Archives par Tags : psychologie |
|
La Toupie 
Depuis sa naissance, Lucas est un enfant « impossible ».
Agité, distrait, maladroit, c’est une véritable tornade qui secoue le cadre familial et scolaire.
Mais est-ce de sa faute ?
Ce récit-témoignage, à la fois analytique et très littéraire, s’interroge sur l’éducation, la maladie, l’école et les méthodes d’enseignement qui restent muettes face à un enfant hyperactif.
C’est aussi le procès d’une société qui préfère stigmatiser le malade plutôt que de comprendre la maladie. Jamais pourtant Marie-Christine Buffat ne tombe dans le pathos ou l’accablement.
Tissé d’une prose précise et sans artifice entrecoupée de passages poétiques, son texte bouleverse le lecteur sans jamais tomber dans l’exagération ou le cliché.
« Il doit y avoir un responsable, forcément, puisqu’on parle d’erreur. Erreur, pour ce qui n’est pas normal, usuel, lambda. Pour ceux qui sont à côté de la plaque, en dehors du moule, légèrement à l’ouest… »
Auteur(s) : Marie-Christine Buffat
Edition : Xenia
Collection : Les yeux ouverts
Merci à Marie-Christine Buffat, qui, en m’envoyant son livre, m’a fait découvrir cette maladie au combien difficile. J’ai travaillé de très nombreuses années en milieu hospitalier Pédiatrique mais je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer des enfants atteints de cette maladie.
Une pensée toute particulière pour Séverine qui a 2 enfants TDHA.
|
Les enfants peuvent trouver difficile la séparation
ou le divorce de leurs parents. Votre enfant peut se sentir triste, confus ou inquiet. La façon dont vous abordez les changements influera sur ses réactions.
Que dire à nos enfants au sujet de notre séparation ou de notre divorce ?
- Prévoyez comment annoncer la nouvelle à votre enfant.
Si c’est possible, il est préférable de le faire ensemble. Choisissez le lieu et le moment pour en parler. Soyez honnête, mais tenez compte de l’âge de votre enfant lorsque vous décidez ce que vous lui dévoilerez.
Les enfants plus jeunes ont besoin d’information moins détaillée. Les enfants plus âgés peuvent demander à en savoir davantage. - Rassurez votre enfant en lui disant que vous l’aimez toujours et que vous continuerez tous les deux à vous occuper de lui. Dites-lui qu’il aura de nombreuses occasions de passer du temps avec ses deux parents.
- Établissez très clairement que votre enfant n’est pas responsable de la séparation. Les jeunes enfants, en particulier, craignent d’être responsables de la séparation ou du divorce. Expliquez-lui que c’est un problème d’adultes et qu’il n’aurait rien pu faire pour l’éviter. Il aura peut-être aussi besoin de savoir que ni lui, ni personne ne peut vous faire revenir sur votre décision.
Aidez-le à comprendre que le divorce est définitif. - Encouragez votre enfant à parler ouvertement de ses sentiments. Lorsque votre enfant parle, écoutez-le attentivement et tâchez de ne pas l’interrompre. Il est normal qu’il éprouve de la difficulté à exprimer ses sentiments, alors soyez patient. Ce peut être difficile, mais il est important de le laisser exprimer ses peurs et ses inquiétudes en toute honnêteté.
Répondez à ses questions le plus honnêtement possible.
Si votre enfant se sent gêné de se confier à vous, aidez-le à trouver quelqu’un en qui il a confiance, comme un autre membre de la famille, un médecin, un psychologue ou un travailleur social. - Dites à votre enfant seulement ce qu’il a besoin de savoir.
Ne discutez pas de décisions d’adultes et ne vous chicanez pas devant votre enfant. Les enfants ne devraient pas participer aux rencontres avec les avocats ou les autres personnes qui participent à la procédure de séparation ou de divorce.
Que pouvons-nous faire pour faciliter la transition ?
- Discutez des dispositions de visite avec l’autre parent avant de suggérer un projet à votre enfant.
- Parlez ouvertement des modifications qui seront apportées au mode de vie. Indiquez clairement avec qui votre enfant habitera et à quel moment. Il a le droit de connaître les décisions prises à son sujet.
Rappelez-vous qu’il faudra peut-être modifier les ententes à mesure que votre enfant grandira. Discutez des dispositions avec votre enfant plus âgé ou votre adolescent et soyez prêt à respecter ses sentiments au sujet de l’endroit où il veut habiter. - Maintenez la routine la plus normale possible. Les enfants se sentent en sécurité et plus en confiance s’ils savent à quoi s’attendre. Cherchez à créer des routines qui seront respectées dans les deux maisons.
- Si vous avez plus d’un enfant, passez du temps de qualité seul avec chacun d’eux.
- Ne parlez pas en mal de l’autre parent à votre enfant, à votre famille élargie ou à vos amis. Si vous éprouvez de la difficulté avec vos sentiments et vos émotions, trouvez un ami attentionné ou un conseiller à qui parler.
- Les enfants peuvent se sentir seuls dans cette situation. Dans la mesure du possible, recherchez d’autres familles qui ont « deux maisons », afin que votre enfant puisse voir qu’il n’est pas le seul à avoir des parents séparés.
- Soyez poli lorsque l’autre parent vient chercher ou reconduire votre enfant. Si vous êtes aimant et rassurant, votre enfant aura peut-être plus de facilité à affronter la transition.
- Laissez votre enfant parler à l’autre parent chaque fois qu’il en a besoin. Tentez de démontrer de l’intérêt envers le temps qu’il passe avec l’autre parent. Ne laissez pas croire à votre enfant, par des mots ou des gestes, qu’il fait preuve de déloyauté s’il a du plaisir lorsqu’il n’est pas avec vous.
- Respectez les limites raisonnables établies par l’autre parent. Ne minez pas l’autorité de l’autre parent et évitez de renverser une décision qu’il a prise. Discutez des règles et de la discipline avec l’autre parent pour être le plus uniforme possible dans les deux maisons.
- Ne vous attendez pas que votre enfant agisse comme messager ou entremetteur. Vous ne devrez pas vous attendre qu’il vous fournisse de l’information sur les activités de l’autre parent, ses amis ou ses revenus.
- Votre enfant peut aussi avoir l’impression que sa relation avec la famille élargie, telle que les tantes et les oncles, change. Soyez conscient de ces sentiments et donnez-lui de nombreuses possibilités d’entretenir ces liens.
- Informez les autres adultes importants dans la vie de votre enfant (enseignants, éducateurs en milieu de garde, entraîneurs sportifs) de ce qui se passe, pour qu’ils puissent être à l’affût des signes des difficultés d’adaptation de votre enfant à la situation.
- Transmettez l’information médicale et scolaire importante à l’autre parent. Essayez d’assister aux réunions et aux rendez-vous ensemble, pour être tous les deux informés.
Quand devrais-je appeler le médecin ?
Il faudra du temps pour que votre enfant s’adapte à ces changements.
Un enfant plus jeune peut retrouver des comportements qu’il avait abandonnés depuis longtemps. Par exemple, il peut demander sa suce. Les enfants plus âgés peuvent être en colère ou se sentir dépassés par le changement. Ce sont toutes des réactions normales, qui devraient disparaître au bout d’un certain temps.
Les signes annonciateurs d’un trouble plus grave chez votre enfant peuvent inclure :
- l’anxiété,
- la tristesse et la dépression,
- des changements dans ses habitudes d’alimentation ou de sommeil,
- des problèmes à l’école,
- un comportement agressif.
Si le comportement continue de s’aggraver, parlez à votre médecin.
Il existe de nombreuses sources de soutien pour vous aider, vous et vos enfants, à traverser cette période difficile. Ne vous gênez pas pour demander l’aide de vos amis, de votre parenté ou d’un groupe communautaire ou religieux.
Il est également important de prendre du temps pour vous et de vous donner du temps pour vous adapter au changement. Vous avez besoin d’être reposé et en santé pour vos enfants.
Que faire en présence d’un problème plus grave ?
Malheureusement, il arrive que la séparation ou le divorce découle d’une situation de violence dans la relation ou dans la vie familiale. Si c’est le cas, il est important de trouver un endroit sécuritaire où vous pourrez habiter avec votre enfant. Il y a peut-être un foyer pour femmes battues près de chez vous, qui pourra offrir le soutien dont vous avez besoin.
Consultez votre médecin ou prenez contact avec votre service local d’aide à la jeunesse si vous pensez que votre enfant est maltraité.
Lectures supplémentaires pour les parents
- L’éclatement de la famille, Association canadienne pour la santé mentale
- Aider les enfants et les adolescents à vivre la séparation et le divorce, Agence de la santé publique du Canada
- Centre for Research in Family Health, IWK Health Centre
- Les familles changent, Justice Education Society of BC
- Les parents se séparent, Éditions du CHU Sainte-Justine
Lecture supplémentaire pour les enfants
- Dinosaurs Divorce: A guide for changing families, par Laurene Krasny Brown et Marc BrownSource : http://www.soinsdenosenfants.cps.ca
|
Les enfants ne réagissent pas de la même façon à une situation donnée. 
Il n’y a donc pas de règles concernant les indications pour passer la porte du cabinet d’un psy.
L’essentiel est de rester à l’écoute des enfants pour être en mesure de détecter un éventuel problème.
La souffrance : seul moteur
Souvent, on pense qu’il faut emmener son enfant chez le psy en réponse à une situation donnée : par exemple, en cas de divorce des parents, d’un décès dans la famille, etc.
Mais les choses ne sont pas si simples : la consultation ne doit pas être liée à une situation, mais à l’apparition d’un symptôme. « Ce qui est important, c’est le critère de souffrance. Il faut amener un enfant quand il souffre », souligne Geneviève de Taisne, psychothérapeute d’enfants.
« Certains montrent leur souffrance en étant agressifs, en refusant de dormir, en se repliant, d’autres l’expriment en reprochant à leurs parents de ne jamais avoir de temps pour lui, de ne pas l’aimer ».
Restez à l’écoute de votre enfant… et de son entourage
Ainsi, tous les enfants ne réagissent pas de la même façon à une situation donnée, et si pour certains un divorce des parents n’aura pas les conséquences dramatiques qu’on pouvait craindre, chez d’autres un « simple » déménagement peut générer de vraies perturbations. L’essentiel est de rester à l’écoute de son enfant, et de savoir entendre sa souffrance.
De savoir entendre les autres aussi, car bien souvent c’est la maîtresse d’école, ou un proche de la famille, qui lance la fameuse petite phrase :
« tu devrais l’emmener chez le psy! ». Et ce n’est pas toujours facile à entendre…
Source : http://www.psychonet.fr/2001/03/12/1121-quand-faut-il-emmener-son-enfant-chez-le-psy
|
Dois-je passer toutes les fêtes chez mon ex-femme
avec nos enfants ?
La question :
Après un divorce difficile, mon ex-femme exige que je passe toutes les fêtes chez elle avec nos enfants (de 3 et 5 ans) dont elle a la garde. Je n’ose pas refuser parce qu’ils me réclament. Qu’en pensez-vous ? Alexandre V., Lyon.
Vos enfants vous réclament, d’une part, parce que leur mère vous réclame et, d’autre part, parce qu’ils n’ont sans doute pas renoncé à vous réconcilier avec elle pour que tout soit « comme avant ».
Leur céder n’est pas un service à leur rendre. Il faut, en effet, qu’ils comprennent que le divorce est irrévocable et qu’ils doivent faire le deuil de la vie « d’avant « . Cela peut être douloureux pour des enfants. Mais ce n’est jamais destructeur si on leur explique qu’un mari et une femme divorcés restent cependant pour toujours les parents de leurs enfants, qu’une nouvelle vie les attend avec deux maisons, deux chambres et, un jour ou l’autre, de nouveaux « fiancés » ou conjoints pour papa et maman.
Revenir, même le temps d’une fête, « à cause des enfants » à la vie d’avant dont on ne veut plus, c’est perturber les enfants dans leurs nouveaux repères et c’est surtout leur faire croire qu’ils sont assez puissants pour que les adultes oublient leur vie privée pour eux… C’est un cadeau empoisonné qu’on doit leur refuser même s’ils le réclament.
Construisez votre nouvelle vie et faites-la partager à vos enfants. C’est de cette façon qu’ils auront envie de construire la leur.
Psychanalyste, auteur de Parler, c’est vivre (NiL, 1997), Claude Halmos répond chaque mois à quatre lettres sélectionnées parmi un abondant courrier, dont nous publions des extraits.
|
Si on en sait beaucoup sur l’association entre enfance difficile
et problèmes de santé mentale à l’adolescence ou à l’âge adulte,
cette étude, pour la première fois, s’est portée sur le bien-être à l’adolescence. Un bien-être désormais associé à un bonheur de vivre à l’âge adulte, mais aussi associé -résultat surprenant- à une probabilité plus élevée de divorcer, si l’on en croit ces chercheurs de l’Université de Cambridge. Pourquoi ? Parce que le bien-être confère plus d’estime de soi et d’« auto-efficacité » et donc plus de capacité à rompre un mariage malheureux. Des conclusions qui sont publiées dans l’édition de janvier du Journal of Positive Psychology.
Ce lien entre une adolescence « positive » et un bien-être dans la quarantaine est la conclusion de cette étude des données portant sur 2.776 participants à l’étude de cohorte britannique (British birth cohort study), débutée en 1946. La perception « positive » de l’enfance est fondée sur les évaluations des enseignants des niveaux de bonheur et d’épanouissement des élèves, des liens amicaux et de l’énergie de leurs élèves âgés de 13 à 15 ans. Un élève recevait un point positif pour chacun des quatre éléments suivants « sociabilité avec les autres enfants», «particulièrement heureux et satisfait», «se fait des amis très facilement» et «extrêmement énergique, ne se lasse pas ». Les enseignants ont également relevé les problèmes de comportement (agitation, rêverie, désobéissance, mensonge, etc) et des problèmes émotionnels (anxiété, peur, méfiance, troubles de l’attention, etc).
Les chercheurs ont ensuite relié ces évaluations à la santé mentale des individus adultes, l’expérience professionnelle, les relations et activités sociales, plusieurs décennies plus tard. Ils ont constaté que les adolescents évalués positivement par leurs enseignants étaient significativement plus susceptibles que les autres, d’accéder à un niveau plus élevé de bien-être, plus tard dans la vie. Cela se manifestait une plus grande satisfaction dans son travail, des contacts plus fréquents avec la famille et les amis, et un engagement plus important dans des activités sociales ou de loisirs. Des enfants heureux ont aussi beaucoup moins de risques (60% de moins) de développer des troubles mentaux tout au long de leur vie.
Chose amusante, l’étude a conclu, aussi que les personnes qui avaient eu une enfance heureuse étaient en fait plus susceptibles de divorcer. Une explication possibles suggérée par les chercheurs est que plus heureux les gens sont, plus ils ont une meilleure estime de soi ou une forme d’auto-efficacité et sont donc plus enclins et capables de rompre un mariage malheureux.
Le Pr. Felicia Huppert, l’un des auteurs de l’étude et directeur de l’Institut du bien-être à l’Université de Cambridge, explique que « ces résultats confirment le point de vue que, même en cette période de grandes difficultés financières, les décideurs (politiques) doivent accorder la priorité au bien-être des enfants afin qu’ils aient le meilleur départ possible dans la vie. » Le Dr Marcus Richards, co-auteur de l’étude ajoute :
«La plupart des études longitudinales se concentrent sur l’impact négatif des troubles de santé mentale au début de la vie, mais cette cohorte montre également que le bien-être mental dans l’enfance a des conséquences durables très positives. »
Source : Journal of Positive Psychology « Do positive children become positive adults? Evidence from a longitudinal birth cohort study », traduction, adaptation, mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 2 mars 2011
|
On lui reproche de vulgariser la psychanalyse, on l’a traitée
de folle quand elle considérait le nourrisson comme un être
de langage…
Françoise Dolto, qui aurait eu 100 ans en 2008, reste d’une modernité exemplaire. Un colloque à l’Unesco rend
hommage à cette pionnière, poil à gratter pour des générations de psys.La preuve par dix.
Françoise Dolto n‘était pas celle que l’on croyait. Derrière son allure de grand-mère en tailleur et chemisier lavallière s‘ébrouait une vraie intello subversive. A 8 ans déjà, elle s’opposait au carcan maternel, en imposant son choix pour des études de médecine… « Il est curieux de voir que l’on fait aujourd’hui de Françoise Dolto… un vrai catalogue de recettes ! » s’insurge sa fille Catherine Dolto alors qu’elle-même formulait l’idée que toute norme éducative était une hérésie. Dolto est restée boudée par l’Université, malgré des textes exigeants et fondateurs, comme l’Image inconsciente du corps, ou Au jeu du désir.
« Elle ne faisait pas partie des coteries psys, et préférait le partage à la transmission hiérarchique de maître à élève », souligne le psychanalyste Yannick François. Mais, surtout, elle fut la première à vulgariser la psychanalyse avec le sens de la formule – ce que le milieu ne lui pardonnera pas ! Alors que se tiendra très prochainement à Paris un séminaire à l’occasion du centenaire de sa naissance, elle fait toujours polémique. Parce que ses propos sont d’une actualité folle. Couple, cellule familiale, communication, solitude, nature, culture… il faut la réécouter dans le texte. Et débattre.
|
Les conditions de la séparation mère-bébé lors 
de l’accouchement orientent les psychologues et pédopsychiatres dans leurs thérapies
d’enfants.
![]()
C’est en cherchant à comprendre pourquoi Yaël,
3 ans et demi, se réveillait régulièrement lanuit en criant «Je ne suis pas fatigué !» que Myriam Ott Rabiet, psychologue clinicienne à Maisons-Alfort, a eu l’intuition de demander aux parents du petit garçon comment s’était déroulée sa naissance.
Encore bouleversée par ce qui s’était passé, la maman raconta que son enfant, quelques minutes après la délivrance, avait dû être ranimé et placé sous assistance respiratoire un court instant. «Rien de vraiment grave, mais j’ai ressenti à ce moment-là une peur panique insurmontable», précisait la mère. Et, la consultation se poursuivant, elle avouait qu’elle-même s’était levée plusieurs fois chaque nuit le premier mois pour vérifier si Yaël respirait toujours.
«Nous en avons déduit que ce petit garçon ne se réveillait pas “pour rien” mais qu’il cherchait ainsi à rassurer sa mère pendant ces longues nuits», poursuit Myriam Ott Rabiet. Une déduction qui orienta la prise en charge de l’enfant.
Problèmes d’endormissement, troubles alimentaires, terreurs inexpliquées sont quelques-uns des symptômes qui incitent ainsi la plupart des professionnels de la périnatalité et de la petite enfance à se faire préciser les conditions de l’accouchement pour y trouver une formidable source d’interprétation.
«Mais même trente ans après, ce peut être une piste à explorer, estime Lise Bartoli, psychologue clinicienne et hypnothérapeute. Des adultes qui souffrent de syndrome d’abandon et surtout d’un grand manque de confiance en eux-mêmes ont intérêt à revisiter ces premières heures de leur vie et les conditions dans lesquelles ils ont été accueillis.»
«Accueillis.» Le mot est lâché. S’il est un terme essentiel pour comprendre ce qui peut
![]()
|
On associe toujours la dépression du post-partum à la maman,
puisqu’elle allie relation charnelle et affective avec bébé.
Ce rapport fusionnel entre la mère et bébé fait que l’on prête aux mamans une très grande partie de la charge émotionnelle que représente la naissance de bébé.
On s’est jusqu’alors peu porté sur les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes papas à faire face à la paternité. Pourtant, l’arrivée de bébé affecte papa autant que maman. Bien-être-bébé soulève la question de la dépression post-natale des papas.
Les papas aussi ont le blues ?
On ne le soupçonnait pas il y peu, mais le Baby-blues et la dépression post-partum chez maman peuvent aussi toucher les papas.
Bien que chez la femme, le rôle des hormones puissent contribuer aux angoissesnouvelles responsabilités familiales, mais aussi responsabilités financières, crainte de ne pas avoir les bons gestes avec bébé, etc. et aux sautes d’humeur, l’arrivée de bébé est un événement qui affecte aussi bien les pères que les mères. Tous deux sont en effet confrontés aux mêmes préoccupations :
