Archives par Tags : Naissance



Eclats d’rire, Issy les Moulineaux
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes partenaires)

Eclats d’rire, un  très joli concept store à Issy les Moulineaux, à deux pas de la place Corentin Celton.

Eclats d’Rire présente des vêtements et accessoires pour enfants de 0 -16 ans ainsi que des jeux et jouets de la naissance à 12 ans.

Vêtements, jeux, jouets, objets de déco,  tableaux et cadeaux de naissance, derniers bracelets en plastiques venus tout droit des Etats Unis, puces sauteuses, bracelets et barrettes, voitures en bois, doudous Déglingos… c’est un rapide aperçu de tout ce dont regorge cette véritable caverne d’Ali Baba.

J’y ai même retrouvé des jouets de mon enfance !

Eclats d’rire est une boutique unique, tout comme Siham l’adorable et très chaleureuse propriétaire des lieux.

Les enfants ont le droit de jouer et de toucher, sans se faire gronder… un vrai bonheur !

Dans sa boutique, Siham sélectionne des jeunes créateurs chic et tendance :

Annabel & Co – Georges & Rosalie – Jacques n’a qu’un œil – Finger in the nose – Baker made with Love – Clémence G – Hérisson, Lili pouce – Adeuxmains – Les petites choses – Les choses bizarres…

ECLATS D’RIRE
Vêtements – Accessoires de mode – Enfants – Créateurs – Jeux et jouets
33-35, rue Ernest Renan – 92130 Issy-les-Moulineaux

01 46 45 13 26

Métro Corentin Celton.

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Prémaman
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes partenaires)

Créateur pour la future maman , le bébé et l’enfant,
Prémaman distribue une large gamme d’articles de puériculture, de mobilier, de poussettes, de sièges auto, de jouets et de produits fonctionnels, ainsi que des vêtements pour la future maman, pour le bébé et pour l’enfant jusqu’à huit ans.

Depuis 1954, toute la gamme Prémaman, bénéficie d’un excellent rapport qualité prix et facilite ainsi la vie de la (future) maman et de ses (futures) enfants.

L’étendue de la gamme permet de répondre aux besoins du quotidien et des cadeaux.

Comment y arriver ?
83 rue de Levis 75017 Paris
Transports en commun
Métro : Station Villers. Lignes 2 et 3
En voiture

Par la rue Cardinnet, la rue de Lévis est en sens unique.

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La dépression post-partum chez papa
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

On associe toujours la dépression du post-partum
à la maman, puisqu’elle allie relation charnelle et affective avec bébé.

Ce rapport fusionnel entre la mère et bébé fait que l’on prête aux mamans une très grande partie de la charge émotionnelle que représente la naissance de bébé.


On s’est jusqu’alors peu porté sur les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes papas à faire face à la paternité. Pourtant, l’arrivée de bébé affecte papa autant que maman. Bien-être-bébé soulève la question de la dépression post-natale des papas.

Les papas aussi ont le blues ?

On ne le soupçonnait pas il y peu, mais le Baby-blues et la dépression post-partum chez maman peuvent aussi toucher les papas.

Bien que chez la femme, le rôle des hormones puissent contribuer aux angoisses et aux sautes d’humeur, l’arrivée de bébé est un événement qui affecte aussi bien les pères que les mères. Tous deux sont en effet confrontés aux mêmes préoccupations : nouvelles responsabilités familiales, mais aussi responsabilités financières, crainte de ne pas avoir les bons gestes avec bébé, etc.

Les pères peuvent également être plus vulnérables s’ils ont des problèmes conjugaux, financiers, ou ont déjà vécu une dépression.

Chez le père comme chez la mère, une dépression post-natale, en particulier lorsqu’elle est sévère, peut influer sur le développement psychoaffectif des enfants. Les conséquences de la dépression du post-partum chez bébé sont faibles mais existent donc dans certains cas.

Au même titre que les mamans, les papas doivent donc se confier à leur entourage et à leur médecin si des signes d’anxiété et de déprime se font sentir avec insistance, dans leur intensité et dans le temps.

Source : http://www.bien-etre-bebe.com/Bien-etre-maman/la-depression-post-partum-chez-papa.html

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Les conséquences de la dépression post-partum sur bébé
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

On s’inquiète souvent des conséquences
que peut avoir une dépression vécue par un parent sur bébé, lors des premiers mois de sa vie, alors qu’il est en plein développement.


Comme pour tout enfant, le contexte familial dans lequel il se construit et le comportement des parents influencent bébé à long terme, dans les rapports sociaux qu’il aura plus tard. Qu’en est-il lorsqu’une dépression a entravé la relation entre bébé et ses parents, après sa naissance ? Bien-être-bébé vous dit tout sur l’incidence d’une dépression post-natale sur bébé.

Les bébés sont très sensibles et réceptifs. Ils peuvent donc être exposés à la dépression de leur maman ou de leur papa, dans la mesure où la qualité des interactions entre le parent et bébé est diminuée.

Le comportement des parents dépressifs

Des études menées ont montré que les mamans déprimées prononçaient autant de mots tendres que les autres mamans. Toutefois, elles ont un discours généralement plus négatif et réagissent en décalage par rapport aux demandes de bébé. Or, c’est dans l’interaction et dans la satisfaction de ses besoins que bébé se construit et développe ses capacités psychomotrices.

L’incidence de la dépression sur bébé

Ainsi, certains bébés dont un parent a souffert d’une dépression post-partum, peuvent présenter un retard dans l’apprentissage du langage.

Cependant, l’incidence d’une dépression post-partum chez papa ou chez maman sur le développement du bébé est en général faible, sauf si la dépression est associée à d’autres risques.

On peut alors noter une influence sur le développement psycho-affectif de bébé et ses rapports socio-affectifs ultérieurs, selon les interactions qu’il aura vécues avec ses parents. On parle d’attachement « insécure », qui peut se manifester de façons différentes, par exemple :

  • Une hyperactivité
  • Une irritabilité plus marquée
  • De l’anxiété
  • Ou une peur d’être séparé de sa mère

Si la dépression est sévère, elle peut influer sur le développement du bébé, et on remarque parfois les signes suivants :

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Maternité : Une hormone identifiée derrière la dépression postnatale
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Un composé chimique, l’ocytocine, libéré pendant
l’allaitement (et l’activité sexuelle) pourrait détenir la clé prévention de la dépression post-natale, qui affecte jusqu’à…19% des nouvelles mères.

Cette petite étude qui montre que les femmes enceintes avec un faible niveau d’ocytocine sont plus susceptibles de développer une dépression après la naissance a été publiée dans l’édition du 11 mai de la revue scientifique Neuropsychopharmacology.

L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bâle et de l’Université de Trèves, sur 98 femmes dont les taux sanguins en ocytocine ont été mesurés en fin de grossesse et mis en regard des symptômes dépressifs après la naissance.

Les auteurs rappellent que les niveaux de ce composé fluctuent à la fois pendant et après la grossesse, et le fait que les niveaux d’ocytocine n’aient été mesurés qu’une seule fois limite les résultats de l’étude. On sait également que la dépression postnatale est associée à un certain nombre de facteurs de risque, à la fois psychologiques et physiologiques, don’t les fluctuations des niveaux d’hormones.

Il s’agissait d’une petite étude de cohorte qui visait à déterminer s’il y avait une association entre les taux sanguins d’ocytocine pendant la grossesse et le développement de la dépression postnatale. Un facteur possible est la présence de l’ocytocine, produite par la glande pituitaire et libérée dans le cerveau.

L’ocytocine provoque des contractions utérines pendant le travail et stimule le flux de lait pour l’allaitement maternel. Les chercheurs expliquent que des études animales ont déjà suggéré que l’ocytocine a également un rôle important dans le renforcement du lien entre la mère et l’enfant. Ils émettent l’hypothèse que de bas niveaux d’ocytocine pendant la grossesse pourraient entraîner des difficultés d’adaptation à la maternité.

Les chercheurs constatent que les niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse prédisent de façon significative des symptômes de dépression postnatale deux semaines après la naissance. Cette association persiste après ajustement pour les symptômes dépressifs pendant la grossesse. Ils suggèrent que d’autres études devraient examiner si la modification des niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse pourrait contribuer à prévenir la dépression postnatale.

Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-

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La Jalousie de l’ainé vis à vis du bébé
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé)

La jalousie de l’ainé vis-à-vis du bébé : Voici des idées
nouvelles si bien illustrées par Victor Hugo

La jalousie est une souffrance.

- Que faire pendant l’attente de la naissance pour éviter ou atténuer la jalousie de l’ainé ?
- Comment s’y prendre à la naissance et après pour faire face à cette jalousie ?

On dit beaucoup que la jalousie est normale, et qu’il faut l’accepter comme un phénomène banal. On écrit beaucoup que l’on doit fortement surprotéger l’ainé pour qu’il ne soit pas frustré !!
Ceci est tout à fait inexact et conduit trop souvent l’ainé à plus d’agressivité contre son petit frère (ou sœur) et contre ses parents. Il devient de plus en plus jaloux.

Il faut lever un malentendu.

Non ! L’enfant déjà né n’est pas frustré par la naissance de son petit frère. Je crois même que le plus beau cadeau possible à lui faire est justement de lui donner un frère ou une sœur. Les enfants uniques nous le disent bien. Même si vous êtes très riches vous ne pourrez jamais lui trouver plus beau présent, cadeau plus précieux pour la vie.
De cette idée évidente, découle le reste.

Votre ainé s’identifie au bébé avant même qu’il naisse.

Ce phénomène normal persiste après sa venue au monde. Il fait volontiers le bébé, redemande le biberon, recherche câlins et bercements. Parfois il se remet à parler bébé, on dit qu’il régresse. Il obtient facilement de ses parents ce surcroît de gestes affectueux. Ses parents les lui accordent d’autant plus facilement qu’ils pensent au bébé à venir et s’attendrissent déjà. Il sent à quel point le bébé attendu est important pour ses parents. Il sait que ses parents investissent le bébé et tout naturellement il s’identifie à lui.

A la naissance votre ainé va poser à ses parents la vraie question.

Il la pose en faisant des gestes ambivalents vers le bébé :
- il l’embrasse et l’écrase en se couchant sur lui.
- Il lui caresse la main et soudain la lui serre très fort ou lui met les doigts dans les yeux, en vous regardant… il attend votre réponse. Viendra-t-elle ?

Beaucoup de parents se trouvent alors en pleine hésitation et se disent :
»le pauvre il doit partager l’amour de ses parents…il est frustré…Nécessairement il va falloir s’occuper de lui beaucoup plus pour qu’il se fasse à l’idée de cette importune naissance… ».

Ce discours traverse les pensées de tous les jeunes parents. Il est parait logique et semble mathématiquement juste. En fait il n’en est rien !
L’amour des parents pour leurs enfants est-il partagé : non. Il ne s’agit pas d’une tarte coupée en parts mais d’un tout que chaque enfant a tout entier.

Ici point de calcul, mais des sentiments qui ne vont pas changer. Il est aimé tout autant qu’avant. Voici ce qu’en dit Victor Hugo :
Ô l’amour d’une mère ! Amour que nul n’oublie !
Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !

Mais que demande-t-il donc votre enfant si agité, tourmenté, de plus en plus difficile depuis la naissance récente?

Question clé dans ce domaine de la jalousie.

En agressant devant vous le bébé et en accaparant l’attention de ses parents, en envahissant tout le territoire, en cherchant ouvertement à détourner sa maman du nouveau-né, l’ainé demande à ses parents : « Est-ce que vous protégez mon petit frère ? »
Si la réponse est hésitante et évasive, il en sera profondément déstabilisé et inquiété au fond de son cœur. Il s’identifie tellement au bébé qu’il tremble à l’idée qu’on puisse délaisser son petit frère. Son petit frère, n’en doutez pas est pour lui le plus précieux du monde. Il veut savoir si, pour ses parents, il en est de même. Protégez-vous mon petit frère ?

Comment répondre ?

En faisant fête autour de la naissance. En montrant qu’on se réjouit de la venue de ce beau poupon, en l’annonçant à tout le cercle de famille, en sablant le Champagne et en échangeant des photos. Victor Hugo le dit si bien:

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Or certains pensent qu’il faut étouffer l’affaire, faire comme s’il n’était pas là et ménager beaucoup l’ainé. Quelle erreur !
Il faut donc montrer sa joie de la naissance, donner une grande place au bébé et prendre ostensiblement du temps avec lui, comme on le fait avec tous les bébés, comme on l’a fait avec l’ainé. Bien sûr il faut garder son amour pour l’ainé et le lui exprimer mais surtout lui redire que vous tenez à choyer ce bébé, à le protéger bec et ongle, comme vous protégez l’ainé.

Nous le savons, il n’est pas toujours immédiat d’accepter le nouveau-né et de lui faire sa place. Il faut un peu de temps pour faire sa connaissance. La jalousie de l’ainé sera majorée si le délai s’allonge entre la naissance et le jour où vous saurez dire clairement en parole et dans les gestes que vous êtes heureux de la venue de votre bébé.
Dr Alain BROCHARD
Source :http://www.pediatre-online.fr/acquisitions/jalousie-bebe-aine-naissance-jaloux-puine/

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Grande prématurité : les relations enfant-parents-équipe
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Naître, a priori, n’est pas un traumatisme.
C’est une étape de la vie humaine.

En revanche, ce qui peut faire traumatisme, ce sont les conditions dans lesquelles se déroule la naissance et la façon dont elle peut faire résonance dans l’histoire du sujet et de sa famille.

La naissance d’un prématuré peut être traumatisante mais ne s’inscrira comme traumatisme, au sens freudien, qu’en fonction de la place qu’elle prendra pour chacun, en particulier pour la mère. La relation enfant-parents-équipe forme un tout indémaillable en cas de grande prématurité. En ce sens, I’effort fourni par les équipes médicales dans l’accompagnement de l’enfant et de ses parents est d’une importance capitale pour le pronostic à court et à long terme.

Après la séparation de la naissance, les mères se présentent souvent émues, parfois dans le rejet, la peur, la fuite… D’autres se battent pour voir et s’occuper de leur enfant, taraudées par cette force déclenchée par le bébé que Winnicott a appelé « préoccupation maternelle primaire », sorte de folie obsessionnelle dont souffrent les mères après la naissance de leur enfant.

UN BABY-BLUES DÉCALÉ

Lorsqu’il n’y a pas de séparation, cette « folie  » s’accompagne généralement de la survenue du baby-blues, état dépressif transitoire apparaissant le plus souvent vers le troisième jour.

Chez les mères de prématurés le baby-blues est décalé, remplacé par un sentiment de tristesse réactionnelle à la situation. Il surviendra cependant dans les trois jours suivant le retour de leur enfant à la maison.

Les mères adoptives déclenchent également un baby-blues quelques jours après la remise de l’enfant. Ces arguments nous permettent d’affirmer que le baby-blues est déclenché par la présence de l’enfant et la place qu’il vient prendre dans l’inconscient maternel, ceci dans le contrecoup de la rencontre.

En maternité, il est possible de restaurer leur narcissisme en les poussant à aller voir leur enfant au plus vite, en leur expliquant que le bébé est en attente de cette visite, car à cette heure il devrait être encore sous « perfusion ombilicale » de la mère, 24 heures sur 24 ! Personne ne peut les remplacer auprès de leur bébé : faire connaissance avec lui en décodant peu à peu son expression, en le touchant délicatement.

Ses facultés de concentration sont très faibles certes, mais, même lorsqu’il dort, il perçoit la présence de sa mère. Découvrir ce bébé peu gratifiant, apprendre à entrer en relation avec lui se fait au rythme de chacune. On peut proposer de donner à la mère une photo du bébé prise à sa naissance.

La mère peut laisser dans la couveuse un tissu imprégné de l’odeur de son corps qui rassurera le bébé pendant son absence. Enfin, il faudra dire à l’enfant son nom, son prénom, ceux de ses éventuels frères et sœurs, la raison de la séparation, des soins et ce qui est souhaité pour lui.u Lui dire qu’il n’est pas abandonné, mais confié à ne équipe médicale jusqu’au moment où il sera en état de rentrer à la maison. En constatant l’effet de ces démarches sur l’enfant, et ainsi intronisées dans leur fonction maternelle, la plupart d’entre elles émergent.

Ces mères sont suspendues par un traumatisme sans nom, cet innommable que l’on retrouve parfois dans la difficulté de donner un prénom à l’enfant au début, laissant sur la couveuse un inhumain numéro.

LE RISQUE EST L’OBJECTIVATION DE L’ENFANT

La première visite à l’enfant peut être très décevante si la mère n’a pas été préparée ou accompagnée.
Le fameux bébé imaginaire est confronté à une réalité difficilement articulable.
Ce fantasme auquel elles restent accrochées peut venir annuler la naissance et provoquer un sentiment d’irréalité. Le risque est l’objectivation de l’enfant, si souvent rencontrée dans certains services.

Certaines mères, jugeant l’équipe seule compétente, peuvent aller jusqu’à suspendre les visites.
D’autres déclencheront leur agressivité en jugeant l’équipe maltraitante, attitude à interpréter comme une tentative désespérée de certaines pour se reconnaître bonnes mères en pointant le « mauvais Autre « , celui qui ne respecte pas leur bébé.

Au cours de cette séparation, I’équipe, dont la fonction soutenante est essentielle, doit autoriser la mère à passer par des remaniements psychiques importants qui lui permettront de se construire, avec l’aide de son enfant, un instinct maternel parfois absent au rendez-vous.

Ces femmes sont prématurément mères, elles n’ont pas traversé les étapes psychologiques de la fin de la grossesse qui leur auraient permis d’être prêtes à affronter la préoccupation maternelle primaire face à un bébé en demande et en besoin.

Dans un service de néonatologie, ces étapes sont « grillées » et, de plus, ces mères n’ont pas leur enfant avec elles ; c’est alors à l’équipe de faire le relais : sauver les enfants et permettre aux mères de le devenir.

Les paroles médicales y ont une importance considérable, elles donnent un pronostic, souvent assez flou, qui permettra toutefois aux parents de garder l’espoir, de maintenir la force de vie à l’œuvre pendant la grossesse. Elles leur permettront de garder les yeux dirigés vers l’avenir, sans totalement se décourager au cours des moments plus difficiles qui surviennent inévitablement, afin de maintenir un portage symbolique de l’enfant par leur désir. Parfois ce ne sera pas possible.

Alors l’équipe devra, sans juger et sans a priori, soigner et prendre en charge l’enfant pendant les périodes où ses parents n’y parviennent plus, laissant vacante la place qu’ils reprendront lorsqu’ils le pourront.

Au bout de l’aventure, certaines mères éprouveront de la difficulté à récupérer leur enfant, à se passer de la technique.

L’équipe devra aborder cette situation comme un sevrage en prenant son temps, en accompagnant; il s’agit d’écouter afin de permettre d’affronter l’arrivée du baby-blues. Lorsque la vie fœtale est interrompue, le bébé, qui devrait encore être un fœtus, se trouve bien mal adapté à la vie aérienne.
Il lui faudra bien sûr une assistance adaptée et les services sont de plus en plus performants dans ce domaine. Mais il lui faudra également une vie relationnelle, afin de pouvoir habiter son corps dans le regard des autres, se vivre comme sujet acteur de sa propre vie, en communication avec l’autre dont il a besoin pour survivre.

UN MATERIEL MIEUX ADAPTE À LA SENSORIALITE DU BEBE

Françoise Dolto disait que parmi les psychotiques adultes rencontrés dans les hôpitaux psychiatriques, un certain nombre étaient d’anciens prématurés pour lesquels l’isolement sensoriel et relationnel où les avaient contraints les couveuses, avait déclenché une psychose expérimentale. Depuis, le matériel s’est adapté et respecte mieux les besoins psychiques du bébé ainsi que sa sensorialité spécifique. Pendant son sommeil, le bébé multiplie ses connexions neuronales; en service de néonatologie ses cycles sont sans cesse perturbés, il est souvent en dehors du rythme jour-nuit qu’il avait dans le ventre de sa mère, la lumière est quasi permanente et trop intense. Quel prix paye-t-il son traitement ?

L’existence d’un  » holding » adapté, mais aussi la reconnaissance qu’un bébé ne peut exister sans l’autre, que ce soit la mère, le père ou les membres de l’équipe, lui permettront de grandir dans un contenant physique et psychique.

Il sera pris dans de multiples réseaux humains au travers desquels il existera avec plus ou moins de succès en fonction des forces de vie qu’il y puisera et de sa personnalité.
La réussite de la communication entre lui et les autres lui permettra ou non de fonctionner en tant que sujet et non comme objet risquant alors l’effondrement.

Il est aujourd’hui admis, voire galvaudé, qu’il faut parler aux bébés. Dans le cas des grands prématurés, encore faut-il se demander qui doit lui parler, de quoi lui parler, quand et comment.
Ce qui a pouvoir sur le bébé, c’est la parole vraie, celle dite au bon moment par la bonne personne et qui prend place dans son histoire.
Comme l’hospitalisation du bébé n’a pas le même sens et ne sera- pas vécue de la même façon par chaque famille, ce qui est à lui dire varie.

Les parents, s’ils y parviennent doivent lui parler, sinon un membre de l’équipe peut le faire, lui dire ce qui lui arrive, pourquoi il est là, qui il est, son prénom, son nom, sa famille. Il s’agit de reconstituer délibérément en mots le bain de langage dans lequel il aurait dû être plongé. Il faut lui dire la raison des soins, lui raconter également la grossesse, ce qui l’a précédée, en bref, son histoire.

Ces bébés s’accrochent aux mots, au regard, y puisent l’énergie dont ils ont besoin. Il faut leur laisser le temps de répondre sans leur déverser un flot de paroles comme un magnétophone. Il faut donner sens à ces paroles, les incarner et les transmettre à l’enfant sur le mode de ce que Trowarthen a appelé la  » protoconversation « , c’est-à-dire lui permettre de participer à la conversation en tenant compte de ses réactions.

C’EST LE PÈRE QUI AIDE LA MÈRE À TROUVER SA JUSTE PLACE

La mère présente le père à l’enfant lors d’une naissance à terme. En cas de grande prématurité, c’est le père qui présente l’enfant à la mère, lors de la première visite autorisée pour elle.

Celle-ci a souvent le sentiment qu’on lui a volé son accouchement. Parfois une première rencontre entre la mère et le bébé a lieu à la naissance, mais elle est rapide, furtive, toujours frustrante. Le père fera le lien. Il se trouve placé, et souvent malgré lui, en position maternante. Il arrive qu’il soit le seul à maintenir le lien à l’enfant, la mère, en raison de son histoire, s’excluant elle-même sous couvert de culpabilité prenant forme de rejet. Il n’en sera pas à l’aise pour autant. L’idéal, c’est que le père soutienne la mère pour qu’elle puisse soutenir l’enfant.

Il ne faut pas forcer les pères à changer les couches et donner des biberons. Un bon père n’est pas forcément celui qui mime la mère, mais celui qui aide la mère à trouver sa juste place auprès de leur enfant.
C’est parfois très difficile lorsque la séparation résonne dans l’histoire de l’un ou de l’autre, I’empêchant de venir prendre sa place. Il faudra alors avoir recours à l’aide du psychologue. Ceci pose la question de savoir si le psychologue du service doit voir systématiquement ou non tous les parents. En dehors des difficultés pratiques, certains parents ne le souhaitent pas. Au psychologue alors de travailler avec l’équipe comme médiatrice de la parole.

Les grands prématurés traînent parfois avec eux l’étiquette  » préma  » toute leur vie. Cela concerne surtout ceux qui ont témoigné de leur fragilité par des complications. Ceux pour lesquels tout s’est passé pour le mieux semblent l’éviter. Une raison de plus pour que les professionnels poursuivent leur effort dans la limitation du traumatisme par une prise en charge de plus en plus éclairée.

Source : http://www.pediatre-online.fr/nourrissons/grande-prematurite-les-relations-enfant-parents-equipe/

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Accouchement : L’hypnose pour maîtriser la douleur
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

De plus en plus de femmes enceintes se tournent vers l’hypnose pour maîtriser la douleur pendant l’accouchement, tout en gardant leur pleine conscience.

Après la sophrologie ou le yoga, de plus en plus de femmes enceintes choisissent l’hypnose pour préparer leur accouchement. Pratiquée à Rennes, Toulouse, Rouen ou Strasbourg, cette technique a été intégrée il y a deux ans à la panoplie de préparations prénatales du CHU Robert Debré, à Paris.

L’équipe de l’unité de traitement de la douleur utilisait déjà l’hypnose depuis plusieurs années. Mais grâce au soutien financier de la fondation Apicil, trois sages-femmes ont pu être formées pendant deux ans à l’Institut français d’hypnose.
« On utilise un phénomène naturel pour réduire les angoisses et la douleur. Les femmes prennent du recul, et vivent mieux cette douleur qui leur paraît d’abord insurmontable.
De plus en plus de patientes sont en demande », explique une des sages-femmes formées, Hèlène Le Cornu.

Se détacher de la douleur

Malgré tout, la méthode reste mal connue. Loin de l’image d’Epinal – la fameuse spirale noire et blanche qui endormirait le patient -, l’hypnose en milieu hospitalier s’appuie sur la relaxation, et sur la relation humaine entre soignant et soigné.

« Il s’agit d’accompagner le patient pour lui redonner de l’autonomie », souligne Isabelle Ignace, psychologue à l’hôpital Robert Debré et formatrice. Concrètement, les futures mères acquièrent au cours de séances collectives ou individuelles des techniques simples : respiration, dissociation du corps et de l’esprit, visualisation… Lors de l’accouchement,  elles focaliseront par exemple leur esprit sur un lieu ou une sensation agréable, pour se « détacher » de la douleur. Celle-ci ne disparaît pas, mais elle est mise à distance.

« L’hypnose, c’est comme un muscle de l’imagination », résume Isabelle Ignace. Telle femme imagine ainsi l’accouchement comme un train qui sort d’une gare, telle autre envisage chaque contraction comme une vague qui monte et descend…
Des adeptes des médecines douces aux pures cartésiennes, les mamans qui expérimentent l’hypnoanalgésie affichent des profils variés. Certaines ont une contre-indication de péridurale, d’autres recherchent simplement des outils pour mieux gérer le stress et la douleur. Si les séances de préparation permettent de développer les capacités de chacune, nul besoin d’avoir déjà pratiqué l’hypnose pour y avoir recours le jour J.

Témoignages

Joannie

Joannie a appris une semaine avant son accouchement qu’elle ne pourrait bénéficier de péridurale pour des raisons médicales. « J’étais hospitalisée. J’avais très peur de ne pas avoir de péridurale, je ne connaissais pas du tout ces techniques d’hypnoanalgésie, mais j’ai pu me préparer.
L’équipe de la maternité m’a donné des techniques pour “m’évader”. Et le jour de l’accouchement, je suis partie dans une image de vacances au bord de l’eau, de soleil.
Je ressentais les contractions et la douleur, mais j’étais au-dessus. Je n’avais plus du tout la notion du temps. »

Darina

Cette infirmière ne voulait pas prendre d’analgésique. De son accouchement, elle garde un bon souvenir : « Tout s’est bien passé, ça a vraiment marché. J’étais heureuse, je souriais. On m’a fait partir sur quelque chose que j’aimais, et j’ai pensé à la plage, chez moi. Me centrer sur ce souvenir, cela m’a aidée à faire partir la douleur entre les contractions, et même parfois pendant les contractions. »

Source :http://www.francesoir.fr/actualite/sante/accouchement-l-hypnose-pour-maitriser-douleur-91502.html

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Des maisons de naissance pour un accouchement respecté
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Non classé, Santé)

Après plusieurs rebondissements, les maisons de naissance
seront bel et bien expérimentées en France .
Frédérique Teurnier, présidente du Collège National des Sages-Femmes nous aide à faire le point sur ces établissements qui promettent un suivi de grossesse plus respectueux de la femme enceinte.

Qu’est ce qu’une maison de naissance ?

Une maison de naissance est une structure qui n’a pas le statut d’établissement de santé. Elle a pour but d’accueillir les femmes enceintes dans des conditions moins médicalisées que les hôpitaux ou les cliniques.

Elles sont plus respectueuses de la physiologie (la femme enceinte et son environnement), tout en garantissant aux femmes enceintes un cadre sécurisé.  Selon l’article 40 du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2010, les maisons de naissances doivent disposer d’une convention avec les services mobiles d’urgence et avec un établissement de santé à proximité immédiate disposant d’une maternité.

« Les maisons de naissance sont des lieux dédiés où la femme enceinte est prise en charge par la sage-femme de son choix qui la suit tout au long de sa grossesse.

Ce sont des lieux de naissance, mais également de consultation, de préparation à l’accouchement et d’accompagnement », explique Frédérique Teurnier, présidente du Collège National des Sages-Femmes.
Leur avantage : offrir aux futures mères un suivi réellement personnalisé, contrairement aux cliniques et hôpitaux où la prise en charge est assurée par l’équipe de garde.

Pour qui ?

Les maisons de naissance sont des lieux d’accueil pour les femmes volontaires dont la grossesse ne présente aucun risque identifié et dont l’accouchement ne nécessite à priori aucune intervention médicale (c’est-à-dire la majorité des femmes).

A leurs détracteurs, qui mettent en avant les risques potentiels du manque d’infrastructures de santé, Frédérique Teurnier répond : « Une maison de naissance devra signer une convention avec une maternité attenante (et inversement) En cas de problème, la femme enceinte y sera alors immédiatement transférée. »

Une alternative sûre à l’accouchement à domicile ?

Face à la surmédicalisation de l’accouchement, de plus en plus de femmes seraient tentées par l’accouchement à domicile. Une pratique qui comporte des risques comme le rappelle Frédérique Teurnier : « Comme beaucoup de sages-femmes sont réticentes à réaliser l’accouchement à domicile car elles ne sont pas en accord avec cette pratique et qu’elles ne sont pas assurées, les femmes vont jusqu’à accoucher toutes seules chez elles ! Jusqu’à présent, il existait peu de solutions intermédiaires et cela pénalisait tout le monde ! »

Quelle expérience des maisons de naissance à l’étranger ?

La première maison de naissance a ouvert ses portes à New-York en 1975. Aujourd’hui, il en existe plus d’une centaine aux Etats-Unis. Puis, l’Europe a suivi avec l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Belgique, etc. Dernière région en date à les avoir adopté : le Québec.

Des exemples concluants, porteurs d’espoir pour la France : « Les maisons de naissance à l’étranger fonctionnent très bien et bénéficient aujourd’hui d’une expertise et d’un recul nécessaires » explique Frédérique Teurnier, « il est temps que la France débute cette expérimentation. »

En France, où en est-on ?

Le vaste dossier des maisons de naissance a été ouvert par Roselyne Bachelot dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2011. Un projet qui a d’abord été refusé par le Sénat estimant que la France ne devait pas baisser son niveau d’exigence en matière de sécurité des soins.

Le ministère de la santé a donc relancé le débat en promettant que ces maisons de naissance seraient attenantes à une maternité. L’idée étant d’encadrer les pratiques de naissances naturelles afin d’en éviter les dérives, notamment sectaires. Finalement, l’expérimentation des maisons de naissance en France sera mise en place entre le 1er septembre 2011 et le 1er septembre 2013.

Pourquoi tant de polémiques ?

Si les sages-femmes sont majoritairement pour l’ouverture des maisons de naissance, les obstétriciens sont plus réticents.
« L’obstétrique est encore très médicalisée en France. Or la grossesse est un processus physiologique évolutif (qui peut connaître des complications, mais qui se passe bien la plupart du temps ndlr), ce n’est pas un état risqué en soi » souligne Frédérique Teurnier. « Mais Il faut qu’il soit bien suivi pour détecter et prendre en charge les éventuelles complications.

Les maisons de naissance sont une belle opportunité pour les sages-femmes libérales qui pourront ainsi suivre des grossesses et accoucher leurs patientes dans une structure adaptée. Elles exerceront ainsi leur art de la maïeutique (accouchement) en tout autonomie. C’est également une belle opportunité pour les femmes même si en réalité je pense qu’une minorité de femmes choisiront les maisons de naissance », poursuit-elle.

Budget : quels changements pour les futures mamans ?

Pour les futures mamans, aucun changement significatif à noter… côté budget. Avant l’accouchement, toutes les consultations (suivi, contrôle, surveillance, etc.) réalisées par la sage-femme seront intégralement remboursées par la Sécurité Sociale et éventuellement par la mutuelle.

Une participation de 300 euros sera demandée par la maison de naissance afin de couvrir les frais liés à la location, gaz, électricité, eau, intendance, etc. qui sera, elle aussi, remboursée. Un petit surcoût pour une grande évolution dans la prise en charge de la maternité !

Source : http://www.magicmaman.com/,des-maisons-de-naissance-pour-un-accouchement-respecte,58,1706849.asp

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Le devenir Père
Posté par Aude Becquart le  (Catégorie(s) : Mes conseils, Non classé)

Dorénavant, un grand nombre d’hommes s’engagent
dans le ”devenir père” dès la naissance de leur bébé.
Un père présent, impliqué, ni ”frangin” ni ”pote”, capable d’apporter une contribution spécifique dans l’éducation et dans la socialisation de l’enfant se dessine.
Toutefois, la paternité, à l’égal de la maternité, n’est pas un long fleuve tranquille…

Tôt ou tard, la grande majorité des hommes et des femmes menant une vie de couple en viennent à désirer que leur relation se prolonge dans l’aventure de la procréation et s’ouvre ainsi à la vie familiale (en France, on estime que 90 % des femmes et 85 % des hommes ont un ou des enfants ; 10 % des femmes et 15 % des hommes pouvant être dits “sans enfant”).
La banalité des faits pourrait laisser croire que l’expansion du conjugal vers le parental s’explique tout simplement par la biologie (transmission de la vie) ou par la sociologie (pression à la conformité). Il n’en est rien et les “psy” estiment au contraire que, lors de ce grand passage, les aspirations, les attitudes et les conduites des deux futurs parents sont le siège de remaniements complexes (on parle du devenir mère et du devenir père).

Dans le cas de l’homme, on a surtout mis l’accent jusqu’ici sur les aspects positifs du processus, sur l’enrichissement que procure la promotion de l’état de fils à l’état de père, sans trop se soucier des éventuels accidents de parcours.
Or la “paternalisation”[1] ne se déroule pas toujours comme un long fleuve tranquille :
le devenir père peut être émaillé de ratés, de moments de désarroi et, à un degré de plus, conduire à la crise du couple conjugal et à la rupture. En prenant appui sur des questionnaires d’enquête et sur des entretiens menés auprès de pères rencontrés au cours des dernières années[2] , je voudrais dire comment on peut rendre compte de cette apparente antinomie.

Signification et dynamique du devenir père

Si la “paternalisation” est en général bien vécue par les hommes d’aujourd’hui, c’est sans doute parce que, depuis un quart de siècle, les chercheurs et les cliniciens – et à leur suite les médias – ont abondamment fait savoir que l’implication précoce du père pouvait s’avérer bénéfique pour les deux parents et pour le bébé, mais aussi parce que les pères eux-mêmes, stimulés par les incitations de leurs conjointes, abordent ce processus comme une série d’étapes structurantes et valorisantes. Un pas vers l’accomplissement de l’identité masculine. L’acquisition d’un supplément… d’homme.
En effet, l’homme ancien n’était pas invité à participer à l’odyssée exclusivement féminine du portage, du nourrissage et du “pouponnage”.
Il n’avait du reste ni l’envie ni le loisir de s’en mêler : ce n’était vraiment pas son affaire et il devait trouver suffisamment d’occupations et de satisfactions dans les travaux des champs, à l’usine ou au café.

Son entrée en paternité se faisait plus tard,
beaucoup plus tard, quand l’enfant avait atteint
“l’âge de raison”
, au terme d’une mise à l’épreuve à valeur initiatique. En résumé, quand l’enfant était arrivé à bon terme, l’homme était d’emblée désigné comme père géniteur et père légal ; par la suite, il s’imposait comme père social, mais sans jamais passer véritablement par les stades du devenir parent.

Les temps ont bien changé et, au moins dans les milieux économiquement et culturellement dotés, les hommes savent maintenant que sans paraître “efféminés”, ils peuvent s’engager aux côtés de leur partenaire dans ce long processus d’accompagnement relationnel qui concerne l’enfant à naître, puis le nouveau-né, enfin le jeune enfant. Quelles sont les phases essentielles de ce co-cheminement[3] ?

L’attente

Classiquement, on considérait que le désir d’enfant existait surtout chez celle qui faisait fonction de génitrice et de nourrice : la mère.
Un désir longtemps soumis du reste aux aléas de la fécondation.
Désormais, le contrôle des naissances permet que la décision de “faire” un enfant puisse venir après un temps de maturation, de réflexion, de choix et, nouveauté considérable, le projet de procréation résulte de plus en plus couramment de la volonté du couple.
“Cet enfant, on l’a voulu à deux”, entend-on dire souvent. Il n’est pas rare d’ailleurs que des pères avouent qu’ils ont souhaité devenir parent avec autant – voire plus – d’intensité que leur amie ou épouse.

Il est devenu habituel que l’adhésion du futur père se concrétise dans la participation aux visites d’échographie et, plus rarement, aux séances de préparation à la naissance.
Un certain nombre de pères – trop peu à coup sûr – ont bénéficié, au cours des dernières décennies, de deux innovations particulièrement bénéfiques dans ce domaine.
D’une part, la possibilité d’entrer en communication affective avec l’enfant à naître grâce à un toucher enveloppant : c’est l’objectif poursuivi par le promoteur de l’haptonomie, F. Veldman, et, à sa suite, par C. Dolto.
D’autre part, l’invitation à s’affilier à un groupe de parole où, dans l’échange avec d’autres hommes en attente de paternité eux aussi et grâce à la présence d’un animateur, ils ont l’occasion d’exprimer leurs émotions, leurs interrogations, leurs inquiétudes éventuelles et de se préparer, à leur façon, à assumer leur nouvelle responsabilité : c’est ce qu’ont mis en place des praticiens français comme A. Benoit, G. Strouk, etc.

L’accueil

Les femmes qui jadis se pressaient au chevet de la parturiente (les matrones) ont été remplacées par les sages-femmes, on reste toujours entre femmes, mais il est acquis maintenant que le père doit, si possible, entourer sa compagne lors des derniers moments de la gestation et même, à condition de garantir la discrétion, être présent pendant la période de l’accouchement. La quasi-unanimité des pères est désormais invitée à entrer dans la salle de naissance et à être témoin de la venue au monde de leur fils ou de leur fille. C’est seulement en cas de refus explicite de l’un des deux parents qu’on déroge à ce rituel. Les membres du personnel soignant sont presque toujours favorables à cet usage[4] et ils admettent que la proximité physique et affective du père, sa jubilation irradiante peuvent contribuer de façon significative à la sérénité et au confort de la mère[5].

La relation père-bébé et l’éducation première

La “paternalisation” entre dans sa phase active quand le bébé est là, visible à l’œil nu (et non plus deviné sur un écran de contrôle !), faisant entendre sa voix, agitant bras et jambes… Le nouveau-né commence à prendre sa place de partenaire dans la communication et, aux côtés de la mère, le père va pouvoir se positionner comme troisième : on parle alors de triade[6].

Le père va aussi pouvoir se charger d’une partie des activités de soins (caregiving), ce que jadis on appelait le maternage.

C’est souvent la mère qui assure encore les tâches les plus ingrates mais, depuis trente ans, l’évolution des conditions et des conceptions de vie a été telle que désormais le partage avec le père est moins inégalitaire.

Dans les dernières années, on estimait que le “temps parental”, à savoir le temps passé avec et pour l’enfant, se distribuait entre mère et père dans la proportion deux tiers – un tiers : vingt-cinq heures par semaine en moyenne contre douze heures[7]. On est encore loin d’un rapport équilibré mais qui aurait pu prévoir en 1900 que les pères du XXIe siècle seraient aussi manifestement engagés sur ce terrain ? Qui aurait pu prévoir il y a seulement vingt ans que 61 % des pères solliciteraient le congé de paternité (quatorze jours : onze plus trois) dès la première année de sa mise en place, en 2002 ? Assurément, les pères s’occupent plus volontiers et plus largement de leur(s) jeune(s) enfant(s).

Par-delà le problème de la répartition du temps parental se pose la question beaucoup plus délicate du rôle des pères actuels :
- Devenir père, cela veut dire quoi, au juste ?
- Comment être père aujourd’hui ?

C’est le thème que j’ai abordé dans plusieurs ouvrages et sur lequel je voudrais revenir en évoquant les quatre types de pères que je distingue. Après avoir souligné l’intérêt et les limites du “père sévère”, le modèle socle, celui qui s’inspire de la tradition et qui a connu sa théorisation la plus achevée chez J. Lacan (plus récemment, chez P. Legendre, P. Julien, etc.), j’ai défini trois figures de paternité modernes.

- Le “papa-poule”, désignation un peu ironique du père au foyer (primary caregiver), modèle promu par le courant féministe américain, étayé par les travaux sur l’attachement et sur l’androgynie psychologique, mythifié enfin par le cinéma et par la littérature[8].

- Le “père libéré”, modèle alternatif et pragmatique incarné de nos jours par des hommes qui s’affranchissent des normes anciennes de la biparentalité et de l’hétéroparentalité (les deux parents et les deux sexes) et assument leur position de “père recomposé” ou de “père homosexuel”[9].

Le “père présent”, que je considère comme le modèle le plus favorable, celui qui concrétiserait l’optimum de la fonction du père, dans la mesure où serait satisfaite une double exigence : la différenciation et l’implication.
Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que c’est, à mon avis, le modèle qui prend le mieux en compte les besoins fondamentaux de l’enfant[10].

Des besoins depuis longtemps identifiés et reconnus comme essentiels

Besoin de se repérer dans la différence des générations (le père n’est ni un “frangin” ni un “pote” : il a le droit et le devoir de poser des limites) ; besoin de se repérer dans la différence des sexes (le père n’a pas le même sexe que la mère et le fils n’a pas le même sexe que la fille). Comme l’ont fort justement énoncé les psychanalystes, l’enfant doit être au clair sur ces deux registres et le père ne peut pas se dérober à l’obligation d’exercer les sous-fonctions de séparation, de “sexuation” (rôle dans la construction de l’identité sexuée) et de transmission.
Mais faut-il pour autant en rester à la conception d’un père uniquement réduit à dire toujours non et nécessairement tenu à distance du jeune enfant[11] ?
Je ne le crois pas et j’estime que la sollicitude, la mise en confiance, la pratique du partage, le respect mutuel facilitent l’apprentissage des règles de vie et préparent beaucoup mieux que la froide autorité à l’accès aux valeurs d’égalité, de tolérance et de solidarité.

Des besoins nouveaux pas encore suffisamment repérés et pourtant basiques

Besoin d’un père impliqué dès le commencement, le plus tôt possible et pas à un âge qui viendrait après “l’âge de la mère” : ce père-là sera rapidement perçu comme autre que la mère et son influence pourra se faire sentir au cours des six premiers mois de la vie (on a montré qu’à l’âge de 4 mois, un bébé était capable de montrer dans sa posture et sa gestualité qu’il différenciait visuellement sa mère et son père).
Besoin d’un père impliqué directement, dans une relation qui ne passe pas nécessairement par la médiation de la mère : c’est dans le face-à-face, dans le dialogue verbal et non verbal, dans les échanges ludiques et non ludiques que l’influence du père prendra toute sa mesure (les travaux qui ont mis en évidence l’action précoce du père portent précisément sur ces situations d’interaction duelle). Besoin d’un père impliqué sur de multiples registres et pas seulement dans le contrôle et le maintien de l’ordre : on sait bien désormais que le père est en mesure d’apporter une contribution spécifique dans la socialisation, dans la construction du langage et de l’intelligence, dans l’ancrage et l’équilibrage affectif. Les travaux américains, ceux de M. Lamb en particulier[12], mais aussi des travaux allemands, helvétiques… et français[13] en ont apporté la preuve irréfutable.

Périodes critiques et accidents de parcours

Je n’aborderai pas ici la psychopathologie de la “paternalisation”. D’abord parce cette question sort du domaine de mes compétences, ensuite parce que les troubles mentaux proprement liés à la paternalité semblent peu fréquents : c’est ce qui ressort des publications venues de psychiatres (comme R. Teboul), d’obstétriciens (tels que G. Strouk) ou de psychanalystes (à l’exemple de A. Bouregba).

Dans le cadre des observations tirées de la vie quotidienne,
on doit en revanche évoquer le cas des hommes qui, à tel ou tel moment du devenir père, éprouvent de vraies difficultés pour faire face aux événements et remplir leur office de parent
. Avant d’envisager la place et les modalités existentielles de ces périodes sensibles, il faut s’interroger sur la cause de leur apparition. On serait tenté de rapporter ces “crises” au phénomène d’épuisement (burn-out) décrit à l’origine chez les soignants mais, après examen des faits, cette mise en relation se révèle peu pertinente : si la fatigue d’être parent peut temporairement affecter les mères qui subissent un excès de stress (la double journée), il est exceptionnel qu’un homme en arrive à être surmené du fait de sa participation aux activités de soin ! Je crois qu’il faut chercher ailleurs les déterminants du mal-être que connaissent certains hommes en instance de paternité ou déjà pères, et je suis enclin à penser que c’est prioritairement le saut de la conjugalité à la parentalité qui fait problème chez eux : tout se passe comme si procréation ne pouvait plus rimer avec récréation, reproduction avec affection ou passion, comme si la mise en harmonie des deux états n’avait pas pu s’opérer ; comme si, pour parler clair, l’homme butait sur l’opposition indépassable entre vie de couple et vie de famille. À la manière de ce personnage de Compartiment pour dames[14] , l’homme semble alors s’écrier : “Nous sommes là l’un pour l’autre. Que demander de plus ?”, et on le voit qui refuse d’affronter les bouleversements liés à l’entrée en scène d’un nouveau personnage, l’enfant. En fait, la déconvenue peut surgir à différentes phases du processus. On identifiera quatre séries d’obstacles à surmonter[15].

Les transformations du corps et du caractère de la conjointe

On a beau essayer de rassurer les hommes, les persuader que leur partenaire est restée aussi séduisante et aussi désirable qu’auparavant, que la relation amoureuse peut être poursuivie sans risque et sans diminution de plaisir… la réalité se révèle parfois plus terne, moins radieuse, surtout si la grossesse a entraîné une forte prise de poids, l’apparition d’épisodes de “déprime”, d’hypersensibilité ou d’irritabilité. À différents moments de la “gestation”, la femme peut se montrer moins disponible, plus indifférente au contact corporel, et l’homme peut être tenté de se détourner, d’aller “voir ailleurs” ou d’entrer de front dans un désaccord sexuel.

Le choc de l’enfantement

On a beau attendre avec impatience l’instant où va prendre fin la vie cachée du monde intra-utérin ; on a beau magnifier le temps de la mise au monde, décrire l’accouchement comme une apothéose, célébrer les vertus de la communion entre celle qui souffre dans sa chair et celui qui l’assiste avec le plus possible d’empathie… le spectacle des dernières phases de la grossesse est parfois difficile à vivre et la violence irréductible des périodes du “travail” ou de l’“expulsion” (avec la douleur, la vue du sang) peut parfois heurter la sensibilité de l’homme-conjoint et provoquer chez lui un véritable traumatisme. Le couple risque alors d’être ébranlé et de s’effondrer.

La prévalence accordée au bébé

On a beau admettre qu’un tout jeune enfant a un besoin vital d’être protégé et dorloté par une figure maternelle, qu’une mère est le plus souvent portée à entourer et câliner son enfant, que la “préoccupation maternelle primaire” est un état provisoire et que la fusion mère-nourrisson ne durera qu’un temps… l’attention que la mère accorde au bébé peut paraître démesurée, notamment lorsque la femme a décidé d’allaiter.
Certains hommes ont alors l’impression que les seins de leur partenaire ont perdu leur fonction érotique habituelle et ils se vivent comme exclus d’une relation qui chez le nourrisson va, à l’évidence, au-delà de la simple satisfaction du besoin alimentaire. Il y a encore risque de tempête pour le couple.

Les contraintes du partage des tâches

On a beau s’extasier devant les pères qui donnent le biberon, qui changent la couche et se lèvent la nuit, bref devant ceux qui s’investissent largement dans les soins et le jeu avec l’enfant… la nouvelle charge de travail domestique semble trop lourde à porter, triviale, répétitive et peu gratifiante. L’enthousiasme initial s’épuise au fil des jours et voilà que l’ennui commence à apparaître avant d’ouvrir la voie insidieusement à la lassitude, à l’abandon de toute participation aux activités de soin, au refus des responsabilités éducatives et… à la mésentente conjugale.

C’est ainsi qu’au cours du devenir père, diverses perturbations peuvent venir s’interposer et exercer une influence déstabilisante. Il y a fort à parier que le phénomène n’a rien d’exceptionnel et qu’il explique une bonne part des divorces répertoriés au cours des cinq premières années de vie maritale (20 % du total en 2003).

À défaut de données scientifiques fiables, on peut supposer que cette forme de décrochage survient parmi des hommes tout-venant (hors de toute pathologie avérée), mais que dans la majorité des cas, la fragilité émotionnelle, l’intolérance à la frustration, le manque de maturité affective et sociale, l’individualisme exacerbé apparaissent – isolément ou de façon cumulée – comme des inducteurs de l’incapacité à résoudre le conflit entre conjugalité et parentalité. Il est certain aussi que cet enchaînement causal se révèle encore plus difficile à dénouer quand la précarité économique et la précarité relationnelle viennent ajouter leurs funestes effets.

À l’évidence, les professionnels de l’action sociale doivent se préoccuper des accidents de la “paternalisation”, notamment lorsque ceux-ci mettent en péril la vie de couple. En liaison avec les personnels spécialisés (obstétriciens, sages-femmes) et les thérapeutes (dont l’intervention est parfois indispensable), ils ont un rôle important à jouer dans l’écoute, le conseil et l’aide psychologique (à travers des groupes de parole pour les futurs pères, des séances de préparation à la naissance pour les couples, des rencontres de jeunes parents, etc.). Bref, un rôle de prévention et de soutien. ■

Notes

[ 1] Terme utilisé par S. Lebovici (en 1994, 1995…) pour désigner le processus psychique au cours duquel un homme devient père. Dans la même ligne de pensée et dès les années 1980, on avait créé les néologismes “paternage” (les soins assurés par le père) et “paternalité” (paternité psychique), trois expressions à mettre en correspondance avec “maternage”, “maternalité” et… “maternalisation” ; “parentage”, “parentalité” et… “parentalisation”. Le jargon psy est parfois inflationniste !

[ 2] Ces études doivent beaucoup à mes anciens étudiants de doctorat à l’Université Toulouse-Le Mirail. La plupart de ces ex-coéquipiers sont aujourd’hui enseignants-chercheurs.

[ 3] J’envisagerai seulement le cas de la procréation dite “naturelle”, mais il est bien évident que plusieurs des phases considérées se retrouvent dans une démarche de procréation médicalement assistée (IAD, FIV, etc.), et même dans une démarche d’adoption (on peut avec autant de pertinence parler dans ce cas de l’attente, de l’accueil, de la relation précoce…).

[ 4] Seul ou presque l’obstétricien (pro-lacanien) B. Fonty émet des réserves. Il a récemment écrit Les pères n’ont rien à faire dans la maternité, Paris, First, 2003, mais c’est sans doute pour mettre en garde contre certaines dérives.

[ 5] On sait que dans le bouillonnement culturel des années 1980 et sous l’impulsion notamment du psychanalyste B. This, on a aussi préconisé deux gestes à haute valeur symbolique : la ligature du cordon ombilical (séparation) et le bain (ouverture au monde).

[ 6] En France, c’est surtout M. Lamour qui a travaillé sur la mise en place, la dynamique et les dysfonctionnements du “triangle primaire”, à savoir la “triade” père-mère-enfant. L’idée forte est que les deux parents se font parent mutuellement et que le bébé participe à la “parentalisation” de sa mère et de son père.

[ 7] Résultat d’une enquête réalisée en mars 1999 par une unité de recherche du CNRS (équipe dirigée par M.-A. Barrère-Maurisson). Voir le compte rendu du journal Le Monde, 27 mai 2000.

[ 8] Ce modèle immortalisé par le film de C. Serreau, Trois hommes et un couffin (1985), a été récemment illustré dans les portraits savoureux brossés par J. Garcin dans Théâtre intime, Paris, Gallimard, 2003, et par J.-P. Dubois dans Une vie française, L’Olivier, 2004.

[ 9] Dans l’ouvrage de 2005, je rapporte deux entretiens accordés par des pères inscrits dans ce modèle : L., un homme qui a été père (par deux fois), puis beau-père (de deux enfants) et de nouveau père (encore à deux reprises) ; J.-P., un père homosexuel qui a adopté et élevé un petit garçon originaire d’Afrique.

[ 10] Dans ce cadre, j’envisage le cas de J. et D., deux pères qui, au terme de la rencontre, m’ont semblé totaliser, c’est-à-dire articuler de façon harmonieuse, différenciation et implication.

[ 11] Quelques psychanalystes estiment encore que les pères n’ont pas leur place dans la proximité du bébé. F. Dolto, pourtant acquise à l’idée très actuelle que la triangulation mère-père-bébé commence dès la conception de l’enfant, ne préconisait pas que les pères s’occupent des bébés : “pas avant 18 mois”, précisait-elle dans Quand les parents se séparent, Paris, Le Seuil, 1988, p. 53. Aujourd’hui, ce conseil est réitéré et renforcé par le pédiatre A. Naouri, théoricien fougueux de l’opposition radicale mère-père (logique de la grossesse face à la logique du coït ; logique du “oui à tout” face à la logique du “non à tout”).

[ 12] M. Lamb (éd.), The Role of the Father in Child Development, New York, Wiley, 1997.

[ 13] J. Le Camus, F. Labrell, C. Zaouche-Gaudron, Le rôle du père dans le développement du jeune enfant, Paris, Nathan, 1997.

[ 14] A. Nair, Compartiment pour dames, Philippe Picquier, 2002

[ 15] Dans son dernier roman – Un heureux événement, Paris, Albin Michel, 2005 –, E. Abecassis nous convie avec humour et perspicacité à faire défiler le film des déconvenues de la “parentalisation” (on y retrouve du reste les principales périodes critiques que j’ai moi-même distinguées). L’auteur met son talent d’écrivain à défendre l’idée que l’enfant, “consécration de l’amour, est aussi son fossoyeur” (p. 186), et en tant que mère, “féminine et féministe”, elle va jusqu’à écrire à propos de sa fille Léa : “C’était elle, l’enfant de notre amour, le destructeur de notre couple” (p. 194).

Résumé

Le devenir père est le plus souvent bien vécu par les hommes d’aujourd’hui : aux côtés de leur conjointe, ils sont nombreux à s’impliquer dans l’attente, dans l’accueil, dans les soins et dans l’éducation première de l’enfant. Mais il arrive que la “paternalisation” connaisse des ratés, bute sur des obstacles, et que le conflit entre conjugalité et parentalité finisse par mettre le couple en péril. C’est une raison qui suffit à recommander aux travailleurs sociaux de rester en alerte et, le cas échéant, d’intervenir.

Auteur Jean Le Camus :

Professeur émérite de psychologie à l’Université Toulouse-Le Mirail
Il a fondé et dirigé (1994-1998) l’équipe de psychologie du jeune enfant au sein du laboratoire “Personnalisation et changements sociaux”. Dans ce cadre, il a consacré une part importante de ses travaux de recherche à la paternité.
Il a notamment publié :

Pères et bébés, Paris, L’Harmattan, 1995 ;
Le père éducateur du jeune enfant
, Paris, PUF, 1999 ;
Le vrai rôle du père
, Paris, Odile Jacob, 2000 ;
Comment être père aujourd’hui
, Paris, Odile Jacob, 2005.

Source : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2006-4-page-26.htm.

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