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Par Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
Face à la montée en puissance des nouvelles technologies, les modes de vie évoluent sans cesse et placent l’enfant au coeur des débats.
Quelles relations entretiennent-ils avec les écrans ?
Ces derniers jouent-ils un rôle important dans leur développement personnel ?
Quelles conduites adopter ?
Sensibilisée à ces questions, l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) invite les parents à suivre les conseils du Professeur Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, spécialisé dans les relations jeunes-médias-images et auteur de la règle du 3-6-9-12.
Télévision, ordinateur, jeux vidéo… les recommandations à adopter
Conseil n° 1 : pas de télévision avant 3 ans, avec discernement après 3 ans.
Les jeunes enfants grandissent aujourd’hui dans des familles où la télévision est souvent allumée, sans que les parents ne se rendent compte que cela perturbe leur développement.
Le temps passé par les bébés devant la télé, y compris les programmes des chaînes qui leur sont spécialement dédiées, les éloigne en effet de la seule activité vraiment utile à leur âge : interagir spontanément avec leur environnement grâce à leurs cinq sens. Jouer, toucher, manipuler les objets, se familiariser avec l’espace en trois dimensions est fondamental pour leur développement.
L’enfant à cet âge a besoin de se percevoir comme acteur. Devant un écran de télévision, il est seul face à une communication sans échange, appauvrissant ses interactions, incité à devenir simple spectateur du monde. Une importante consommation précoce de télévision favorise ultérieurement la passivité.
Si certains parents assurent calmer leur bébé en le plaçant devant la télévision, ce dernier est en fait captivé par le rythme (volontairement) rapide des images, couleurs et sons d’une intensité largement supérieure aux stimulations sensorielles habituelles de la vie quotidienne. Rien n’y fait sens pour lui. Il est intérieurement bouleversé. A l’apparente tranquillité de l’enfant correspond en fait une forte agitation interne, qui peut d’ailleurs se manifester dès que l’écran s’éteint.
Plus tard, les jeunes enfants habitués trop tôt à la télévision peuvent avoir tendance à reproduire les comportements stéréotypés de leur héros sans pour autant prendre du recul sur la situation et apprendre de leurs erreurs comme ils l’auraient fait grâce au jeu autonome.
Il est aussi à craindre que les enfants ne développent une relation d’attachement aux modèles de la télévision semblable à celle qu’ils ont avec les adultes qui les entourent. Ils ne se sentiront sécurisés que si un écran est allumé près d’eux, ou que s’ils possèdent l’objet reproduisant le personnage que leurs programmes habituels mettent en avant : ils se transforment en tyran prescripteurs des achats familiaux.
Aussi les pédiatres recommandent d’éviter au maximum l’exposition à la télévision avant 3 ans, même s’il s’agit d’une chaîne qui leur est spécialement dédiée.
Après 3 ans, ils encouragent les parents à impliquer davantage leurs enfants dans le choix du programme, pour une durée préalablement définie par l’adulte et les inciter à une analyse critique face au comportement du personnage télévisé. Ils rappellent également que la télévision ne doit pas investir tous les lieux de vie, en particulier la chambre des enfants.
Conseil n° 2 : pas de console de jeu personnelle avant 6 ans pour favoriser la créativité.
Lors de sa croissance, l’enfant développe son imagination en créant de ses propres mains, notamment par le dessin, le modelage et le jeu avec d’autres.
Il en est tout autrement lorsque l’enfant s’initie trop tôt aux automatismes de la console de jeu, défavorisant ainsi le développement de sa motricité fine et de sa créativité.
Les écrans peuvent être un support occasionnel de jeu en famille, voire d’apprentissages accompagnés, mais à cet âge, jouer seul sur une console personnelle devient rapidement compulsif.
Conseil n ° 3 : Internet accompagné à partir de 9 ans pour préserver son enfant
Les pédiatres préconisent aux parents d’attendre l’âge de 8/9 ans avant d’initier leur enfant à l’Internet. Avant de pouvoir naviguer sur la toile, l’enfant doit assimiler certaines notions qui lui seront nécessaires pour éviter les pièges du web.
Il existe une vraie fragilité psychologique pour cette tranche d’âge. Seuls les parents sont en mesure de sortir l’enfant du brouillage des repères qu’il risque à cet âge (flou sur les notions de sphère privée – intimité – et publique, entre la réalité et la fiction, de temps, etc.)
L’accompagnement sur le net est essentiel pour que l’enfant intègre trois notions fondamentales :
tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public,
tout ce que l’on y met y restera éternellement,
tout ce que l’on y trouve est sujet à caution : certaines données sont vraies et d’autres fausses.
Conseil n° 4 : Internet seul à partir de 12 ans avec prudence
Le jeune adolescent peut commencer à « surfer » seul sur la toile, à condition d’avoir compris et assimilé les règles précédentes.
Néanmoins, il est nécessaire d’adopter certaines règles d’usage, de convenir ensemble d’horaires prédéfinis de navigation, de mettre en place un contrôle parental, et de ne pas laisser l’enfant avoir une connection nocturne illimitée à l’Internet depuis sa chambre.
L’utilisation excessive de l’écran pour le jeu disparaît généralement dès la fin de l’adolescence. Une diminution des relations sociales et des résultats scolaires doit cependant alerter les parents. La mise en place d’une communication familiale sur le contenu des jeux vidéo (et la nature des programmes TV) afin de comprendre au mieux les attitudes de son enfant est indispensable.
À propos de l’AFPA
L’AFPA est une association nationale regroupant plus de 1600 pédiatres, soit plus de 60 % des pédiatres d’exercice ambulatoire (médecine de l’enfant en dehors de l’hôpital : pédiatres libéraux et pédiatres travaillant en Protection Maternelle Infantile ou en institutions). Elle est engagée dans le Collège National De la Pédiatrie (CNDP) aux côtés de 6 autres communautés pédiatriques.
Ses différentes missions visent à développer les actions de formation continue, élaborer une réflexion sur les programmes et les moyens de cette formation, promouvoir la recherche médicale dans le domaine de la Pédiatrie Ambulatoire, réaliser des actions et des programmes de pédiatrie humanitaire.
Elle sert de lien entre la pédiatrie ambulatoire (pédiatrie de ville), et les autres modes d’exercice de la pédiatrie, favorise la collaboration avec les sociétés étrangères de pédiatrie ambulatoire et représente les pédiatres de ville dans les sociétés savantes, auprès des organismes de formation continue et de recherche, et auprès des autorités administratives.
Site Internet : www.afpa.org
À propos du Pr Serge Tisseron
Psychiatre psychanalyste, auteur et docteur en psychologie à l’Université Paris Ouest Nanterre, Serge Tisseron est connu pour ses recherches sur l’image et l’impact des nouvelles technologies sur notre société. Il a notamment lancé en 2007 une pétition contre la télévision pour les enfants de moins de trois ans qui a fédéré les associations des professionnels de la petite enfance et contribué à la décision du Ministère de la Santé, en novembre 2008, d’obliger les chaînes de télévision à destination des bébés d’afficher un avertissement sur le caractère potentiellement dangereux de la télévision sur les jeunes enfants, et cela y compris pour les programmes qui se présentent comme leur étant spécifiquement destinés.
Blog : www.squiggle.be/tisseron
Source : http://www.legislation-psy.com/spip.php?article2702
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Aude est intervenue quelques jours après le naissance de Romain. Les 4 jours à la maternité ne laissent pas le temps de prendre confiance en soi, dans son nouveau rôle de maman.
Aude a pu assister au bain, a une tétée et a distillé ses conseils : Comment améliorer aménagement de la chambre, montrer les gestes pour les soins et l’allaitement etc…Elle a aussi répondu clairement à la liste de « nombreuses » questions que nous nous posions.
Par la suite, elle est d’une grande disponibilité au téléphone et d’excellent conseil. Elle a aussi un bon réseau de médecins, ostéopathes…Très utile et rassurant.
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La naissance de Zoé approche. L’urgence, pour Clarisse,
la future maman, est de trouver un mode de garde approprié.
Pas question de compter sur les grand-mères, sauf pour un week-end de temps en temps.
Alors ? Crèche collective ou nounou ?
Les avantages objectifs sont de peu de poids face aux a priori, aux préférences personnelles. Même si on connaît par coeur les vertus de la crèche, la compétence des puéricultrices, l’attention portée à l’hygiène et à la sécurité, on peut souhaiter pour son jeune enfant une atmosphère plus familiale, des horaires plus souples, et recourir à une nounou, dénommée aujourd’hui assistante maternelle.
Il faudra alors s’accoutumer à l’idée de laisser son enfant à la garde d’une étrangère , en déléguer le soin et passer par une période d’adaptation pour admettre qu’après la séparation vienne le temps joyeux des retrouvailles.
Essentiel :
La personnalité de l’assistante maternelle «Je ne veux pas qu’à 6 mois ma fille soit perdue au milieu de vingt gamins, ni qu’on me la «renvoie » les jours où elle aura 38° de fièvre », s’insurge Clarisse.
Pour de nombreuses mamans, une nounou, c’est d’abord la perspective d’une relation plus personnalisée et plus maternante. II n’empêche que c’est une professionnelle (assurez-vous qu’elle est bien agréée), employée et rémunérée par vous dans le cadre d’un contrat.
Cela signifie que vous êtes en droit (sinon en devoir) de vous assurer de la qualité de son accueil.
La nounou parfaite n’existe peut-être pas, mais, pour être
« suffisamment bonne », elle doit d’abord offrir un logement propre et adapté.
La personnalité de l’assistante maternelle déterminera votre choix. Fiez-vous aussi à votre intuition.
Qu’elle soit « d’ailleurs » et parle mal le français importe peu.
Ce qui compte, c’est son attitude chaleureuse, patiente et gaie. Vous devez imaginer voire enfant dans ses bras et le sentir protégé. Faites connaissance avec son environnement : le mari, les enfants et surtout les autres petits et leurs parents.
Une fois le choix opéré, liez-vous par contrat en ayant soin de bien déterminer les horaires, les droits aux congés que vous devrez respecter. Ensuite, il sera bon, dans les premiers temps, de revenir à l’improviste, pour voir ce qui se passe en votre absence.
« C’est un devoir lorsqu’on a la responsabilité d’un enfant qui ne peut pas s’exprimer.
Elle ne prend pas votre place. En choisissant une personne qui vous convient, qui vous
« ressemble un peu», vous allez peut-être concevoir une jalousie bien naturelle à l’égard de cette rivale soupçonnée de vous voler les meilleurs moments et jusqu’à l’affection de votre enfant « Sentiment bien légitime, nous dit jean Epstein, psychosociologue, car toute maman a encore à l’esprit le mythe de la « bonne mère » qui s’occupe à temps plein de son enfant.
C’est avec un pincement au cœur que vous découvrirez, par exemple, que julien a fait ses premiers pas chez sa nounou ou qu’il se met à pleurer au moment où vous venez le récupérer. Difficile de ne pas se dire: « Elle a la chance de voir grandir Julien. » Tandis que sa nounou pense:« Elle a la chance de travailler et de voir du monde parce que je m’occupe de Julien à sa place. »
Pourtant, aucune femme ne prendra jamais votre place de maman et jamais julien ne vous confondra avec sa nounou. II ne s’en trouvera que mieux si vous entretenez de bons et cordiaux rapports avec elle.
Tout est affaire de confiance et de respect.
De confiance, parce qu’il faut savoir accepter l’idée qu’une « autre» puisse prendre soin de l’enfant, le suivre dans ses apprentissages, l’éveiller et…s’y attacher.
De respect, parce que cette assistante maternelle est chez elle, sur son territoire.
Elle a droit au respect de sa vie privée.
Beaucoup de rancoeurs viennent des débordements :
ne dépassez pas systématiquement les horaires, prévenez toujours en cas d’urgence, ne vous croyez pas tout permis et surtout résistez aux confidences.
S’il est tentant et normal de raconter comment l’enfant vit dans sa famille,
de citer ses « bons mots », il n’est pas indispensable d’inonder sa nounou sous le poids de vos différends conjugaux ou de vos récriminations professionnelles.
Elle n’est pas payée pour « tout» entendre et elle a sa propre vie.
En revanche, gardez un quart d’heure à lui consacrer au moment des retrouvailles du soir.
Vous ne reprenez pas un objet mais l’enfant à qui elle a prodigué ses soins toute la journée.
Source : http://www.pediatre-online.fr/acquisitions/choisir-une-nounou/
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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les tout-petits
comprendraient très bien les points de vue des autres personnes.
Telles sont les conclusions d’une étude financée par l’Union européenne et menée auprès d’enfants âgés de sept mois.
Avant cette recherche, la majorité des scientifiques pensaient que les bambins acquéraient « la capacité de l’esprit », c’est-à-dire la faculté à deviner les intentions et les états mentaux d’une autre personne, vers l’âge de 3-4 ans. Une aptitude qui joue un rôle essentiel dans les interactions sociales.
Selon les chercheurs, de tels résultats pourraient contribuer
« aux efforts actuels d’accomplir une détection précoce et un diagnostic d’autisme ».
Source : Sciencemag.org
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L’allergie aux animaux est le prototype de l’hypersensibilité
immédiate IgE-dépendante.
On peut décrire l’aspect général commun à toutes les allergies aux animaux, puis des particularités pour certains d’entre eux. Les données concernant chaque animal, en particulier sa taxonomie et ses allergènes, seront envisagées ailleurs.
Les symptomes
Les symptômes et leur répartition ont été décrits par Paupe et al. (1, 2) : ce sont l’asthme, la rhinite, la conjonctivite, I’urticaire, plus rarement l’angio-œdème, I’anaphylaxie et le choc anaphylactique.
L’asthme est de loin le symptôme le plus fréquent (8 fois sur 10), le plus souvent associé à une rhinite ou à une rhinoconjonctivite.
La rhinite (5 fois sur 10) peut être isolée, le plus souvent pérenne, mais une exposition allergénique ponctuelle peut éventuellement prêter à confusion avec une rhinite saisonnière.
La conjonctivite (2 cas sur 10) est assez typique de l’allergie au chat (2).
L’urticaire et l’angio-œdème sont assez fréquents au cours des allergies au chat ou au cheval. Le contact avec les animaux peut entraîner la réactivation d’une dermatite atopique ou sa persistance.
L’anaphylaxie est assez rare. Le début est, en règle générale, brutal, en touchant, en caressant l’animal, en le toilettant : le diagnostic est alors facile. Mais les symptômes peuvent apparaître en l’absence apparente d’un animal : par procuration (contact avec les habits d’un cavalier), par inhalation pour les aéro- allergènes en suspension sous la forme de particules fines (chat, cheval).
Il faut toujours penser à une allergie aux phanères animales devant des symptômes qui ne répondent pas bien au traitement de fond et/ou à l’immunothérapie vis-à-vis des allergènes usuels, acariens ou pollens.
Le diagnostic
L’interrogatoire (cf. ci-dessus) permet d’évoquer le diagnostic, mais, comme souvent en allerpologie, il faut réévaluer l’anamnèse après avoir pris connaissance du résultat des tests cutanés ou reçu ceux des dosages d’lgE sériques spécifiques. ,
Les test cutanés d’allergie effectués par la méthode des prick-tests (3), utilisent les extraits allergéniques commerciaux, en France ceux de Dome-Hollister-Stallergènes~ ou d’Allerbio@.
La batterie standard comporte le chat, le chien et le cheval. Beaucoup d’autres extraits sont disponibles : bovins, porc, chèvre, cobaye, hamster, lapin, plumes (etc.).
Les tests sont lus au bout de 10-15 minutes, après que les témoins positifs (codéine et/ou histamine) aient donné une réponse positive. On mesure le diamètre de l’induration et éventuellement celui de la papule. Une limite irréqulière de la papule avec des pseudopodes et un prurit est observée au cours des tests nettement positifs. La forte positivité des prick-tests est corrélée avec l’existence de symptômes cliniques (2).
Lorsqu’on testait la « poussière de maison », en réalité une mosaïque d’allergènes, la découverte d’une papule provoquée par la poussièra de maison nettement supérieure à celle des acariens devait immédiatement faire rechercher une allergie aux animaux, chats et chiens (4). Une étude de Carswell et al. (5, 6) montre que la prévalence des tests cutanés au chat (et aussi aux acariens et aux pollens) est significativement corrélée à l’asthme (Tableau 111).
Le dosage des IgE sériques spécifiques est important à récliser pour confirmer la positivité des prick-tests. La forte positivité d’un RAST est le plus souvent corrélée avec la présence de symptômes cliniques.
Les principaux dosages d’lgE sériques spécifiques disponIbles sont les suivants : e7 (épithélia de chat), e2 (épithélia de chien), e3 (squames de cheval), e4 (squames de vache), e5 (squames de chien), e6 (épithélia de cobaye), e77 (épithélia de souris), e72 (protéines urinaires de souris), e73 (épithélia de rat), e74 (protéines urinaires de rat), e75 (protéines sériques de rat), e76 (protéines sériques de souris), e80 (épithélia de chèvre), e87 (épithélia de mouton), e82 (épithélia de lapin), e83 (épithélia de porc), e84 (épithélia de hamster). Il existe aussi des MSTS pour les plumes d’oie (e70), de perruche (e78), de poulet (e85), de canard (e86) et de dinde (e89) ainsi que pour les déjections de pigeon (e7) et de perruche (e77).
Source : http://www.pediatre-online.fr
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Un jeune enfant qui respire mal la nuit a plus de
risques de devenir hyperactif, agressif ou de présenter des problèmes de concentration.
Il est attendrissant d’entendre un petit enfant ronfler, et les parents peuvent y voir le signe d’un sommeil profond et récupérateur. Pourtant, ronflements, apnée du sommeil et respiration par la bouche chez les tout-petits ne doivent pas être pris à la légère car ils peuvent entraîner des troubles du comportement, indique une étude britannique conduite auprès de 11.000 enfants.
Selon les résultats publiés dans la revue Pediatrics, les enfants gênés dans leur respiration la nuit auraient 40 à 100% de risques en plus de souffrir avant la puberté d’hyperactivité, d’agressivité ou de troubles de la concentration et de l’attention.
Si le lien entre un sommeil perturbé et des troubles du comportement était déjà suspecté, cette étude confirme la «forte corrélation» entre les deux phénomènes, selon l’auteur principal de l’étude, le Dr Karen Bonuck du Albert Einstein College of Medicine à New York.
Près de 18% des enfants ayant des difficultés respiratoires la nuit présentaient des troubles du comportement à 7 ans – c’est deux fois plus que la normale.
L’hyperactivité contre la somnolence
Au cours de l’étude, les parents ont été interrogés sur le sommeil de leur enfant à plusieurs reprises, entre 6 mois et 6 ans. En parallèle, vers les 4 et 7 ans de l’enfant, ils ont eu à remplir un autre questionnaire sur son comportement, pour repérer les problèmes d’attention, d’obéissance, d’hyperactivité, d’anxiété, d’agressivité…
D’autres paramètres (niveau socio-économique des parents, poids à la naissance, consommation d’alcool ou de tabac par la mère pendant la grossesse…) ont été pris en compte pour pondérer les résultats. Au final, les enfants qui avaient les plus gros problèmes respiratoires la nuit étaient aussi ceux qui présentaient les troubles du comportement les plus sévères.
Le lien de cause à effet était à son maximum chez les enfants de 30 mois. «C’est plus tôt que ce que l’on pensait jusqu’à présent, commente le Dr Marie-France Vecchierini, neurologue au centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu à Paris. Cela confirme qu’il faut faire attention aux difficultés respiratoires pendant le sommeil dès le plus jeune âge, à moins d’un an».
Quel mécanisme explique cette corrélation ?
«Des travaux précédents ont montré que l’hyperactivité peut être un moyen pour l’enfant de vaincre la somnolence induite par un sommeil de mauvaise qualité. Là où les adultes baillent ou s’étirent, il s’agite», explique le Dr Vecchierini. Karen Bonuck met également en avant l’impact d’une respiration segmentée sur le développement du cerveau. «Le cerveau reçoit moins d’oxygène et plus de dioxyde de carbone que ce dont il a besoin», explique-t-elle. Or l’enfance est une période où le cerveau se développe et met en place les connections neuronales dont il a besoin pour la régulation des émotions et la conduite sociale.
Ablation des amygdales
Heureusement, les troubles du comportement disparaissent rapidement chez les enfants traités pour leurs difficultés à respirer la nuit. Le Dr Bonuck invite donc les parents à consulter un médecin en cas de doute. Hormis l’existence de pauses respiratoires durant la nuit – un signe qui doit vraiment alerter les parents – le syndrome d’apnées du sommeil de l’enfant peut se traduire aussi par un sommeil agité, des cauchemars, une transpiration excessive, parfois un «pipi au lit» (énurésie) après une période de propreté et un mal de tête au réveil. La plupart du temps, les difficultés respiratoires sont causées par une hypertrophie des amygdales et/ou des végétations, et tout revient à la normale une fois celles-ci retirées.
Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/03/07/17664-troubles-comportement-veillez-sommeil-bebe
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Le syndrome d’apnée du sommeil de l’enfant est dû,
dans 85% des cas, à une hypertrophie des amygdales.
«Environ 10% des enfants de moins de 6 ans ronflent, souligne le Pr Françoise Denoyelle (ORL pédiatrique, groupe hospitalier Armand-Trousseau, Paris).
La majorité de leurs ronflements sont bénins, exception faite pour 2% des enfants de moins de 6 ans. Ceux-là présentent un authentique syndrome d’apnées du sommeil, avec des répercussions sur leur croissance et leur bien-être : c’est pourquoi il est si important de les repérer le plus précocement possible.»
Et c’est bien là toute la difficulté. Hormis l’existence de pauses respiratoires durant la nuit - un signe qui doit vraiment alerter les parents – le syndrome d’apnées du sommeil de l’enfant se traduit surtout par un sommeil agité, des cauchemars, une transpiration excessive et parfois un «pipi au lit» (énurésie) après une période de propreté.
Le matin, ces enfants se réveillent avec un mal de tête et de mauvaise humeur. Au cours de la journée, ils peuvent se montrer irritables, agités, avec des difficultés de concentration.
Les mois passant, si le syndrome d’apnées du sommeil n’est toujours pas diagnostiqué, c’est une cassure de la courbe de poids qui finit par alerter le médecin. À ce stade, il n’y a plus de temps à perdre !
Techniques chirurgicales
La première cause, et de très loin, c’est l’hypertrophie des amygdales (dans plus de 85%des cas): elles sont si grosses qu’elles se rejoignent.
Cette hypertrophie se rencontre surtout vers 4-5 ans et c’est une indication à l’amygdalectomie sans plus attendre. On opère sous anesthésie générale et on surveille l’enfant au minimum pendant les six heures qui suivent pour vérifier l’absence de saignement. «La chirurgie appelée “froide” classique reste la technique de référence, car c’est celle qui s’accompagne du risque hémorragique à distance de l’opération (8 à 15 jours après) le plus faible», souligne le Pr Denoyelle.
Néanmoins, il existe d’autres techniques chirurgicales avec des instruments différents : elles consistent à retirer les amygdales sans toucher à la capsule qui les enveloppe, ce qui pourrait atténuer douleurs et risques d’hémorragies en postopératoire (mais pour le moment, ces techniques sont en cours d’évaluation et ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale).
L’opération permet de résoudre de façon assez spectaculaire l’ensemble des troubles qui avaient conduit au diagnostic : l’enfant dort mieux.
Il ne présente plus de troubles diurnes de la vigilance. Et surtout, pour ceux dont la prise de poids était perturbée, la croissance reprend rapidement, ce qui est l’essentiel.
Dans les autres cas de ronflements (sans syndrome d’apnées du sommeil), l’opération n’a rien de systématique. «En l’absence d’apnées, de signes diurnes et de retentissement dans la journée, on se contente souvent de surveiller.
Des amygdales et/ou des végétations trop grosses ont tendance à évoluer spontanément avec l’âge, de sorte que la plupart des ronflements simples disparaissent vers 8-10 ans. Si le ronflement persiste, par exemple pour des raisons anatomiques (voile du palais un peu trop long, cloison nasale déviée, etc.), une chirurgie peut être proposée, mais il n’y a pas d’urgence: à l’adolescence ou à l’âge adulte», affirme le Pr Denoyelle.
Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/09/13/12838-mon-enfant-ronfle-est-ce-grave
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Bonjour Aude
Je me permets de vous donner des nouvelles de Victor. Et bien le challenge a été relevé nous parvenons depuis quelques soirs à ce qu il ne sorte pas de son lit !!
Il a quand même résisté le 1 er soir ça nous a pris ….. et au moins ….. fois raccompagné dans son lit ! Depuis ça s est estompé. Il s endort seul et sans sortir du lit ceci depuis quelques soirs.
Il arrive qu il vienne vers 4 h du matin nous rejoindre dans notre lit, je n ai pas eu le courage de le remettre dans son lit. C’ est donc mon deuxième challenge prévu pour dans 10 jours car ce soir nous partons en vacances pour 1 semaine .
Encore merci de tous vos précieux conseils et votre soutien. Je n hésiterai pas à vous recontacter pour d autres conseils.
L avenir me le dira … Bonne journée cordialement Laure
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Grossesse : les antidouleurs pas indolores pour la
fertilité masculine ?
Prendre des médicaments antidouleur comme le paracétamol, l’aspirine ou l’ibuprofène pendant la grossesse pourrait avoir des conséquences néfastes sur la fertilité des futurs garçons, suggère une étude.
Des résultats qui appellent plus de recherches.
Des médicaments aussi courants que l’aspirine, l’ibuprofène ou le paracétamol seraient-ils impliqués dans la baisse récente de la fertilité observée en Europe chez les hommes ?
C’est la question troublante que pose une étude menée à la fois au Danemark, en Finlande et en France sur le lien entre la consommation de ces médicaments par des femmes enceintes et un problème de descente des testicules chez les fœtus mâles (la cryptorchidie).
Les femmes enceintes qui viennent d’avaler un cachet de paracétamol ne doivent pas paniquer pour autant.
L’étude publiée par la revue Human Reproduction combine des résultats observés chez deux cohortes de femmes enceintes, au Danemark et en Finlande, et des résultats obtenus sur le rat par l’équipe de Bernard Jégou, spécialiste de reproduction humaine à l’Université de Rennes-1 (Inserm).
Cas particulier du Danemark
Près de 800 Danoises et 1.400 Finlandaises ont été interrogées pour cette étude. Il ressort que la consommation continue pendant au moins deux semaines d’aspirine, d’ibuprofène ou de paracétamol au cours du second trimestre de la grossesse, est associée à une augmentation significative du risque de cryptorchidie chez les futurs garçons. C’est surtout l’association d’au moins deux de ces médicaments qui élève le risque de façon nette, et ce dès le premier trimestre de grossesse.
La cryptorchidie augmente pour l’homme le risque d’infertilité et de cancer des testicules.
Ce n’est pas un hasard si l’étude a été initiée au Danemark. «Ce pays est un cas particulier, précise Bernard Jégou, co-auteur de La fertilité est-elle en danger ?(1).
On y trouve les plus faibles concentrations spermatiques au monde, une très forte incidence du cancer des testicules et de la cryptorchidie. C’est tout l’inverse en Finlande! »
Baisse de la testostérone
Sollicitée par les collègues danois, son équipe a testé l’impact des trois molécules sur des testicules de rats fœtaux incubés en laboratoire. Au bout de 24 heures, la présence de faibles doses de paracétamol inhibe de moitié la production de testostérone. Or on sait que cette hormone permet aux testicules (qui sont au départ situés dans l’abdomen) de finir leur migration vers les bourses du fœtus mâle. Pour autant, le mécanisme d’action des analgésiques sur la production de testostérone intra-utérine demeure mal compris.
«Cette étude met en évidence une association mais ne démontre pas la relation de cause à effet», précise le biologiste. Ces résultats allument des «clignotants».
«Une autre étude danoise menée auprès de 40.000 femmes, qui vient d’être publiée dans Epidemiology, indique aussi un risque accru de cryptorchidie avec la prise de paracétamol dans les 6 premiers mois de grossesse», ajoute le chercheur de l’Inserm. Il faudrait comparer le cas danois avec d’autres pays et poursuivre les recherches sur des cellules fœtales, y compris humaines, pour y voir plus clair.
Gare aux mélanges
En attendant, il semble bien que le mélange des médicaments soit un élément important à prendre en compte. «On se pose souvent la question des mélanges dans nos études sur les phtalates, précise Bernard Jégou. Certaines molécules sont sans effet séparément mais on un très gros effet quand elles sont ensemble».
Rappelons qu’en France les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène ou l’aspirine sont déconseillés aux femmes enceintes. Seul le paracétamol est largement prescrit pendant la grossesse en cas de douleur ou de fièvre.
Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr
(1) Pierre Jouannet, Bernard Jégou, Alfred Spira, La fertilité est-elle en danger ?, co-édition La Découverte – Inserm, août 2009.
(2) Les résultats sont d’ailleurs différents entre la cohorte danoise et la cohorte finlandaise : dans ce dernier cas l’augmentation du risque n’est pas statiquement significative. L’incidence de la cryptorchidie étant trois fois plus faible en Finlande qu’au Danemark, il faudrait sans doute une cohorte beaucoup plus importante pour avoir des résultats significatifs, suggèrent les chercheurs.
Source : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20101109.OBS2597/grossesse-les-antidouleurs-pas-indolores-pour-la-fertilite-masculine.html
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Lecture : Le mystère des graines à Bébé.
Ce jour là, Petit Paul a appris à l'école comment on fait
les bébés.
Mais ses parents ont un regard triste et lui annonce que pour lui "ça ne s'est pas du tout passé comme ça".
Petit Paul est tout intrigué. Il ne veut pas poser plus de questions à ses parents et va trouver ses amis les animaux.
La chouette d'abord lui explique que certains papas et certaines mamans ont du mal à avoir un bébé.
L'éléphant ensuite lui dévoile les secrets de la fécondation "in vitro".
Le lézard prend la suite pour expliquer à Petit Paul que les papas parfois n'ont pas de graines, qu'ils doivent demander de l'aide à un autre papa.
Le pingouin présente les solutions quand ni le papa ni la maman n'a de graines.
C'est très éclairé que Petit Paul rentre demander à son papa et sa maman son histoire à lui.
Un petit album tout en couleur, avec un petit côté naïf, pour parler aux enfants simplement de la Procréation Médicalement Assistée. Le vocabulaire est compréhensible sans être simpliste (vous trouverez un glossaire complet en fin d'album), et le curieux Petit Paul est très attachant, les plus petits dès 4 ans s'y identifieront facilement.
Le mystère des graines à bébé de Serge Tisseron (texte) et Aurélie Guillerey (dessins)
Albin Michel Jeunesse
10.50 €
Source : http://librairie-emile.over-blog.com/article-le-mystere-des-graines-a-bebe-52815250.html
