Archives par Tags : Nouveau-né |
|
Une enquête a été déclenchée en urgence jeudi
17/11
par le ministère de la Santé sur un procédé de stérilisation, a priori interdit, pour les biberons et tétines fournis aux maternités françaises, utilisant un gaz cancérogène, l’oxyde d’éthylène.
Une réunion est prévue vendredi au ministère de la Santé avec les fabricants et fournisseurs pour étudier les meilleures façons de procéder à un retrait tout en garantissant la continuité d’approvisionnement.
Retrait des biberons et tétines incriminés. L’enquête confiée à l’IGAS (l’inspection générale des affaires sociales) fait suite à la publication cette semaine d’une enquête par Le Nouvel Observateur selon laquelle au moins deux entreprises fournissant des hôpitaux français en biberons et tétines utilisent cette technique de stérilisation.
L’enquête diligentée ce jeudi par Xavier bertrand (…) a pour objectif de comprendre «comment un tel dysfonctionnement a pu se produire». Le ministère a demandé que les biberons et tétines incriminés «soient retirés dans les plus brefs délais».
Deux entreprises visées. Dans son enquête, le Nouvel Obs cite deux fournisseurs d’hôpitaux français qui utilisent la technique incriminée – qui consiste à «gazer» les produits à stériliser avec ce gaz inerte – pour des biberons et tétines à usage unique.
Michel de Gryse, responsable de l’une des deux entreprises citées, la société belge Beldico, confirme que le gazage à l’oxyde d’éthylène est bien l’une des deux méthodes utilisées. Beldico, racheté cet été par le français Médiprema, fournit 7 à 8 millions de biberons à usage unique aux maternités et hôpitaux français, selon M. de Gryse.
Un procédé autorisé à l’usage médical, interdit au contact alimentaire.
Cette méthode de stérilisation est «autorisée pour le matériel médical» comme les compresses, les gants et autres, relève-t-on à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En revanche, le procédé, cancérogène, est bien interdit pour «tout ce qui est en contact alimentaire direct», selon l’Anses, agence française en charge de la sécurité alimentaire.
C’est cette nuance que les entreprises utiliseraient pour fournir aux maternités et hôpitaux des biberons traités à l’oxyde d’éthylène. «Nos produits sont considérés comme des produits médicaux et non pas alimentaires» explique ainsi le responsable de Beldico. «C’est un tour de passe-passe» qui consiste à faire passer tétines et biberons comme «produits médicaux», commente-t-on à l’Afssaps.
Quelle dangerosité ?
Reste à évaluer la réelle dangerosité d’un procédé autorisé pour du matériel médical même si celui-ci entre directement en contact avec le corps des patients (sonde gastrique par exemple).
A la direction du groupement public d’hôpitaux parisiens AP-HP, on assure que le procédé est l’objet d’une stricte surveillance au niveau des «quantités résiduelles» de gaz sur les produits. Mais pour l’expert André Picot, interrogé par Le Nouvel Observateur, le fait qu’on puisse encore stériliser des biberons avec ce produit est un «total non-sens».
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé ce gaz «dans le groupe 1 des agents cancérogènes pour l’homme».
Source : LeParisien.fr 
|
Le Primpéran, médicament contre les nausées et vomissements, déjà contre-indiqué chez le nouveau-né, ne devrait plus être utilisé chez les moins de 18 ans, selon les recommandations de la commission d’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’agence du médicament (Afssaps).
Le Primpéran (molécule: métoclopramide) peut provoquer des effets indésirables neurologiques, comme des mouvements anormaux de la tête et du cou (spasmes du visage, contraction des mâchoires, mouvements anormaux des yeux, difficulté pour avaler ou pour parler, torticolis…). Ces effets connus sont mentionnés dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) et la notice du médicament.
La réévaluation du métoclopramide (Primpéran et génériques) à destination des enfants et adolescents a montré un « profil de risque défavorable » avec « risque augmenté de survenue d’effets neurologiques » dans la population pédiatrique, ce risque augmentant pour des doses élevées ou répétées, note l’Afssaps aujourd’hui dans un communiqué. De plus, la démonstration de son efficacité reste « insuffisante ». Il existe, en outre, des alternatives thérapeutiques.
Par conséquent, la Commission d’AMM « recommande d’étendre la contre-indication aux jeunes en dessous de 18 ans pour toutes les spécialités à base de métoclopramide actuellement indiquées dans la population pédiatrique » et « de retirer du marché les spécialités uniquement à usage pédiatrique à savoir les spécialités Primpéran Nourrissons et Enfants 2,6mg/ml solution buvable et Primpéran Enfants 2,6mg/ml solution buvable » (laboratoire Sanofi Aventis).
Par ailleurs, est envisagée la réévaluation du recours à ce neuroleptique chez l’adulte, « particulièrement chez le sujet âgé en raison notamment du risque d’effets indésirables neurologiques et cardiovasculaires potentiellement graves ».
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/14/97001-20111014FILWWW00598-le-primperan-deconseille-aux-de-18ans.php
|
Il est actuellement bien admis que le lait (maternel ou lait industriel
ler âge) doit être le seul aliment de l’enfant pendant les quatre à six premiers mois de la vie.
En effet, une connaissance aujourd’hui plus précise de la maturation des principaux systèmes et appareils du nourrisson, ainsi que les progrès considérables en matière de qualité nutritionnelle réalisée par l’industrie des aliments pour nourrisson permettent de donner quelques règles ou grands principes qui doivent conduire à éviter certaines erreurs et donc de limiter les risques alimentaires d’une diversification mal conduite.
Anatomie et physiologie
Durant les premiers mois de la vie, la physiologie et l’anatomie du nourrisson sont mal adaptées à une alimentation non lactée : ce n’est que vers l’âge de 4 à 6 mois que le nourrisson est capable d’entraîner les aliments vers l’arrière pour les avaler et il faudra attendre 9 mois pour voir apparaître les premiers mouvements masticatoires réflexes.
Les besoins hydriques du nourrisson diminuent progressivement avec l’âge; aussi l’introduction trop précoce d’aliments solides diminue la consommation de lait, et donc la ration hydrique quotidienne;
![]()
|
Le cerveau serait programmé dès la naissance
à développer cette capacité à faire la différence entre le lever et le coucher du soleil selon cette nouvelle étude sur les rythmes circadiens de l’Université de Chicago.
C’est un nouvel éclairage sur la plasticité cérébrale et notre capacité innée de développement comportemental, comme l’horloge interne par exemple, même en l’absence d’entrée de signaux, ici lumineux, venant de l’extérieur. Une recherche présentée dans l’édition du 27 avril de la revue PloS ONE.
Brian Prendergast, professeur associé en psychologie à l’Université de Chicago et co-auteur de cet article explique:
« Cette découverte pourrait nous montrer pourquoi les bébés de nombreuses espèces savent immédiatement distinguer le jour de la nuit”
Dans une série d’expériences, les chercheurs ont pu montrer qu’en dépit de l’incapacité de voir des stimuli visuels en l’absence de lumière, un œil en développement conserve la capacité de déterminer les cycles de lumière et d’obscurité.
Cette capacité de faire la distinction entre la nuit et le jour se développe avec le cerveau, même en l’absence de signaux extérieurs. D’autres recherches ont révélé que les primates tout comme les humains s’adaptent naturellement à un rythme de sommeil pendant la nuit. Mais cette recherche montre que cette capacité qui permet la synchronie entre le cerveau et les rythmes jour/nuit de l’environnement est probablement une caractéristique innée.
« Pour la première fois, nous avons établi que la capacité de coordonner les rythmes circadiens de l’évolution quotidienne de l’exposition à la lumière n’est pas affectée par des changements dans la quantité de lumière que le cerveau reçoit au cours du développement”.
Ces résultats ont été obtenus à partir d’une série d’expériences difficiles sur des hamsters. Peu de temps après que les hamsters aient ouvert leurs yeux, mais avant qu’ils ne soient exposés à la lumière, les expérimentateurs ont placé une lentille de contact qui a complètement bloqué la lumière sur l’un de leurs yeux. La privation monoculaire est une méthode standard utilisée par les scientifiques pour étudier l’évolution du développement visuel. Les hamsters ont grandi dans un cycle lumière-obscurité de sorte que seul l’œil ouvert a été en mesure d’envoyer des informations sur la perception de la lumière, au cerveau.
À l’âge adulte, les lentilles ont été enlevées, et la fonction de l’œil occulté a été évaluée. L’œil occulté a parfaitement préservé la capacité du cerveau des hamsters à synchroniser leurs rythmes d’activité sur une journée de 24 heures. Ainsi, même si les hamsters ne pouvait pas voir les objets avec leur oeil occulté, ils restaient capables de régler leurs horloges internes, avec cette partie du cerveau.
Certains aspects du développement comportemental, comme l’horloge interne, peuvent donc se développer normalement même en l’absence d’entrée de signes venant de l’environnement.
Source: http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-horloge-
|
Un composé chimique, l’ocytocine, libéré pendant 
l’allaitement (et l’activité sexuelle) pourrait détenir la clé prévention de la dépression post-natale, qui affecte jusqu’à…19% des nouvelles mères.
Cette petite étude qui montre que les femmes enceintes avec un faible niveau d’ocytocine sont plus susceptibles de développer une dépression après la naissance a été publiée dans l’édition du 11 mai de la revue scientifique Neuropsychopharmacology.
L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bâle et de l’Université de Trèves, sur 98 femmes dont les taux sanguins en ocytocine ont été mesurés en fin de grossesse et mis en regard des symptômes dépressifs après la naissance.
Les auteurs rappellent que les niveaux de ce composé fluctuent à la fois pendant et après la grossesse, et le fait que les niveaux d’ocytocine n’aient été mesurés qu’une seule fois limite les résultats de l’étude. On sait également que la dépression postnatale est associée à un certain nombre de facteurs de risque, à la fois psychologiques et physiologiques, don’t les fluctuations des niveaux d’hormones.
Il s’agissait d’une petite étude de cohorte qui visait à déterminer s’il y avait une association entre les taux sanguins d’ocytocine pendant la grossesse et le développement de la dépression postnatale. Un facteur possible est la présence de l’ocytocine, produite par la glande pituitaire et libérée dans le cerveau.
L’ocytocine provoque des contractions utérines pendant le travail et stimule le flux de lait pour l’allaitement maternel. Les chercheurs expliquent que des études animales ont déjà suggéré que l’ocytocine a également un rôle important dans le renforcement du lien entre la mère et l’enfant. Ils émettent l’hypothèse que de bas niveaux d’ocytocine pendant la grossesse pourraient entraîner des difficultés d’adaptation à la maternité.
Les chercheurs constatent que les niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse prédisent de façon significative des symptômes de dépression postnatale deux semaines après la naissance. Cette association persiste après ajustement pour les symptômes dépressifs pendant la grossesse. Ils suggèrent que d’autres études devraient examiner si la modification des niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse pourrait contribuer à prévenir la dépression postnatale.
Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-
|
Les coliques en fin de journée
Fréquentes jusqu’à 3 ou 4 mois, ces coliques se répètent tous les jours, souvent à partir de 17 heures.
Bébé s’agite et pleure après le repas, crie en repliant ses jambes vers son abdomen, se raidit, est un peu ballonné et émet des gaz.
La crise peut durer une demi-heure, une heure, ou plus… Cela parait interminable.
Pour expliquer ces coliques, plusieurs hypothèses sont avancées. Les fonctions digestives du tout-petit n’étant pas encore bien réglées, les crises seraient provoquées en partie par des distensions abdominales dues à une accumulation de gaz.
D’autres études invoquent une intolérance aux protéines du lait de vache, une fermentation par intolérance au lactose du lait, une allergie…
Mais un climat familial agité, l’angoisse de la maman peuvent aggraver les choses, l’enfant devenant de plus en plus tendu.
Que peut-on faire ?
Veillez à ce que Bébé ne boive pas comme un glouton et essayez de trouver après le repas la position qui le soulage.
Vous pouvez vous asseoir et le mettre à plat ventre sur vos jambes, ou le bercer en le tenant sur votre bras, lui masser doucement le ventre… Promenés dans le porte-bébé, certains petits se calment. Il ne faut donc pas hésiter à l’utiliser à la maison.
En tout cas, changer sans cesse de lait n’est pas une bonne chose.
Parlez-en avec le pédiatre, car les médecins connaissent ceux qui sont les plus adaptés. Certains préconisent de donner un lait anallergique (désormais remboursé, à ne pas confondre avec les laits hypoallergéniques).
Lors d’une récente réunion sur les allergies du petit enfant, le Pr Philippe Humbert, qui exerce au CHU de Besançon, a affirmé que cette option donne de bons résultats. Et si Bébé est nourri au sein, un médicament luttant contre les spasmes digestifs pourra éventuellement être prescrit.
N’oubliez pas :
- Pas d’énervement, car le bébé le ressent et cela peut se surajouter, voire initier des crampes.
- N’hésitez pas à le mettre sur le ventre à condition de rester à côté de lui le temps qu’il faudra : en bougeant lui-même, il se massera le ventre.
- Parfois un petit tour du quartier en voiture calme bébé quand on a pas d’autre moyen…
- Dans tous les cas, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre : mieux vaut être certain qu’il n’y a pas autre chose.
- L’œil qui « pleure » sans cesse
Sans doute le canal lacrymal (permettant l’évacuation des larmes) est-il bouché.
Cette obstruction assez courante favorise les conjonctivites avec des sécrétions jaunâtres (les larmes stagnant, I’infection apparaît).
Celles-ci touchent toujours un seul oeil, alors que les autres, bactériennes ou virales, transmises par contagion, atteignent les deux. Dans un premier temps, le médecin va prescrire des collyres anti-infectieux, et peut conseiller de faire régulièrement un petit massage à l’angle interne de l’œil pour faciliter l’évacuation des larmes.
Jusqu’à 3 mois, le taux de guérison spontanée est élevé. Après, en revanche, il diminue, et chute à partir de 6 mois. A ce stade, mieux vaut aller voir un ophtalmologiste : il débouchera le canaL avec une petite sonde. Un geste efficace, réalisé dans son cabinet.
Si on consulte bien plus tard, l’intervention, plus difficile, devra être réalisée sous anesthésie générale et nécessitera souvent la pose d’un drain, pendant deux à trois semaines, afin d’éviter la re fermeture du canal lacrymal
Il régurgite un peu … ou beaucoup
Que Bébé rejette un peu de lait après la tétée ou la prise du biberon, c’est classique.
Mais il faut distinguer deux situations : de banales régurgitations et un véritable reflux.
- Si les régurgitations restent peu abondantes, se font sans effort (souvent au moment du rot) et sans douleur (il ne pleure pas), et si votre enfant reste par ailleurs en bonne forme, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : son estomac est tout petit et les rejets » naturels » disparaitront peu à peu.
En ce cas, il faut simplement éviter de le manipuler dans tous les sens après le repas
(le changer de préférence avant), ne pas le coucher trop rapidement ensuite, et si possible surélever un peu sa tête (en plaçant un coussin sous le matelas, par exemple).
Au besoin, le médecin peut conseiller d’épaissir le contenu des biberons ou de changer de lait, car certains favorisent plus que d’autres les régurgitations.
- Les choses sont différentes si le bébé a des rejets abondants, fréquents, survenant plus ou moins à distance des repas, et s’il se met alors souvent à pleurer parce qu’il a mal ou s’il tousse la nuit, se réveille (sans doute à cause de la douleur).
Il faut en parler au pédiatre sans tarder, parce qu’il peut s’agir d’un
reflux gastro-Ïsophagien. En principe, le muscle situé à la jonction de l’œsophage et de l’estomac empêche le contenu de ce dernier de refluer vers le haut.
Mais là, immature et trop faible, il fonctionne mal, et un reflux de lait de l’estomac vers l’œsophage se produit. Cela peut à la longue provoquer une inflammation et une irritation locales (oesophagite) dues aux remontées de sucs acides
– d’où les souffrances -, et également empêcher le bébé de grossir normalement.
Environ un enfant sur cinq serait touché par ce trouble digestif jusqu’à 1 an
(après, il devrait disparaître). Pour le supprimer, un lait anti-régurgitations contenant un épaississant peut être prescrit. Souvent, ce changement améliore la situation.
Sinon, le médecin conseillera éventuellement en plus un gel pour protéger la muqueuse de l’œsophage, ou un sirop formant une sorte de bannière sur le contenu de l’estomac.
Si les symptômes persistent, d’autres causes sont évoquées, par exemple une allergie aux protéines de lait de vache, assez fréquente et justifiant l’emploi d’un lait anallergique.
Lorsqu’on allaite son bébé, il n’est pas obligatoire, heureusement, d’arrêter. Selon les cas, le médecin préconise un gel calmant les douleurs, un gélifiant à donner avant et après la tétée, voire un médicament agissant sur la motricité de l’estomac pour mieux le
» vidanger « .
Il semble avoir mal quand il pleure
S’il a apparemment mal quand il tète, regardez dans sa bouche…
Il est possible que votre bébé ait un muguet buccal.
Cette mycose est due au Candida albicans, un champignon vivant normalement dans le tube digestif. Mais, à l’occasion d’une baisse des défenses immunitaires, ou d’un déséquilibre de la flore digestive suite à un traitement antibiotique, il prolifère et envahit la bouche.
Signes caractéristiques : la langue, d’abord très rouge, ainsi que la face interne des joues, se couvrent de plaques blanchâtres (à ne pas confondre avec des dépôts de lait qui, eux, s’enlèvent facilement). Le muguet gêne la succion, peut la rendre douloureuse ou faire perdre du poids au tout-petit.
Le médecin prescrit un antibiotique sous forme de solution ou de gel à appliquer sur les lésions. Ce soin est efficace, à condition de le poursuivre une dizaine de jours et de procéder parallèlement au traitement antifongique des tétines avant de les stériliser (ou de traiter les mamelons en cas d’allaitement).
Faute de quoi, Bébé va se re-contaminer… Il arrive quelquefois que la mycose s’étende au tube digestif (vomissements, selles molles ou diarrhées, irritation des fesses…).
Un traitement par voie générale doit alors être effectué.
Source : http://www.pediatre-online.fr/nourrissons/bebe-et-ses-petites-miseres-le-retour-a-la-maison-apres-laccouchement/
|
Naître, a priori, n’est pas un traumatisme.
C’est une étape
de la vie humaine.
En revanche, ce qui peut faire traumatisme, ce sont les conditions dans lesquelles se déroule la naissance et la façon dont elle peut faire résonance dans l’histoire du sujet et de sa famille.
La naissance d’un prématuré peut être traumatisante mais ne s’inscrira comme traumatisme, au sens freudien, qu’en fonction de la place qu’elle prendra pour chacun, en particulier pour la mère. La relation enfant-parents-équipe forme un tout indémaillable en cas de grande prématurité. En ce sens, I’effort fourni par les équipes médicales dans l’accompagnement de l’enfant et de ses parents est d’une importance capitale pour le pronostic à court et à long terme.
Après la séparation de la naissance, les mères se présentent souvent émues, parfois dans le rejet, la peur, la fuite… D’autres se battent pour voir et s’occuper de leur enfant, taraudées par cette force déclenchée par le bébé que Winnicott a appelé « préoccupation maternelle primaire », sorte de folie obsessionnelle dont souffrent les mères après la naissance de leur enfant.
UN BABY-BLUES DÉCALÉ
Lorsqu’il n’y a pas de séparation, cette « folie » s’accompagne généralement de la survenue du baby-blues, état dépressif transitoire apparaissant le plus souvent vers le troisième jour.
Chez les mères de prématurés le baby-blues est décalé, remplacé par un sentiment de tristesse réactionnelle à la situation. Il surviendra cependant dans les trois jours suivant le retour de leur enfant à la maison.
Les mères adoptives déclenchent également un baby-blues quelques jours après la remise de l’enfant. Ces arguments nous permettent d’affirmer que le baby-blues est déclenché par la présence de l’enfant et la place qu’il vient prendre dans l’inconscient maternel, ceci dans le contrecoup de la rencontre.
En maternité, il est possible de restaurer leur narcissisme en les poussant à aller voir leur enfant au plus vite, en leur expliquant que le bébé est en attente de cette visite, car à cette heure il devrait être encore sous « perfusion ombilicale » de la mère, 24 heures sur 24 ! Personne ne peut les remplacer auprès de leur bébé : faire connaissance avec lui en décodant peu à peu son expression, en le touchant délicatement.
Ses facultés de concentration sont très faibles certes, mais, même lorsqu’il dort, il perçoit la présence de sa mère. Découvrir ce bébé peu gratifiant, apprendre à entrer en relation avec lui se fait au rythme de chacune. On peut proposer de donner à la mère une photo du bébé prise à sa naissance.
La mère peut laisser dans la couveuse un tissu imprégné de l’odeur de son corps qui rassurera le bébé pendant son absence. Enfin, il faudra dire à l’enfant son nom, son prénom, ceux de ses éventuels frères et sœurs, la raison de la séparation, des soins et ce qui est souhaité pour lui.u Lui dire qu’il n’est pas abandonné, mais confié à ne équipe médicale jusqu’au moment où il sera en état de rentrer à la maison. En constatant l’effet de ces démarches sur l’enfant, et ainsi intronisées dans leur fonction maternelle, la plupart d’entre elles émergent.
Ces mères sont suspendues par un traumatisme sans nom, cet innommable que l’on retrouve parfois dans la difficulté de donner un prénom à l’enfant au début, laissant sur la couveuse un inhumain numéro.
LE RISQUE EST L’OBJECTIVATION DE L’ENFANT
La première visite à l’enfant peut être très décevante si la mère n’a pas été préparée ou accompagnée.
Le fameux bébé imaginaire est confronté à une réalité difficilement articulable.
Ce fantasme auquel elles restent accrochées peut venir annuler la naissance et provoquer un sentiment d’irréalité. Le risque est l’objectivation de l’enfant, si souvent rencontrée dans certains services.
Certaines mères, jugeant l’équipe seule compétente, peuvent aller jusqu’à suspendre les visites.
D’autres déclencheront leur agressivité en jugeant l’équipe maltraitante, attitude à interpréter comme une tentative désespérée de certaines pour se reconnaître bonnes mères en pointant le « mauvais Autre « , celui qui ne respecte pas leur bébé.
Au cours de cette séparation, I’équipe, dont la fonction soutenante est essentielle, doit autoriser la mère à passer par des remaniements psychiques importants qui lui permettront de se construire, avec l’aide de son enfant, un instinct maternel parfois absent au rendez-vous.
Ces femmes sont prématurément mères, elles n’ont pas traversé les étapes psychologiques de la fin de la grossesse qui leur auraient permis d’être prêtes à affronter la préoccupation maternelle primaire face à un bébé en demande et en besoin.
Dans un service de néonatologie, ces étapes sont « grillées » et, de plus, ces mères n’ont pas leur enfant avec elles ; c’est alors à l’équipe de faire le relais : sauver les enfants et permettre aux mères de le devenir.
Les paroles médicales y ont une importance considérable, elles donnent un pronostic, souvent assez flou, qui permettra toutefois aux parents de garder l’espoir, de maintenir la force de vie à l’œuvre pendant la grossesse. Elles leur permettront de garder les yeux dirigés vers l’avenir, sans totalement se décourager au cours des moments plus difficiles qui surviennent inévitablement, afin de maintenir un portage symbolique de l’enfant par leur désir. Parfois ce ne sera pas possible.
Alors l’équipe devra, sans juger et sans a priori, soigner et prendre en charge l’enfant pendant les périodes où ses parents n’y parviennent plus, laissant vacante la place qu’ils reprendront lorsqu’ils le pourront.
Au bout de l’aventure, certaines mères éprouveront de la difficulté à récupérer leur enfant, à se passer de la technique.
L’équipe devra aborder cette situation comme un sevrage en prenant son temps, en accompagnant; il s’agit d’écouter afin de permettre d’affronter l’arrivée du baby-blues. Lorsque la vie fœtale est interrompue, le bébé, qui devrait encore être un fœtus, se trouve bien mal adapté à la vie aérienne.
Il lui faudra bien sûr une assistance adaptée et les services sont de plus en plus performants dans ce domaine. Mais il lui faudra également une vie relationnelle, afin de pouvoir habiter son corps dans le regard des autres, se vivre comme sujet acteur de sa propre vie, en communication avec l’autre dont il a besoin pour survivre.
UN MATERIEL MIEUX ADAPTE À LA SENSORIALITE DU BEBE
Françoise Dolto disait que parmi les psychotiques adultes rencontrés dans les hôpitaux psychiatriques, un certain nombre étaient d’anciens prématurés pour lesquels l’isolement sensoriel et relationnel où les avaient contraints les couveuses, avait déclenché une psychose expérimentale. Depuis, le matériel s’est adapté et respecte mieux les besoins psychiques du bébé ainsi que sa sensorialité spécifique. Pendant son sommeil, le bébé multiplie ses connexions neuronales; en service de néonatologie ses cycles sont sans cesse perturbés, il est souvent en dehors du rythme jour-nuit qu’il avait dans le ventre de sa mère, la lumière est quasi permanente et trop intense. Quel prix paye-t-il son traitement ?
L’existence d’un » holding » adapté, mais aussi la reconnaissance qu’un bébé ne peut exister sans l’autre, que ce soit la mère, le père ou les membres de l’équipe, lui permettront de grandir dans un contenant physique et psychique.
Il sera pris dans de multiples réseaux humains au travers desquels il existera avec plus ou moins de succès en fonction des forces de vie qu’il y puisera et de sa personnalité.
La réussite de la communication entre lui et les autres lui permettra ou non de fonctionner en tant que sujet et non comme objet risquant alors l’effondrement.
Il est aujourd’hui admis, voire galvaudé, qu’il faut parler aux bébés. Dans le cas des grands prématurés, encore faut-il se demander qui doit lui parler, de quoi lui parler, quand et comment.
Ce qui a pouvoir sur le bébé, c’est la parole vraie, celle dite au bon moment par la bonne personne et qui prend place dans son histoire.
Comme l’hospitalisation du bébé n’a pas le même sens et ne sera- pas vécue de la même façon par chaque famille, ce qui est à lui dire varie.
Les parents, s’ils y parviennent doivent lui parler, sinon un membre de l’équipe peut le faire, lui dire ce qui lui arrive, pourquoi il est là, qui il est, son prénom, son nom, sa famille. Il s’agit de reconstituer délibérément en mots le bain de langage dans lequel il aurait dû être plongé. Il faut lui dire la raison des soins, lui raconter également la grossesse, ce qui l’a précédée, en bref, son histoire.
Ces bébés s’accrochent aux mots, au regard, y puisent l’énergie dont ils ont besoin. Il faut leur laisser le temps de répondre sans leur déverser un flot de paroles comme un magnétophone. Il faut donner sens à ces paroles, les incarner et les transmettre à l’enfant sur le mode de ce que Trowarthen a appelé la » protoconversation « , c’est-à-dire lui permettre de participer à la conversation en tenant compte de ses réactions.
C’EST LE PÈRE QUI AIDE LA MÈRE À TROUVER SA JUSTE PLACE
La mère présente le père à l’enfant lors d’une naissance à terme. En cas de grande prématurité, c’est le père qui présente l’enfant à la mère, lors de la première visite autorisée pour elle.
Celle-ci a souvent le sentiment qu’on lui a volé son accouchement. Parfois une première rencontre entre la mère et le bébé a lieu à la naissance, mais elle est rapide, furtive, toujours frustrante. Le père fera le lien. Il se trouve placé, et souvent malgré lui, en position maternante. Il arrive qu’il soit le seul à maintenir le lien à l’enfant, la mère, en raison de son histoire, s’excluant elle-même sous couvert de culpabilité prenant forme de rejet. Il n’en sera pas à l’aise pour autant. L’idéal, c’est que le père soutienne la mère pour qu’elle puisse soutenir l’enfant.
Il ne faut pas forcer les pères à changer les couches et donner des biberons. Un bon père n’est pas forcément celui qui mime la mère, mais celui qui aide la mère à trouver sa juste place auprès de leur enfant.
C’est parfois très difficile lorsque la séparation résonne dans l’histoire de l’un ou de l’autre, I’empêchant de venir prendre sa place. Il faudra alors avoir recours à l’aide du psychologue. Ceci pose la question de savoir si le psychologue du service doit voir systématiquement ou non tous les parents. En dehors des difficultés pratiques, certains parents ne le souhaitent pas. Au psychologue alors de travailler avec l’équipe comme médiatrice de la parole.
Les grands prématurés traînent parfois avec eux l’étiquette » préma » toute leur vie. Cela concerne surtout ceux qui ont témoigné de leur fragilité par des complications. Ceux pour lesquels tout s’est passé pour le mieux semblent l’éviter. Une raison de plus pour que les professionnels poursuivent leur effort dans la limitation du traumatisme par une prise en charge de plus en plus éclairée.
Source : http://www.pediatre-online.fr/nourrissons/grande-prematurite-les-relations-enfant-parents-equipe/
|
L’Afssaps a été informée de l’existence sur internet
d’un réseau mondial de partage de lait maternel
« The Human Milk for Human Babies global network ».
Il met en contact, via Facebook, des mères donneuses souhaitant offrir leur lait et des mères ne parvenant pas à allaiter suffisamment leur enfant.
L’Afssaps met vivement en garde les personnes tentées par ces échanges de lait maternel sur le risque de transmission d’agents infectieux associé à cette pratique.
Aucun contrôle microbiologique et sérologique n’étant exercé a priori sur la donneuse lorsque le don est effectué en dehors des lactariums, le lait présente un risque pour l’enfant.
Les bactéries en cause peuvent provoquer des septicémies et des méningites chez le nouveau-né si ces germes sont ingérés en quantité importante dans le lait maternel.
Des virus, transmissibles par le lait maternel peuvent aussi être présents, les plus fréquents étant le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus T-lymphotrophique (HTLV), les virus des hépatites et celui de la rubéole.
Par ailleurs, les conditions de transport et de conservation du lait échangé directement entre mères, via ce réseau sur internet, ne sont pas encadrées et peuvent conduire à une dégradation du produit et un développement bactérien.
En conséquence, la qualité et l’innocuité de ce lait maternel ne peuvent être garanties et cette pratique d’échange présente des risques pour la santé des bébés et des jeunes enfants susceptibles de recevoir un lait contaminé.
Pour rappel, seuls les lactariums agréés[1] peuvent collecter et distribuer en France le lait maternel humain. Le réseau des lactariums et les produits qui en sont issus font l’objet de contrôles actifs par l’Afssaps. Ces contrôles permettent de garantir la qualité et la sécurité du produit par un encadrement des conditions de collecte, de préparation, de conservation et de distribution du lait maternel humain. Le lait ainsi distribué constitue un produit de santé soumis à prescription médicale[2].
En plus de la sécurité offerte par le réseau des lactariums, ceux-ci contribuent aussi à la promotion de l’allaitement maternel, à l’information et l’accompagnement des mères et de leur nouveau-né. En conséquence, l’Afssaps recommande vivement aux donneuses de se mettre en contact avec les lactariums pour la sécurité des enfants qui bénéficieront de leur lait. La liste des lactariums agréés est disponible auprès des Agences régionales de santé – ARS (coordonnées des ARS disponibles sur leur portail électronique : www.ars.sante.fr ).
L’Afssaps rappelle également que la responsabilité du réseau « the Human Milk for Human Babies global network » est susceptible d’être engagée en cas de contamination d’un bébé par du lait infecté.
[1] Article L.2323-1 du code de la santé publique
[2] Article L.5311-1 8° du code de la santé publique
