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Par Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
Face à la montée en puissance des nouvelles technologies, les modes de vie évoluent sans cesse et placent l’enfant au coeur des débats.
Quelles relations entretiennent-ils avec les écrans ?
Ces derniers jouent-ils un rôle important dans leur développement personnel ?
Quelles conduites adopter ?
Sensibilisée à ces questions, l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) invite les parents à suivre les conseils du Professeur Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, spécialisé dans les relations jeunes-médias-images et auteur de la règle du 3-6-9-12.
Télévision, ordinateur, jeux vidéo… les recommandations à adopter
Conseil n° 1 : pas de télévision avant 3 ans, avec discernement après 3 ans.
Les jeunes enfants grandissent aujourd’hui dans des familles où la télévision est souvent allumée, sans que les parents ne se rendent compte que cela perturbe leur développement.
Le temps passé par les bébés devant la télé, y compris les programmes des chaînes qui leur sont spécialement dédiées, les éloigne en effet de la seule activité vraiment utile à leur âge : interagir spontanément avec leur environnement grâce à leurs cinq sens. Jouer, toucher, manipuler les objets, se familiariser avec l’espace en trois dimensions est fondamental pour leur développement.
L’enfant à cet âge a besoin de se percevoir comme acteur. Devant un écran de télévision, il est seul face à une communication sans échange, appauvrissant ses interactions, incité à devenir simple spectateur du monde. Une importante consommation précoce de télévision favorise ultérieurement la passivité.
Si certains parents assurent calmer leur bébé en le plaçant devant la télévision, ce dernier est en fait captivé par le rythme (volontairement) rapide des images, couleurs et sons d’une intensité largement supérieure aux stimulations sensorielles habituelles de la vie quotidienne. Rien n’y fait sens pour lui. Il est intérieurement bouleversé. A l’apparente tranquillité de l’enfant correspond en fait une forte agitation interne, qui peut d’ailleurs se manifester dès que l’écran s’éteint.
Plus tard, les jeunes enfants habitués trop tôt à la télévision peuvent avoir tendance à reproduire les comportements stéréotypés de leur héros sans pour autant prendre du recul sur la situation et apprendre de leurs erreurs comme ils l’auraient fait grâce au jeu autonome.
Il est aussi à craindre que les enfants ne développent une relation d’attachement aux modèles de la télévision semblable à celle qu’ils ont avec les adultes qui les entourent. Ils ne se sentiront sécurisés que si un écran est allumé près d’eux, ou que s’ils possèdent l’objet reproduisant le personnage que leurs programmes habituels mettent en avant : ils se transforment en tyran prescripteurs des achats familiaux.
Aussi les pédiatres recommandent d’éviter au maximum l’exposition à la télévision avant 3 ans, même s’il s’agit d’une chaîne qui leur est spécialement dédiée.
Après 3 ans, ils encouragent les parents à impliquer davantage leurs enfants dans le choix du programme, pour une durée préalablement définie par l’adulte et les inciter à une analyse critique face au comportement du personnage télévisé. Ils rappellent également que la télévision ne doit pas investir tous les lieux de vie, en particulier la chambre des enfants.
Conseil n° 2 : pas de console de jeu personnelle avant 6 ans pour favoriser la créativité.
Lors de sa croissance, l’enfant développe son imagination en créant de ses propres mains, notamment par le dessin, le modelage et le jeu avec d’autres.
Il en est tout autrement lorsque l’enfant s’initie trop tôt aux automatismes de la console de jeu, défavorisant ainsi le développement de sa motricité fine et de sa créativité.
Les écrans peuvent être un support occasionnel de jeu en famille, voire d’apprentissages accompagnés, mais à cet âge, jouer seul sur une console personnelle devient rapidement compulsif.
Conseil n ° 3 : Internet accompagné à partir de 9 ans pour préserver son enfant
Les pédiatres préconisent aux parents d’attendre l’âge de 8/9 ans avant d’initier leur enfant à l’Internet. Avant de pouvoir naviguer sur la toile, l’enfant doit assimiler certaines notions qui lui seront nécessaires pour éviter les pièges du web.
Il existe une vraie fragilité psychologique pour cette tranche d’âge. Seuls les parents sont en mesure de sortir l’enfant du brouillage des repères qu’il risque à cet âge (flou sur les notions de sphère privée – intimité – et publique, entre la réalité et la fiction, de temps, etc.)
L’accompagnement sur le net est essentiel pour que l’enfant intègre trois notions fondamentales :
tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public,
tout ce que l’on y met y restera éternellement,
tout ce que l’on y trouve est sujet à caution : certaines données sont vraies et d’autres fausses.
Conseil n° 4 : Internet seul à partir de 12 ans avec prudence
Le jeune adolescent peut commencer à « surfer » seul sur la toile, à condition d’avoir compris et assimilé les règles précédentes.
Néanmoins, il est nécessaire d’adopter certaines règles d’usage, de convenir ensemble d’horaires prédéfinis de navigation, de mettre en place un contrôle parental, et de ne pas laisser l’enfant avoir une connection nocturne illimitée à l’Internet depuis sa chambre.
L’utilisation excessive de l’écran pour le jeu disparaît généralement dès la fin de l’adolescence. Une diminution des relations sociales et des résultats scolaires doit cependant alerter les parents. La mise en place d’une communication familiale sur le contenu des jeux vidéo (et la nature des programmes TV) afin de comprendre au mieux les attitudes de son enfant est indispensable.
À propos de l’AFPA
L’AFPA est une association nationale regroupant plus de 1600 pédiatres, soit plus de 60 % des pédiatres d’exercice ambulatoire (médecine de l’enfant en dehors de l’hôpital : pédiatres libéraux et pédiatres travaillant en Protection Maternelle Infantile ou en institutions). Elle est engagée dans le Collège National De la Pédiatrie (CNDP) aux côtés de 6 autres communautés pédiatriques.
Ses différentes missions visent à développer les actions de formation continue, élaborer une réflexion sur les programmes et les moyens de cette formation, promouvoir la recherche médicale dans le domaine de la Pédiatrie Ambulatoire, réaliser des actions et des programmes de pédiatrie humanitaire.
Elle sert de lien entre la pédiatrie ambulatoire (pédiatrie de ville), et les autres modes d’exercice de la pédiatrie, favorise la collaboration avec les sociétés étrangères de pédiatrie ambulatoire et représente les pédiatres de ville dans les sociétés savantes, auprès des organismes de formation continue et de recherche, et auprès des autorités administratives.
Site Internet : www.afpa.org
À propos du Pr Serge Tisseron
Psychiatre psychanalyste, auteur et docteur en psychologie à l’Université Paris Ouest Nanterre, Serge Tisseron est connu pour ses recherches sur l’image et l’impact des nouvelles technologies sur notre société. Il a notamment lancé en 2007 une pétition contre la télévision pour les enfants de moins de trois ans qui a fédéré les associations des professionnels de la petite enfance et contribué à la décision du Ministère de la Santé, en novembre 2008, d’obliger les chaînes de télévision à destination des bébés d’afficher un avertissement sur le caractère potentiellement dangereux de la télévision sur les jeunes enfants, et cela y compris pour les programmes qui se présentent comme leur étant spécifiquement destinés.
Blog : www.squiggle.be/tisseron
Source : http://www.legislation-psy.com/spip.php?article2702
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Mieux vaudrait prendre du jambon qu’une tartine de confiture
au petit déjeuner, suggèrent des chercheurs américains.
Le travail a été mené par l’équipe Martin Young (Birmingham, Alabama) chez la souris.
Elles ont reçu soit les aliments gras le matin au réveil, soit des hydrates de carbone le matin, puis des graisses en fin de journée. Chez ces dernières sont apparues prise de poids, adiposité, intolérance au glucose et tendance au syndrome métabolique.
Tout se passe comme si le repas du matin programmait le métabolisme pour le reste de la journée. Un petit déjeuner riche en hydrates de carbone favorise leur utilisation tout au long de la journée, alors que riche en lipides, il oriente les métabolismes vers des ressources énergétiques issues des graisses et des sucres.
Les auteurs en concluent que les recommandations alimentaires devraient tenir compte, outre l’aspect quantitatif et qualitatif, de l’aspect temporel. Et ce d’autant que les souris à petit déjeuner lipidique avaient tendance à réduire leurs portions du soir.
Source : http://www.pediatre-online.fr
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Le nez ne se lave pas au Karcher ! Faut-il revenir ici sur le nez, les rhumes et leurs traitements aujourd’hui ? A en juger par ce que vivent les petits enfants soumis aux cruels lavages de nez infligés par ceux qui appliquent à la lettre les notices d’emploi de certains sérums physiologiques : oui !
STOP ! Il faut absolument cesser de noyer les bébés dans le sérum physiologique injecté en excès (10 ml) dans les narines !
Ce traitement de choc est beaucoup trop violent et inutile !
Comment ?
Il court partout une méthode énergique qui consiste à coucher l’enfant sur le côté et à lui injecter 10 ml de sérum physiologique dans une narine jusqu’à obtenir qu’il ressorte par l’autre narine ! Ceci tient de la torture ! C’est le supplice de l’eau !
Pourquoi ?
1. Le nez est petit chez les bébés et ses narines étroites. Il ne respire que par le nez et non par la bouche, même si elle est ouverte. Si l’on bouche les narines d’un nouveau-né il étouffe! Si l’on injecte du liquide en quantité dans les narines il se noie car il inhale le liquide dans ses bronches et doit tousser fort pour survivre…
2. Le petit nourrisson est malhabile avec sa déglutition comme avec ses mains. Si du liquide arrive dans le naso-pharynx, il passe dans la trachée; l’enfant tousse et avale de travers : ce qu’on appelle une fausse route. Faudrait-il noyer le bébé pour laver son nez ?
3. Le nez est un organe fragile. A la frontière entre l’extérieur et l’intérieur il joue son rôle de filtre, d’humidificateur de l’air inspiré, et aussi d’organe de l’olfaction. Il protège les bronches et les poumons des microbes et des impuretés, il est revêtu d’un épithélium sensible, semblable à celui de l’ensemble de l’arbre respiratoire. Il abrite les cornets. Ces cornets sont de fragiles petits replis cartilagineux en forme d’auvent protégeant l’entrée des futurs sinus maxillaires (qui ne s’ouvriront que bien plus tard, 3 ans pour les maxillaires, 6 ans pour les frontaux). Ils font saillie dans la fosse nasale et seront irrités par tout corps solide introduit dans le nez.
De plus la cloison nasale, recouverte de vaisseaux sanguins saigne très facilement dés qu’on vient au contact. Raisons de plus pour n’introduire dans le nez aucun corps solide. Nous-mêmes, néonatologistes, avons réduit depuis longtemps les aspirations nasales des nouveaux nés aux seuls cas où c’est nécessaire évitant ainsi des spasmes laryngés néonatal!
4. Le nez est proche du cerveau. Les nerfs de l’olfaction traversent la lame criblée de l’ethmoïde venant directement du rhinencéphale sus-jacent. Les réactions aux gestes intempestifs dans les narines peuvent entraîner des réflexes de défenses et des réactions vagales ainsi que des spasmes laryngés. Il n’y a qu’à observer le comportement « affolé » des bébés soumis aux lavages de nez excessifs.
5. Le nez enfin est un orifice du corps. Il est excessivement sensible. Toute intrusion est mal venue, quelque soit l’orifice. L’enfant dés la naissance réagit très mal à tout geste intrusif qu’il ressent comme une agression.
J’affirme que l’on doit respecter TOUS les orifices des bébés : pas de nettoyage d’oreille, ni de suppo (sauf si nécessaire), ni de thermomètre rectal, ni d’écouvillonnage des narines, ni de grand lavage de nez, ni d’intrusion forcée de la cuiller dans la bouche !
Les Anglais nous regardent de haut, nous les français qui mettons des suppos sans arrêt aux enfants ! Les pédiatres en regardant les oreilles observent les dégâts que font les horribles cotons-tiges, surtout s’ils sont maniés par un obsessionnel de la propreté ! Le thermomètre digital que l’on applique sur le front est largement suffisant. Le conduit auditif se nettoie tout seul en sortant le cérumen que l’on cueille à la sortie avec le doigt coiffé d’un papier.
Quels risques ?
On sait bien que le nez filtre l’air, retient les microbes, causes d’otites ou de bronchites. Plus que le nez, les végétations sont en cause. Les végétations sont des organes de défense situés en arrière du nez, les germes s’y trouvent piégés et peuvent entraîner leur gonflement. Elles se mettent alors à distribuer des microbes et à obstruer les trompes d’Eustache, source d’otites aigues ou d’otites séro-muqueuses.
Le nez est volontiers porteur de germes, les même justement que l’on retrouve dans l’oreille : pneumocoque, haemophilus influenzae…D’où l’idée tenace de laver le nez !
Les nez bouchés ou enrhumés obligent à respirer par la bouche, ce que les petits ne savent pas faire. Il faut donc prendre au sérieux les rhinites purulentes des nouveau-nés en les traitant, faute de quoi les risques respiratoires sont réels. Mais surtout pas de grand lavage de nez !
Pour les plus grands (1 an et plus) la respiration buccale est possible (par effacement de la langue) et l’enfant se débrouille mieux en cas de rhume car il apprend à se moucher ou à renifler.
Le nez, rappelons-le, coule tantôt en avant, imposant le mouchage doux dans du papier. Tantôt en arrière, provoquant la toux grasse, espacée toutes les 2 ou 3 heures, à prédominance nocturne et matinale : la fameuse « toux du rhume » bien connue des parents d’enfants en crèche. Cette toux est sans gravité et ne se traite pas.
Il y a deux sorte d’enfant (et d’adultes), ceux qui respirent spontanément par le nez (bouche fermée) et ceux qui respirent naturellement par la bouche (bouche entr’ouverte). Il n’y a aucune raison d’imposer tel ou tel mode respiratoire, les deux modes étant possibles et sans danger. Evitons les rééducations contraignantes que certains proposent inutilement.
Que faire alors ? Cela dépend de l’âge.
1. Chez le bébé de moins de 6 mois : Faire des instillations douces de sérum nébulisé dans les narines, une narine à la fois, en laissant du temps à l’enfant entre les 2 narines, pour se dégager et reprendre sa respiration! Ou bien quelques gouttes de sérum physio dans une narine du bébé couché sur le dos. Puis après un moment, même chose dans l’autre narine.
2. Entre 6 et 12 mois : Les lavages de nez avec un pulvérisateur sont possibles et utiles. 2 ou 3 fois par jour en gardant de la douceur et sans forte pression.
3. Au-delà de 12 mois l’enfant commence à apprendre à souffler en se mouchant dans du papier. Il prend de l’âge et de la force pour renifler et se dégager le nez spontanément. Les lavages de nez deviennent de moins en moins utiles.
4. Humidifier l’atmosphère : l’air est beaucoup trop sec dans les chambres chauffées. Ouvrir en grand les fenêtres pour aérer : ceci est essentiel ! l’air extérieur frais et humide étant beaucoup plus favorable que l’air intérieur, l’idéal est de sortir l’enfant. Une sortie vaut tous les lavages de nez !
5. Eviter sirop et suppo incongrus et inutiles sauf cas particuliers. Eventuellement on peut utiliser les balsamiques, quelques gouttes aux essences sur le drap du lit, ou les diffuser dans l’air avec un humidificateur.
6. Les antibiotiques sont rarement nécessaires en cas de rhinite purulente.
7. Par contre ils s’imposent en cas d’otite aigue avec douleur et fièvre, ou lors des poussées douloureuses d’otite séro-muqueuse. Le pédiatre ou l’ORL choisira le médicament adapté et associera parfois la cortisone en traitement court, qui apporte souvent une belle et rapide amélioration des douleurs et de l’audition.
8. L’opération des végétations (adénoïdectomie) est indiquée si les otites se répètent plus de 4 fois de suite, ou s’il existe un syndrome d’apnée du sommeil, ou si l’otite séro-muqueuse entraîne une hypoacousie prolongée. Dans ce dernier cas la pose d’aérateurs trans-tympanique sera envisagée avec l’ORL.
Gardons à l’esprit que les notices d’emploi des dosettes de sérum physiologiques ne font pas loi, qu’il faut raison garder et que seul importe le respect du nez des bébés, mais aussi des enfants plus grands. Votre enfant vous en sera reconnaissant !
Docteur Alain Brochard, pédiatre. 2010
Source : http://www.pediatre-online.fr/divers/lavage-de-nez-chez-les-enfants/
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Un biberon d’eau sucrée donné au cours d’une séance
de vaccination réduit, chez les bébés de 1 à 12 mois,
la fréquence et la durée des pleurs.
L’action antalgique apparaît très tôt pour s’estomper en quelques minutes.
CE QUI ÉTAIT confirmé chez les bébés de moins d’un mois, vient de l’être, à un moindre degré, jusqu’à un an. Il s’agit du rôle analgésique, au cours de petits gestes médicaux, d’un biberon d’eau sucrée. Denise Harrison (Toronto, Canada) et coll. sont parvenus à cette conclusion après avoir « épluché » 695 études publiées sur ce sujet. Uniquement 14 d’entre elles ont été retenues en raison de leur qualité.
Le travail a été justifié par l’absence de données concordantes sur ce thème. Notamment un travail récent, analysant 10 études randomisées et contrôlées, avait surtout conclu à la discordance entre les données. C’est ainsi que les Canadiens, associés à des Australiens et des Brésiliens, ont tiré les leçons des 1 674 injections vaccinales analysées dans les 14 études retenues.
Diminution de 80 % l’incidence des pleurs.
Qu’il s’agisse de biberons de glucose ou de sucrose, pris avant et pendant une séance de vaccination, ils diminuent de 80 % l’incidence des pleurs après l’injection. Leur durée est également raccourcie grâce à ce biberon. Les études comparaient la boisson sucrée soit à de l’eau soit à l’absence de tétine.
L’enquête a été poussée un peu plus loin. Elle a cherché à définir la dose ou la concentration optimale de sucre. La démarche était rendue difficile par la diversité des dosages testés. Une tendance plutôt qu’une dose optimale se dessine. Des études menées avec des concentrations de sucrose à 12 % montrent l’absence d’effet antalgique. À l’opposé, un essai avec une eau sucrée à 50 % de sucrose s’est montré bien plus antalgique que dosée à 25 % ou à 40 % de glucose et, bien sûr, que de l’eau pure. Il s’agissait ici de contrôler la durée des pleurs après le vaccin. Globalement les auteurs enregistrent une relation antalgique de type effet-dose. Ils suggèrent d’avoir recours à des concentrations minimales de 30 % de glucose et de 24 % de sucrose (le sucrose étant le plus édulcorant des sucres).
D’autres paramètres, plus objectifs ont été évalués dans quelques études. La fréquence cardiaque n’a jamais été ralentie par les biberons sucrés, associés ou non à une anesthésie locale par un topique. En revanche, le taux de cortisol salivaire était abaissé de 33 %, en moyenne, lors de l’association glucose et succion. Alors, qu’il s’élevait lorsque les bébés recevaient soit de l’eau avec ou sans tétine, soit de l’eau glucosée seule.
Pic analgésique à la 2e minute.
Par rapport à ce qui est constaté au cours du premier mois de vie, les solutions sucrées montrent une action antalgique moindre pendant la première année. La diminution de la douleur, chez les plus d’un mois, se fait plutôt sentir au cours de la période immédiatement post-vaccinale, alors que chez les tout-petits, elle survient dès l’injection. Les auteurs rejoignent les conclusions d’une étude pour en tirer des données minutées. Il semble que le mieux serait de commencer à donner le biberon deux minutes avant l’injection. En effet, le pic analgésique de la boisson sucrée se ferait à la 2e minute, pour ne durer que de 3 à 5 minutes. C’est-à-dire le moment de la libération d’opioïdes endogènes.
Lorsque plusieurs vaccins doivent être réalisés, Denise Harrison et coll suggèrent de donner le biberon d’eau sucrée avant et pendant toute la durée de l’acte médical. L’objectif étant de maintenir une action analgésique prolongée.
Ils concluent que, même si le biberon d’eau sucrée réduit modérément les pleurs tant en incidence qu’en durée, il faut y avoir recours même pour d’autres actes qu’un vaccin. D’autant plus qu’une solution sucrée agit très rapidement, ne coûte rien et est d’administration facile chez un bébé.
› Dr GUY BEN ZADON
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Donnez un coup de pouce à votre enfant. Bien que la succion
du
pouce soit un besoin inné et normal au début, cette habitude
pourrait devenir problématique.
On l’associe à la satisfaction nutritionnelle par la stimulation agréable du palais, des lèvres, de la langue et de la muqueuse buccale avec des sensations de bien-être (contact, caresse, voix du parent).
Le fœtus suce son pouce dès le début de la vie et pratique sa coordination musculaire. Après la naissance, le bébé découvre sa face, sa bouche et ses fonctions. Cette habitude peut être normale jusqu’à 3 — 4 ans.
Cependant, si elle dure plus longtemps, elle peut entraîner des déformations permanentes. Parfois, une évaluation de l’état psychologique peut être nécessaire.
Il est prouvé qu’un contact physique étroit mère-enfant dans les premiers mois de vie réduit considérablement la possibilité de succion d’un doigt
(référence : Allaitement maternel, enfants portés par leur mère : africaine, inuit…).
Les signes à vérifier d’une succion de pouce :
- Lèvre supérieure hypotonique (paresseuse);
- doigt « trop propre »;
- cal (surplus de chair fibreuse);
- sillon, fissure dans le doigt impliqué à la suite du serrement des dents;
- malformations dentaires : occlusion ouverte antérieure à différents degrés;
- occlusion croisée postérieure (molaires) unie ou bilatérale;
- association de cette habitude avec une couverture, un animal en peluche, le balancement rythmé du corps, la caresse de cheveux, de l’oreille…
Les conséquences possibles :
- Maocclusion (mauvaise tergiversation des dents) exemple : dents supérieures inclinées vers l’avant;
- propulsion linguale;
- amygdales hypertrophiées par respiration buccale;
- otite;
- aphtes (ulcères) en bouche;
- verrues qui se propagent au doigt, à la lèvre et dans la bouche.
La sévérité de ces conséquences peut varier selon :
- l’intensité de la succion;
- les problèmes respiratoires déjà présents;
- les tendances de croissance;
- la technique de succion utilisée, 1 doigt ou 2 doigts;
- la présence de propulsion linguale ou non;
- un patient avec trouble intellectuel ou physique;
- fréquence;
- durée;
- type et direction des forces appliquées (exemple : serrement des dents sur le doigt, force des lèvres selon l’âge du patient).
Les méthodes de contrôle :
Enfants en bas âge :
- Utilisation d’une suce qui se délaisse plus facilement;
- application de produits avec mauvaise saveur (poivre de Cayenne, vernis, etc.) efficace seulement pour les enfants qui veulent arrêter;
- technique du diachylon, Band-Aid sur le doigt impliqué pour conscientiser;
- encouragement et discussion (calendrier).
Enfants plus vieux (après 5 ans) :
- Toutes les méthodes de contrôle des enfants en bas âge;
- évaluation de l’état psychologique;
- évaluation de la propulsion linguale;
- appareil fixe ou amovible pour empêcher la succion (toujours pour les enfants qui veulent).
Il faut se rappeler que la période critique visée est celle de l’apparition des dents permanentes antérieures c’est-à-dire entre 5 et 7 ans en moyenne. Le but recherché est le contrôle de l’habitude sans renforcement négatif et avec la participation motivée de l’enfant.
Patrick Canonne, Dentiste pédiatrique
Le docteur Patrick Canonne est dentiste pédiatrique au département de médecine dentaire du CHU Ste-Justine en plus d’avoir sa propre clinique à Montréal. Centre dentaire Patrick Canonne 6705 Jean-Talon Est, Montréal 514-256-5574
Source : http://www.mamanpourlavie.com/specialistes/17-patrick-canonne/33-sucer-son-pouce.thtml
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Les Français, pourtant champions de la natalité, 
ont trois fois moins de pédiatres que la moyenne européenne. Les professionnels interpellent le gouvernement.
La France fait des enfants mais est un des pays européens comptant le moins de pédiatres : 1 pour 6000 enfants, soit trois fois moins que la moyenne de l’UE. L’Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa) remet mercredi au ministère de la Santé une pétition signée par 130.000 Français pour dénoncer cette situation. La pénurie touche aussi bien les hôpitaux que le secteur libéral, même si ce dernier est beaucoup plus touché. Et l’avenir n’est pas rose.
Malgré une augmentation récente du numerus clausus dans cette formation, les nouveaux diplômés ne suffiront pas à compenser les départs à la retraite prévus dans les prochaines années. L’AFPA estime qu’il faudrait former 600 pédiatres par an pour espérer maintenir le niveau actuel : le numerus clausus est actuellement de 275.
Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Les syndicats dénoncent des « déserts pédiatriques ». Des hôpitaux comme ceux de Châteauroux, Bourges ou Vannes par exemple n’ont plus de pédiatre, selon le président de la Société française de pédiatrie cité par Le Figaro et solidaire de la pétition de l’AFPA.
Source : http://lci.tf1.fr/science/sante/la-france-manque-de-pediatres-6227907.html
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Dr KOWAL : 135 Avenue de Versailles 75016. Tel : 01 46 47 80 51
Dr MOUY : 119 Bd de Courcelles 75017. Tel : 01 42 67 67 67
Dr PIOCHE : 14 rue du Colonel Moll 75017. Tel : 01 43 80 64 89
Dr BERNADET : 109 rue Lemercier 75017. Tel : 01 42 28 43 32
Dr LALAU-KERALY : 60 Bd Emile Augier 75016. 01 45 04 53 30
Dr DUYCKAERTS : 46 rue de Dunkerque 75010. Tel : 01 48 78 65 91
Dr HOLZ APFEL : Homéo. 10 Villa Poiré. 75015 Tel : 01 43 06 10 45
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