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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les tout-petits
comprendraient très bien les points de vue des autres personnes.
Telles sont les conclusions d’une étude financée par l’Union européenne et menée auprès d’enfants âgés de sept mois.
Avant cette recherche, la majorité des scientifiques pensaient que les bambins acquéraient « la capacité de l’esprit », c’est-à-dire la faculté à deviner les intentions et les états mentaux d’une autre personne, vers l’âge de 3-4 ans. Une aptitude qui joue un rôle essentiel dans les interactions sociales.
Selon les chercheurs, de tels résultats pourraient contribuer
« aux efforts actuels d’accomplir une détection précoce et un diagnostic d’autisme ».
Source : Sciencemag.org
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Fini les tricycles et autres vélos flanqués de petites roues 
arrière. Pour aller au parc, on enfourche une draisienne.
Un vélo sans pédales plébiscité par les professionnels de l’enfance… et les petits de 2 à 5 ans.
A la faveur de ce délicieux soleil de début d’automne, ils envahissent les trottoirs à l’heure de la sortie de crèche ou de la balade au parc après la sieste. Des bolides, en bois le plus souvent, chevauchés par des tout-petits de 2-3 ans hilares et pleins d’une assurance inhabituelle. A ceux qui ouvrent des yeux ronds, les parents initiés rétorquent, enchantés :
« Comment, tu ne connais pas la draisienne ? »
Le nom à lui seul est aussi étrange que le phénomène : comment un petit vélo spartiate et sans pédales a-t-il pu supplanter le bon vieux tricycle ?
Grâce au bouche-à-oreille, et aux Allemands, qui les premiers ont redonné vie à cet engin.
Car la draisienne n’est que l’ancêtre du vélo, un bon vieux vélocipède en somme : un guidon, un cadre, des roues, et c’est tout.
Portée par la vague bobo du jouet en bois, la draisienne a ressurgi tout récemment dans les grandes villes, comme « outil fabuleux pour apprendre aux petits l’équilibre ».
« L’équilibre, c’est ce qui est le plus difficile à apprendre à vélo », explique Aude Becquart, consultante en puériculture qui a travaillé vingt ans en crèche et ne jure que par cette alternative aux « trois ou quatre-roues » pour les petits à partir de 2 ans.
« Les tricycles et les vélos avec stabilisateurs ont des effets pervers : au lieu de prendre le réflexe de se pencher vers l’intérieur du virage, ils se laissent retenir par la roulette extérieure… »
Cela explique selon elle bon nombre de gadins parfois traumatisants lorsque les enfants passent aux deux-roues.
Les petits ne comprennent pas que c’est la vitesse qui leur permet de tenir leur vélo.
« Avec une draisienne, affirme Aude Becquart, l’enfant apprend le sens de l’équilibre peu à peu. Il est sécurisé par ses pieds qu’il peut poser au sol à tout moment et peut se propulser de plus en plus vite au fur et à mesure qu’il prend confiance. »
D’ailleurs, et c’est en grande partie la raison du succès incroyable de ce petit vélocipède, les enfants qui ont utilisé une draisienne passent directement au vrai vélo, sans sacrifier à l’étape « stabilisateurs ».
« Au départ, je voulais acheter un vélo à ma fille, mais ils étaient tous trop grands et elle avait peur, raconte la maman d’une petite Victoria de 2 ans et demi.
Et puis j’ai vu un gamin faire de la draisienne, et j’ai été sidérée et séduite.
J’en ai commandé une sur Internet, de marque allemande, parce que les mamans disaient toutes que c’étaient les plus évoluées… et maintenant plus question de partir en balade sans elle. »
Au final, les parents ont déboursé 45 €, ce qui reste moins cher qu’un vélo de premier prix. Et leur fille, casque de protection sur la tête, fonce avec tous ses collègues de draisienne dans les allées du jardin du Luxembourg.
En très peu de temps, toutes les enseignes de sport et de jouets s’y sont mises : Décathlon, Go Sport, Eveil et jeux… « On a été obligés de commencer à en importer il y a deux ans à la demande de notre filiale allemande », confirme Xavier Blanchard, patron de Yakari France, le premier fabricant européen de vélos pour enfants qui a sorti — signe des temps — les premières draisiennes sous licence Hello Kitty, Winnie l’ourson ou Cars.
« C’est encore une mode de zone urbaine, mais ça se développe à toute vitesse! »
Source : Le Parisien
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Le jeu est pour le tout-petit un support à son
imagination sans limite, et un élément essentiel d’apprentissage.
Les vitrines de Noël prennent déjà place dans les magasins, et voici que la question trottine à nouveau dans la tête des parents : mais que diable va-t-on bien pouvoir leur offrir à Noël ?
Un ouvrage nous propose une idée, toute simple : des cartons, de la boue, des gommettes ou de la pâte à sel…
Dans Pourquoi les bébés jouent ?, la puéricultrice Laurence Rameau, directrice de la rédaction du Journal des professionnels de la petite enfance, s’interroge sur la façon si particulière qu’ont les tout-petits d’explorer leur environnement. «Là où ils voyagent comme des papillons sans cesse en mouvement, nous ne pouvons, chenilles adultes travailleuses, plus nous rendre.»
Car, nous explique l’auteur, l’humanité a trouvé le plus joli des moyens pour apprendre : dépendants des adultes, les bébés sont ainsi totalement déchargés des conditions d’organisation de leur survie et peuvent consacrer ce long temps de l’enfance à décrypter les mystères de la vie. «C’est leur concept d’exploration du monde que de tout essayer sans aucune inhibition», insiste l’auteur. Leur imposer des règles du jeu n’a alors aucun sens et peu même être nocif, le propre des tout-petits étant d’en inventer
«au fur et à mesure».
Tous les mondes possibles
Gageons alors avec Laurence Rameau que les papiers et ficelles qui s’entasseront d’ici à un mois au pied du sapin fascineront nos petits, bien plus que les jouets sophistiqués qui y étaient cachés.
Pourquoi ? Parce qu’avec des jouets, toujours prévus pour un usage spécifique, les bébés ne peuvent «que rarement, ou de manière toujours bien trop étriquée, en détourner la finalité, pour en faire autre chose».
Tandis qu’un carton peut devenir maison, voiture, parcours, et la ficelle, elle, tournoie, suit l’enfant dans ses balades ou se fait serpent…
«Avec la ficelle, le carton et le papier, rien n’est prévu par les adultes. Pas de notion d’échec ou de réussite, pas d’objectifs, pas de compétences particulières attendues.»
Au fil des chapitres, Laurence Rameau nous explique pourquoi les petits montent le toboggan à l’envers, collent les gommettes sur la table, mangent les crayons, courent après les pigeons, se cachent… «Lorsqu’il s’amuse, le bébé apprend, mais lorsqu’il fait son dessin, il n’apprend pas.» Car si nos «papillons, insiste l’auteur, font très bien la différence entre le monde réel et l’imaginaire, ils ne se privent pas d’explorer tous les mondes possibles» sans «se limiter à ce qui est proposé d’emblée, à ce qui est prévisible».
Les adultes que nous sommes devenus oublient trop que la bouche est aussi faite pour découvrir les couleurs, les doigts pour comprendre le mouvement, les yeux pour reconnaître les odeurs !
Il faut donc, selon Laurence Rameau, donner aux bébés accès à «des accessoires ludiques, qui vont leur permettre d’inventer ce qui les intéresse», éviter «un environnement trop lisse, trop plat, trop sécuritaire», et que les adultes, sans aucunement diriger les jeux, s’y «intéressent, participent, essaient de comprendre, de dire le plaisir partagé». Le tout avec un seul objectif : «apprendre, non pas vite mais avec bonheur».
«Pourquoi les bébés jouent ?», Laurence Rameau, Éd. Philippe Duval.
Source : Le figaro
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Les enfants peuvent trouver difficile la séparation
ou le divorce de leurs parents. Votre enfant peut se sentir triste, confus ou inquiet. La façon dont vous abordez les changements influera sur ses réactions.
Que dire à nos enfants au sujet de notre séparation ou de notre divorce ?
- Prévoyez comment annoncer la nouvelle à votre enfant.
Si c’est possible, il est préférable de le faire ensemble. Choisissez le lieu et le moment pour en parler. Soyez honnête, mais tenez compte de l’âge de votre enfant lorsque vous décidez ce que vous lui dévoilerez.
Les enfants plus jeunes ont besoin d’information moins détaillée. Les enfants plus âgés peuvent demander à en savoir davantage. - Rassurez votre enfant en lui disant que vous l’aimez toujours et que vous continuerez tous les deux à vous occuper de lui. Dites-lui qu’il aura de nombreuses occasions de passer du temps avec ses deux parents.
- Établissez très clairement que votre enfant n’est pas responsable de la séparation. Les jeunes enfants, en particulier, craignent d’être responsables de la séparation ou du divorce. Expliquez-lui que c’est un problème d’adultes et qu’il n’aurait rien pu faire pour l’éviter. Il aura peut-être aussi besoin de savoir que ni lui, ni personne ne peut vous faire revenir sur votre décision.
Aidez-le à comprendre que le divorce est définitif. - Encouragez votre enfant à parler ouvertement de ses sentiments. Lorsque votre enfant parle, écoutez-le attentivement et tâchez de ne pas l’interrompre. Il est normal qu’il éprouve de la difficulté à exprimer ses sentiments, alors soyez patient. Ce peut être difficile, mais il est important de le laisser exprimer ses peurs et ses inquiétudes en toute honnêteté.
Répondez à ses questions le plus honnêtement possible.
Si votre enfant se sent gêné de se confier à vous, aidez-le à trouver quelqu’un en qui il a confiance, comme un autre membre de la famille, un médecin, un psychologue ou un travailleur social. - Dites à votre enfant seulement ce qu’il a besoin de savoir.
Ne discutez pas de décisions d’adultes et ne vous chicanez pas devant votre enfant. Les enfants ne devraient pas participer aux rencontres avec les avocats ou les autres personnes qui participent à la procédure de séparation ou de divorce.
Que pouvons-nous faire pour faciliter la transition ?
- Discutez des dispositions de visite avec l’autre parent avant de suggérer un projet à votre enfant.
- Parlez ouvertement des modifications qui seront apportées au mode de vie. Indiquez clairement avec qui votre enfant habitera et à quel moment. Il a le droit de connaître les décisions prises à son sujet.
Rappelez-vous qu’il faudra peut-être modifier les ententes à mesure que votre enfant grandira. Discutez des dispositions avec votre enfant plus âgé ou votre adolescent et soyez prêt à respecter ses sentiments au sujet de l’endroit où il veut habiter. - Maintenez la routine la plus normale possible. Les enfants se sentent en sécurité et plus en confiance s’ils savent à quoi s’attendre. Cherchez à créer des routines qui seront respectées dans les deux maisons.
- Si vous avez plus d’un enfant, passez du temps de qualité seul avec chacun d’eux.
- Ne parlez pas en mal de l’autre parent à votre enfant, à votre famille élargie ou à vos amis. Si vous éprouvez de la difficulté avec vos sentiments et vos émotions, trouvez un ami attentionné ou un conseiller à qui parler.
- Les enfants peuvent se sentir seuls dans cette situation. Dans la mesure du possible, recherchez d’autres familles qui ont « deux maisons », afin que votre enfant puisse voir qu’il n’est pas le seul à avoir des parents séparés.
- Soyez poli lorsque l’autre parent vient chercher ou reconduire votre enfant. Si vous êtes aimant et rassurant, votre enfant aura peut-être plus de facilité à affronter la transition.
- Laissez votre enfant parler à l’autre parent chaque fois qu’il en a besoin. Tentez de démontrer de l’intérêt envers le temps qu’il passe avec l’autre parent. Ne laissez pas croire à votre enfant, par des mots ou des gestes, qu’il fait preuve de déloyauté s’il a du plaisir lorsqu’il n’est pas avec vous.
- Respectez les limites raisonnables établies par l’autre parent. Ne minez pas l’autorité de l’autre parent et évitez de renverser une décision qu’il a prise. Discutez des règles et de la discipline avec l’autre parent pour être le plus uniforme possible dans les deux maisons.
- Ne vous attendez pas que votre enfant agisse comme messager ou entremetteur. Vous ne devrez pas vous attendre qu’il vous fournisse de l’information sur les activités de l’autre parent, ses amis ou ses revenus.
- Votre enfant peut aussi avoir l’impression que sa relation avec la famille élargie, telle que les tantes et les oncles, change. Soyez conscient de ces sentiments et donnez-lui de nombreuses possibilités d’entretenir ces liens.
- Informez les autres adultes importants dans la vie de votre enfant (enseignants, éducateurs en milieu de garde, entraîneurs sportifs) de ce qui se passe, pour qu’ils puissent être à l’affût des signes des difficultés d’adaptation de votre enfant à la situation.
- Transmettez l’information médicale et scolaire importante à l’autre parent. Essayez d’assister aux réunions et aux rendez-vous ensemble, pour être tous les deux informés.
Quand devrais-je appeler le médecin ?
Il faudra du temps pour que votre enfant s’adapte à ces changements.
Un enfant plus jeune peut retrouver des comportements qu’il avait abandonnés depuis longtemps. Par exemple, il peut demander sa suce. Les enfants plus âgés peuvent être en colère ou se sentir dépassés par le changement. Ce sont toutes des réactions normales, qui devraient disparaître au bout d’un certain temps.
Les signes annonciateurs d’un trouble plus grave chez votre enfant peuvent inclure :
- l’anxiété,
- la tristesse et la dépression,
- des changements dans ses habitudes d’alimentation ou de sommeil,
- des problèmes à l’école,
- un comportement agressif.
Si le comportement continue de s’aggraver, parlez à votre médecin.
Il existe de nombreuses sources de soutien pour vous aider, vous et vos enfants, à traverser cette période difficile. Ne vous gênez pas pour demander l’aide de vos amis, de votre parenté ou d’un groupe communautaire ou religieux.
Il est également important de prendre du temps pour vous et de vous donner du temps pour vous adapter au changement. Vous avez besoin d’être reposé et en santé pour vos enfants.
Que faire en présence d’un problème plus grave ?
Malheureusement, il arrive que la séparation ou le divorce découle d’une situation de violence dans la relation ou dans la vie familiale. Si c’est le cas, il est important de trouver un endroit sécuritaire où vous pourrez habiter avec votre enfant. Il y a peut-être un foyer pour femmes battues près de chez vous, qui pourra offrir le soutien dont vous avez besoin.
Consultez votre médecin ou prenez contact avec votre service local d’aide à la jeunesse si vous pensez que votre enfant est maltraité.
Lectures supplémentaires pour les parents
- L’éclatement de la famille, Association canadienne pour la santé mentale
- Aider les enfants et les adolescents à vivre la séparation et le divorce, Agence de la santé publique du Canada
- Centre for Research in Family Health, IWK Health Centre
- Les familles changent, Justice Education Society of BC
- Les parents se séparent, Éditions du CHU Sainte-Justine
Lecture supplémentaire pour les enfants
- Dinosaurs Divorce: A guide for changing families, par Laurene Krasny Brown et Marc BrownSource : http://www.soinsdenosenfants.cps.ca
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Les bébés nageurs sont dans le collimateur de la 
Société française de pédiatrie. Selon elle, cette activité ne serait pas sans risque pour la santé des tout-petits.
Les professionnels appellent les parents à la prudence, notamment quand il existe un terrain familial propice au développement de l’asthme ou d’autres formes d’allergie, comme l’eczéma.
L’inhalation de gaz résultant des émanations de chlore, mélangés aux matières organiques (salive, urine, dégradation de peau…) pourrait déclencher des phénomènes inflammatoires au niveau des voies aériennes et renforcer les problèmes asthmatiques chez les bébés prédisposés ou ayant déjà eu des bronchiolites. Une étude publiée l’an dernier indiquait que les bébés nageurs étaient 4,4 fois plus touchés par cette infection.
Les spécialistes soulignent néanmoins qu’il est essentiel d’apprendre à nager aux enfants d’âge scolaire pour éviter tout risque de noyade.
Source : Société française de pédiatrie
http://www.infobebes.com/Actualites/Bebes-nageurs-prudence-1588592
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Mini-ordis dès 6 mois, consoles bilingues pour tout-petits, jeux de société à messages écolos… Les jouets éducatifs abondent. Au risque de brider leur imagination ?
C’est l’un des « tops » de Noël. Disney Baby est un mini-ordi à l’effigie de Mickey, destiné à éveiller les tout-petits aux chiffres et aux lettres. Public visé ? Les bébés de 6 mois qui tapotent sur les larges touches !
Dans les catalogues de jouets, les consoles éducatives se taillent toujours la part du lion, « en particulier celles qui accompagnent les apprentissages scolaires : lecture et calcul », souligne Franck Mathais, directeur marketing de La Grande Récré.
Pour les plus grands, on privilégie les consoles bilingues, comme le tout dernier Littlest PetShop Party Power de Lexibook, où des petits animaux gracieux sont l’alibi pour leur faire travailler leur anglais ou répondre à mille questions d’orthographe.
D’après la psychanalyste Sylviane Giampino, ce souci grandissant de
« pédagogisation » est très révélateur d’une crainte de l’avenir :
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Nombreux sont les parents qui se plaignent du manque 
d’autonomie de leurs bambins. Mais à trop vouloir faire
les choses à la place des enfants en croyant les aider,
on les entrave dès le plus jeune âge dans leur capacité
à affronter la vie.
Claude Halmos, psychanalyste et récent auteur de Grandir paru chez Fayard, nous explique en quoi l’autonomie est la clef de leur intelligence, de leur réussite, de leur bien-être… Et du nôtre par la même occasion !
Côté Mômes : Dans votre dernier ouvrage, vous abordez très largement la question de l’autonomie. En quoi cette acquisition est-elle si essentielle ?
Claude Halmos : Elle est essentielle à bien des égards. Un enfant autonome se sent un être à part entière. Et un être à part entière est un être en mesure de comprendre que l’on ne doit pas faire à l’autre ce que l’on n’aimerait pas qu’il nous fasse.
L’autonomie est une condition sine qua non .pour que les enfants aient accès à la loi,
c’est-à-dire puissent intégrer des règles de vie et accepter les frustrations qui accompagnent chaque étape de leur développement.
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Claude Halmos, l’interview, auteur de 
« L’autorité expliquée aux parents »
Parent-Solo : Vous êtes psychanalyste, spécialiste de l’enfance, collaboratrice de Psychologies Magazine et chroniqueuse sur France Info. Dans votre livre » L’autorité expliquée aux parents » (Editions NIL), Hélène Mathieu, directrice de la rédaction de Psychologies Magazine vous interroge, comme une longue interview. Cette forme d’écriture vous permettait de mieux faire passer votre » combat » ?
Oui, parce qu’Hélène Mathieu m’interview en tant que journaliste mais aussi en tant que mère de famille. Elle représente donc le point de vue des parents en posant les questions que les parents me poseraient et me posent dans mon cabinet. Les gens auraient pu reculer devant un exposé trop théorique, pesant. Là, la théorie y est et le propos devient vivant grâce au dialogue.
P.S. : Votre livre a précèdé, de quelques semaines, la sortie du livre
d’Aldo Naouri « Eduquer ses enfants : l’urgence d’aujourd’hui ».
Deux conceptions opposées de l’éducation :
parents peuvent-ils s’y retrouver ?
Il est extrêmement important que les parents s’y retrouvent. Depuis 15 ans que je travaille dans les médias, j’ai toujours refusé de donner des conseils car je considère que c’est plutôt destructeur. J’essaye toujours d’expliquer aux parents, dans le langage le plus clair possible, des choses qui sont très complexes, qui se passent dans la tête des enfants, des parents, et entre les enfants et les parents. Je pense donc que les parents ont les moyens de comprendre qu’il s’agit d’une autorité différente d’Aldo Naouri. Aldo Naouri revient à l’autoritarisme contre lequel ma génération – et j’en suis fière – s’est battue en 1968. Il revient à une vision de l’enfant considéré comme un être inférieur à l’adulte qui a le droit d’user et d’abuser de son pouvoir sur cet enfant. Aldo Naouri conseille d’arracher les biberons et les tétines à 2 ans sans explication. On crée ainsi un traumatisme, car c’est évident qu’on doit les arrêter, que cela crée un temps de frustration pour l’enfant, mais c’est pour que l’enfant découvre, aidé par sa mère, qu’il y a d’autres plaisirs quand on mange à la cuillère. La frustration n’est que momentanée et c’est l’ouverture à d’autres plaisirs. Surtout, on explique à l’enfant, on ne le soumet pas à cette violence. L’enfant ne peut pas se défendre. En lui ouvrant la porte de l’avenir, on lui permet une promotion qui le soutient dans cette perte de plaisir.
C’est pareil pour les règles. Il y a aujourd’hui une autorité à repenser qui n’est pas l’autorité d’avant 68, mais qui est une autorité post Dolto, c’est-à-dire une autorité qui s’adresse à un enfant considéré comme une personne à part entière, respectable. Mais cet enfant doit apprendre à se soumettre aux règles comme chacun d’entre nous, ce qui est indispensable dans une société civilisée. On respecte les autres, les biens des autres, on peut tout dire mais pas tout faire, on doit travailler pour réussir, la sexualité a ses règles, elle se pratique entre gens consentants, elle est interdite entre gens de la même famille, entre adultes et enfants, etc. Au départ, ce n’est pas naturel, pour l’enfant, qui est dans le pulsionnel, de se soumettre à cela. Il est dans le principe du plaisir, dans un sentiment de toute puissance, il est le roi du monde : comme ce n’est pas compatible avec une vie civilisée, il faut lui apprendre les règles et le pourquoi des règles. Après, on lui impose de les respecter, ce qui signifie que s’il transgresse, on explique une, voire deux fois, puis on sanctionne.
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Le Baby Roul de Smoby est un rouleau gonflable transparent,
avec des
boules sonores à l’intérieur, il est conçu pour que bébé puisse l’escalader, le chevaucher ou le faire rouler.
Décoré avec les petits personnages rigolos des Cotoons, c’est le jeu idéal pour travailler le développement psychomoteur et l’équilibre, il favorise la dextérité et la coordination.
Ou trouver le Baby Roul de Smoby ?
http://www.maginea.com
