Archives mensuelles : novembre 2011



Comment les bébés s’amusent-ils ?
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

Le jeu est pour le tout-petit un support à son
imagination sans limite, et un élément essentiel d’apprentissage.

Les vitrines de Noël prennent déjà place dans les magasins, et voici que la question trottine à nouveau dans la tête des parents : mais que diable va-t-on bien pouvoir leur offrir à Noël ?

Un ouvrage nous propose une idée, toute simple : des cartons, de la boue, des gommettes ou de la pâte à sel…

Dans Pourquoi les bébés jouent ?, la puéricultrice Laurence Rameau, directrice de la rédaction du Journal des professionnels de la petite enfance, s’interroge sur la façon si particulière qu’ont les tout-petits d’explorer leur environnement. «Là où ils voyagent comme des papillons sans cesse en mouvement, nous ne pouvons, chenilles adultes travailleuses, plus nous rendre.»
Car, nous explique l’auteur, l’humanité a trouvé le plus joli des moyens pour apprendre : dépendants des adultes, les bébés sont ainsi totalement déchargés des conditions d’organisation de leur survie et peuvent consacrer ce long temps de l’enfance à décrypter les mystères de la vie. «C’est leur concept d’exploration du monde que de tout essayer sans aucune inhibition», insiste l’auteur. Leur imposer des règles du jeu n’a alors aucun sens et peu même être nocif, le propre des tout-petits étant d’en inventer
«au fur et à mesure».

Tous les mondes possibles

Gageons alors avec Laurence Rameau que les papiers et ficelles qui s’entasseront d’ici à un mois au pied du sapin fascineront nos petits, bien plus que les jouets sophistiqués qui y étaient cachés.
Pourquoi ? Parce qu’avec des jouets, toujours prévus pour un usage spécifique, les bébés ne peuvent «que rarement, ou de manière toujours bien trop étriquée, en détourner la finalité, pour en faire autre chose».
Tandis qu’un carton peut devenir maison, voiture, parcours, et la ficelle, elle, tournoie, suit l’enfant dans ses balades ou se fait serpent…

«Avec la ficelle, le carton et le papier, rien n’est prévu par les adultes. Pas de notion d’échec ou de réussite, pas d’objectifs, pas de compétences particulières attendues.»

Au fil des chapitres, Laurence Rameau nous explique pourquoi les petits montent le toboggan à l’envers, collent les gommettes sur la table, mangent les crayons, courent après les pigeons, se cachent… «Lorsqu’il s’amuse, le bébé apprend, mais lorsqu’il fait son dessin, il n’apprend pas.» Car si nos «papillons, insiste l’auteur, font très bien la différence entre le monde réel et l’imaginaire, ils ne se privent pas d’explorer tous les mondes possibles» sans «se limiter à ce qui est proposé d’emblée, à ce qui est prévisible».
Les adultes que nous sommes devenus oublient trop que la bouche est aussi faite pour découvrir les couleurs, les doigts pour comprendre le mouvement, les yeux pour reconnaître les odeurs !

Il faut donc, selon Laurence Rameau, donner aux bébés accès à «des accessoires ludiques, qui vont leur permettre d’inventer ce qui les intéresse», éviter «un environnement trop lisse, trop plat, trop sécuritaire», et que les adultes, sans aucunement diriger les jeux, s’y «intéressent, participent, essaient de comprendre, de dire le plaisir partagé». Le tout avec un seul objectif : «apprendre, non pas vite mais avec bonheur».

«Pourquoi les bébés jouent ?», Laurence Rameau, Éd. Philippe Duval.

Source : Le figaro

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Soupçon sur les biberons dans les maternités.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Une enquête a été déclenchée en urgence jeudi 17/11
par le ministère de la Santé sur un procédé de stérilisation, a priori interdit, pour les biberons et tétines fournis aux maternités françaises, utilisant un gaz cancérogène, l’oxyde d’éthylène.

Une réunion est prévue vendredi au ministère de la Santé avec les fabricants et fournisseurs pour étudier les meilleures façons de procéder à un retrait tout en garantissant la continuité d’approvisionnement.

Retrait des biberons et tétines incriminés.
L’enquête confiée à l’IGAS (l’inspection générale des affaires sociales) fait suite à la publication cette semaine d’une enquête par Le Nouvel Observateur selon laquelle au moins deux entreprises fournissant des hôpitaux français en biberons et tétines utilisent cette technique de stérilisation.

L’enquête diligentée ce jeudi par Xavier bertrand (…) a pour objectif de comprendre «comment un tel dysfonctionnement a pu se produire». Le ministère a demandé que les biberons et tétines incriminés «soient retirés dans les plus brefs délais».

Deux entreprises visées. Dans son enquête, le Nouvel Obs cite deux fournisseurs d’hôpitaux français qui utilisent la technique incriminée – qui consiste à «gazer» les produits à stériliser avec ce gaz inerte – pour des biberons et tétines à usage unique.

Michel de Gryse, responsable de l’une des deux entreprises citées, la société belge Beldico, confirme que le gazage à l’oxyde d’éthylène est bien l’une des deux méthodes utilisées. Beldico, racheté cet été par le français Médiprema, fournit 7 à 8 millions de biberons à usage unique aux maternités et hôpitaux français, selon M. de Gryse.

Un procédé autorisé à l’usage médical, interdit au contact alimentaire.
Cette méthode de stérilisation est «autorisée pour le matériel médical» comme les compresses, les gants et autres, relève-t-on à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En revanche, le procédé, cancérogène, est bien interdit pour «tout ce qui est en contact alimentaire direct», selon l’Anses, agence française en charge de la sécurité alimentaire.
C’est cette nuance que les entreprises utiliseraient pour fournir aux maternités et hôpitaux des biberons traités à l’oxyde d’éthylène. «Nos produits sont considérés comme des produits médicaux et non pas alimentaires»  explique ainsi le responsable de Beldico. «C’est un tour de passe-passe» qui consiste à faire passer tétines et biberons comme «produits médicaux», commente-t-on à l’Afssaps.

Quelle dangerosité ?
Reste à évaluer la réelle dangerosité d’un procédé autorisé pour du matériel médical même si celui-ci entre directement en contact avec le corps des patients (sonde gastrique par exemple).

A la direction du groupement public d’hôpitaux parisiens AP-HP, on assure que le procédé est l’objet d’une stricte surveillance au niveau des «quantités résiduelles» de gaz sur les produits. Mais pour l’expert André Picot, interrogé par Le Nouvel Observateur, le fait qu’on puisse encore stériliser des biberons avec ce produit est un «total non-sens».
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé ce gaz «dans le groupe 1 des agents cancérogènes pour l’homme».

Source : LeParisien.fr

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Que faire pour que mon fils travaille à l’école ?
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

Mon fils a 9 ans et refuse de faire quoi que ce soit à l’école.
Mais il se lève à 6 heures du matin pour travailler au magasin que nous tenons, mon mari et moi. Il bricole, repasse et fait le ménage. Que puis-je faire ?

La réponse de Claude Halmos Psychanalyste

Je ne crois pas, Solange, que l’on puisse interpréter l’attitude de votre fils en disant, comme vous le dites, qu’il « aide à la maison ».
« Aider à la maison », c’est faire son travail d’enfant et, en plus, participer – un peu –
à celui des adultes. Ce que fait votre fils est autre chose.

Il refuse le travail d’enfant qu’il devrait faire – l’école – et déploie une énergie phénoménale pour… « faire l’adulte ». Je pense, donc, qu’il se maintient ainsi dans la croyance – imaginaire – qu’il est d’ores et déjà un adulte. C’est-à-dire dans une position inconsciemment incestueuse.
Car, s’il est déjà un adulte, il est déjà « comme papa » et même – pourquoi pas ? – « papa ».

Ce qui ne m’étonne pas vraiment car, ce qui frappe dans votre lettre, c’est que vous mentionnez l’existence de votre mari. Mais, quand il s’agit de votre fils, vous dites en permanence « je », comme si vous étiez seule à l’élever. Je pense donc qu’il faudrait que votre mari prenne – ou reprenne – sa place.

Qu’il explique à son fils la sexualité, l’interdit de l’inceste et la différence des générations. Qu’il lui explique qu’il est un enfant, pas un adulte ; qu’il est le fils et pas le père.
Et qu’il lui interdise tout travail autre que scolaire tant qu’il n’aura pas obtenu, à l’école, des résultats satisfaisants.

Psychanalyste, auteur de “Parler, c’est vivre” (Nil), Claude Halmos répond chaque mois à quatre lettres sélectionnées parmi un abondant courrier, dont nous publions des extraits.

Source : http://www.psychologies.com/Famille/Education/Scolarite/Reponses-d-expert/Que-faire-pour-que-mon-fils-travaille-a-l-ecole

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Je suis violente avec mon fils.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

J’ai 29 ans. Je ne travaille plus et je garde mon fils, mais tout va mal. Je n’ai aucune patience. Je l’ai frappé hier très violemment parce qu’il ne voulait pas faire la sieste. Je me suis excusée ensuite, mais il a peur de moi. Je voudrais m’en sortir.

La réponse de Claude Halmos Psychanalyste

Je vous remercie de votre lettre, Sophie, car elle est très courageuse.
C’est vrai que ce que vous faites à votre fils n’est pas possible et qu’il faut que cela cesse. Au plus vite.
Mais vous n’êtes pas pour autant le monstre que vous croyez.

Je ne sais pas pourquoi vous frappez votre enfant. Mais je sais, par expérience, que ce genre d’acte relève toujours de la « répétition ». On frappe parce que l’on a été frappé. Ou parce que l’on a vu un autre enfant l’être.
En ressentant parfois – inconsciemment – la jouissance que l’adulte éprouvait.
Ou le sentiment de puissance que lui donnait le pouvoir qu’il avait sur ce que vous appelez « un petit être sans défense ». Et l’on peut n’avoir de tout cela aucun souvenir conscient. Il faut dont « enquêter » : qui, dans l’enfance, s’occupait de vous ?
Et qui aurait été capable de violence ?

Mais on peut aussi frapper un enfant parce qu’il nous fait revivre (toujours inconsciemment) quelque chose qui nous est insupportable.
Les refus systématiques d’un enfant, par exemple, peuvent très bien renvoyer un adulte à tous les « non » injustes que les grandes personnes opposaient dans son enfance à la moindre de ses demandes.
Et, le mettant littéralement « hors de lui », lui faire perdre tout repère.

Il faudrait réfléchir à tout cela (peut-être avec un thérapeute). Mais aussi trouver dans votre vie quotidienne une aide. Quelqu’un (votre compagnon, une amie, etc.) qui puisse, quand c’est trop difficile pour vous, prendre le relais auprès de votre enfant.
Et aussi lui parler. En votre présence. Pour lui expliquer que vous n’êtes pas une méchante maman et qu’il n’est pas un mauvais enfant. Que tout cela est dû à ce qui s’est passé quand vous étiez petite. Et que vous allez le régler.

Source : http://www.psychologies.com/Famille/Education/Autorite-Transmission/Reponses-d-expert/Je-suis-violente-avec-mon-fils

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Bronchiolite : que faire pour éviter de transmettre le virus ?
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)
  • Se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon avant de s’occuper d’un bébé.
  • Éviter :
    • d’emmener le nourrisson dans des lieux publics où il pourra se trouver en contact avec des personnes enrhumées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux, etc.);
    • d’échanger, dans la famille, les biberons, sucettes, couverts non nettoyés;
    • d’embrasser les enfants sur le visage (et en dissuader les frères et soeurs fréquentant une collectivité)
    • d’exposer le nourrisson à des environnements enfumés qui risquent d’aggraver la maladie.
  • Veiller à une aération correcte de la chambre tous les jours.
  • Désencombrer le nez du nourrisson avec du sérum physiologique en cas de rhume.
  • Si on a un rhume, porter un petit masque (bavette en vente en pharmacie) avant de s’occuper d’un bébé de moins de trois mois.Source : http://www.pediatre-online.fr/infections/bronchiolite-que-faire-pour-eviter-de-transmettre-le-virus/
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Pouce, tétine : les vraies réponses des orthodontistes.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

La question du pouce et de la tétine s’est retrouvée au coeur des débats lors du récent congrès de la Fédération française d’orthodontie (FFO) à Paris.

« On a eu envie de faire cette journée, parce qu’on s’est aperçu que les enfants ont de plus en plus le pouce ou la tétine à des âges un peu surprenants, jusqu’à 5, 6, voire 8 ans… » explique Jean-Baptiste Kerbrat, stomatologue.

Quand ce besoin infantile dure dans le temps, il devient pathologique et entraîne des malformations faciales. Tétine, pouce ou doudou suçoté toute la nuit perturbent l’évolution normale des fonctions de déglutition et de respiration.

Ces enfants « ont un automatisme de succion et un automatisme de respiration buccale, deux grands facteurs de déformation du palais », précise le docteur Jean-Baptiste Kerbrat, décrivant « un palais beaucoup plus étroit, plus creux, une mâchoire qui n’est pas assez large, donc forcément une mauvaise position des dents, et puis aussi des incisives beaucoup plus en avant ».

Le pouce, plus dur et un peu plus large, « déforme un peu plus », mais la tétine
est « plus pernicieuse » indique le spécialiste. Cette alternative présentée comme plus
« physiologique » donne, en effet, bonne conscience aux parents.

Or, « la tétine orthodontique, ça n’existe pas ! » prévient-il. Le Dr Kerbrat met également en garde contre les biberons proposés à l’enfant alors qu’il sait boire et les « tétouilles » sucrées qu’il juge « catastrophiques ».

Côté pratique, si la tétine est difficile à abandonner, il recommande de se limiter à un seul exemplaire et de l’enlever lorsque l’enfant s’est endormi.

Source : http://www.pediatre-online.fr/acquisitions/pouce-tetine-les-vraies-reponses-des-orthodontistes/

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Florent 2,5ans ne s’endort pas seul.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes exemples de consultations, Mes témoignages, Non classé)

Lorsque  la maman de Florent prends contact avec moi,
elle me raconte que son petit garçon de 2,5 ans ne s’endort pas seul et se réveille de nombreuses fois dans la nuit pour atterrir dans le lit de ses parents !

4 jours après notre rencontre.
Florent s’endort seul et reste dans son lit toute la nuit ! Ses Parents n’en reviennent pas !!
Beau travail d’équipe, les parents, Florent et moi.

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Je n’aime pas jouer avec mon enfant.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé)

« Faire des galipettes ou une partie de petits chevaux avec son
enfant demande parfois un effort, souligne la psychologue et psychothérapeute Isabelle Filliozat.

Mais cela en vaut la peine, car le jeu est une merveilleuse occasion de tisser des liens. »

Manque de temps, fatigue, lassitude : parfois, nous rechignons à jouer avec notre enfant et culpabilisons.

Avouons-le : s’amuser avec des petites voitures ou mimer des combats de chevaliers n’est pas très palpitant en soi, quant aux interminables parties de Monopoly…
- Certains parents adorent les jeux libres des tout-petits (cache-cache, pâte à sel) mais s’ennuient avec ceux, plus codifiés, des grands.
- D’autres, en revanche, se plongent dans d’interminables parties de Risk, mais n’ont aucune envie de faire des galipettes. I

l se peut que leur surmoi, ce juge intérieur au regard froid, les en empêche, ils n’osent pas se “lâcher”. Et d’autres encore détestent tous les jeux. Leurs propres parents n’étaient peut-être pas disponibles pour ça, il leur manque un modèle, et la situation réveille en eux une douleur enfouie.

Les parents ont le droit de ne pas aimer jouer, encore plus d’être fatigués et de refuser de temps à autre. Mais ils peuvent aussi faire un petit effort, ne serait-ce que dix minutes par jour. Le jeu représente une occasion privilégiée de tisser des liens avec un enfant, d’apprendre ce qu’il a vécu dans la journée, surtout s’il n’aime pas le raconter ou manque de mots pour le faire.
Il suffit parfois de jouer aux peluches avec lui pour découvrir que sa maîtresse l’a grondé ou qu’il s’est disputé avec un copain. Le jeu est un espace où l’enfant met en scène ses difficultés, un exutoire, une possibilité pour lui d’organiser son expérience. Pourquoi se priver de cette fenêtre ouverte sur son monde ?
Il permet aussi de découvrir sa personnalité : la façon dont il raisonne, s’il fait preuve de confiance en lui, de patience, d’habileté.

Certes, il peut toujours jouer seul, ce qui développera son autonomie et son imagination ; ou avec ses frères et soeurs, ce qui favorisera sa socialisation. Mais d’un point de vue affectif, rien ne remplace le temps que nous lui consacrons. Et si nous sommes nuls en Lego, tant mieux pour son ego ! »

A lire

Dites-moi à quoi il joue, je vous dirai comment il va, de Sophie Marinopoulos. La psychanalyste propose un véritable guide pratique pour suivre, grâce au jeu, l’évolution de son enfant (Les Liens qui libèrent, 2009).

Source : De Anne Lanchon
http://www.psychologies.com/Famille/Enfants/Epanouissement-de-l-enfant/Articles-et-Dossiers/Je-n-aime-pas-jouer-avec-mon-enfant

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Son enfant chez le psy
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

Pas toujours facile d’emmener son enfant chez le psy,
même si l’on sait tout le bien qui peut sortir de ces séances. Mais comment se passent-elles justement ? Réponses avec Christine Brunet, psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle est également l’auteur de Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans (Albin Michel, 2002).

Laurence Ravier

Quels sont les motifs les plus courants de consultation ?

Ces motifs sont multiples, mais parmi les enfants que je reçois, nombreux sont ceux qui sont confrontés au divorce de leurs parents, à la maladie d’un proche, à un décès… Une baisse tangible et durable des résultats scolaires fait également partie des signaux qui alertent les parents, tout comme des changements brusques de la personnalité de leur enfant, des problèmes d’énurésie, des troubles de la concentration ou du sommeil, des manies qui reviennent sans cesse, des caprices ou des colères de plus en plus fréquents…

Je remarque d’ailleurs que ce sont les parents eux-mêmes qui prennent l’initiative d’un rendez-vous. Il y a encore peu, c’était plutôt l’école qui suggérait une rencontre avec un psychologue. Aujourd’hui, consulter un psy se banalise de plus en plus : les parents dépassent plus facilement le sentiment de honte ou d’humiliation qu’ils peuvent éprouver. Leur souci principal est d’apporter de l’aide à leur enfant.

Comment se déroule le premier rendez-vous ?

Ce premier rendez-vous est très important car, outre la prise de contact, il permet de soulager et déjà de réfléchir. Sauf que, pour des raisons diverses, séparation, refus de l’un ou de l’autre, il arrive souvent que des parents ne viennent pas ensemble. Mais j’insiste toujours sur l’importance, à mes yeux, de les rencontrer tous les deux, même séparément : l’enfant qui vient est pris dans une histoire familiale, une généalogie dont on ne peut faire abstraction.

Au début de ce premier rendez-vous, j’interroge tout d’abord l’enfant, en présence de son ou ses parents : sait-il pourquoi il est là, qu’en pense-t-il ? Je m’entretiens ensuite avec son père et sa mère devant lui. Le plus souvent, je l’installe devant un dessin ou avec un jouet, mais je l’interpelle de temps à autre sur tel ou tel propos de ses parents.

Agir ainsi, c’est donner une chance à chacun de s’exprimer, de donner son point de vue et de montrer à l’enfant que tout le monde a envie de l’aider. Cela me permet également de voir si l’enfant accepte cette discussion et les propos tenus. Si je sens que l’on se dirige vers des confidences plus intimes et plus difficiles, je propose aux parents de se revoir ultérieurement, seuls. Il n’est pas question de tout dire devant un enfant, mais jamais je ne lui demanderai non plus d’attendre seul dans la salle d’attente.

Il arrive aussi que certains parents demandent à me rencontrer, tout d’abord sans leur enfant. Je donne mon accord, sauf s’ils consultent pour un adolescent, car celui-ce ne doit surtout pas avoir la sensation que l’on agit à son insu. Sinon, je pense qu’il est bon de s’autoriser à voir le thérapeute de son enfant sans lui !

Pendant la thérapie, ce ne doit pas être facile pour les parents de ne pas savoir ce qui se dit entre l’enfant et vous ?

Tout ce que me confie l’enfant est en effet strictement confidentiel ! Quand son papa ou sa maman entrent à la fin de la séance pour me payer, je n’ai pas forcément un entretien avec eux. Mais si quelque chose me semble important à partager avec eux, je pose tout d’abord la question à l’enfant.

Il est vrai que ces rendez-vous, le premier surtout, mobilisent beaucoup l’inconscient de chacun. Beaucoup de choses se jouent, en termes de désirs, de projections, de lâcher-prise, de distance… Certains parents se sentent coupables de ne pas se débrouiller seuls, mais la plupart d’entre eux ressentent surtout du soulagement à l’idée de plus être seuls à chercher une solution au mal-être de leur enfant.

En revanche, mettre un terme à la thérapie est une décision que je prends conjointement avec l’enfant et ses parents, au vu de la situation. Et s’il arrive que l’enfant n’ait plus envie de venir, je lui demande d’honorer tout de même un dernier rendez-vous pour se dire au revoir, mais aussi pour expliquer au parent qui l’accompagne qu’il prend lui aussi la responsabilité d’arrêter. Je laisse d’ailleurs toujours une porte ouverte et le plus souvent, les enfants reviennent !

Source : http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-familiales/Interviews/Son-enfant-chez-le-psy

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