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Les parents reconnaissent être trop stressés et souvent désemparés par rapport aux réactions de leur progéniture.
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Constat d’échec ou examen de conscience, 75% des parents se jugent eux-mêmes trop peu autoritaires avec leurs enfants. C’est ce que révèle une enquête Ipsos pour Femme Actuelle et Enfant Magazine.
Articulée sur une approche croisée «parents» et «non parents», cette étude peu optimiste montre une nette tendance à la dévalorisation et la culpabilisation: 46% ont une mauvaise image d’eux-mêmes.
Des parents aux abois
Ils avouent se trouver trop stressés, pour 70% d’entre eux, complètement désemparés par rapport à certaines réactions de leur progéniture (58%) et ont le sentiment de passer à côté de l’enfance/adolescence de leur enfant. Enfin, 75% estiment qu’il est plus difficile d’élever un enfant aujourd’hui qu’autrefois.
Des chiffres étonnants qui, à tous les étages, font apparaître des parents véritablement aux abois. A en croire l’étude, la perception générale des Français sur l’éducation n’est pas meilleure. Le manque d’autorité arrive en première place du podium des critiques (71%). Une large majorité juge aussi que les parents entretiennent une relation trop «axée copain» (66%), qu’ils sont trop tolérants (61%) et donc pas assez sévères (81%).
Paradoxalement, si la discipline n’est pas leur fort, 70% des parents estiment avoir eu parfois des réactions trop dures par rapport à ce qu’exigeait la situation.
«Ces réactions inadéquates ne font que montrer le désarroi des parents qui, au terme d’une carence installée ou d’un laisser-aller, réagissent à l’excès par l’excès, seulement quand il survient», analyse Christine Perrault, psychologue spécialiste des relations familiales. Pour autant, 81% des parents interrogés s’opposent à l’interdiction de la fessée.
Bertrand et Marie, parents d’adolescents, le confessent: «Lutter chaque soir après notre journée de boulot pour interdire à l’un et calmer l’autre, il faut avouer qu’on n’a pas toujours le courage, disent-ils. Et comme d’un point de vue pédagogique on veut éviter les punitions, l’équilibre n’est pas facile à trouver».
Dépassés par cette tâche complexe, les parents auraient ainsi tendance à s’en remettre aux institutions pour les suppléer. Vieux réflexe pointé du doigt par les profs «qui ne sont pas là pour faire le travail des parents mais apprendre le leur aux enfants», peste Nathalie, professeur de Français dans un collège lillois.
Pour elle, «il est grand temps de laisser l’instruction au corps enseignant et de restituer l’éducation aux familles».
Savoir dire non à son enfant
Mais les parents n’ont pas l’air de l’entendre de cette oreille puisque l’enquête Ipsos révèle que, face à leurs difficultés, ils demandent l’aide des pouvoirs publics, prioritairement en faveur de l’école. Au point de faire de celle-ci une thématique cruciale pour la prochaine élection présidentielle.
Ainsi, 58% estiment que le programme des candidats à l’élection concernant les moyens alloués à l’école aura une influence primordiale sur leur vote. Ils sont aussi 72% à considérer comme essentiel que les candidats prennent position sur la gestion de la violence à l’école.
Enfin, l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale est citée comme un facteur favorisant la main sur l’éducation des enfants. 45% des ménages considèrent comme essentiel que les candidats à l’élection présidentielle prennent position sur des aides permettant une meilleure conciliation entre ces deux sphères.
Et 96% aimeraient voir les pouvoirs publics inciter les entreprises à prendre des mesures pour faciliter leur vie quotidienne (allongement de la durée du congé maternité, augmentation de la rémunération du congé parental, etc.).
«Les pouvoirs publics pourront prendre toutes les mesures qu’on veut, rien n’y fera si les parents ne revisitent pas leur relation avec leurs enfants, en reprenant leur rôle et en restaurant leur autorité, souligne Christine Perrault.
La frustration n’est pas un sévice mais un apprentissage à respecter les règles. Dire non à un enfant, décider à sa place sans son avis, ce n’est pas risquer son désamour, comme le craignent tant de parents, c’est au contraire l’aider à apprendre à vivre dans un monde normé, avec ses contraintes sociales».
VOS TÉMOIGNAGES - Beaucoup de parents ont le sentiment d’avoir perdu de l’autorité et ont du mal à dire «non» quand il le faut à leurs enfants. Et vous, y a-t-il des moments où vous n’arrivez plus à vous imposer, que ce soit à table, avec leurs devoirs, pendant que vous faites les courses… ? Êtes-vous plus laxiste avec vos enfants que ne l’étaient vos parents avec vous ? Faites-nous part de vos témoignages dans les commentaires ci-dessous ou en écrivant à temoin@lefigaro.fr.
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Les bébés peuvent reconnaître une voix triste dès l’âge
de 3 mois ce qui suggère une capacité à interpréter la voix humaine et les émotions négatives extrêmement tôt dans la vie.
Selon cette étude de chercheurs du Kings College de l’University College de Londres et du Birkbeck College, les scanners du cerveau de nourrissons de 3 mois ont bien confirmé que certaines parties du cerveau s’activent plus fortement lorsque les bébés entendent des voix tristes.
C’est une recherche biologique intéressante sur l’activation du cerveau chez les jeunes bébés en réponse à des sons humains mais qui ne nous dit pas si l’exposition à des sons différents sur le plan émotionnel ont une influence sur le développement d’un bébé ou de sa personnalité.
Cette étude menée sur un échantillon de 21 bébés âgés de 3 à 7 mois a effectué un mode d’examen spécifique par IRM pour mesurer l’activité dans les différentes régions du cerveau des petits enfants à l’écoute d’un discours humain soit émotionnellement neutre, soit à tonalité heureuse ou triste. Alors qu’ils dormaient naturellement, les enfants ont été placés sous IRMs, un examen par IRM capable de détecter l’ampleur du flux sanguin dans différentes zones du cerveau.
Chez les bébés, le cortex temporal est très sensible aux voix, autant qu’il l’est, pourtant plus développé chez l’adulte. Les chercheurs remarquent également que l’activité du cerveau est peu différente, qu’il s’agisse de sons neutres et heureux, en revanche s’active en cas d’émotions tristes. Cela suggère une capacité du cerveau à analyser la voix humaine dès les premiers mois de la vie et tout particulièrement les émotions négatives.
L’imagerie révèle que,
- comparativement à aucun son du tout, n’importe quel son produit une activation significative dans les 5 régions du cerveau, ce qui confirme des résultats d’études précédentes,
- la capacité du cortex du cerveau à percevoir les différents types de discours augmente avec l’âge,
- le cortex temporal est une région du cerveau extrêmement sensible à la chez les jeunes bébés.
- Son activation lors d’un discours à tonalité triste démontre sa capacité à interpréter la voix humaine et les émotions négatives extrêment tôt dans la vie.
Source: Current Biology, 30 June 2011 10.1016/j.cub.2011.06.009 Early Specialization for Voice and Emotion Processing in the Infant Brain (Visuels NHS)
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Le cerveau serait programmé dès la naissance
à développer cette capacité à faire la différence entre le lever et le coucher du soleil selon cette nouvelle étude sur les rythmes circadiens de l’Université de Chicago.
C’est un nouvel éclairage sur la plasticité cérébrale et notre capacité innée de développement comportemental, comme l’horloge interne par exemple, même en l’absence d’entrée de signaux, ici lumineux, venant de l’extérieur. Une recherche présentée dans l’édition du 27 avril de la revue PloS ONE.
Brian Prendergast, professeur associé en psychologie à l’Université de Chicago et co-auteur de cet article explique:
« Cette découverte pourrait nous montrer pourquoi les bébés de nombreuses espèces savent immédiatement distinguer le jour de la nuit”
Dans une série d’expériences, les chercheurs ont pu montrer qu’en dépit de l’incapacité de voir des stimuli visuels en l’absence de lumière, un œil en développement conserve la capacité de déterminer les cycles de lumière et d’obscurité.
Cette capacité de faire la distinction entre la nuit et le jour se développe avec le cerveau, même en l’absence de signaux extérieurs. D’autres recherches ont révélé que les primates tout comme les humains s’adaptent naturellement à un rythme de sommeil pendant la nuit. Mais cette recherche montre que cette capacité qui permet la synchronie entre le cerveau et les rythmes jour/nuit de l’environnement est probablement une caractéristique innée.
« Pour la première fois, nous avons établi que la capacité de coordonner les rythmes circadiens de l’évolution quotidienne de l’exposition à la lumière n’est pas affectée par des changements dans la quantité de lumière que le cerveau reçoit au cours du développement”.
Ces résultats ont été obtenus à partir d’une série d’expériences difficiles sur des hamsters. Peu de temps après que les hamsters aient ouvert leurs yeux, mais avant qu’ils ne soient exposés à la lumière, les expérimentateurs ont placé une lentille de contact qui a complètement bloqué la lumière sur l’un de leurs yeux. La privation monoculaire est une méthode standard utilisée par les scientifiques pour étudier l’évolution du développement visuel. Les hamsters ont grandi dans un cycle lumière-obscurité de sorte que seul l’œil ouvert a été en mesure d’envoyer des informations sur la perception de la lumière, au cerveau.
À l’âge adulte, les lentilles ont été enlevées, et la fonction de l’œil occulté a été évaluée. L’œil occulté a parfaitement préservé la capacité du cerveau des hamsters à synchroniser leurs rythmes d’activité sur une journée de 24 heures. Ainsi, même si les hamsters ne pouvait pas voir les objets avec leur oeil occulté, ils restaient capables de régler leurs horloges internes, avec cette partie du cerveau.
Certains aspects du développement comportemental, comme l’horloge interne, peuvent donc se développer normalement même en l’absence d’entrée de signes venant de l’environnement.
Source: http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-horloge-
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Selon une nouvelle étude française, les bébés peuvent, 
dès la naissance, reconnaître leurs parents et les personnes qui s’adressent à eux… à condition qu’ils les regardent dans les yeux quand ils leur parlent.
Pour dresser ce constat, des chercheuses ont présenté à 24 nourrissons, âgés de 0 à 3 jours, des vidéos de visages leur parlant, soit en les regardant directement, soit présentant un regard en biais. Elles leur ont ensuite montré la photographie de ces visages, puis celle de nouvelles figures.
Résultat : les nouveau-nés regardaient plus longtemps (donc reconnaissaient) la photographie du visage familier lorsque la personne avait un regard direct, et non en biais.
Pour rappel, de précédentes études avaient déjà révélé que le langage et le regard jouaient un rôle important dans le processus d’identification des personnes chez les bébés de trois mois.
Source : PloS One
http://www.infobebes.com/Actualites/A-peine-ne-il-vous-identifie
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Avoir deux filles est la garantie d’une vie de famille heureuse et harmonieuse. C’est la conclusion d’une récente étude examinant les différentes combinaisons d’enfants, garçons et filles, et leur impact sur la vie de la famille. Les chercheurs se sont intéressés à 2.116 parents ayant des enfants de moins de 16 ans, et plus précisément douze combinaisons différentes d’enfants allant d’un garçon et une fille à quatre garçons et quatre filles (ils n’ont pas étudié les enfants uniques).
Les chercheurs ont demandé aux parents de noter le comportement de leurs enfants dans une série de catégories allant de la compatibilité aux disputes en passant par la possibilité de les raisonner.
Selon l’étude, la combinaison de deux filles est celle qui a le meilleur effet sur la vie familiale, avec peu de disputes, des jeux en commun et une atmosphère dans l’ensemble agréable. Deux filles embêtent aussi moins souvent leurs parents et ont moins tendance à se chercher des poux ou à s’ignorer mutuellement.
En revanche, avoir quatre filles est la pire combinaison possible sur les douze étudiées. Les parents de quatre filles sont ceux qui sont le moins satisfaits de leur vie familiale: un quart d’entre eux affirment qu’ils ne sont pas contents du comportement de leur progéniture, un tiers avoue avoir du mal à gérer la vie quotidienne, et ils rapportent en moyenne quatre bagarres ou disputes par jour.
Faye Mingo, porte-parole du site www.bounty.com, un site dédié aux parents qui a commissionné l’étude, explique:
«Les mamans et papas qui ont été interrogés aiment évidemment leurs enfants de tout cœur, mais ceux qui ont des familles plus nombreuses ont beaucoup plus de mal à gérer la vie quotidienne. […] On pense souvent que les filles sont de petits anges, et c’est vrai quand elles sont deux. Mais plus elles sont nombreuses, plus elles sont épuisantes, encore plus que pour les garçons.»
Voici le classement complet des meilleures combinaisons d’enfants d’après l’étude:
12. Quatre filles
11. Deux garçons et deux filles
10. Trois filles et un garçon
9. Trois garçons et une fille
8. Deux garçons et une fille
7. Deux filles et un garçon
6. Quatre garçons
5. Trois garçons
4. Trois filles
3. Deux garçons
2. Une fille et un garçon
1. Deux filles
L’étude, qui a été réalisée pour un site dédié à la parentalité, part du principe qu’avoir des enfants est toujours une bonne chose. Un principe qui est remis en question par certaine études. En mars 2011, Healthland rapportait ainsi les résultats d’une étude prouvant que les parents se mentent à eux-mêmes, et se persuadent qu’avoir un enfant est plus gratifiant que ça ne l’est en vérité.
Source : http://www.slate.fr/lien/36577/heureux-deux-filles
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Si on en sait beaucoup sur l’association entre enfance difficile
et problèmes de santé mentale à l’adolescence ou à l’âge adulte,
cette étude, pour la première fois, s’est portée sur le bien-être à l’adolescence. Un bien-être désormais associé à un bonheur de vivre à l’âge adulte, mais aussi associé -résultat surprenant- à une probabilité plus élevée de divorcer, si l’on en croit ces chercheurs de l’Université de Cambridge. Pourquoi ? Parce que le bien-être confère plus d’estime de soi et d’« auto-efficacité » et donc plus de capacité à rompre un mariage malheureux. Des conclusions qui sont publiées dans l’édition de janvier du Journal of Positive Psychology.
Ce lien entre une adolescence « positive » et un bien-être dans la quarantaine est la conclusion de cette étude des données portant sur 2.776 participants à l’étude de cohorte britannique (British birth cohort study), débutée en 1946. La perception « positive » de l’enfance est fondée sur les évaluations des enseignants des niveaux de bonheur et d’épanouissement des élèves, des liens amicaux et de l’énergie de leurs élèves âgés de 13 à 15 ans. Un élève recevait un point positif pour chacun des quatre éléments suivants « sociabilité avec les autres enfants», «particulièrement heureux et satisfait», «se fait des amis très facilement» et «extrêmement énergique, ne se lasse pas ». Les enseignants ont également relevé les problèmes de comportement (agitation, rêverie, désobéissance, mensonge, etc) et des problèmes émotionnels (anxiété, peur, méfiance, troubles de l’attention, etc).
Les chercheurs ont ensuite relié ces évaluations à la santé mentale des individus adultes, l’expérience professionnelle, les relations et activités sociales, plusieurs décennies plus tard. Ils ont constaté que les adolescents évalués positivement par leurs enseignants étaient significativement plus susceptibles que les autres, d’accéder à un niveau plus élevé de bien-être, plus tard dans la vie. Cela se manifestait une plus grande satisfaction dans son travail, des contacts plus fréquents avec la famille et les amis, et un engagement plus important dans des activités sociales ou de loisirs. Des enfants heureux ont aussi beaucoup moins de risques (60% de moins) de développer des troubles mentaux tout au long de leur vie.
Chose amusante, l’étude a conclu, aussi que les personnes qui avaient eu une enfance heureuse étaient en fait plus susceptibles de divorcer. Une explication possibles suggérée par les chercheurs est que plus heureux les gens sont, plus ils ont une meilleure estime de soi ou une forme d’auto-efficacité et sont donc plus enclins et capables de rompre un mariage malheureux.
Le Pr. Felicia Huppert, l’un des auteurs de l’étude et directeur de l’Institut du bien-être à l’Université de Cambridge, explique que « ces résultats confirment le point de vue que, même en cette période de grandes difficultés financières, les décideurs (politiques) doivent accorder la priorité au bien-être des enfants afin qu’ils aient le meilleur départ possible dans la vie. » Le Dr Marcus Richards, co-auteur de l’étude ajoute :
«La plupart des études longitudinales se concentrent sur l’impact négatif des troubles de santé mentale au début de la vie, mais cette cohorte montre également que le bien-être mental dans l’enfance a des conséquences durables très positives. »
Source : Journal of Positive Psychology « Do positive children become positive adults? Evidence from a longitudinal birth cohort study », traduction, adaptation, mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 2 mars 2011
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L’Institut National d’Etudes Démographiques (INED)
et l’Institut
National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) lancent une vaste étude de cohorte, Elfe, qui va suivre 20.000 enfants, nés en France en 2011, jusqu’à l’âge adulte pour mieux comprendre les facteurs environnementaux, dont l’entourage familial et les conditions de vie, qui influencent leur développement et leur santé. Un objectif, formuler des recommandations de politiques sociales et de santé publique pour améliorer la santé et le bien-être de l’ensemble des enfants en France.
C’est une première en France : De telles cohortes existent à l’étranger depuis de nombreuses années, mais aucune n’avait encore été lancée en France. L’intérêt ici est de travailler dans le contexte spécifique français socioéconomique et de degré d’exposition aux risques environnementaux.
L’environnement du développement de l’Enfant s’est considérablement modifié : Le développement d’un enfant, qui dépend en partie de ses gènes, s’effectue surtout en interaction constante avec un environnement qui a beaucoup évolué : prolongement de la scolarisation, modification des habitudes alimentaires, réduction de l’exercice physique, accroissement de la pollution atmosphérique et exposition à de nouveaux polluants chimiques, diversité des histoires familiales,…
Le projet Elfe ou Étude longitudinale française depuis l’enfance, lancé fin mars 2011, mené sur 20.000 enfants de la naissance à l’âge adulte a pour objectif de mieux comprendre comment cet environnement mouvant, affecte, de la période intra-utérine à l’adolescence, le développement, la santé et le parcours scolaire de l’Enfant.
L’importance des premières années de vie dans le développement de l’Enfant : Dès la période prénatale et postnatale précoce, de nombreux facteurs interviennent, alimentation, activité physique et stress de la mère, exposition à des agents infectieux, à des médicaments, à divers polluants de l’environnement, sur le développement de certaines maladies telles que l’obésité, l’asthme, les allergies, certains troubles mentaux, et, plus tard, à l’âge adulte, le diabète, les maladies cardiovasculaires, ou l’ostéoporose.
Le père aussi ! Un élément original de la cohorte Elfe est d’impliquer le père. Suivre l’enfant à travers le regard du père, pour prendre en compte l’évolution de la place et la fonction du père dans la sphère familiale implique de contacter le père presque aussi souvent que la mère. Par ailleurs, l’étude s’attachera également à constituer des collections biologiques pour pouvoir évaluer précisément les expositions toxiques et nutritionnelles et leur impact sur la santé et le développement de l’Enfant.
Ce projet doit contribuer à définir des stratégies pour optimiser le développement, la santé et la socialisation des enfants en formulant des recommandations de politiques sociales et de santé publique pour améliorer la santé et le bien-être de l’ensemble des enfants en France.
Sources : INED Population et Sociétés-Février 2011
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Allaitement maternel :
Selon une étude publiée en juillet 2010 dans Disease in Childhood par l’université crétoise et menée par le professeur Emmanouil Galanakis, l’allaitement exclusif pendant 6 mois permettrait à l’enfant de se voir protéger contre les risques infectieux.
Cette étude a été réalisée auprès de 926 enfants, les épisodes infectieux ont été suivis pendant 12 mois et relevés à 1, 3, 6, 9 et 12 mois de la vie.
Il s’avère que pour les otites moyennes, le muguet, les infections respiratoires aigües, la gastro-entérite, les infections urinaires, la conjonctivite, les enfants qui avaient été allaités exclusivement pendant 6 mois étaient moins touchés que les enfants nourris au lait artificiel ou partiellement allaités.
Pour les bébés allaités les chercheurs ont constaté une baisse de 40 % du risque infectieux.
Des chiffres qui seraient sans doute à prendre en compte dans le calcul des bénéfices à prolonger le congé maternité. En effet qui dit bébé moins malade, dit bébé économique pour la sécurité sociale.
Enfin moi je dis ça, je dis rien.
Source : http://bebe.doctissimo.fr/blog/12455-Allaitement-maternel-un-bon-anti-infectieux.html
