://www.pediatre-online.fr/divers/le-biberon-a-2-ans-est-un-facteur-de-risque
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Les enfants peuvent trouver difficile la séparation
ou le divorce de leurs parents. Votre enfant peut se sentir triste, confus ou inquiet. La façon dont vous abordez les changements influera sur ses réactions.
Que dire à nos enfants au sujet de notre séparation ou de notre divorce ?
- Prévoyez comment annoncer la nouvelle à votre enfant.
Si c’est possible, il est préférable de le faire ensemble. Choisissez le lieu et le moment pour en parler. Soyez honnête, mais tenez compte de l’âge de votre enfant lorsque vous décidez ce que vous lui dévoilerez.
Les enfants plus jeunes ont besoin d’information moins détaillée. Les enfants plus âgés peuvent demander à en savoir davantage. - Rassurez votre enfant en lui disant que vous l’aimez toujours et que vous continuerez tous les deux à vous occuper de lui. Dites-lui qu’il aura de nombreuses occasions de passer du temps avec ses deux parents.
- Établissez très clairement que votre enfant n’est pas responsable de la séparation. Les jeunes enfants, en particulier, craignent d’être responsables de la séparation ou du divorce. Expliquez-lui que c’est un problème d’adultes et qu’il n’aurait rien pu faire pour l’éviter. Il aura peut-être aussi besoin de savoir que ni lui, ni personne ne peut vous faire revenir sur votre décision.
Aidez-le à comprendre que le divorce est définitif. - Encouragez votre enfant à parler ouvertement de ses sentiments. Lorsque votre enfant parle, écoutez-le attentivement et tâchez de ne pas l’interrompre. Il est normal qu’il éprouve de la difficulté à exprimer ses sentiments, alors soyez patient. Ce peut être difficile, mais il est important de le laisser exprimer ses peurs et ses inquiétudes en toute honnêteté.
Répondez à ses questions le plus honnêtement possible.
Si votre enfant se sent gêné de se confier à vous, aidez-le à trouver quelqu’un en qui il a confiance, comme un autre membre de la famille, un médecin, un psychologue ou un travailleur social. - Dites à votre enfant seulement ce qu’il a besoin de savoir.
Ne discutez pas de décisions d’adultes et ne vous chicanez pas devant votre enfant. Les enfants ne devraient pas participer aux rencontres avec les avocats ou les autres personnes qui participent à la procédure de séparation ou de divorce.
Que pouvons-nous faire pour faciliter la transition ?
- Discutez des dispositions de visite avec l’autre parent avant de suggérer un projet à votre enfant.
- Parlez ouvertement des modifications qui seront apportées au mode de vie. Indiquez clairement avec qui votre enfant habitera et à quel moment. Il a le droit de connaître les décisions prises à son sujet.
Rappelez-vous qu’il faudra peut-être modifier les ententes à mesure que votre enfant grandira. Discutez des dispositions avec votre enfant plus âgé ou votre adolescent et soyez prêt à respecter ses sentiments au sujet de l’endroit où il veut habiter. - Maintenez la routine la plus normale possible. Les enfants se sentent en sécurité et plus en confiance s’ils savent à quoi s’attendre. Cherchez à créer des routines qui seront respectées dans les deux maisons.
- Si vous avez plus d’un enfant, passez du temps de qualité seul avec chacun d’eux.
- Ne parlez pas en mal de l’autre parent à votre enfant, à votre famille élargie ou à vos amis. Si vous éprouvez de la difficulté avec vos sentiments et vos émotions, trouvez un ami attentionné ou un conseiller à qui parler.
- Les enfants peuvent se sentir seuls dans cette situation. Dans la mesure du possible, recherchez d’autres familles qui ont « deux maisons », afin que votre enfant puisse voir qu’il n’est pas le seul à avoir des parents séparés.
- Soyez poli lorsque l’autre parent vient chercher ou reconduire votre enfant. Si vous êtes aimant et rassurant, votre enfant aura peut-être plus de facilité à affronter la transition.
- Laissez votre enfant parler à l’autre parent chaque fois qu’il en a besoin. Tentez de démontrer de l’intérêt envers le temps qu’il passe avec l’autre parent. Ne laissez pas croire à votre enfant, par des mots ou des gestes, qu’il fait preuve de déloyauté s’il a du plaisir lorsqu’il n’est pas avec vous.
- Respectez les limites raisonnables établies par l’autre parent. Ne minez pas l’autorité de l’autre parent et évitez de renverser une décision qu’il a prise. Discutez des règles et de la discipline avec l’autre parent pour être le plus uniforme possible dans les deux maisons.
- Ne vous attendez pas que votre enfant agisse comme messager ou entremetteur. Vous ne devrez pas vous attendre qu’il vous fournisse de l’information sur les activités de l’autre parent, ses amis ou ses revenus.
- Votre enfant peut aussi avoir l’impression que sa relation avec la famille élargie, telle que les tantes et les oncles, change. Soyez conscient de ces sentiments et donnez-lui de nombreuses possibilités d’entretenir ces liens.
- Informez les autres adultes importants dans la vie de votre enfant (enseignants, éducateurs en milieu de garde, entraîneurs sportifs) de ce qui se passe, pour qu’ils puissent être à l’affût des signes des difficultés d’adaptation de votre enfant à la situation.
- Transmettez l’information médicale et scolaire importante à l’autre parent. Essayez d’assister aux réunions et aux rendez-vous ensemble, pour être tous les deux informés.
Quand devrais-je appeler le médecin ?
Il faudra du temps pour que votre enfant s’adapte à ces changements.
Un enfant plus jeune peut retrouver des comportements qu’il avait abandonnés depuis longtemps. Par exemple, il peut demander sa suce. Les enfants plus âgés peuvent être en colère ou se sentir dépassés par le changement. Ce sont toutes des réactions normales, qui devraient disparaître au bout d’un certain temps.
Les signes annonciateurs d’un trouble plus grave chez votre enfant peuvent inclure :
- l’anxiété,
- la tristesse et la dépression,
- des changements dans ses habitudes d’alimentation ou de sommeil,
- des problèmes à l’école,
- un comportement agressif.
Si le comportement continue de s’aggraver, parlez à votre médecin.
Il existe de nombreuses sources de soutien pour vous aider, vous et vos enfants, à traverser cette période difficile. Ne vous gênez pas pour demander l’aide de vos amis, de votre parenté ou d’un groupe communautaire ou religieux.
Il est également important de prendre du temps pour vous et de vous donner du temps pour vous adapter au changement. Vous avez besoin d’être reposé et en santé pour vos enfants.
Que faire en présence d’un problème plus grave ?
Malheureusement, il arrive que la séparation ou le divorce découle d’une situation de violence dans la relation ou dans la vie familiale. Si c’est le cas, il est important de trouver un endroit sécuritaire où vous pourrez habiter avec votre enfant. Il y a peut-être un foyer pour femmes battues près de chez vous, qui pourra offrir le soutien dont vous avez besoin.
Consultez votre médecin ou prenez contact avec votre service local d’aide à la jeunesse si vous pensez que votre enfant est maltraité.
Lectures supplémentaires pour les parents
- L’éclatement de la famille, Association canadienne pour la santé mentale
- Aider les enfants et les adolescents à vivre la séparation et le divorce, Agence de la santé publique du Canada
- Centre for Research in Family Health, IWK Health Centre
- Les familles changent, Justice Education Society of BC
- Les parents se séparent, Éditions du CHU Sainte-Justine
Lecture supplémentaire pour les enfants
- Dinosaurs Divorce: A guide for changing families, par Laurene Krasny Brown et Marc BrownSource : http://www.soinsdenosenfants.cps.ca
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Impossible de rater les Journées Européenne du Patrimoine qui ont lieu les 17 et 18 septembre 2011, d’autant que de nombreux événements s’avèrent parfaits pour intéresser vos enfants à la culture et à l’histoire de la France.
La France comme une quarantaine de pays européens fêtent leur patrimoine ce week-end, et si vous avez de la chance, vous avez des enfants entre 6 et 12 ans et vous habitez Paris :
voici un programme original et ludique pour vous amuser en famille ce week-end.

Chanson de pirates :
concert à la maison de Victor Hugo
Le chanteur et compositeur Frank Pétrel revisite les poèmes de Victor Hugo. Attendez-vous à un voyage sonore à l’énergie tantôt rock n’ folk et tantôt balade.
Plus d’information : Maison de Victor Hugo, à 14h, 15h, 16h
Boudelle au bout des doigts :
visite découverte au musée Bourdelle
Admirez les sculptures d’Antoine Bourdelle… les yeux fermés ! C’est le pari, un peu fou, du musée Bourdelle, du Carrefour des Associations Parisiennes et de la société Tactile Studio. Au cours de votre visite, vous êtes guidés par une personne aveugle et découvrez ainsi les sculptures du bout des doigts.
Plus d’informations : Musée Bourdelle, Samedi 17 à 11h et dimanche 18 à 15h

Conte d’œuvres en voyage :
Contes en famille au Petit Palais
Préparez-vous pour un voyage spatio-temporel à travers les métiers d’arts. Artistes, matériaux, œuvres, tous sont issus du Voyage et de l’Aventure. Parfois drôles, parfois périlleux, ils vous émerveilleront assurément !
Plus d’informations : Petit Palais, Samedi 17 et dimanche 18 à 10h30 et 17h30
« Enigmes au musée » :
à la recherche du loup -
visite-promenade au musée de Cognacq-Jay
Oubliez les après-midi passés à traverser d’ennuyeux musées. Au musée de Cognacq-Jay, les Juniors découvrent le musée de façon ludique, en jouant avec leur curiosité et leur sens de l’observation pour répondre aux énigmes qui leur sont posées.
Plus d’informations : Musée de Cognacq-Jay, dimanche 18 à 11h
Adresses utiles :
Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de Paris
Adresse : Avenue Winston Churchill
Ville : 75008 – Paris
Téléphone : 01 53 43 40 00
Site : http://www.petitpalais.paris.fr/
Musée de Cognacq-Jay
Présentation de collections de peintures, meubles, céramiques, sculptures et dessins. Adresse : 8, rue Elzévir
Ville : 75003 – Paris
Téléphone : 01 55 42 89 00
Site : http://www.paris.fr/loisirs/musees-expos/musee-cognacq-jay/p6466
Musée Bourdelle
Documents d’archives, œuvres sculptées, graphique et photographique de Bourdelle Adresse : 18, rue Antoine Bourdelle
Ville : 75015 – Paris
Téléphone : 01 49 54 73 73
Site : http://www.paris.fr/loisirs/musees-expos/musee-bourdelle/p6408
Hôtel de Rohan Guéménée
Visite de l’appartement de Victor Hugo Adresse : 6, place des Vosges
Ville : 75004 – Paris
Téléphone : 01 42 72 10 16
Site : http://www.maisonlitterairedevictorhugo.net/
Source : http://www.nosjuniors.com
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La Prévention routière et Assureurs Prévention lancent
mardi une campagne de sensibilisation.
L’an dernier, 5.567 jeunes de moins de 14 ans ont eu un accident.
Quatre enfants sur dix doivent traverser un passage piéton non protégé par des feux tricolores pour aller à l’école et un tiers un carrefour important : tels sont les résultats d’une enquête réalisée par les associations Prévention Routière et Assureurs Prévention. Révélée aujourd’hui, cette étude s’accompagne d’une campagne nationale de sensibilisation dans les établissements scolaires qui démarre le même jour. Les parents ne sont plus désormais les cibles uniques de spots consacrés à la sécurité routière. Nos têtes blondes le deviennent aussi : des films courts pour les 6 à 10 ans vont être aussi diffusés sur la chaîne de télévision Gulli jusqu’au 9 octobre.
Cette initiative vise à réduire les accidents dont sont victimes les enfants. Au cours de l’année 2010, 5.567 jeunes de moins de 14 ans ont été accidentés. Parmi eux, 111 ont été tués et 1760 hospitalisés. « C’est en tant que piétons (45 % des victimes) et passagers de voitures (39 %) que les enfants de moins de 14 ans sont le plus fréquemment accidentés », note l’étude.
Le « mineur-piéton » est surprotégé
Cette campagne de sensibilisation doit permettre aux jeunes élèves d’adopter les bons comportements et de se déplacer en sécurité. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’enquête révèle que 56 % des enfants ont été sensibilisés à la prévention routière en classe. « Insuffisant ! », selon Bernard Pottier, président de l’association Prévention Routière. « Notre objectif, c’est que chaque enfant reçoive une heure par mois d’éducation routière, de la maternelle au lycée ».
Pour pallier ces manquements, « le mineur-piéton » est du coup surprotégé. Selon l’enquête, 80 % des enfants sont systématiquement accompagnés par un adulte pour aller à l’école et deux tiers des parents avouent ne pas être prêts à les laisser s’y rendre seuls avant la fin du primaire, voire l’entrée au collège. Les raisons invoquées sont multiples : la difficulté du parcours à 44 %, la peur de l’accident ou de l’agression à 26 % et 20 %.
En conséquence, si la courbe du risque « piétons » se stabilise de l’âge de 7 ans jusqu’à la fin de l’école élémentaire, elle grimpe brutalement à 11 ans au moment de l’entrée au collège. A cet âge, l’accompagnement par un adulte n’a plus lieu : les jeunes sont alors livrés à eux mêmes sans avoir acquis les bons réflexes et les chiffres de l’accidentalité s’aggravent. « En définitive, la surprotection des enfants a simplement pour effet de repousser les prises de risque », notent les responsables des associations.
Panneaux signalant la présence des élèves
L’enquête permet par ailleurs de mieux connaître le trajet vers l’école qui pour 84 % des 5 à 10 ans est bref. Ces derniers mettent 10 minutes maximum pour rejoindre leur établissement et 63 % d’entre eux s’y rendent à pied.
Enfin, cette étude révèle aussi que les abords des établissements scolaires sont quand même mieux sécurisés. La vitesse est notamment réduite à 30km/h à proximité d’une école sur deux.
Des efforts de signalisation et d’aménagement ont également été réalisés par les collectivités : 74 % des écoles sont indiquées par des panneaux signalant la présence des élèves aux conducteurs, 62 % ont des places de stationnement pour les parents, 58 % sont équipées de barrière pour éviter que le jeune aille sur la route et 46 % bénéficient d’installations pour réduire la vitesse (dos d’âne, chicanes, etc.). Interrogés sur le niveau global de sécurité aux abords des établissements scolaires, plus des deux tiers des parents se déclarent au moins « assez satisfaits », 20 % d’entre eux étant même « très satisfaits ». Reste donc à mieux enseigner la sécurité à nos enfants.
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4 à 5% des enfants sont concernés par des
troubles du langage écrit ou oral, modérés ou sévères, soit au moins un enfant par classe.
Ces troubles peuvent être à l’origine de difficultés d’apprentissage, de problèmes scolaires ou relationnels.
Il est donc primordial de les repérer et diagnostiquer tôt pour proposer une rééducation adaptée sans tarder.
Quand s’inquiéter ?
Il convient de consulter un pédiatre ou un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) si :
- à 2 ans, l’enfant ne parle pas du tout ;
- à 3 ans, il ne forme pas des phrases de trois mots ;
- à 4 ans, il déforme les mots et les sons et n’a pas un langage aisé ;
- à 7 ans, il ne lit pas correctement, confond les lettres ou bégaie.
Le médecin vérifiera que les capacités de l’enfant sont intactes et que ses difficultés ne sont pas en rapport avec un retard mental, l’autisme, un déficit auditif ou visuel, par exemple. Le cas échéant, il orientera la famille vers le spécialiste concerné. Dans le cas contraire, il pourra prescrire un bilan orthophonique, suivi si nécessaire d’une rééducation et d’un bilan psychologique.
Les troubles du langage écrit
– La dyslexie consiste à confondre certaines lettres voisines graphiquement (d et q) ou phonétiquement (f et v), ou à inverser l’ordre des lettres ou à en omettre. C’est en CE1 que le diagnostic est le plus sûr (les difficultés au CP peuvent se résorber). Plusieurs méthodes de rééducation existent, qui permettent à l’enfant de lire correctement, mais des difficultés en orthographe perdurent parfois. Une psychothérapie peut être utile.
- La dysorthographie peut être consécutive ou indépendante de la dyslexie. Il s’agit de troubles de l’écriture, qu’on n’observe pas dans l’expression orale : sauter des lettres, oublier des syllabes. Elle nécessite une prise en charge par un orthophoniste.
- La dyscalculie concerne les difficultés à appréhender les concepts mathématiques : numération, opération…
- La dysgraphie désigne la difficulté à tracer chiffres et lettres (dimensions, orientation…).
Les troubles du langage oral
- Le bégaiement se traduit par des répétitions ou un blocage à l’émission du langage. Fréquent et banal à 2-3 ans, il faut s’en préoccuper s’il persiste au-delà de 3-4 ans. Il peut être lié à un trouble moteur, psychologique ou communicationnel. Sa correction passe par une prise en charge orthophonique, mais aussi souvent par une psychothérapie et de la relaxation.
- Les troubles de l’articulation (zozotement, cheveu sur la langue…) peuvent provenir d’un problème bucco-dentaire, il convient donc de commencer par faire un bilan avec un orthodontiste. Ces troubles peuvent se résorber spontanément, nécessiter une rééducation, à entreprendre idéalement avant l’entrée en CP, voire une intervention chirurgicale pour, le cas échéant, couper le « frein de la langue ».
- La dysphasie combine des lacunes de vocabulaire, une expression télégraphique et des difficultés de compréhension. Elle touche parfois davantage l’expression, la compréhension, ou les deux. Elle peut être diagnostiquée vers 5-6 ans et nécessite une rééducation orthophonique à long terme.
Agir pour corriger les troubles
Selon la nature de la difficulté, la prise en charge peut être réalisée par l’orthophoniste seul ou être multidisciplinaire (pédiatre, psychologue…). Dans tous les cas, la participation des parents est essentielle.
Les troubles les plus sévères peuvent nécessiter une pédagogie dans des classes spécialisées avec un petit nombre d’élèves ou un soutien individuel dans une classe « normale ».
Vrai/Faux
Le bilinguisme peut engendrer des troubles d’apprentissage de la lecture.
Vrai. Ils peuvent s’apparenter à une dyslexie, mais il s’agit en fait de la difficulté à manipuler plusieurs langues, notamment dans le cas de langues qui s’écrivent de droite à gauche.
Quand un enfant a un défaut d’élocution, il faut le faire répéter.
Faux. Il faut soi-même répéter avec une formulation correcte, pour que l’enfant l’entende et l’assimile.
Il faut éviter de « parler bébé ».
Vrai. Cela donne un mauvais exemple à l’enfant. Il est préférable de lui apprendre tout de suite des mots d’adultes, même s’il a des difficultés à les prononcer, cela viendra progressivement.
Le bégaiement se soigne par une rééducation orthophonique.
Vrai et faux. L’orthophonie est souvent utile, mais insuffisante. Il faut lui associer une psychothérapie et de la relaxation : maîtriser son agitation, bien respirer…
Les troubles du langage sont un signe de retard intellectuel.
Faux. Ils ne sont en rien liés à l’intelligence. Beaucoup d’enfants précoces (« surdoués ») présentent des troubles du langage.
Pour en savoir en savoir plus :
Apeda : Association de parents d’enfants en difficulté d’apprentissage du langage écrit et oral. Cliquez ici pour retrouver le site Internet de l’Apeda.
Mail : apeda@ifrance.com
Tél. : 01 34 61 96 43
Apedys France : Fédération des associations de parents d’enfants dyslexiques. www.apedys.org
L’Inpes pour connaître les coordonnées des « centres de référence » des troubles du langage, de consultations multidisciplinaires (professionnels de santé, de l’éducation, travailleurs sociaux) : information, diagnostic et prise en charge. www.inpes.sante.fr
Source : http://www.mutualite.fr
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Achat des fournitures scolaires,
inscriptions aux clubs de loisirs ou encore renouvellement de la garde robe…
Que votre enfant entre à l’école maternelle ou au primaire, la rentrée des classes est aussi l’occasion de faire le point sur sa santé. Parce qu’on ne pense pas toujours à vérifier la vue durant cette période souvent chargée, l’ASNAV sensibilise les parents à l’importance des contrôles réguliers des capacités visuelles des plus jeunes.
Chaque année en France, environ 166 000 enfants naissent avec un problème oculaire
A l’âge de 4 ans, 1 enfant sur 7 souffre d’une anomalie visuelle qui peut l’handicaper dans sa vie courante et altérer son apprentissage. Environ 400 000 sont amétropes (myopes, hypermétropes et/ou astigmates) et 70 000 ont des lésions organiques.
Par ailleurs, 3.8% des enfants présentent une amblyopie, c’est-à-dire un œil pénalisé lors de son développement et dont les capacités visuelles sont très inférieures à celles de l’autre œil. Traités avant 2 ans, ils récupéreront une vision normale, entre 2 ans et 6 ans, ils ne récupéreront que 25 à 50% de leur vision. Après 6 ans, la perte de vision est irréversible.
L’ASNAV rappelle que “A l’école, la vue c’est l’avenir ®”
Livre, tableau noir ou encore écran d’ordinateur… La scolarité exige de grandes capacités visuelles aussi bien pour la lecture que pour l’écriture. À l’école, 90% des apprentissages font intervenir la vision. C’est pourquoi il est primordial de faire contrôler la vue des enfants pour leur éviter d’être pénalisés à cause d’un trouble visuel. Mais comment détecter une fatigue oculaire, par exemple ? L’ASNAV vous apporte quelques éclairages….
L’ASNAV sensibilise les parents : quels sont les signes d’alerte ?
La vue d’un enfant évolue rapidement. Cette évolution est tout à fait normale. Il faut tout de même être attentif et respecter soigneusement les dépistages préconisés dans le carnet de santé du bébé, particulièrement aux 9ème et 24ème mois. N’oublions jamais que les enfants expriment très rarement leurs difficultés de perception car voir mal est normal pour eux puisqu’ils ne connaissent pas autre chose…
Quelques signes d’alerte pour aider les parents :
- L’enfant est né prématurément.
- Une lueur blanche apparaît dans sa pupille.
- Il existe des cas de strabisme dans la famille.
- L’enfant refuse de gribouiller, se désintéresse des puzzles ou autres activités visuelles.
- L’enfant est maladroit, se cogne souvent ou toujours du même côté.
- Il cligne fréquemment des yeux, fronce les sourcils, a les yeux rouges, qui piquent ou pleurent.
- Il a des maux de tête ou des douleurs dans la nuque.
- Il regarde toujours du même côté.
- Il est distrait en fin d’après-midi.
- Il confond certaines lettres.
- Il dessine, écrit ou lit le nez collé au cahier, il lui arrive de perdre sa ligne en lisant et de la relire deux fois, il dessine ou écrit de travers.
- La vue, étape par étape : Une période cruciale jusqu’à 6 ans
1 mois
Le bébé sait accommoder; il voit de 20 à 50 cm et commence à suivre du regard, mais la coordination est très imparfaite. Toutefois, il préfère les motifs à l’uni et la mobilité d’un visage à l’impassibilité.
3 mois
Les premiers réflexes de convergence apparaissent.
4 mois et demi
Capacité de poursuite oculaire parfaite ; la rétine perçoit des images stables et la vision binoculaire est acquise pour l’appréhension de la distance et du relief.
6 mois
1 à 2 dixièmes d’acuité seulement… Le “strabisme” du nourrisson doit avoir disparu.
18 mois
Les fonctions visuelles sont quasiment adultes, mais il manque encore de 4 à 6/10ème d’acuité car les cônes ne sont pas encore assez groupés dans la partie centrale de la rétine. Le système visuel atteint sa maturité vers 4 ans seulement et évolue tout au long de la vie.
De 1 an et demi à 3 ans
Cette période est propice au strabisme.
De 5 à 6 ans
L’enfant peut rencontrer des problèmes d’astigmatisme.
Source : http://wellcom.fr
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Il est actuellement bien admis que le lait (maternel ou lait industriel
ler âge) doit être le seul aliment de l’enfant pendant les quatre à six premiers mois de la vie.
En effet, une connaissance aujourd’hui plus précise de la maturation des principaux systèmes et appareils du nourrisson, ainsi que les progrès considérables en matière de qualité nutritionnelle réalisée par l’industrie des aliments pour nourrisson permettent de donner quelques règles ou grands principes qui doivent conduire à éviter certaines erreurs et donc de limiter les risques alimentaires d’une diversification mal conduite.
Anatomie et physiologie
Durant les premiers mois de la vie, la physiologie et l’anatomie du nourrisson sont mal adaptées à une alimentation non lactée : ce n’est que vers l’âge de 4 à 6 mois que le nourrisson est capable d’entraîner les aliments vers l’arrière pour les avaler et il faudra attendre 9 mois pour voir apparaître les premiers mouvements masticatoires réflexes.
Les besoins hydriques du nourrisson diminuent progressivement avec l’âge; aussi l’introduction trop précoce d’aliments solides diminue la consommation de lait, et donc la ration hydrique quotidienne;
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Mon fils de 4 ans et demi est têtu et dominateur. 
Par exemple, il ne se lave et ne s’habille que lorsqu’il le décide, ou encore il refuse de montrer qu’il connaît les couleurs. Nous sommes inquiets. Quelle attitude adopter ?
La réponse de Claude Halmos Psychanalyste
La façon dont vous posez votre question, Michelle, est intéressante. Car elle revient, me semble-t-il, à me demander quelle stratégie adopter pour venir à bout de cet enfant rebelle, pour le faire céder.
Or le problème, pour des parents, n’est pas de réussir par la force, la séduction ou la ruse à briser la volonté d’un enfant et à le faire obtempérer.
Il est de parvenir à ce qu’il ait suffisamment compris la nécessité des règles qu’on lui impose pour accepter de s’y soumettre.
Cela suppose qu’il ait admis sa place. C’est-à-dire réalisé qu’il n’est pas, à 4 ans, le chef de la maison et que ce sont les adultes qui « commandent ».
Mais cela suppose aussi qu’il soit sûr que la loi qui s’applique n’est pas celle du plus fort. Et que l’autorité parentale n’est pas un simple système d’oppression qui permettrait aux plus forts d’écraser impunément les plus faibles.
Cette compréhension est essentielle car, sans elle, l’enfant vit le pouvoir de l’adulte comme celui d’un tyran. Et – ce qui est logique – essaie à son tour de se conduire en maître du monde…
Comment éviter cette confusion ?
En lui expliquant clairement que les exigences de son père et de sa mère ne sont pas l’effet de leurs lubies et de leur bon plaisir. Qu’ils n’exigent de lui que ce que tous les parents exigent. Et qu’eux-mêmes sont, bien qu’adultes, soumis aux mêmes obligations.
A ce niveau, votre lettre pose un problème. Car il me semble, à vous lire, que vous mettez toutes vos demandes sur le même plan. Vous imposez à votre fils de se laver et de s’habiller – ce qui est normal car tout le monde, adulte ou enfant, doit le faire –, mais nommer les couleurs, en quoi serait-ce une obligation ?
Accepteriez-vous, vous, que votre mari vous demande chaque matin de réciter, pour voir si vous les savez, vos tables de multiplication ?
Réfléchissez à tout cela, Michelle. Et aussi à l’attitude de votre mari. Est-il suffisamment présent et actif dans l’éducation de son fils ?
Source : http://www.psychologies.com/Famille/Education/Autorite-Transmission/Reponses-d-expert/Quelle-reaction-avoir-face-a-un-enfant-de-4-ans-voulant-faire-la-loi
