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Bonjour,
Nous avons fait une consultation téléphonique le 27 janvier, pour ma fille Lou.
Nous avions des problèmes pour le coucher.
J’ai mis en place rapidement ce que vous m’aviez préconisé, c’est à dire de …..
La première semaine, il y a eu des couchers plus faciles (avec son papa) et plus long avec moi, elle avait pris le temps pour le lavage des dents, le pipi… et du coup pas le temps de lire une histoire. Elle a pleuré, je ne suis retournée la voir qu’une minute après, puis …., et elle s’est calmé et s’est endormi.
Maintenant elle a bien compris et ça se passe bien, même pour la sieste !
Merci pour vos précieux conseils et le conseil le plus important à ne jamais oublier :
lâcher prise !!!
Lou et sa maman.
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Aude,
Notre rencontre a tout simplement été un miracle, depuis un an, mon petit Sofiane et nous-même n’arrivions pas à couper le cordon !!
L’endormissement était un cauchemar et les nuits étaient entrecoupées et très agitées. Nous n’en pouvions plus, et Sofiane était toujours agité en journée à cause de ses mauvaises nuits.
Nous revivons !!! Votre protocole n’est pas du tout complexe. Vous avez su pointer le soucis immédiatement, donc il nous a fallu que 2 jours pour parvenir à un résultat !!!! Mille Merci Aude et comptez sur nous pour vous faire connaitre.
Sofiane, Zora et Franck
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On associe toujours la dépression du post-partum
à la maman, puisqu’elle allie relation charnelle et affective avec bébé.
Ce rapport fusionnel entre la mère et bébé fait que l’on prête aux mamans une très grande partie de la charge émotionnelle que représente la naissance de bébé.
On s’est jusqu’alors peu porté sur les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes papas à faire face à la paternité. Pourtant, l’arrivée de bébé affecte papa autant que maman. Bien-être-bébé soulève la question de la dépression post-natale des papas.
Les papas aussi ont le blues ?
On ne le soupçonnait pas il y peu, mais le Baby-blues et la dépression post-partum chez maman peuvent aussi toucher les papas.
Bien que chez la femme, le rôle des hormones puissent contribuer aux angoisses et aux sautes d’humeur, l’arrivée de bébé est un événement qui affecte aussi bien les pères que les mères. Tous deux sont en effet confrontés aux mêmes préoccupations : nouvelles responsabilités familiales, mais aussi responsabilités financières, crainte de ne pas avoir les bons gestes avec bébé, etc.
Les pères peuvent également être plus vulnérables s’ils ont des problèmes conjugaux, financiers, ou ont déjà vécu une dépression.
Chez le père comme chez la mère, une dépression post-natale, en particulier lorsqu’elle est sévère, peut influer sur le développement psychoaffectif des enfants. Les conséquences de la dépression du post-partum chez bébé sont faibles mais existent donc dans certains cas.
Au même titre que les mamans, les papas doivent donc se confier à leur entourage et à leur médecin si des signes d’anxiété et de déprime se font sentir avec insistance, dans leur intensité et dans le temps.
Source : http://www.bien-etre-bebe.com/Bien-etre-maman/la-depression-post-partum-chez-papa.html
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Dorénavant, un grand nombre d’hommes s’engagent
dans
le ”devenir père” dès la naissance de leur bébé.
Un père présent, impliqué, ni ”frangin” ni ”pote”, capable d’apporter une contribution spécifique dans l’éducation et dans la socialisation de l’enfant se dessine.
Toutefois, la paternité, à l’égal de la maternité, n’est pas un long fleuve tranquille…
Tôt ou tard, la grande majorité des hommes et des femmes menant une vie de couple en viennent à désirer que leur relation se prolonge dans l’aventure de la procréation et s’ouvre ainsi à la vie familiale (en France, on estime que 90 % des femmes et 85 % des hommes ont un ou des enfants ; 10 % des femmes et 15 % des hommes pouvant être dits “sans enfant”).
La banalité des faits pourrait laisser croire que l’expansion du conjugal vers le parental s’explique tout simplement par la biologie (transmission de la vie) ou par la sociologie (pression à la conformité). Il n’en est rien et les “psy” estiment au contraire que, lors de ce grand passage, les aspirations, les attitudes et les conduites des deux futurs parents sont le siège de remaniements complexes (on parle du devenir mère et du devenir père).
Dans le cas de l’homme, on a surtout mis l’accent jusqu’ici sur les aspects positifs du processus, sur l’enrichissement que procure la promotion de l’état de fils à l’état de père, sans trop se soucier des éventuels accidents de parcours.
Or la “paternalisation”[1] ne se déroule pas toujours comme un long fleuve tranquille :
le devenir père peut être émaillé de ratés, de moments de désarroi et, à un degré de plus, conduire à la crise du couple conjugal et à la rupture. En prenant appui sur des questionnaires d’enquête et sur des entretiens menés auprès de pères rencontrés au cours des dernières années[2] , je voudrais dire comment on peut rendre compte de cette apparente antinomie.
Signification et dynamique du devenir père
Si la “paternalisation” est en général bien vécue par les hommes d’aujourd’hui, c’est sans doute parce que, depuis un quart de siècle, les chercheurs et les cliniciens – et à leur suite les médias – ont abondamment fait savoir que l’implication précoce du père pouvait s’avérer bénéfique pour les deux parents et pour le bébé, mais aussi parce que les pères eux-mêmes, stimulés par les incitations de leurs conjointes, abordent ce processus comme une série d’étapes structurantes et valorisantes. Un pas vers l’accomplissement de l’identité masculine. L’acquisition d’un supplément… d’homme.
En effet, l’homme ancien n’était pas invité à participer à l’odyssée exclusivement féminine du portage, du nourrissage et du “pouponnage”.
Il n’avait du reste ni l’envie ni le loisir de s’en mêler : ce n’était vraiment pas son affaire et il devait trouver suffisamment d’occupations et de satisfactions dans les travaux des champs, à l’usine ou au café.
Son entrée en paternité se faisait plus tard, 
beaucoup plus tard, quand l’enfant avait atteint
“l’âge de raison”, au terme d’une mise à l’épreuve à valeur initiatique. En résumé, quand l’enfant était arrivé à bon terme, l’homme était d’emblée désigné comme père géniteur et père légal ; par la suite, il s’imposait comme père social, mais sans jamais passer véritablement par les stades du devenir parent.
Les temps ont bien changé et, au moins dans les milieux économiquement et culturellement dotés, les hommes savent maintenant que sans paraître “efféminés”, ils peuvent s’engager aux côtés de leur partenaire dans ce long processus d’accompagnement relationnel qui concerne l’enfant à naître, puis le nouveau-né, enfin le jeune enfant. Quelles sont les phases essentielles de ce co-cheminement[3] ?
Classiquement, on considérait que le désir d’enfant existait surtout chez celle qui faisait fonction de génitrice et de nourrice : la mère.
Un désir longtemps soumis du reste aux aléas de la fécondation.
Désormais, le contrôle des naissances permet que la décision de “faire” un enfant puisse venir après un temps de maturation, de réflexion, de choix et, nouveauté considérable, le projet de procréation résulte de plus en plus couramment de la volonté du couple.
“Cet enfant, on l’a voulu à deux”, entend-on dire souvent. Il n’est pas rare d’ailleurs que des pères avouent qu’ils ont souhaité devenir parent avec autant – voire plus – d’intensité que leur amie ou épouse.
Il est devenu habituel que l’adhésion du futur père se concrétise dans la participation aux visites d’échographie et, plus rarement, aux séances de préparation à la naissance.
Un certain nombre de pères – trop peu à coup sûr – ont bénéficié, au cours des dernières décennies, de deux innovations particulièrement bénéfiques dans ce domaine.
D’une part, la possibilité d’entrer en communication affective avec l’enfant à naître grâce à un toucher enveloppant : c’est l’objectif poursuivi par le promoteur de l’haptonomie, F. Veldman, et, à sa suite, par C. Dolto.
D’autre part, l’invitation à s’affilier à un groupe de parole où, dans l’échange avec d’autres hommes en attente de paternité eux aussi et grâce à la présence d’un animateur, ils ont l’occasion d’exprimer leurs émotions, leurs interrogations, leurs inquiétudes éventuelles et de se préparer, à leur façon, à assumer leur nouvelle responsabilité : c’est ce qu’ont mis en place des praticiens français comme A. Benoit, G. Strouk, etc.
Les femmes qui jadis se pressaient au chevet de la parturiente (les matrones) ont été remplacées par les sages-femmes, on reste toujours entre femmes, mais il est acquis maintenant que le père doit, si possible, entourer sa compagne lors des derniers moments de la gestation et même, à condition de garantir la discrétion, être présent pendant la période de l’accouchement. La quasi-unanimité des pères est désormais invitée à entrer dans la salle de naissance et à être témoin de la venue au monde de leur fils ou de leur fille. C’est seulement en cas de refus explicite de l’un des deux parents qu’on déroge à ce rituel. Les membres du personnel soignant sont presque toujours favorables à cet usage[4] et ils admettent que la proximité physique et affective du père, sa jubilation irradiante peuvent contribuer de façon significative à la sérénité et au confort de la mère[5].
La relation père-bébé et l’éducation première
La “paternalisation” entre dans sa phase active quand le bébé est là, visible à l’œil nu (et non plus deviné sur un écran de contrôle !), faisant entendre sa voix, agitant bras et jambes… Le nouveau-né commence à prendre sa place de partenaire dans la communication et, aux côtés de la mère, le père va pouvoir se positionner comme troisième : on parle alors de triade[6].
Le père va aussi pouvoir se charger d’une partie des activités de soins (caregiving), ce que jadis on appelait le maternage.
C’est souvent la mère qui assure encore les tâches les plus ingrates mais, depuis trente ans, l’évolution des conditions et des conceptions de vie a été telle que désormais le partage avec le père est moins inégalitaire.
Dans les dernières années, on estimait que le “temps parental”, à savoir le temps passé avec et pour l’enfant, se distribuait entre mère et père dans la proportion deux tiers – un tiers : vingt-cinq heures par semaine en moyenne contre douze heures[7]. On est encore loin d’un rapport équilibré mais qui aurait pu prévoir en 1900 que les pères du XXIe siècle seraient aussi manifestement engagés sur ce terrain ? Qui aurait pu prévoir il y a seulement vingt ans que 61 % des pères solliciteraient le congé de paternité (quatorze jours : onze plus trois) dès la première année de sa mise en place, en 2002 ? Assurément, les pères s’occupent plus volontiers et plus largement de leur(s) jeune(s) enfant(s).
Par-delà le problème de la répartition du temps parental se pose la question beaucoup plus délicate du rôle des pères actuels :
- Devenir père, cela veut dire quoi, au juste ?
- Comment être père aujourd’hui ?
C’est le thème que j’ai abordé dans plusieurs ouvrages et sur lequel je voudrais revenir en évoquant les quatre types de pères que je distingue. Après avoir souligné l’intérêt et les limites du “père sévère”, le modèle socle, celui qui s’inspire de la tradition et qui a connu sa théorisation la plus achevée chez J. Lacan (plus récemment, chez P. Legendre, P. Julien, etc.), j’ai défini trois figures de paternité modernes.
- Le “papa-poule”, désignation un peu ironique du père au foyer (primary caregiver), modèle promu par le courant féministe américain, étayé par les travaux sur l’attachement et sur l’androgynie psychologique, mythifié enfin par le cinéma et par la littérature[8].
- Le “père libéré”, modèle alternatif et pragmatique incarné de nos jours par des hommes qui s’affranchissent des normes anciennes de la biparentalité et de l’hétéroparentalité (les deux parents et les deux sexes) et assument leur position de “père recomposé” ou de “père homosexuel”[9].
Le “père présent”, que je considère comme le modèle le plus favorable, celui qui concrétiserait l’optimum de la fonction du père, dans la mesure où serait satisfaite une double exigence : la différenciation et l’implication.
Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que c’est, à mon avis, le modèle qui prend le mieux en compte les besoins fondamentaux de l’enfant[10].
Des besoins depuis longtemps identifiés et reconnus comme essentiels
Besoin de se repérer dans la différence des générations (le père n’est ni un “frangin” ni un “pote” : il a le droit et le devoir de poser des limites) ; besoin de se repérer dans la différence des sexes (le père n’a pas le même sexe que la mère et le fils n’a pas le même sexe que la fille). Comme l’ont fort justement énoncé les psychanalystes, l’enfant doit être au clair sur ces deux registres et le père ne peut pas se dérober à l’obligation d’exercer les sous-fonctions de séparation, de “sexuation” (rôle dans la construction de l’identité sexuée) et de transmission.
Mais faut-il pour autant en rester à la conception d’un père uniquement réduit à dire toujours non et nécessairement tenu à distance du jeune enfant[11] ?
Je ne le crois pas et j’estime que la sollicitude, la mise en confiance, la pratique du partage, le respect mutuel facilitent l’apprentissage des règles de vie et préparent beaucoup mieux que la froide autorité à l’accès aux valeurs d’égalité, de tolérance et de solidarité.
Des besoins nouveaux pas encore suffisamment repérés et pourtant basiques
Besoin d’un père impliqué dès le commencement, le plus tôt possible et pas à un âge qui viendrait après “l’âge de la mère” : ce père-là sera rapidement perçu comme autre que la mère et son influence pourra se faire sentir au cours des six premiers mois de la vie (on a montré qu’à l’âge de 4 mois, un bébé était capable de montrer dans sa posture et sa gestualité qu’il différenciait visuellement sa mère et son père).
Besoin d’un père impliqué directement, dans une relation qui ne passe pas nécessairement par la médiation de la mère : c’est dans le face-à-face, dans le dialogue verbal et non verbal, dans les échanges ludiques et non ludiques que l’influence du père prendra toute sa mesure (les travaux qui ont mis en évidence l’action précoce du père portent précisément sur ces situations d’interaction duelle). Besoin d’un père impliqué sur de multiples registres et pas seulement dans le contrôle et le maintien de l’ordre : on sait bien désormais que le père est en mesure d’apporter une contribution spécifique dans la socialisation, dans la construction du langage et de l’intelligence, dans l’ancrage et l’équilibrage affectif. Les travaux américains, ceux de M. Lamb en particulier[12], mais aussi des travaux allemands, helvétiques… et français[13] en ont apporté la preuve irréfutable.
Périodes critiques et accidents de parcours
Je n’aborderai pas ici la psychopathologie de la “paternalisation”. D’abord parce cette question sort du domaine de mes compétences, ensuite parce que les troubles mentaux proprement liés à la paternalité semblent peu fréquents : c’est ce qui ressort des publications venues de psychiatres (comme R. Teboul), d’obstétriciens (tels que G. Strouk) ou de psychanalystes (à l’exemple de A. Bouregba).
Dans le cadre des observations tirées de la vie quotidienne, 
on doit en revanche évoquer le cas des hommes qui, à tel ou tel moment du devenir père, éprouvent de vraies difficultés pour faire face aux événements et remplir leur office de parent. Avant d’envisager la place et les modalités existentielles de ces périodes sensibles, il faut s’interroger sur la cause de leur apparition. On serait tenté de rapporter ces “crises” au phénomène d’épuisement (burn-out) décrit à l’origine chez les soignants mais, après examen des faits, cette mise en relation se révèle peu pertinente : si la fatigue d’être parent peut temporairement affecter les mères qui subissent un excès de stress (la double journée), il est exceptionnel qu’un homme en arrive à être surmené du fait de sa participation aux activités de soin ! Je crois qu’il faut chercher ailleurs les déterminants du mal-être que connaissent certains hommes en instance de paternité ou déjà pères, et je suis enclin à penser que c’est prioritairement le saut de la conjugalité à la parentalité qui fait problème chez eux : tout se passe comme si procréation ne pouvait plus rimer avec récréation, reproduction avec affection ou passion, comme si la mise en harmonie des deux états n’avait pas pu s’opérer ; comme si, pour parler clair, l’homme butait sur l’opposition indépassable entre vie de couple et vie de famille. À la manière de ce personnage de Compartiment pour dames[14] , l’homme semble alors s’écrier : “Nous sommes là l’un pour l’autre. Que demander de plus ?”, et on le voit qui refuse d’affronter les bouleversements liés à l’entrée en scène d’un nouveau personnage, l’enfant. En fait, la déconvenue peut surgir à différentes phases du processus. On identifiera quatre séries d’obstacles à surmonter[15].
Les transformations du corps et du caractère de la conjointe
On a beau essayer de rassurer les hommes, les persuader que leur partenaire est restée aussi séduisante et aussi désirable qu’auparavant, que la relation amoureuse peut être poursuivie sans risque et sans diminution de plaisir… la réalité se révèle parfois plus terne, moins radieuse, surtout si la grossesse a entraîné une forte prise de poids, l’apparition d’épisodes de “déprime”, d’hypersensibilité ou d’irritabilité. À différents moments de la “gestation”, la femme peut se montrer moins disponible, plus indifférente au contact corporel, et l’homme peut être tenté de se détourner, d’aller “voir ailleurs” ou d’entrer de front dans un désaccord sexuel.
On a beau attendre avec impatience l’instant où va prendre fin la vie cachée du monde intra-utérin ; on a beau magnifier le temps de la mise au monde, décrire l’accouchement comme une apothéose, célébrer les vertus de la communion entre celle qui souffre dans sa chair et celui qui l’assiste avec le plus possible d’empathie… le spectacle des dernières phases de la grossesse est parfois difficile à vivre et la violence irréductible des périodes du “travail” ou de l’“expulsion” (avec la douleur, la vue du sang) peut parfois heurter la sensibilité de l’homme-conjoint et provoquer chez lui un véritable traumatisme. Le couple risque alors d’être ébranlé et de s’effondrer.
La prévalence accordée au bébé
On a beau admettre qu’un tout jeune enfant a un besoin vital d’être protégé et dorloté par une figure maternelle, qu’une mère est le plus souvent portée à entourer et câliner son enfant, que la “préoccupation maternelle primaire” est un état provisoire et que la fusion mère-nourrisson ne durera qu’un temps… l’attention que la mère accorde au bébé peut paraître démesurée, notamment lorsque la femme a décidé d’allaiter.
Certains hommes ont alors l’impression que les seins de leur partenaire ont perdu leur fonction érotique habituelle et ils se vivent comme exclus d’une relation qui chez le nourrisson va, à l’évidence, au-delà de la simple satisfaction du besoin alimentaire. Il y a encore risque de tempête pour le couple.
Les contraintes du partage des tâches
On a beau s’extasier devant les pères qui donnent le biberon, qui changent la couche et se lèvent la nuit, bref devant ceux qui s’investissent largement dans les soins et le jeu avec l’enfant… la nouvelle charge de travail domestique semble trop lourde à porter, triviale, répétitive et peu gratifiante. L’enthousiasme initial s’épuise au fil des jours et voilà que l’ennui commence à apparaître avant d’ouvrir la voie insidieusement à la lassitude, à l’abandon de toute participation aux activités de soin, au refus des responsabilités éducatives et… à la mésentente conjugale.
C’est ainsi qu’au cours du devenir père, diverses perturbations peuvent venir s’interposer et exercer une influence déstabilisante. Il y a fort à parier que le phénomène n’a rien d’exceptionnel et qu’il explique une bonne part des divorces répertoriés au cours des cinq premières années de vie maritale (20 % du total en 2003).
À défaut de données scientifiques fiables, on peut supposer que cette forme de décrochage survient parmi des hommes tout-venant (hors de toute pathologie avérée), mais que dans la majorité des cas, la fragilité émotionnelle, l’intolérance à la frustration, le manque de maturité affective et sociale, l’individualisme exacerbé apparaissent – isolément ou de façon cumulée – comme des inducteurs de l’incapacité à résoudre le conflit entre conjugalité et parentalité. Il est certain aussi que cet enchaînement causal se révèle encore plus difficile à dénouer quand la précarité économique et la précarité relationnelle viennent ajouter leurs funestes effets.
À l’évidence, les professionnels de l’action sociale doivent se préoccuper des accidents de la “paternalisation”, notamment lorsque ceux-ci mettent en péril la vie de couple. En liaison avec les personnels spécialisés (obstétriciens, sages-femmes) et les thérapeutes (dont l’intervention est parfois indispensable), ils ont un rôle important à jouer dans l’écoute, le conseil et l’aide psychologique (à travers des groupes de parole pour les futurs pères, des séances de préparation à la naissance pour les couples, des rencontres de jeunes parents, etc.). Bref, un rôle de prévention et de soutien. ■
Notes
[ 1] Terme utilisé par S. Lebovici (en 1994, 1995…) pour désigner le processus psychique au cours duquel un homme devient père. Dans la même ligne de pensée et dès les années 1980, on avait créé les néologismes “paternage” (les soins assurés par le père) et “paternalité” (paternité psychique), trois expressions à mettre en correspondance avec “maternage”, “maternalité” et… “maternalisation” ; “parentage”, “parentalité” et… “parentalisation”. Le jargon psy est parfois inflationniste !
[ 2] Ces études doivent beaucoup à mes anciens étudiants de doctorat à l’Université Toulouse-Le Mirail. La plupart de ces ex-coéquipiers sont aujourd’hui enseignants-chercheurs.
[ 3] J’envisagerai seulement le cas de la procréation dite “naturelle”, mais il est bien évident que plusieurs des phases considérées se retrouvent dans une démarche de procréation médicalement assistée (IAD, FIV, etc.), et même dans une démarche d’adoption (on peut avec autant de pertinence parler dans ce cas de l’attente, de l’accueil, de la relation précoce…).
[ 4] Seul ou presque l’obstétricien (pro-lacanien) B. Fonty émet des réserves. Il a récemment écrit Les pères n’ont rien à faire dans la maternité, Paris, First, 2003, mais c’est sans doute pour mettre en garde contre certaines dérives.
[ 5] On sait que dans le bouillonnement culturel des années 1980 et sous l’impulsion notamment du psychanalyste B. This, on a aussi préconisé deux gestes à haute valeur symbolique : la ligature du cordon ombilical (séparation) et le bain (ouverture au monde).
[ 6] En France, c’est surtout M. Lamour qui a travaillé sur la mise en place, la dynamique et les dysfonctionnements du “triangle primaire”, à savoir la “triade” père-mère-enfant. L’idée forte est que les deux parents se font parent mutuellement et que le bébé participe à la “parentalisation” de sa mère et de son père.
[ 7] Résultat d’une enquête réalisée en mars 1999 par une unité de recherche du CNRS (équipe dirigée par M.-A. Barrère-Maurisson). Voir le compte rendu du journal Le Monde, 27 mai 2000.
[ 8] Ce modèle immortalisé par le film de C. Serreau, Trois hommes et un couffin (1985), a été récemment illustré dans les portraits savoureux brossés par J. Garcin dans Théâtre intime, Paris, Gallimard, 2003, et par J.-P. Dubois dans Une vie française, L’Olivier, 2004.
[ 9] Dans l’ouvrage de 2005, je rapporte deux entretiens accordés par des pères inscrits dans ce modèle : L., un homme qui a été père (par deux fois), puis beau-père (de deux enfants) et de nouveau père (encore à deux reprises) ; J.-P., un père homosexuel qui a adopté et élevé un petit garçon originaire d’Afrique.
[ 10] Dans ce cadre, j’envisage le cas de J. et D., deux pères qui, au terme de la rencontre, m’ont semblé totaliser, c’est-à-dire articuler de façon harmonieuse, différenciation et implication.
[ 11] Quelques psychanalystes estiment encore que les pères n’ont pas leur place dans la proximité du bébé. F. Dolto, pourtant acquise à l’idée très actuelle que la triangulation mère-père-bébé commence dès la conception de l’enfant, ne préconisait pas que les pères s’occupent des bébés : “pas avant 18 mois”, précisait-elle dans Quand les parents se séparent, Paris, Le Seuil, 1988, p. 53. Aujourd’hui, ce conseil est réitéré et renforcé par le pédiatre A. Naouri, théoricien fougueux de l’opposition radicale mère-père (logique de la grossesse face à la logique du coït ; logique du “oui à tout” face à la logique du “non à tout”).
[ 12] M. Lamb (éd.), The Role of the Father in Child Development, New York, Wiley, 1997.
[ 13] J. Le Camus, F. Labrell, C. Zaouche-Gaudron, Le rôle du père dans le développement du jeune enfant, Paris, Nathan, 1997.
[ 14] A. Nair, Compartiment pour dames, Philippe Picquier, 2002
[ 15] Dans son dernier roman – Un heureux événement, Paris, Albin Michel, 2005 –, E. Abecassis nous convie avec humour et perspicacité à faire défiler le film des déconvenues de la “parentalisation” (on y retrouve du reste les principales périodes critiques que j’ai moi-même distinguées). L’auteur met son talent d’écrivain à défendre l’idée que l’enfant, “consécration de l’amour, est aussi son fossoyeur” (p. 186), et en tant que mère, “féminine et féministe”, elle va jusqu’à écrire à propos de sa fille Léa : “C’était elle, l’enfant de notre amour, le destructeur de notre couple” (p. 194).
Résumé
Le devenir père est le plus souvent bien vécu par les hommes d’aujourd’hui : aux côtés de leur conjointe, ils sont nombreux à s’impliquer dans l’attente, dans l’accueil, dans les soins et dans l’éducation première de l’enfant. Mais il arrive que la “paternalisation” connaisse des ratés, bute sur des obstacles, et que le conflit entre conjugalité et parentalité finisse par mettre le couple en péril. C’est une raison qui suffit à recommander aux travailleurs sociaux de rester en alerte et, le cas échéant, d’intervenir.
Auteur Jean Le Camus :
Professeur émérite de psychologie à l’Université Toulouse-Le Mirail
Il a fondé et dirigé (1994-1998) l’équipe de psychologie du jeune enfant au sein du laboratoire “Personnalisation et changements sociaux”. Dans ce cadre, il a consacré une part importante de ses travaux de recherche à la paternité.
Il a notamment publié :
Pères et bébés, Paris, L’Harmattan, 1995 ;
Le père éducateur du jeune enfant, Paris, PUF, 1999 ;
Le vrai rôle du père, Paris, Odile Jacob, 2000 ;
Comment être père aujourd’hui, Paris, Odile Jacob, 2005.
Source : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2006-4-page-26.htm.
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Quand je suis devenue maman, mon chéri est automatiquement 
devenu papa.
Chacun dans nos rôles et c’est bien comme cela !
Depuis la première seconde, il regarde sa princesse avec tendresse. C’est lui qui l’a accueillie dans ce monde. Et il raconte l’événement avec précision, fierté et émotion. Encore plus que pour le but décisif en finale de coupe Stanley. Quand mon médecin lui a dit « Viens vite, le bébé arrive! Mets les gants et enfile la blouse! », je l’ai immédiatement perdu à mes côtés. Il a exécuté en vitesse les instructions médicales – on n’attrape pas un bébé comme un ballon de football – en me laissant sur le dos. « Pousse seule, chérie! Débrouille-toi avec le matelas inconfortable et les dernières contractions, bébé me réclame! ». Il a coupé le cordon, lui a donné son premier biberon, a changé la première couche et lui a fait prendre son premier bain. Il a pris toute la place qui lui revenait. C’est son enfant autant que le mien. Je suis la maman, tu es le papa et c’est bien comme cela!
Dès les premiers instants, il était clair qu’il voulait être un papa présent et impliqué.
Et c’est ce qu’il a toujours été. Je lui ai laissé toute la place pour le faire. À sa manière. J’étais là aussi. Je m’occupais d’Adèle à ma façon et lui, à la sienne.
On s’appuyait l’un sur l’autre pour s’épauler dans notre nouvelle aventure, celle d’être les parents d’Adèle. Nous étions tous les deux des débutants, alors nous apprenions ensemble. En même temps.
En sortant de l’hôpital avec notre nouvelle petite reine, je me suis précipitée dans la boutique de vêtements pour enfants pour lui acheter la plus mignonne des petites robes avec collants assortis. J’ai laissé papa et Adèle à leur premier tête à tête.
Comme il était heureux mon chéri de pouvoir s’occuper seul de sa princesse! Il m’a donné un bisou et m’a dit d’en profiter de ma sortie pour prendre une bouchée et de ne pas me presser. La perspective de rester seul avec sa fillette l’enchantait. Parce que bien sûr, nous, les filles, avons parfois tendance à vouloir que les choses soient faites comme nous l’entendons. Ainsi, en ne m’ayant pas dans les pattes, il allait profiter de son après-midi comme il l’entendait.
Trop souvent, les mamans grugent l’espace réservé aux papas en multipliant les conseils, en les assommant de mises en garde et en leur cassant les oreilles avec des
« fais attention à… »,
« n’oublie pas… » ou
« ne fais pas cela comme cela ».
Je me demande si les filles accepteraient de se faire rabâcher constamment les oreilles avec de tels propos. Pourtant, c’est ce que l’on fait avec les gars qui partagent nos vies. Pour notre propre bien-être, nous devrions lâcher prise un peu et les laisser se débrouiller tranquillement. Je suis la maman, tu es le papa et c’est bien comme cela!
En supervisant leurs gestes et en freinant leur créativité, les mamans bousculent l’implication des papas. Peut-être certaines croient-elles en savoir plus que leurs hommes, mais moi, je n’y crois pas. On a chacun des aptitudes différentes envers les enfants. Chacun y va à sa manière, mais l’important, c’est de laisser la chance au papa de prendre sa place. Toute sa place.
J’aimais chanter en berçant Adèle. Il aimait les chatouilles et les mises en scène avec les peluches et poupées. L’heure du bain était un plaisir pour lui, je préférais la crémer et l’habiller. On se complétait bien.
Maintenant, c’est pareil. J’aime aller à l’heure du conte à la bibliothèque, il adore aller au cours de natation. Je jardine avec Adèle et lui l’amène au parc. Je suis la maman, tu es le papa et c’est bien comme cela!
Le lait est dans le frigo, les céréales dans le garde-manger, les couches dans l’armoire et les pyjamas dans le tiroir. Alors, tout va bien! Bien sûr, si le bébé pleure, il pensera à lui donner sa suce. Bien sûr, il lui donnera ses céréales! Non, non, pas besoin de lui indiquer d’en vérifier la température en les sortant du four micro-ondes; il vous a vu le faire dix fois (peut-être vingt!)!
Bien sûr que tout va bien! Bien sûr, il changera sa couche! Bien sûr, il sait de quel côté la placer! Bien sûr qu’il sait que votre poupon aime avoir un petit drap sur lui en dormant! Bien sûr, il lui donnera un bain! Non, il ne l’ébouillantera pas. Bien sûr, il le bercera en lui donnant le biberon. Non, il n’oubliera pas son rot. Vous voyez? Tout va bien!
Et même s’il oubliait quelque chose, même si le biberon coulait, même si la purée de courge était un peu froide, il se débrouillerait, l’Homme! Il se retournerait sur un dix sous pour faire face à la situation. Même si on téléphone chaque heure pour savoir si tout va bien, on ne pourrait rien y changer vraiment. Pour ma part, quand je partais de la maison pour un cours à l’université, un café avec une copine ou un après-midi de magasinage, je vous l’avoue, je ne voulais pas savoir si tout allait bien ou pas. Je pensais à moi, et je le laissais gérer l’entreprise à sa façon. Il savait que faire. Je lui faisais confiance! Les papas savent quoi faire. Il suffit souvent de leur laisser la chance de nous le prouver. À vouloir tout gérer, on finit par ne plus voir ce qu’ils font vraiment!
Il faut aussi avouer que les gars ont la joyeuse propension à prendre tout plus légèrement que nous. « C’est-tu vraiment grave? », me demande souvent l’Homme. Et là, je patine pour lui faire croire que « oui », c’est grave que le chandail de Miss Lulus ne soit pas assorti à ses pantalons. Ou « oui » c’est grave que la montagne de serviettes ne soit pas rangée (elle est pliée, mais — oh malheur! — pas rangée!). Ou « oui » c’est grave que le journal d’hier traîne encore sur la table de la cuisine, que la vaisselle ne soit pas essuyée, les vidanges sorties, le bain lavé ou le lit fait. Je suis passée maître dans l’élaboration des excuses faussement valides. J’ai pris deux minutes entre le coup de balai dans la cuisine, un article à terminer, mes cannellonis qui brunissent au four, le potage dans le malaxeur, le coup de fil à ma copine, le courriel urgent, les positions de yoga, deux rangs de tricot et une gorgée de café refroidi et j’ai réfléchi. Est-ce vraiment grave?
Depuis, j’ai appris à ne plus paniquer. Quand j’entends les cascades de rires de ma Minouette quand elle s’amuse avec son papa, quand je la vois avec lui faire des grimaces de monstres dans le miroir, quand je l’entends lui dire « Beaux câlins, papa! Je t’aime! » ou quand je la vois, surexcitée d’entendre grincer la serrure de la porte quand il entre après le boulot et qu’elle se précipite en criant « Paaaaaaaaaaapa! Je suis contente de te voir! », je sais pertinemment que j’ai eu raison de leur laisser ce petit coin bien à eux. Même si elle a un grain de céréales dans les cheveux, la bouche barbouillée, un bas rouge et un bas bleu, même si sa lulu n’est pas centrée sur son coco… Son sourire et ses yeux qui brillent valent plus que toutes ces peccadilles! Je sais que j’ai eu raison de leur laisser leurs petits rituels, leurs jeux et leurs moments complices! Parce que si elle est heureuse, ma petite Adèle, c’est grâce à lui, son « papa d’amoouuur ». Grâce à lui autant qu’à moi! Parce que je suis la maman, tu es le papa et c’est bien comme cela !
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Lorsque bébé naît, le couple doit s’adapter à sa nouvelle 
situation familiale et à son nouveau rôle.
Souvent, il oublie de prendre du temps pour lui et de conserver son intimité.
Mais qu’est-ce que l’intimité ? C’est tout d’abord une situation de vulnérabilité entre deux personnes, un dévoilement mutuel de ses émotions et sentiments à son partenaire. L’intimité inclut une notion de respect, de compréhension mutuelle, une relation de confiance, un échange réciproque d’affection, une communication adéquate et enfin une complicité entre les deux partenaires de vie.
Certaines situations peuvent nuire à l’intimité et d’autres vont la favoriser.
De plus, lorsque l’intimité n’est pas présente dans un couple, plusieurs conséquences peuvent apparaître. En effet, les membres du couple peuvent se sentir incompris, jugés, frustrés, ils peuvent aussi manquer d’affection et de complicité. Ils peuvent croire que l’autre ne l’aime plus, cela peut parfois conduire à une rupture.
Afin d’éviter toutes ces conséquences, il est important de se réserver des moments intimes en couple, des sorties, des activités de couple, des soirées ensemble où le couple peut partager ce qu’il ressent, échanger de l’affection, éviter de parler du bébé pendant cette soirée ou cette journée, se préparer des moments romantiques et sensuels, se parler de ses réactions et craintes, etc.
Au besoin, vous pouvez prendre rendez-vous avec votre amoureux (se) si votre agenda déborde ! Vous pouvez aussi faire garder bébé ou encore profiter d’une sieste pour prendre du temps pour vous. Offrez-vous des petits plaisirs, des douceurs. Souvent, la quantité des rencontres entre amoureux diminue, il est alors important de miser sur la qualité de vos rencontres.
Faites fonctionner votre imagination !
Pourquoi l’intimité est-elle aussi importante ? Parce que le couple aura plus de facilité à trouver des solutions aux problèmes et aux conflits qu’il rencontre. De plus, il développera une meilleure écoute, une plus grande ouverture, une plus grande complicité et compréhension mutuelle. Il aura aussi l’occasion de se démontrer et de partager son amour. Le couple partagera donc un sentiment de bien-être et d’épanouissement.
Vous êtes des parents, mais aussi un couple : ne l’oubliez pas !
Quelle est votre expérience ?
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Mythe ou réalité, de plus en plus couples se séparent avec
l’arrivée de bébé.
Certains psychologues parlent d’ailleurs de Baby-clash pour évoquer ce phénomène… Mais un enfant peut-il réellement mettre en péril le couple ? Retour sur les conséquences funestes d’un heureux évènement…
Bébé vient de naître… et le couple se sépare !
Les chiffres du baby-clash
Bien sûr, devenir parent n’est pas de tout repos. Les habituelles soirées en amoureux prennent parfois des airs apocalyptiques, quand on doit se relever 10 fois, que les conversations sont entrecoupées de pleurs et de cris, que le lit des amants devient le lit de toute la famille… A tel point que ces bouleversements peuvent mettre en péril le couple ! Certes, si l’on regarde de près les statistiques, il faut relativiser. Il y a effectivement de plus en plus de familles monoparentales (+ 25 % entre 1990 et 1999), mais la séparation intervient le plus souvent lorsque les enfants sont grands. Néanmoins, environ 10 % des enfants de moins de deux ans vivent avec un seul parent1.
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Sophie est une petite fille souriante qui parle très bien, elle m’accueille avec un grand sourire.
Ses parents font appel à mes services car elle ne fait pas de nuit complète et le moment du coucher est un « enfer » dixit les parents.
Ils n’ont plus de soirée de couple depuis la naissance de leur fille.
