Archives par Tags : Maternité



TEMOIGNAGE D’ANNE SOPHIE, NICOLAS ET ROMAIN
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes témoignages)

Aude est intervenue quelques jours après le naissance de Romain. Les 4 jours à la maternité ne laissent pas le temps de prendre confiance en soi, dans son nouveau rôle de maman.
Aude a pu assister au bain, a une tétée et a distillé ses conseils : Comment améliorer aménagement de la chambre, montrer les gestes pour les soins et l’allaitement etc…Elle a aussi répondu clairement à la liste de « nombreuses » questions que nous nous posions.
Par la suite, elle est d’une grande disponibilité au téléphone et d’excellent conseil. Elle a aussi un bon réseau de médecins, ostéopathes…Très utile et rassurant.

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Une mine d’or pour les mamans… Lecture.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes choix de livres, Non classé)

Isabelle Fontaine, journaliste, mère de 3 enfants, a publié
« Devenir mère et réussir sa vie professionnelle«  (éditions Leduc).

Ce livre sous forme de « guide pratique » est une mine d’or pour les mères qui souhaitent concilier au mieux leur vie professionnelle et leur vie personnelle.
« Etre mère sans mettre entre parenthèse sa vie pro. »

Comment régler les problématiques en lien avec la maternité et le statut de salariée ?
Quand programmer sa grossesse ?
Quand et comment l’annoncer à son chef ?
Comment gérer grossesse et entretien d’embauche ?
Comment préparer sa reprise ?
Quels choix de garde ? Crèche, assistante maternelle, nounou ?
Comment trouver la perle rare ?
Comment préparer la reprise, organiser l’adaptation de bébé ?

Vous trouverez dans ce livre de nombreux témoignages de mamans, des conseils d’experts et des avis de spécialistes.

Le guide pour toutes celles qui veulent concilier carrière et vie personnelle !

Leduc Editions – Janvier 2012. 258 pages, 18€

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Soupçon sur les biberons dans les maternités.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Une enquête a été déclenchée en urgence jeudi 17/11
par le ministère de la Santé sur un procédé de stérilisation, a priori interdit, pour les biberons et tétines fournis aux maternités françaises, utilisant un gaz cancérogène, l’oxyde d’éthylène.

Une réunion est prévue vendredi au ministère de la Santé avec les fabricants et fournisseurs pour étudier les meilleures façons de procéder à un retrait tout en garantissant la continuité d’approvisionnement.

Retrait des biberons et tétines incriminés.
L’enquête confiée à l’IGAS (l’inspection générale des affaires sociales) fait suite à la publication cette semaine d’une enquête par Le Nouvel Observateur selon laquelle au moins deux entreprises fournissant des hôpitaux français en biberons et tétines utilisent cette technique de stérilisation.

L’enquête diligentée ce jeudi par Xavier bertrand (…) a pour objectif de comprendre «comment un tel dysfonctionnement a pu se produire». Le ministère a demandé que les biberons et tétines incriminés «soient retirés dans les plus brefs délais».

Deux entreprises visées. Dans son enquête, le Nouvel Obs cite deux fournisseurs d’hôpitaux français qui utilisent la technique incriminée – qui consiste à «gazer» les produits à stériliser avec ce gaz inerte – pour des biberons et tétines à usage unique.

Michel de Gryse, responsable de l’une des deux entreprises citées, la société belge Beldico, confirme que le gazage à l’oxyde d’éthylène est bien l’une des deux méthodes utilisées. Beldico, racheté cet été par le français Médiprema, fournit 7 à 8 millions de biberons à usage unique aux maternités et hôpitaux français, selon M. de Gryse.

Un procédé autorisé à l’usage médical, interdit au contact alimentaire.
Cette méthode de stérilisation est «autorisée pour le matériel médical» comme les compresses, les gants et autres, relève-t-on à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En revanche, le procédé, cancérogène, est bien interdit pour «tout ce qui est en contact alimentaire direct», selon l’Anses, agence française en charge de la sécurité alimentaire.
C’est cette nuance que les entreprises utiliseraient pour fournir aux maternités et hôpitaux des biberons traités à l’oxyde d’éthylène. «Nos produits sont considérés comme des produits médicaux et non pas alimentaires»  explique ainsi le responsable de Beldico. «C’est un tour de passe-passe» qui consiste à faire passer tétines et biberons comme «produits médicaux», commente-t-on à l’Afssaps.

Quelle dangerosité ?
Reste à évaluer la réelle dangerosité d’un procédé autorisé pour du matériel médical même si celui-ci entre directement en contact avec le corps des patients (sonde gastrique par exemple).

A la direction du groupement public d’hôpitaux parisiens AP-HP, on assure que le procédé est l’objet d’une stricte surveillance au niveau des «quantités résiduelles» de gaz sur les produits. Mais pour l’expert André Picot, interrogé par Le Nouvel Observateur, le fait qu’on puisse encore stériliser des biberons avec ce produit est un «total non-sens».
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé ce gaz «dans le groupe 1 des agents cancérogènes pour l’homme».

Source : LeParisien.fr

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Maternité : Une hormone identifiée derrière la dépression postnatale
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Un composé chimique, l’ocytocine, libéré pendant
l’allaitement (et l’activité sexuelle) pourrait détenir la clé prévention de la dépression post-natale, qui affecte jusqu’à…19% des nouvelles mères.

Cette petite étude qui montre que les femmes enceintes avec un faible niveau d’ocytocine sont plus susceptibles de développer une dépression après la naissance a été publiée dans l’édition du 11 mai de la revue scientifique Neuropsychopharmacology.

L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bâle et de l’Université de Trèves, sur 98 femmes dont les taux sanguins en ocytocine ont été mesurés en fin de grossesse et mis en regard des symptômes dépressifs après la naissance.

Les auteurs rappellent que les niveaux de ce composé fluctuent à la fois pendant et après la grossesse, et le fait que les niveaux d’ocytocine n’aient été mesurés qu’une seule fois limite les résultats de l’étude. On sait également que la dépression postnatale est associée à un certain nombre de facteurs de risque, à la fois psychologiques et physiologiques, don’t les fluctuations des niveaux d’hormones.

Il s’agissait d’une petite étude de cohorte qui visait à déterminer s’il y avait une association entre les taux sanguins d’ocytocine pendant la grossesse et le développement de la dépression postnatale. Un facteur possible est la présence de l’ocytocine, produite par la glande pituitaire et libérée dans le cerveau.

L’ocytocine provoque des contractions utérines pendant le travail et stimule le flux de lait pour l’allaitement maternel. Les chercheurs expliquent que des études animales ont déjà suggéré que l’ocytocine a également un rôle important dans le renforcement du lien entre la mère et l’enfant. Ils émettent l’hypothèse que de bas niveaux d’ocytocine pendant la grossesse pourraient entraîner des difficultés d’adaptation à la maternité.

Les chercheurs constatent que les niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse prédisent de façon significative des symptômes de dépression postnatale deux semaines après la naissance. Cette association persiste après ajustement pour les symptômes dépressifs pendant la grossesse. Ils suggèrent que d’autres études devraient examiner si la modification des niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse pourrait contribuer à prévenir la dépression postnatale.

Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-

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Bébé et ses petites misères : le retour à la maison après l’accouchement
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé, Santé)

Les coliques en fin de journée

Fréquentes jusqu’à 3 ou 4 mois, ces coliques se répètent tous les jours, souvent à partir de 17 heures.

Bébé s’agite et pleure après le repas, crie en repliant ses jambes vers son abdomen, se raidit, est un peu ballonné et émet des gaz.

La crise peut durer une demi-heure, une heure, ou plus… Cela parait interminable.

Pour expliquer ces coliques, plusieurs hypothèses sont avancées. Les fonctions digestives du tout-petit n’étant pas encore bien réglées, les crises seraient provoquées en partie par des distensions abdominales dues à une accumulation de gaz.
D’autres études invoquent une intolérance aux protéines du lait de vache, une fermentation par intolérance au lactose du lait, une allergie…
Mais un climat familial agité, l’angoisse de la maman peuvent aggraver les choses, l’enfant devenant de plus en plus tendu.

Que peut-on faire ?

Veillez à ce que Bébé ne boive pas comme un glouton et essayez de trouver après le repas la position qui le soulage.
Vous pouvez vous asseoir et le mettre à plat ventre sur vos jambes, ou le bercer en le tenant sur votre bras, lui masser doucement le ventre… Promenés dans le porte-bébé, certains petits se calment. Il ne faut donc pas hésiter à l’utiliser à la maison.
En tout cas, changer sans cesse de lait n’est pas une bonne chose.

Parlez-en avec le pédiatre, car les médecins connaissent ceux qui sont les plus adaptés. Certains préconisent de donner un lait anallergique (désormais remboursé, à ne pas confondre avec les laits hypoallergéniques).

Lors d’une récente réunion sur les allergies du petit enfant, le Pr Philippe Humbert, qui exerce au CHU de Besançon, a affirmé que cette option donne de bons résultats. Et si Bébé est nourri au sein, un médicament luttant contre les spasmes digestifs pourra éventuellement être prescrit.

N’oubliez pas :

  • Pas d’énervement, car le bébé le ressent et cela peut se surajouter, voire initier des crampes.
  • N’hésitez pas à le mettre sur le ventre à condition de rester à côté de lui le temps qu’il faudra : en bougeant lui-même, il se massera le ventre.
  • Parfois un petit tour du quartier en voiture calme bébé quand on a pas d’autre moyen…
  • Dans tous les cas, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre : mieux vaut être certain qu’il n’y a pas autre chose.
  • L’œil qui « pleure » sans cesse

Sans doute le canal lacrymal (permettant l’évacuation des larmes) est-il bouché.

Cette obstruction assez courante favorise les conjonctivites avec des sécrétions jaunâtres (les larmes stagnant, I’infection apparaît).
Celles-ci touchent toujours un seul oeil, alors que les autres, bactériennes ou virales, transmises par contagion, atteignent les deux. Dans un premier temps, le médecin va prescrire des collyres anti-infectieux, et peut conseiller de faire régulièrement un petit massage à l’angle interne de l’œil pour faciliter l’évacuation des larmes.

Jusqu’à 3 mois, le taux de guérison spontanée est élevé. Après, en revanche, il diminue, et chute à partir de 6 mois. A ce stade, mieux vaut aller voir un ophtalmologiste : il débouchera le canaL avec une petite sonde. Un geste efficace, réalisé dans son cabinet.

Si on consulte bien plus tard, l’intervention, plus difficile, devra être réalisée sous anesthésie générale et nécessitera souvent la pose d’un drain, pendant deux à trois semaines, afin d’éviter la re fermeture du canal lacrymal

Il régurgite un peu … ou beaucoup

Que Bébé rejette un peu de lait après la tétée ou la prise du biberon, c’est classique.

Mais il faut distinguer deux situations : de banales régurgitations et un véritable reflux.

- Si les régurgitations restent peu abondantes, se font sans effort (souvent au moment du rot) et sans douleur (il ne pleure pas), et si votre enfant reste par ailleurs en bonne forme, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : son estomac est tout petit et les rejets  » naturels  » disparaitront peu à peu.

En ce cas, il faut simplement éviter de le manipuler dans tous les sens après le repas
(le changer de préférence avant), ne pas le coucher trop rapidement ensuite, et si possible surélever un peu sa tête (en plaçant un coussin sous le matelas, par exemple).

Au besoin, le médecin peut conseiller d’épaissir le contenu des biberons ou de changer de lait, car certains favorisent plus que d’autres les régurgitations.

- Les choses sont différentes si le bébé a des rejets abondants, fréquents, survenant plus ou moins à distance des repas, et s’il se met alors souvent à pleurer parce qu’il a mal ou s’il tousse la nuit, se réveille (sans doute à cause de la douleur).

Il faut en parler au pédiatre sans tarder, parce qu’il peut s’agir d’un
reflux gastro-Ïsophagien. En principe, le muscle situé à la jonction de l’œsophage et de l’estomac empêche le contenu de ce dernier de refluer vers le haut.
Mais là, immature et trop faible, il fonctionne mal, et un reflux de lait de l’estomac vers l’œsophage se produit. Cela peut à la longue provoquer une inflammation et une irritation locales (oesophagite) dues aux remontées de sucs acides
– d’où les souffrances -, et également empêcher le bébé de grossir normalement.

Environ un enfant sur cinq serait touché par ce trouble digestif jusqu’à 1 an
(après, il devrait disparaître). Pour le supprimer, un lait anti-régurgitations contenant un épaississant peut être prescrit. Souvent, ce changement améliore la situation.

Sinon, le médecin conseillera éventuellement en plus un gel pour protéger la muqueuse de l’œsophage, ou un sirop formant une sorte de bannière sur le contenu de l’estomac.
Si les symptômes persistent, d’autres causes sont évoquées, par exemple une allergie aux protéines de lait de vache, assez fréquente et justifiant l’emploi d’un lait anallergique.

Lorsqu’on allaite son bébé, il n’est pas obligatoire, heureusement, d’arrêter. Selon les cas, le médecin préconise un gel calmant les douleurs, un gélifiant à donner avant et après la tétée, voire un médicament agissant sur la motricité de l’estomac pour mieux le
» vidanger « .

Il semble avoir mal quand il pleure

S’il a apparemment mal quand il tète, regardez dans sa bouche…
Il est possible que votre bébé ait un muguet buccal.
Cette mycose est due au Candida albicans, un champignon vivant normalement dans le tube digestif. Mais, à l’occasion d’une baisse des défenses immunitaires, ou d’un déséquilibre de la flore digestive suite à un traitement antibiotique, il prolifère et envahit la bouche.
Signes caractéristiques : la langue, d’abord très rouge, ainsi que la face interne des joues, se couvrent de plaques blanchâtres (à ne pas confondre avec des dépôts de lait qui, eux, s’enlèvent facilement). Le muguet gêne la succion, peut la rendre douloureuse ou faire perdre du poids au tout-petit.

Le médecin prescrit un antibiotique sous forme de solution ou de gel à appliquer sur les lésions. Ce soin est efficace, à condition de le poursuivre une dizaine de jours et de procéder parallèlement au traitement antifongique des tétines avant de les stériliser  (ou de traiter les mamelons en cas d’allaitement).

Faute de quoi, Bébé va se re-contaminer… Il arrive quelquefois que la mycose s’étende au tube digestif (vomissements, selles molles ou diarrhées, irritation des fesses…).
Un traitement par voie générale doit alors être effectué.

Source : http://www.pediatre-online.fr/nourrissons/bebe-et-ses-petites-miseres-le-retour-a-la-maison-apres-laccouchement/

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Grande prématurité : les relations enfant-parents-équipe
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Naître, a priori, n’est pas un traumatisme.
C’est une étape de la vie humaine.

En revanche, ce qui peut faire traumatisme, ce sont les conditions dans lesquelles se déroule la naissance et la façon dont elle peut faire résonance dans l’histoire du sujet et de sa famille.

La naissance d’un prématuré peut être traumatisante mais ne s’inscrira comme traumatisme, au sens freudien, qu’en fonction de la place qu’elle prendra pour chacun, en particulier pour la mère. La relation enfant-parents-équipe forme un tout indémaillable en cas de grande prématurité. En ce sens, I’effort fourni par les équipes médicales dans l’accompagnement de l’enfant et de ses parents est d’une importance capitale pour le pronostic à court et à long terme.

Après la séparation de la naissance, les mères se présentent souvent émues, parfois dans le rejet, la peur, la fuite… D’autres se battent pour voir et s’occuper de leur enfant, taraudées par cette force déclenchée par le bébé que Winnicott a appelé « préoccupation maternelle primaire », sorte de folie obsessionnelle dont souffrent les mères après la naissance de leur enfant.

UN BABY-BLUES DÉCALÉ

Lorsqu’il n’y a pas de séparation, cette « folie  » s’accompagne généralement de la survenue du baby-blues, état dépressif transitoire apparaissant le plus souvent vers le troisième jour.

Chez les mères de prématurés le baby-blues est décalé, remplacé par un sentiment de tristesse réactionnelle à la situation. Il surviendra cependant dans les trois jours suivant le retour de leur enfant à la maison.

Les mères adoptives déclenchent également un baby-blues quelques jours après la remise de l’enfant. Ces arguments nous permettent d’affirmer que le baby-blues est déclenché par la présence de l’enfant et la place qu’il vient prendre dans l’inconscient maternel, ceci dans le contrecoup de la rencontre.

En maternité, il est possible de restaurer leur narcissisme en les poussant à aller voir leur enfant au plus vite, en leur expliquant que le bébé est en attente de cette visite, car à cette heure il devrait être encore sous « perfusion ombilicale » de la mère, 24 heures sur 24 ! Personne ne peut les remplacer auprès de leur bébé : faire connaissance avec lui en décodant peu à peu son expression, en le touchant délicatement.

Ses facultés de concentration sont très faibles certes, mais, même lorsqu’il dort, il perçoit la présence de sa mère. Découvrir ce bébé peu gratifiant, apprendre à entrer en relation avec lui se fait au rythme de chacune. On peut proposer de donner à la mère une photo du bébé prise à sa naissance.

La mère peut laisser dans la couveuse un tissu imprégné de l’odeur de son corps qui rassurera le bébé pendant son absence. Enfin, il faudra dire à l’enfant son nom, son prénom, ceux de ses éventuels frères et sœurs, la raison de la séparation, des soins et ce qui est souhaité pour lui.u Lui dire qu’il n’est pas abandonné, mais confié à ne équipe médicale jusqu’au moment où il sera en état de rentrer à la maison. En constatant l’effet de ces démarches sur l’enfant, et ainsi intronisées dans leur fonction maternelle, la plupart d’entre elles émergent.

Ces mères sont suspendues par un traumatisme sans nom, cet innommable que l’on retrouve parfois dans la difficulté de donner un prénom à l’enfant au début, laissant sur la couveuse un inhumain numéro.

LE RISQUE EST L’OBJECTIVATION DE L’ENFANT

La première visite à l’enfant peut être très décevante si la mère n’a pas été préparée ou accompagnée.
Le fameux bébé imaginaire est confronté à une réalité difficilement articulable.
Ce fantasme auquel elles restent accrochées peut venir annuler la naissance et provoquer un sentiment d’irréalité. Le risque est l’objectivation de l’enfant, si souvent rencontrée dans certains services.

Certaines mères, jugeant l’équipe seule compétente, peuvent aller jusqu’à suspendre les visites.
D’autres déclencheront leur agressivité en jugeant l’équipe maltraitante, attitude à interpréter comme une tentative désespérée de certaines pour se reconnaître bonnes mères en pointant le « mauvais Autre « , celui qui ne respecte pas leur bébé.

Au cours de cette séparation, I’équipe, dont la fonction soutenante est essentielle, doit autoriser la mère à passer par des remaniements psychiques importants qui lui permettront de se construire, avec l’aide de son enfant, un instinct maternel parfois absent au rendez-vous.

Ces femmes sont prématurément mères, elles n’ont pas traversé les étapes psychologiques de la fin de la grossesse qui leur auraient permis d’être prêtes à affronter la préoccupation maternelle primaire face à un bébé en demande et en besoin.

Dans un service de néonatologie, ces étapes sont « grillées » et, de plus, ces mères n’ont pas leur enfant avec elles ; c’est alors à l’équipe de faire le relais : sauver les enfants et permettre aux mères de le devenir.

Les paroles médicales y ont une importance considérable, elles donnent un pronostic, souvent assez flou, qui permettra toutefois aux parents de garder l’espoir, de maintenir la force de vie à l’œuvre pendant la grossesse. Elles leur permettront de garder les yeux dirigés vers l’avenir, sans totalement se décourager au cours des moments plus difficiles qui surviennent inévitablement, afin de maintenir un portage symbolique de l’enfant par leur désir. Parfois ce ne sera pas possible.

Alors l’équipe devra, sans juger et sans a priori, soigner et prendre en charge l’enfant pendant les périodes où ses parents n’y parviennent plus, laissant vacante la place qu’ils reprendront lorsqu’ils le pourront.

Au bout de l’aventure, certaines mères éprouveront de la difficulté à récupérer leur enfant, à se passer de la technique.

L’équipe devra aborder cette situation comme un sevrage en prenant son temps, en accompagnant; il s’agit d’écouter afin de permettre d’affronter l’arrivée du baby-blues. Lorsque la vie fœtale est interrompue, le bébé, qui devrait encore être un fœtus, se trouve bien mal adapté à la vie aérienne.
Il lui faudra bien sûr une assistance adaptée et les services sont de plus en plus performants dans ce domaine. Mais il lui faudra également une vie relationnelle, afin de pouvoir habiter son corps dans le regard des autres, se vivre comme sujet acteur de sa propre vie, en communication avec l’autre dont il a besoin pour survivre.

UN MATERIEL MIEUX ADAPTE À LA SENSORIALITE DU BEBE

Françoise Dolto disait que parmi les psychotiques adultes rencontrés dans les hôpitaux psychiatriques, un certain nombre étaient d’anciens prématurés pour lesquels l’isolement sensoriel et relationnel où les avaient contraints les couveuses, avait déclenché une psychose expérimentale. Depuis, le matériel s’est adapté et respecte mieux les besoins psychiques du bébé ainsi que sa sensorialité spécifique. Pendant son sommeil, le bébé multiplie ses connexions neuronales; en service de néonatologie ses cycles sont sans cesse perturbés, il est souvent en dehors du rythme jour-nuit qu’il avait dans le ventre de sa mère, la lumière est quasi permanente et trop intense. Quel prix paye-t-il son traitement ?

L’existence d’un  » holding » adapté, mais aussi la reconnaissance qu’un bébé ne peut exister sans l’autre, que ce soit la mère, le père ou les membres de l’équipe, lui permettront de grandir dans un contenant physique et psychique.

Il sera pris dans de multiples réseaux humains au travers desquels il existera avec plus ou moins de succès en fonction des forces de vie qu’il y puisera et de sa personnalité.
La réussite de la communication entre lui et les autres lui permettra ou non de fonctionner en tant que sujet et non comme objet risquant alors l’effondrement.

Il est aujourd’hui admis, voire galvaudé, qu’il faut parler aux bébés. Dans le cas des grands prématurés, encore faut-il se demander qui doit lui parler, de quoi lui parler, quand et comment.
Ce qui a pouvoir sur le bébé, c’est la parole vraie, celle dite au bon moment par la bonne personne et qui prend place dans son histoire.
Comme l’hospitalisation du bébé n’a pas le même sens et ne sera- pas vécue de la même façon par chaque famille, ce qui est à lui dire varie.

Les parents, s’ils y parviennent doivent lui parler, sinon un membre de l’équipe peut le faire, lui dire ce qui lui arrive, pourquoi il est là, qui il est, son prénom, son nom, sa famille. Il s’agit de reconstituer délibérément en mots le bain de langage dans lequel il aurait dû être plongé. Il faut lui dire la raison des soins, lui raconter également la grossesse, ce qui l’a précédée, en bref, son histoire.

Ces bébés s’accrochent aux mots, au regard, y puisent l’énergie dont ils ont besoin. Il faut leur laisser le temps de répondre sans leur déverser un flot de paroles comme un magnétophone. Il faut donner sens à ces paroles, les incarner et les transmettre à l’enfant sur le mode de ce que Trowarthen a appelé la  » protoconversation « , c’est-à-dire lui permettre de participer à la conversation en tenant compte de ses réactions.

C’EST LE PÈRE QUI AIDE LA MÈRE À TROUVER SA JUSTE PLACE

La mère présente le père à l’enfant lors d’une naissance à terme. En cas de grande prématurité, c’est le père qui présente l’enfant à la mère, lors de la première visite autorisée pour elle.

Celle-ci a souvent le sentiment qu’on lui a volé son accouchement. Parfois une première rencontre entre la mère et le bébé a lieu à la naissance, mais elle est rapide, furtive, toujours frustrante. Le père fera le lien. Il se trouve placé, et souvent malgré lui, en position maternante. Il arrive qu’il soit le seul à maintenir le lien à l’enfant, la mère, en raison de son histoire, s’excluant elle-même sous couvert de culpabilité prenant forme de rejet. Il n’en sera pas à l’aise pour autant. L’idéal, c’est que le père soutienne la mère pour qu’elle puisse soutenir l’enfant.

Il ne faut pas forcer les pères à changer les couches et donner des biberons. Un bon père n’est pas forcément celui qui mime la mère, mais celui qui aide la mère à trouver sa juste place auprès de leur enfant.
C’est parfois très difficile lorsque la séparation résonne dans l’histoire de l’un ou de l’autre, I’empêchant de venir prendre sa place. Il faudra alors avoir recours à l’aide du psychologue. Ceci pose la question de savoir si le psychologue du service doit voir systématiquement ou non tous les parents. En dehors des difficultés pratiques, certains parents ne le souhaitent pas. Au psychologue alors de travailler avec l’équipe comme médiatrice de la parole.

Les grands prématurés traînent parfois avec eux l’étiquette  » préma  » toute leur vie. Cela concerne surtout ceux qui ont témoigné de leur fragilité par des complications. Ceux pour lesquels tout s’est passé pour le mieux semblent l’éviter. Une raison de plus pour que les professionnels poursuivent leur effort dans la limitation du traumatisme par une prise en charge de plus en plus éclairée.

Source : http://www.pediatre-online.fr/nourrissons/grande-prematurite-les-relations-enfant-parents-equipe/

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Mon fils nous donne des informations contradictoires sur sa nourrice. Que croire ?
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé)

La question :

Pensez-vous qu’un enfant de deux ans et demi soit capable d’exprimer ses sentiments envers une nourrice (mauvais traitement, mauvaise alimentation…) ? Lorsque je pose la question à mon fils, il ne donne jamais la même version : elle le fâche, elle est gentille, elle gronde… (Oli13, 33 ans)

La réponse de Catherine Marchi

Psychologue clinicienne

Choisir une nourrice ne se fait pas à la légère. Il est essentiel qu’une relation de confiance existe entre les parents et la personne qui garde leur enfant toute la journée. Sans cette confiance, la situation devient extrêmement déstabilisante pour l’enfant qui sent parfaitement le climat d’inquiétude ambiant. Pour bien grandir et s’épanouir, un enfant a besoin d’affection et de sécurité affective. S’il ne se sent pas bien entouré, son équilibre en pâtit.

Vous avez des doutes sur les capacités de cette nourrice à s’occuper correctement de votre fils. Il passe cinq jours par semaine avec elle, votre appréhension n’est donc pas à négliger.
Y-a-t-il des indices qui vous ont alerté ? A-t-il changé subitement de comportement ? Montre-t-il des signes d’anxiété ? Fait-il des cauchemars ? A-t-il du mal à s’endormir ? Mange-t-il mal ? Est-il plus triste qu’avant ? Plus coléreux ? Plus renfermé ? Chaque matin, que dit-il au moment de partir chez sa nourrice ? Est-il réticent ? Quand il la retrouve, est-il joyeux ? Et elle, réagit-elle de façon chaleureuse, lui fait-elle bon accueil ?

Même s’il ne parle pas encore très bien, vous rapportez certains propos qui peuvent évoquer une attitude « violente » de la part de sa nounou. Essayez d’en savoir davantage sous forme de jeu de rôle.

Dites à votre fils : « On va jouer. Tu seras la nounou et ton nounours le bébé de la nounou. » Observez ce qu’il met en scène, vous aurez des indices explicites car les enfants sont beaucoup dans l’imitation.

D’autre part, faites une enquête discrète sur cette nourrice.

Sur quel critère l’avez-vous recrutée ?
Est-elle agrée ?
S’occupe-t-elle d’enfants depuis longtemps ?

Si oui, essayez de rencontrer des parents qui lui ont confié leurs enfants afin d’avoir leur opinion. Il n’est pas question de sombrer dans la paranoïa qui règne actuellement aux USA et de faire poser des caméras cachées dans toute la maison pour filmer les faits et gestes de votre nourrice. Mais il existe bel et bien des cas de « mauvais traitement » et il est raisonnable d’exiger des garanties sérieuses.

Pour vous tranquilliser tout à fait, prenez l’habitude de rentrer plus tôt, n’hésitez pas à faire quelques visites à l’improviste. Et surtout prenez le temps de discuter avec votre nourrice de ses méthodes éducatives. Peut-être est-elle plus sévère, plus exigeante que vous sur certains points ?
A-t-elle tendance à hausser facilement le ton pour se faire obéir ?
Expliquez-lui en détail ce que vous attendez d’elle. Dites-lui que votre petit garçon est sensible et a besoin d’être traité avec beaucoup de douceur. Si vraiment vos interrogations et votre appréhension demeurent, si vous ne vous sentez pas totalement sécure, pourquoi ne pas changer de nounou ou carrément de mode de garde ?

De nombreux parents choisissent la crèche justement parce qu’ils sont rassurés par le professionnalisme des personnes qui encadrent leurs enfants et par la qualité des activités proposées.

Catherine Marchi, psychologue clinicienne.
Source :http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Bebe/Reponses-d-expert/Mon-fils-nous-donne-des-informations-contradictoires-sur-sa-nourrice.-Que-croire

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Quand les parents éprouvent angoisse et culpabilité
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

La réponse de Catherine Bergeret-Amselek

Psychanalyste

Pour Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste, les grandes étapes du développement psycho-affectif de l’enfant se situent entre la naissance et six ans. Des années charnières donc, qui inquiètent souvent des parents soucieux de bien faire.

1) Quel bouleversement produit chez les futurs parents la venue de prématurés ?
S’il faut 9 mois pour qu’un bébé se fabrique, il faut aussi 9 mois pour que les parents mûrissent leur parentalité. Devant des bébés prématurés, eux-aussi ne sont pas encore vraiment « nés parents ». Infiniment vulnérables, ils sont encore plus culpabilisés face à leurs bébés, inquiets pour leur survie s’ils sont ce que l’on appelle de petit poids. Les mamans se disent :  » qu’est-ce que j’ai mal fait pour qu’ils arrivent trop tôt ?  »

Dès que les bébés grandissent bien, prennent du poids, mangent bien, sourient, l’inquiétude des parents s’estompe. Tout dépend aussi du stade de prématurité. Parfois, si les bébés ont à séjourner en néo-natologie, si ce sont de grands prématurés, l’angoisse des parents dure jusqu’à temps qu’ils soient certains qu’ils survivront. Si l’angoisse de tous ces jours a été très forte (comment cela pourrait-il être autrement ?), il arrive que cette angoisse laisse des traces et que les parents demeurent parfois plus inquiets.

2) Un accouchement par césarienne avec anesthésie générale engendre souvent un sentiment de culpabilité ? Comment réagir ?
Il est tout à fait normal de mettre un certain temps à réaliser que l’on est la maman de ce bébé. En intervenant de cette manière, la médecine a peut être sauvé deux vies mais a privé la maman d’un contact immédiat avec son bébé.

Mais, tout est rattrapable. Il ne faut pas s’inquiéter si l’on traverse des moments où l’on a l’impression que l’on n’y arrivera jamais, où l’on se sent incapable d’aimer son enfant, où l’on pense être une mauvaise mère. C’est tout simplement une phase où l’on est en pleine naissance de maman.

Il faut alors se laisser traverser par tous ces états, se dire qu’au contraire, il n’est pas question d’échec puisque l’on a réussi à mettre au monde son enfant par césarienne. C’est d’ailleurs sûrement moins angoissant pour l’enfant que d’avoir traversé un long tunnel avec des secousses correspondant aux contractions de sa maman. Au fil des jours, soutenue par son entourage, la jeune maman doit apprendre à regarder son bébé, à le renifler, à se laisser l’aimer… Et si vraiment c’est trop dur, il est préférable qu’elle aille consulter un psy pour repartir du bon pied.

3) Comment aider un enfant qui a eu un « mauvais départ dans la vie » ? Les blessures sont-elles indélébiles ?
Quand un enfant va mal, la mère souffre toujours beaucoup. Elle se dit : qu’est-ce que j’ai mal fait ? Quand un couple se sépare, l’enfant en ressent quelque chose. Parfois, même si c’est difficile pour lui, une séparation est préférable à des conflits constants. Dites-vous bien que rien n’est jamais perdu et qu’un enfant se construit aussi par les rencontres avec ses enseignants, un bon réseau de copains. Mais surtout grâce à ce que vous pouvez lui apporter.
L’essentiel est que vous repreniez confiance en vous comme maman. Même si la culpabilité ne doit pas vous faciliter la tache. Car quand on se sent coupable, on a tendance à céder pour se déculpabiliser.

4) Quelles peuvent être les répercussions de l’angoisse et du travail thérapeutique sur un petit enfant ?
Toute maman est toujours persuadée qu’elle fait mal et se culpabilise. Si vous prenez la précaution de continuer la psychothérapie que vous semblez avoir engagée, cela vous permettra d’y déposer les choses lourdes que vous éviterez de transmettre à votre enfant. Vous êtes encore dans cette période délicate et bouleversante de la maternalité : autrement dit, en pleine naissance de maman. Il ne faut surtout pas hésiter à vous appuyer sur le papa de votre enfant, il est sûrement un bon relais. Si cette triade est solide, votre enfant trouvera toute seule l’amour de ses parents pour grandir.

Source : http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Accouchement/Reponses-d-expert/Quand-les-parents-eprouvent-angoisse-et-culpabilite

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7 astuces pour lutter efficacement contre le burn-out maternel.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé)

On parle souvent du burn-out professionnel. Mais voilà,
le burn-out ne concerne pas seulement l’environnement de travail.

Il apparaît aussi au sein du foyer familial.
En effet, les mères de famille assujeties à un stress quotidien, se voient elles aussi diagnostiquées être en burn-out.
Voici 7 astuces pour sortir du burn-out maternel…

1 – Je fais un état des lieux de la situation

J’identifie les causes de mon stress afin d’élaborer une stratégie appropriée à mon problème.

2 – J’organise ma vie de famille :

- Instaurer un rituel de 30 mn chaque jour pour ranger le désordre quotidien. Vous lutterez ainsi contre le stress occasionné par une maison désordonnée. Ce qui vous permettra de mettre de l’ordre régulièrement sans même y penser.
- Identifier ses priorités afin de ne pas se laisser envahir par les contraintes d’un emploi du temps surchargé.
- Faire une liste des choses importantes que l’on a à faire pour le lendemain. Cela vous permettra de commencer rapidement votre journée et donc de gagner du temps ; mais aussi cela vous autorisera de libérer votre esprit de choses inutiles.
- Eliminez le désordre environnant en aménageant un rangement organisé qui nécéssitera d’acheter des boites de rangement, de vous débarrasser des choses inutiles ect…
- Faites-vous aider par chacun des membres de la famille. Adaptez les tâches à effectuer en fonction de l’âge des enfants et des prédispositions de l’époux.
- J’installe une routine pour le lever et le coucher des enfants. Cela donne aux enfants des repères bien précis qui leur permettent d’aller plus vite.

3 – je prends du temps pour moi :

En prenant soin de tout le monde sans s’occuper de soi, les mères aggravent la situation de stress et surtout toutes les émotions et les frustrations qui les accompagnent. Alors petites mamans, prenez les choses en main.
- Plannifiez votre temps libre pour passer du temps avec vos amies, faire un soin du visage et/ou du corps, faire du shopping, flânner, faire du sport…
- Appréciez les petits bonheurs quotidiens : le stress environnant est inévitable mais diminuez son effet en profitant pleinement des moments positifs que vous pouvez vivre dans une journée comme un petit calin avec un de ses enfants, un mot d’amour du petit dernier, un compliment de son compagnon.
- Apprenez à dire non : la surcharge de travail est souvent consécutive au fait que vous ne savez pas refuser les demandes que l’on vous fait. Evaluer vos capacités à donner et fixez-vous des limites. Vous préserverez alors vos réserves d’énergie physique et émotionnelle.
- Profitez de chaque instant libre que vous pouvez avoir dans une journée. Cela vous permettra de recharger rapidement les batteries.
- Partagez vos émotions : il est essentiel de pouvoir vous confier à une personne de confiance : que ce soit votre compagnon, votre mère, une amie, une soeur, un thérapeute, un coach ect… N’hésitez pas cela vous fera le plus grand bien et vous libérera en partie du poids que vous portez. Il est important d’être entendu et comprise.

4 – Je développe la confiance en moi

- J’identifie mes talents et mes points forts : je vous invite à aller voir la note intitulé  » Exercices pour retrouver la confiance en soi après une absence professionnelle prolongée ! » et faire le petit exercice proposé. Cela vous fera du bien alors n’hésitez pas.
- Je me félicite de mes réussites : au lieu de vous focaliser sur ce qui n’a pas été, attardez-vous sur ce que vous avez réussi à réaliser. Prenez même en compte les petites choses. Tout à son importance. Faites ce bilan positif en fin de journée et par écrit pour vous en rappelez.
- Je me fixe des objectifs clairs et atteignables : au lieu d’essayer de vouloir absolument tout faire en un rien de temps et parfaitement, soyez stratégique et organisez votre temps de façon rationnelle. Vous gagnerez ainsi en efficacité et donc confiance en vous.

5 – Je sors de l’isolement et je crée mon réseau :

pour sortir d’un certain isolement, retrouver une vie sociale, obtenir rapidement des solutions à des problèmes rencontrés, se sentir utile en offrant à son tour son aide. Tout cela participe au développement de la confiance en soi.

6 – je me mets en valeur :

non pas pour me vanter mais pour donner à voir de moi quelque chose de spécial, qui corresponde à ce que je suis. Il y a six principes à respecter : Etre authentique, Etre à l’écoute, Poser des questions, Donner son avis, Parler de soi de façon positive, Se présenter de façon originale.
En faisant usage de ces principes vous communiquerez de manière efficace et positive et vous vous montrerez un interlocuteur de qualité. C’est de cette manière que vous transmettrez une image positive de vous-même et que vous agirez sur vos relations avec votre entourage.

7 – je partage des moments forts avec mes enfants :

Le métier de parent ne se limite pas à du gardiennage ou à de l’éducatif. Il est également important de partager des moments forts avec ses enfants. Cela va vous permettre de renforcer vos liens et de vous fabriquer de merveilleux souvenirs :
n’est-ce pas la finalité de l’enfance ?
Pour ce faire je propose à mes enfants des activités qui me plaisent tels que le jardinage, la natation, la peinture, les jeux de construction, de ballon, la lecture, le golf, la visite d’un musée, une ballade en forêt ect… Ces instants passés ensembles seront l’occasion de fous rire et d’échanges de mots d’amour. Rien de tel pour éliminer le stress accumulé.
A travers le long chemin de la maternité, dites-vous bien que vous n’est pas seule à vivre ces moments de doute, de fatigue intense, de stress prolongé et quelques fois de découragement. N’hésitez pas à en parler à un proche ou professionnel pour dans un premier temps désamorcer la situation. Rien est immuable, tout peut changer.

Soyez à votre écoute.

Par par Ambre Pelletier
Source :
http://www.fruitymag.com/burnout-maternel-a752.htm

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Burn-out maternel : quand les mères n’en peuvent plus.
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé)

PARIS — « Je n’en peux tellement plus que j’en viens
à ne plus vouloir de mes enfants »: dans son récit
« Mère épuisée », une jeune femme témoigne du burn out maternel
, encore trop peu reconnu, ni baby blues, ni dépression d’après accouchement.

La trentaine, Stéphanie Allenou, éducatrice spécialisée de formation, est mère de trois enfants, une fille qui aura 8 ans en juin et des jumeaux de 6 ans tout juste.

Elle raconte dans son livre les trois premières années de sa vie de mère, les naissances, l’allaitement, les nuits sans sommeil, les journées qui n’en finissent pas, l’isolement qui s’installe. Les mille et une difficultés quotidiennes qui s’enchaînent sans répit: séances d’habillage collectif avant les sorties, trajets marathon, bêtises à répétition…

On assiste à sa descente aux enfers.

« Une sourde angoisse monte petit à petit. La rage intérieure que je tente de maîtriser est croissante, et j’explose fréquemment. Je crie fort. De plus en plus fort. Je tape maintenant facilement : des fessées le plus souvent, des gifles parfois », écrit-elle. « La relation que j’entretiens avec mes petits est devenue maltraitrante », analyse-t-elle.

« C’est un témoignage d’une honnêteté incroyable », décrypte la psychologue et psychanalyste Sophie Marinopoulos, qui dirige à Nantes un service de Prévention et de promotion de la santé psychique et un lieu d’accueil parents-enfants, « Les pâtes au beurre ». Les deux femmes se sont rencontrées à l’occasion d’une conférence organisée par Stéphanie Allenou au cours de ce qu’elle appelle sa « reprise en main ».

« L’épuisement maternel peut aller jusqu’au burn out. C’est un état d’épuisement qu’on retrouve chez des personnes qui ont énormément investi leur tâche, d’une façon très émotionnelle et d’une façon très idéalisée, comme dans le burn out professionnel », explique la psychologue.

« On voit ces mères petit à petit entrer dans une espèce de rythme effréné », poursuit-elle.

« On voit Stéphanie toujours faire plus et accélérer pour pouvoir correspondre à cette image de bonne mère. On voit ses symptômes arriver : fatigue, insomnie, irritabilité, hyperactivité, manque d’attention, manque de motivation. Le stress bien entendu est omniprésent ». Jusqu’à « la dépersonnalisation, le moment où elle quitte sa propre humanité, où elle devient un automate ».

Pour Sophie Marinopoulos, le risque majeur c’est le passage à l’acte suicidaire.

« Il faut prendre conscience de jusqu’où ça peut aller, de la souffrance quotidienne et des risques sur les enfants. Ca peut être la non reconnaissance de l’enfant dans son statut d’enfant, qui est en soi une maltraitance. Il y a la violence des mots, la suite c’est la violence physique », met-elle en garde.

Stéphanie Allenou comme Sophie Marinopoulos insistent sur la nécessité de briser l’isolement, la solitude, et soulignent l’importance des lieux d’accueil parents-enfants.

« Clairement, ce qui m’a permis de récupérer, c’est de sortir du face à face avec les enfants », explique Stéphanie Allenou.

« Ce dont j’aurais eu besoin, c’est d’être accompagnée », poursuit-elle. « Et qu’on ne me dise pas +tu devrais aller voir untel+. J’aurais eu besoin qu’on me donne le numéro de téléphone dans la main, parce que, quand l’énergie n’est plus là du tout, prendre encore du temps pour trouver un interlocuteur, être renvoyé de l’un à l’autre, sans qu’à aucun moment quelqu’un n’entende ce qu’on a à dire, c’est terrible ».

(« Mère épuisée » de Stéphanie Allenou. Editions Les Liens qui Libèrent. 180 pages. 17 euros.)

Source : http://www.google.com

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