Rubrique : Santé



Les écrans perturbent le sommeil des adolescents
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

14 % des enfants d’âge scolaire ont des difficultés
d’endormissement ou se réveillent en cours de nuit.

Arthur, 16 ans, a les yeux toujours rouges. Il faut dire qu’au grand dam de ses parents, il passe toutes ses soirées, ses mercredis ainsi que ses week-ends à jouer à des jeux de rôle sur Internet, en réseau avec ses copains.

Volets fermés, pelotonné dans son duvet de camping, il ne sort pas de la journée et mange des pizzas qu’il se fait livrer sur le coin de son clavier. Rien d’étonnant qu’en trente ans, les adolescents aient perdu entre deux et trois heures de sommeil par nuit.

En cause : les ordinateurs, les jeux vidéo, les téléphones por­tables et, évidemment, la télévision.

Pour lutter contre ces nuits écourtées, nocives tant pour la santé que pour l’apprentissage scolaire, l’Unaf (Union nationale des associations familiales), le Réseau Morphée, spécialisé dans le sommeil, et l’académie de Paris ont décidé de réagir en faisant front commun.

Leur arme : un DVD interactif à destination des familles, des enseignants et des professionnels de santé pour tout savoir sur le sujet. Présenté mardi, ce support, initié début 2007 dans le cadre du programme d’action sur le sommeil par le ministère de la Santé, sera diffusé gratuitement. On y apprend notamment que la lumière des écrans d’ordinateur, plus fort encore que celui de la télé­vision, dérègle la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, et retarde l’endormissement.

«La traditionnelle transmission des pratiques éducatives de parent à enfant ne se fait plus, constate Armelle Nouis, de l’Unaf.

Faute de repères, les parents ont du mal à poser des limites sur l’heure du coucher. En leur donnant des informations sur le sommeil, nous leur donnons des outils pour conforter leur autorité.»

Difficultés d’apprentissage

De son côté, l’académie de Paris s’inquiète que 14 % des enfants d’âge scolaire aient des difficultés d’endormissement ou des réveils en cours de nuit.

«Chez les enfants, la fatigue augmente les difficultés d’apprentissage et les troubles du comportement», rappelle le docteur Marie-Jo Challamel.

Quant aux adolescents, ils seraient 17 % à se plaindre d’insomnie et un tiers d’entre eux seraient sujets à des somnolences durant la journée.

«Longtemps, les médecins ont pensé qu’à l’adolescence on a besoin de dormir sept ou huit heures comme les adultes. En fait, ce serait plutôt neuf ou dix heures», insiste Marie-Jo Challamel.

Une enquête menée dans 25 collèges de l’académie de Paris montre que si seulement 22 % des filles se couchent après 22 heures en classe de sixième, ce chiffre grimpe à 80 % en classe de troisième. Les garçons, sont 35 % en sixième à aller au lit après cette heure, contre 79 % en troisième.

Puisque l’adolescence est un âge où l’on se couche plus tard tout en continuant à se lever tôt pour aller en classe, l’Inserm avait demandé il y a quelques années aux hommes politiques de re­pousser l’heure du début des cours à 9 heures au lycée. Une réclamation restée lettre morte.

Pour Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, expert de l’image, le problème est plus global : «Tout le monde – et pas seulement les adolescents – a vu la durée de son sommeil diminuer.

La raison est simple : le nombre d’activités qui ont le pouvoir de nous réveiller s’accroît avec les nouvelles technologies. Celles proposées sur Internet ont la particularité de stimuler notre cerveau, qu’il s’agisse de la vente en ligne ou des sites de rencontres.

Or ces derniers se visitent le soir, une fois terminées nos activités de la journée.» Selon ce spécialiste, la phobie du sommeil a toujours existé. Et de retourner le problème :

«C’est parce qu’ils n’ont pas envie d’aller se coucher que certains d’entre nous, et notamment les adolescents, vont surfer le soir tard sur Internet. On vit dans une société d’insécurité psychique qui fait que l’on a des angoisses face au sommeil», conclut le psychanalyste.

Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2008/10/22/9295-ecrans-perturbent-sommeil-adolescents

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La toupie : vivre avec un enfant hyperactif
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes choix de livres, Non classé, Santé)

La Toupie

Depuis sa naissance, Lucas est un enfant « impossible ».

Agité, distrait, maladroit, c’est une véritable tornade qui secoue le cadre familial et scolaire.
Mais est-ce de sa faute  ?

Ce récit-témoignage, à la fois analytique et très littéraire, s’interroge sur l’éducation, la maladie, l’école et les méthodes d’enseignement qui restent muettes face à un enfant hyperactif.

C’est aussi le procès d’une société qui préfère stigmatiser le malade plutôt que de comprendre la maladie. Jamais pourtant Marie-Christine Buffat ne tombe dans le pathos ou l’accablement.

Tissé d’une prose précise et sans artifice entrecoupée de passages poétiques, son texte bouleverse le lecteur sans jamais tomber dans l’exagération ou le cliché.

« Il doit y avoir un responsable, forcément, puisqu’on parle d’erreur. Erreur, pour ce qui n’est pas normal, usuel, lambda. Pour ceux qui sont à côté de la plaque, en dehors du moule, légèrement à l’ouest… »

Auteur(s) : Marie-Christine Buffat
Edition : Xenia
Collection : Les yeux ouverts

Merci à Marie-Christine Buffat, qui, en m’envoyant son livre, m’a fait découvrir cette maladie au combien difficile. J’ai travaillé de très nombreuses années en milieu hospitalier Pédiatrique mais je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer des enfants atteints de cette maladie.

Une pensée toute particulière pour Séverine qui a 2 enfants TDHA.

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Témoignage de la maman de Martin, problèmes de sommeil.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Mes témoignages, Non classé, Santé)

Lorsque mon petit garçon est né, il a souffert d’une
infection. Nous sommes restés à l’hôpital une semaine car il était sous perfusion. Cela m’a beaucoup fragilisée.

Je l’ai allaité le soir et la nuit jusqu’à l’âge de 14 mois. Il s’endormait jusqu’alors en tétant. Puis j’ai continué à le faire dormir en le berçant et en écoutant de la musique, sieste et nuit. Il se réveillait plusieurs fois chaque nuit. Martin n’avait jamais fait une nuit complète. Et ses siestes étaient aussi perturbées.

Je ne voyais pas comment m’en sortir. Son papa et moi, nous étions promis que nous ne le laisserions pas pleurer.

Nous avions auparavant consulté une conseillère en sommeil qui nous avait dit de le coucher éveillé. Je me suis sentie vraiment coupable. Et, à notre question « Que fait-on s’il pleure ? », nous n’avons pas vraiment eu de réponse claire.
J’ai continué mes prospections sur le net, des témoignages de parents dans ma situation. Et à part le fameux « 5-10-15″, aucune vraie solution.

Et puis au mois de décembre, j’ai découvert l’existence d’Aude. Les divers témoignages m’ont fait une forte impression. J’ai pris mon téléphone tout de suite et Aude m’a fixé un rendez-vous.

Nous nous sommes vus le 17 décembre. Elle nous a écoutés, elle a parlé à Martin qui ne semblait pas vouloir l’entendre. Nous avons attendu la semaine suivante
(les vacances du papa) pour mettre en route le protocole proposé par Aude.

Martin a fait sa première nuit le troisième jour.
Et depuis, c’est de mieux en mieux. Il fait des nuits de 12 heures, cela fait 10 jours que nous avons commencé. Même les siestes sont de meilleure qualité.

C’est vrai que le sevrage des bras a déclenché de nombreux pleurs mais Aude nous a permis d’accompagner notre bébé dans ce moment difficile. Il va dans son lit sans rechigner et s’endort avec un copain-peluche (il n’a jamais eu de doudou).
Et sans musique !

Moi aussi, j’ai changé. J’identifie mieux les pleurs de Martin. Je suis sereine dans mon rôle de Maman. Le papa est stupéfait et enchanté. Je ne remercierai jamais assez Aude. Je parle d’elle autour de moi. Merci Aude.

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Texto de voeux d’une maman
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes témoignages, Santé)

Bonjour Aude,

Martin a dormi de 20H30 à 6h45. Vous avez transformé nos vies. Je vous souhaite la santé pour continuer à « Sauver » des familles. Je parlerai de vous. Bonne Année 2012.

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Les salles d’attente des pédiatres, des nids à microbes .
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

Une étude américaine montre que les jouets de ces
antichambres peuvent être sources d’infection. Des mesures de prévention sont possibles.

Tous les parents ou presque en ont fait les frais un jour ou l’autre : ils emmènent leur enfant chez le pédiatre pour une infection et en repartent avec une autre. En cause, les contacts directs entre enfants ou par jouets interposés dans les salles d’attente, très souvent porteurs de virus responsables de maladies respiratoires.

Des chercheurs américains se sont penchés sur la question et ont publié leurs résultats dans Pediatric Infectious Disease Journal. Leurs travaux, menés en Virginie, ont notamment porté sur le picornavirus, à l’origine du simple rhume et de certaines gastro-entérites. Ils ont prélevé des échantillons sur des jouets avant et après nettoyage par une lingette antiseptique. Or, même après nettoyage, certains virus restent détectables sur 20 % des jouets.

«Bouillons de culture»

«On ne peut pas nier que les salles d’attente tout comme les lieux collectifs contiennent des microbes», note le Dr Jacques Cheymol, pédiatre à Clichy.

Les médecins rechignent à évoquer cette question de l’hygiène de leurs salles d’attente, la jugeant culpabilisante, et préfèrent insister sur les contaminations dues aux rapports interhumains, princi pale cause des échanges viraux via les mains ou les gouttelettes de salive. «Bien sûr que les enfants sont des bouillons de culture, relève le Dr Gérald Fain, oto-rhino-laryngologiste, assistant à la Fondation Rothschild à Paris. Mais ils contaminent les salles d’attente comme ils le font des crèches. Il faudrait presque faire une décontamination chirurgicale à chaque passage d’enfant malade, or c’est évidemment impossible.»

Pour le Dr Fain, il n’y a pas de remède miracle : si l’on emmène ses enfants chez le pédiatre, c’est par obligation puisqu’ils sont malades. Et les virus qu’ils sont susceptibles de contracter dans une salle d’attente sont les mêmes que ceux qu’ils attraperaient de toute façon par le biais de leurs frères et sœurs ou dans la cour de récréation. La différence, c’est que dans l’inconscient collectif, on vient chez le médecin pour se soigner et non pas pour attraper une autre maladie. Quitte à ne pas comprendre que les responsabilités sont partagées.

Porter des masques

Si l’on vient avec un enfant fiévreux et qui tousse, le faire tripoter ou même sucer les jouets de la salle d’attente n’est pas une bonne idée. Il n’est pas non plus nécessaire de le faire accompagner de sa sœur ou de son frère pour qu’ils attrapent la grippe ou la gastro-entérite saisonnière. «La solution serait que les malades portent des masques quand ils se rendent chez leur médecin, mais ce n’est pas dans la culture française», déplore le Dr Cheymol.

Du côté des médecins, quelques règles simples pourraient également être respectées, comme ne pas surcharger les salles d’attente en période épidémique, recevoir en priorité les malades qui toussent et qui ont de la fièvre.

Ou encore aménager des horaires spécifiques pour que ceux qui viennent pour un vaccin ne croisent pas ceux qui souffrent d’une bronchiolite ou d’une angine. Du bon sens logistique en somme.

Les chercheurs ont constaté que, même après nettoyage par une lingette antiseptique, certains virus restent détectables sur 20 % des jouets.

Source :  http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010/02/22/10066-salles-dattente-pediatres-nids-microbes?position=12&keyword=hygi%C3%A8ne

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« Que choisir » tord le cou de Sophie la Girafe
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Mauvaise nouvelle pour Sophie la Girafe. Alors qu’elle
fête ses 50 ans cette année, la compagne fétiche du nouveau-né est pointée du doigt par l’UFC Que Choisir et son magazine.

L’association de défense des consommateurs a publié, mercredi 30 novembre, les résultats d’un test relatif à la toxicité des jouets. Trente produits ont été passés à la loupe dans le mensuel, paru mardi.

Selon cette étude, Sophie, « pourtant destinée à la bouche des enfants, contient et même libère dans la salive des précurseurs de nitrosamines », des composés interdits par l’Union européenne (UE) dans les tétines et les sucettes pour bébés depuis 1995.

L’étude du magazine épingle aussi le doudou Oui-Oui de Lansay, qui contient, selon leurs tests, du chrysène et du naphtalène, classés respectivement cancérogènes probables ou possibles.

Le magazine reconnaît néanmoins que Sophie, soumise à la réglementation des jouets et non des tétines, est conforme aux normes en vigueur dans l’UE. La Girafe couineuse, qui est encore l’un des rares jouets à être produits en France, est, selon son fabricant Vulli, faite à base de caoutchouc issu de la sève d’hévéa 100 % naturelle.

« Sur 50 millions de girafes vendues en France depuis sa création, nous n’avons jamais eu aucun problème, déclare Serge Jacquemier, directeur général délégué de Vulli. Nous dépensons des sommes inimaginables pour la sécurité de nos produits. En 2010, nous avons déboursé 362 000 euros en frais de certification. Car chaque lot de fabrication de Sophie la Girafe est testé par des laboratoires agréés – la DGCCRF pour la France – qui nous certifient que le produit est bon pour la consommation. »

Mais ces laboratoires ne vont pas au-delà de la réglementation actuelle. Dans un communiqué diffusé mercredi, la société Vulli assure que « tous les rapports d’analyses effectués, TOUS, attestent de cette conformité. Il est vrai qu’il apparaît des traces de nitrosamines qui proviennent de la vulcanisation de la sève de l’hévéa par le procédé de rotomoulage. Cependant, ces traces sont très faibles et en dessous de l’exigence des normes européennes, elles ne remettent en aucun cas en cause la conformité du jouet préféré de bébé, Sophie la Girafe. Dans une optique de constante amélioration, Vulli a mis en oeuvre un programme de modification de sa fabrication afin d’obtenir un résultat de « ZÉRO TRACE »".

DANS LES CLOUS

Reste à savoir si les normes en vigueur dans l’UE sont suffisamment protectrices pour les jeunes enfants. Le magazine dénonce en fait davantage un problème de réglementation qu’un véritable souci au niveau des produits. L’UFC Que Choisir demande aux pouvoirs publics, nationaux et européens, de renforcer la réglementation relative à la toxicité des jouets.

« On ne peut pas rendre conforme Sophie la Girafe à des normes que nous ne connaissons pas encore, déclare M. Jacquemier. Nous sommes tout à fait d’accord avec l’évolution des normes. Mais faisons des règles qui marchent et n’inversons pas les responsabilités. Dites-nous comment être conformes et on le sera. » Les taux réglementaires de nitrosamines sont en constante modification, et suivent la capacité des laboratoires à les détecter.

La réglementation devrait bientôt être modifiée. « En 2013, la directive jouets fixera deux valeurs limite, 0,05 mg/kg pour les nitrosamines, 1 mg pour leurs précurseurs. Dans nos analyses, Sophie la Girafe frôle cette limite sur les précurseurs tout en étant conforme », écrit le magazine.

Sophie restera donc dans les clous, après avoir gagné ce mois-ci un procès en Allemagne contre le magazine de consommateurs Ökotest, qui jugeait le produit non conforme à la réglementation et qui a été condamné par les tribunaux de Berlin. Sophie a encore de beaux jours devant elle.

Cécile Prudhomme Pour le Monde : Source http://www.lemonde.fr

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Comprendre les enfants insupportables
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Certains sont mis sous Ritaline, d’autres suivent
une psychothérapie avec leurs parents

Il y en a probablement dans votre entourage.
Ou vous les voyez parfois, dans des restaurants ou des lieux publics, courir au milieu des tables, faire l’hélicoptère en poussant des cris ou interrompre sans cesse les conversations de leurs parents visiblement épuisés mais fascinés par tant d’énergie. Eux, ce sont des enfants «agités», «turbulents» ou «difficiles».

Depuis quelques années, et suivant le tableau clinique DSM IV de la psychiatrie américaine, certains d’entre eux sont qualifiés d’hyperactifs ou même «d’hyperkinétiques». Ces enfants THADA (c’est-à-dire atteints de Trouble de l’Hyperactivité Avec Déficit de l’Attention) seraient actuellement entre 3% et 11% de la population enfantine.

Mais où finit l’extrême besoin de dépense physique, le côté «éveillé et épanoui» qu’adorent les parents d’aujourd’hui et où commence le trouble chez ces petits garçons (l’hyperactivité est très rare chez les petites filles) ?

C’est toute la question qui se pose aux psychiatres et psychanalystes qui reçoivent ces trublions.

«Comment évaluer ces comportements quand on observe que jamais l’enfant lui-même ne s’en plaint, ou ne fait de demande de traitement, mais seulement l’école et cela est variable selon les enseignants ou les parents ?», s’interroge Marika Bergès-Bounes. Psychologue-psychanalyste à l’hôpital Saint-Anne de Paris, elle vient de diriger un impressionnant ouvrage collectif sur le thème de L’enfant insupportable (Ed ERES).

«Ne m’oubliez pas!»

«Ce sont des patients qui arrivent déjà diagnostiqués chez nous !
Et insensiblement, avec les années, concernant ce dont ils sont atteints, nous sommes passés d’une simple agitation motrice à “une maladie”, et aujourd’hui à un
“trouble du comportement”!
Pour nous, il y a nécessité surtout de comprendre ce qui est d’abord un symptôme», martèle-t-elle. Un avis partagé par Mazy Varraud, orthophoniste dans un centre médico-psycho-pédagogique à Évreux. «II n’y a pas d’enfants insupportables, il n’y a que des enfants insupportés. Et surtout, poursuit-elle, des enfants en réaction.

La preuve, ils sont le plus souvent calmes avec nous. Mais il suffit qu’un de leurs parents leur dise “dis au revoir à la dame” pour qu’ils se mettent à s’agiter, courir partout ou même se jeter sous les tables.»

Lui vient alors à l’esprit l’histoire de Kyran, 10 ans. À la moindre remarque d’un enseignant, il se mettait à ruer dans les brancards.
«Notre équipe pluridisciplinaire s’est penchée sur son histoire et a vu que Kyran avait été placé en foyer parce que ses parents l’avaient maltraité psychologiquement. Mais il souhaitait toujours les revoir, tout en étant en colère contre eux. C’est cette colère de fond qui refaisait surface à la moindre occasion.»

L’hypertonicité motrice est donc à regarder comme un signal.
«Elle veut toujours dire quelque chose dans l’économie d’une famille ou d’une classe», observe Marika Bergès-Bounes.
Un problème de place, notamment. Un petit frère est né il y a peu, ou la tension monte entre les parents… D’ailleurs ces agités ont cette manie de sans cesse faire parler d’eux, de ramener l’attention des parents à leur existence, comme une façon de dire
«Ne m’oubliez pas! Je suis là». Ces enfants n’ont pas encore trouvé une place d’où ils peuvent parler. Alors, à défaut de pouvoir mettre en mots, ils remuent.

«Chez certains, il y a aussi la volonté inconsciente de prouver qu’ils sont vivants, poursuit la psychanalyste: une mère dépressive, ou un frère mort avant eux… Ils n’ont de cesse de lutter contre cette angoisse de mort en occupant le terrain.»

Certains parents, désireux que ces symptômes cessent vite, vont dans les services qui prescrivent de la Ritaline, le fameux psychotrope qui «rend les enfants sages».
Les psychanalystes y sont pour la plupart opposés et travaillent donc dans un tout autre esprit que leurs collègues psychiatres.
«Si l’agitation motrice était une pathologie, cela se saurait, affirme Marika Bourgès-Bounes. Le grand neuro-psychiatre Henri Wallon lui-même ne la considérait pas comme une maladie dans la mesure où elle s’arrête avec l’adolescence.»

Aujourd’hui, cette psychanalyste et son équipe de Saint-Anne déplorent que des enfants en échec scolaire ou déprimés soient rapidement catalogués «enfants THADA».

«Le terme est devenu un vaste fourre-tout à l’intérieur duquel on ignore si l’agitation motrice vient avant la perte de concentration ou après.»
Elle observe aussi que de nombreux parents arrivent en consultation avec le souci paradoxal que leur enfant soit bien «hyperactif» ou «surdoué».
«Dans les deux cas, ces enfants sont dans le “Plus”», note la psychanalyste. Une démesure qui selon elle serait un produit inattendu de notre société d’hyperconsommation toute occupée à «gaver les enfants» sur tous les plans.

Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010/05/10/10212-comprendre-enfants-insupportables

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Soupçon sur les biberons dans les maternités.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Une enquête a été déclenchée en urgence jeudi 17/11
par le ministère de la Santé sur un procédé de stérilisation, a priori interdit, pour les biberons et tétines fournis aux maternités françaises, utilisant un gaz cancérogène, l’oxyde d’éthylène.

Une réunion est prévue vendredi au ministère de la Santé avec les fabricants et fournisseurs pour étudier les meilleures façons de procéder à un retrait tout en garantissant la continuité d’approvisionnement.

Retrait des biberons et tétines incriminés.
L’enquête confiée à l’IGAS (l’inspection générale des affaires sociales) fait suite à la publication cette semaine d’une enquête par Le Nouvel Observateur selon laquelle au moins deux entreprises fournissant des hôpitaux français en biberons et tétines utilisent cette technique de stérilisation.

L’enquête diligentée ce jeudi par Xavier bertrand (…) a pour objectif de comprendre «comment un tel dysfonctionnement a pu se produire». Le ministère a demandé que les biberons et tétines incriminés «soient retirés dans les plus brefs délais».

Deux entreprises visées. Dans son enquête, le Nouvel Obs cite deux fournisseurs d’hôpitaux français qui utilisent la technique incriminée – qui consiste à «gazer» les produits à stériliser avec ce gaz inerte – pour des biberons et tétines à usage unique.

Michel de Gryse, responsable de l’une des deux entreprises citées, la société belge Beldico, confirme que le gazage à l’oxyde d’éthylène est bien l’une des deux méthodes utilisées. Beldico, racheté cet été par le français Médiprema, fournit 7 à 8 millions de biberons à usage unique aux maternités et hôpitaux français, selon M. de Gryse.

Un procédé autorisé à l’usage médical, interdit au contact alimentaire.
Cette méthode de stérilisation est «autorisée pour le matériel médical» comme les compresses, les gants et autres, relève-t-on à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En revanche, le procédé, cancérogène, est bien interdit pour «tout ce qui est en contact alimentaire direct», selon l’Anses, agence française en charge de la sécurité alimentaire.
C’est cette nuance que les entreprises utiliseraient pour fournir aux maternités et hôpitaux des biberons traités à l’oxyde d’éthylène. «Nos produits sont considérés comme des produits médicaux et non pas alimentaires»  explique ainsi le responsable de Beldico. «C’est un tour de passe-passe» qui consiste à faire passer tétines et biberons comme «produits médicaux», commente-t-on à l’Afssaps.

Quelle dangerosité ?
Reste à évaluer la réelle dangerosité d’un procédé autorisé pour du matériel médical même si celui-ci entre directement en contact avec le corps des patients (sonde gastrique par exemple).

A la direction du groupement public d’hôpitaux parisiens AP-HP, on assure que le procédé est l’objet d’une stricte surveillance au niveau des «quantités résiduelles» de gaz sur les produits. Mais pour l’expert André Picot, interrogé par Le Nouvel Observateur, le fait qu’on puisse encore stériliser des biberons avec ce produit est un «total non-sens».
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé ce gaz «dans le groupe 1 des agents cancérogènes pour l’homme».

Source : LeParisien.fr

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Bronchiolite : que faire pour éviter de transmettre le virus ?
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)
  • Se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon avant de s’occuper d’un bébé.
  • Éviter :
    • d’emmener le nourrisson dans des lieux publics où il pourra se trouver en contact avec des personnes enrhumées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux, etc.);
    • d’échanger, dans la famille, les biberons, sucettes, couverts non nettoyés;
    • d’embrasser les enfants sur le visage (et en dissuader les frères et soeurs fréquentant une collectivité)
    • d’exposer le nourrisson à des environnements enfumés qui risquent d’aggraver la maladie.
  • Veiller à une aération correcte de la chambre tous les jours.
  • Désencombrer le nez du nourrisson avec du sérum physiologique en cas de rhume.
  • Si on a un rhume, porter un petit masque (bavette en vente en pharmacie) avant de s’occuper d’un bébé de moins de trois mois.Source : http://www.pediatre-online.fr/infections/bronchiolite-que-faire-pour-eviter-de-transmettre-le-virus/
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Pouce, tétine : les vraies réponses des orthodontistes.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

La question du pouce et de la tétine s’est retrouvée au coeur des débats lors du récent congrès de la Fédération française d’orthodontie (FFO) à Paris.

« On a eu envie de faire cette journée, parce qu’on s’est aperçu que les enfants ont de plus en plus le pouce ou la tétine à des âges un peu surprenants, jusqu’à 5, 6, voire 8 ans… » explique Jean-Baptiste Kerbrat, stomatologue.

Quand ce besoin infantile dure dans le temps, il devient pathologique et entraîne des malformations faciales. Tétine, pouce ou doudou suçoté toute la nuit perturbent l’évolution normale des fonctions de déglutition et de respiration.

Ces enfants « ont un automatisme de succion et un automatisme de respiration buccale, deux grands facteurs de déformation du palais », précise le docteur Jean-Baptiste Kerbrat, décrivant « un palais beaucoup plus étroit, plus creux, une mâchoire qui n’est pas assez large, donc forcément une mauvaise position des dents, et puis aussi des incisives beaucoup plus en avant ».

Le pouce, plus dur et un peu plus large, « déforme un peu plus », mais la tétine
est « plus pernicieuse » indique le spécialiste. Cette alternative présentée comme plus
« physiologique » donne, en effet, bonne conscience aux parents.

Or, « la tétine orthodontique, ça n’existe pas ! » prévient-il. Le Dr Kerbrat met également en garde contre les biberons proposés à l’enfant alors qu’il sait boire et les « tétouilles » sucrées qu’il juge « catastrophiques ».

Côté pratique, si la tétine est difficile à abandonner, il recommande de se limiter à un seul exemplaire et de l’enlever lorsque l’enfant s’est endormi.

Source : http://www.pediatre-online.fr/acquisitions/pouce-tetine-les-vraies-reponses-des-orthodontistes/

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