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Le syndrome d’apnée du sommeil de l’enfant est dû,
dans 85% des cas, à une hypertrophie des amygdales.
«Environ 10% des enfants de moins de 6 ans ronflent, souligne le Pr Françoise Denoyelle (ORL pédiatrique, groupe hospitalier Armand-Trousseau, Paris).
La majorité de leurs ronflements sont bénins, exception faite pour 2% des enfants de moins de 6 ans. Ceux-là présentent un authentique syndrome d’apnées du sommeil, avec des répercussions sur leur croissance et leur bien-être : c’est pourquoi il est si important de les repérer le plus précocement possible.»
Et c’est bien là toute la difficulté. Hormis l’existence de pauses respiratoires durant la nuit - un signe qui doit vraiment alerter les parents – le syndrome d’apnées du sommeil de l’enfant se traduit surtout par un sommeil agité, des cauchemars, une transpiration excessive et parfois un «pipi au lit» (énurésie) après une période de propreté.
Le matin, ces enfants se réveillent avec un mal de tête et de mauvaise humeur. Au cours de la journée, ils peuvent se montrer irritables, agités, avec des difficultés de concentration.
Les mois passant, si le syndrome d’apnées du sommeil n’est toujours pas diagnostiqué, c’est une cassure de la courbe de poids qui finit par alerter le médecin. À ce stade, il n’y a plus de temps à perdre !
Techniques chirurgicales
La première cause, et de très loin, c’est l’hypertrophie des amygdales (dans plus de 85%des cas): elles sont si grosses qu’elles se rejoignent.
Cette hypertrophie se rencontre surtout vers 4-5 ans et c’est une indication à l’amygdalectomie sans plus attendre. On opère sous anesthésie générale et on surveille l’enfant au minimum pendant les six heures qui suivent pour vérifier l’absence de saignement. «La chirurgie appelée “froide” classique reste la technique de référence, car c’est celle qui s’accompagne du risque hémorragique à distance de l’opération (8 à 15 jours après) le plus faible», souligne le Pr Denoyelle.
Néanmoins, il existe d’autres techniques chirurgicales avec des instruments différents : elles consistent à retirer les amygdales sans toucher à la capsule qui les enveloppe, ce qui pourrait atténuer douleurs et risques d’hémorragies en postopératoire (mais pour le moment, ces techniques sont en cours d’évaluation et ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale).
L’opération permet de résoudre de façon assez spectaculaire l’ensemble des troubles qui avaient conduit au diagnostic : l’enfant dort mieux.
Il ne présente plus de troubles diurnes de la vigilance. Et surtout, pour ceux dont la prise de poids était perturbée, la croissance reprend rapidement, ce qui est l’essentiel.
Dans les autres cas de ronflements (sans syndrome d’apnées du sommeil), l’opération n’a rien de systématique. «En l’absence d’apnées, de signes diurnes et de retentissement dans la journée, on se contente souvent de surveiller.
Des amygdales et/ou des végétations trop grosses ont tendance à évoluer spontanément avec l’âge, de sorte que la plupart des ronflements simples disparaissent vers 8-10 ans. Si le ronflement persiste, par exemple pour des raisons anatomiques (voile du palais un peu trop long, cloison nasale déviée, etc.), une chirurgie peut être proposée, mais il n’y a pas d’urgence: à l’adolescence ou à l’âge adulte», affirme le Pr Denoyelle.
Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/09/13/12838-mon-enfant-ronfle-est-ce-grave
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Une enquête a été déclenchée en urgence jeudi
17/11
par le ministère de la Santé sur un procédé de stérilisation, a priori interdit, pour les biberons et tétines fournis aux maternités françaises, utilisant un gaz cancérogène, l’oxyde d’éthylène.
Une réunion est prévue vendredi au ministère de la Santé avec les fabricants et fournisseurs pour étudier les meilleures façons de procéder à un retrait tout en garantissant la continuité d’approvisionnement.
Retrait des biberons et tétines incriminés. L’enquête confiée à l’IGAS (l’inspection générale des affaires sociales) fait suite à la publication cette semaine d’une enquête par Le Nouvel Observateur selon laquelle au moins deux entreprises fournissant des hôpitaux français en biberons et tétines utilisent cette technique de stérilisation.
L’enquête diligentée ce jeudi par Xavier bertrand (…) a pour objectif de comprendre «comment un tel dysfonctionnement a pu se produire». Le ministère a demandé que les biberons et tétines incriminés «soient retirés dans les plus brefs délais».
Deux entreprises visées. Dans son enquête, le Nouvel Obs cite deux fournisseurs d’hôpitaux français qui utilisent la technique incriminée – qui consiste à «gazer» les produits à stériliser avec ce gaz inerte – pour des biberons et tétines à usage unique.
Michel de Gryse, responsable de l’une des deux entreprises citées, la société belge Beldico, confirme que le gazage à l’oxyde d’éthylène est bien l’une des deux méthodes utilisées. Beldico, racheté cet été par le français Médiprema, fournit 7 à 8 millions de biberons à usage unique aux maternités et hôpitaux français, selon M. de Gryse.
Un procédé autorisé à l’usage médical, interdit au contact alimentaire.
Cette méthode de stérilisation est «autorisée pour le matériel médical» comme les compresses, les gants et autres, relève-t-on à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En revanche, le procédé, cancérogène, est bien interdit pour «tout ce qui est en contact alimentaire direct», selon l’Anses, agence française en charge de la sécurité alimentaire.
C’est cette nuance que les entreprises utiliseraient pour fournir aux maternités et hôpitaux des biberons traités à l’oxyde d’éthylène. «Nos produits sont considérés comme des produits médicaux et non pas alimentaires» explique ainsi le responsable de Beldico. «C’est un tour de passe-passe» qui consiste à faire passer tétines et biberons comme «produits médicaux», commente-t-on à l’Afssaps.
Quelle dangerosité ?
Reste à évaluer la réelle dangerosité d’un procédé autorisé pour du matériel médical même si celui-ci entre directement en contact avec le corps des patients (sonde gastrique par exemple).
A la direction du groupement public d’hôpitaux parisiens AP-HP, on assure que le procédé est l’objet d’une stricte surveillance au niveau des «quantités résiduelles» de gaz sur les produits. Mais pour l’expert André Picot, interrogé par Le Nouvel Observateur, le fait qu’on puisse encore stériliser des biberons avec ce produit est un «total non-sens».
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé ce gaz «dans le groupe 1 des agents cancérogènes pour l’homme».
Source : LeParisien.fr 
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- Se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon avant de s’occuper d’un bébé.
- Éviter :
- d’emmener le nourrisson dans des lieux publics où il pourra se trouver en contact avec des personnes enrhumées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux, etc.);
- d’échanger, dans la famille, les biberons, sucettes, couverts non nettoyés;
- d’embrasser les enfants sur le visage (et en dissuader les frères et soeurs fréquentant une collectivité)
- d’exposer le nourrisson à des environnements enfumés qui risquent d’aggraver la maladie.
- Veiller à une aération correcte de la chambre tous les jours.
- Désencombrer le nez du nourrisson avec du sérum physiologique en cas de rhume.
- Si on a un rhume, porter un petit masque (bavette en vente en pharmacie) avant de s’occuper d’un bébé de moins de trois mois.Source : http://www.pediatre-online.fr/infections/bronchiolite-que-faire-pour-eviter-de-transmettre-le-virus/
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Le Primpéran, médicament contre les nausées et vomissements, déjà contre-indiqué chez le nouveau-né, ne devrait plus être utilisé chez les moins de 18 ans, selon les recommandations de la commission d’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’agence du médicament (Afssaps).
Le Primpéran (molécule: métoclopramide) peut provoquer des effets indésirables neurologiques, comme des mouvements anormaux de la tête et du cou (spasmes du visage, contraction des mâchoires, mouvements anormaux des yeux, difficulté pour avaler ou pour parler, torticolis…). Ces effets connus sont mentionnés dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) et la notice du médicament.
La réévaluation du métoclopramide (Primpéran et génériques) à destination des enfants et adolescents a montré un « profil de risque défavorable » avec « risque augmenté de survenue d’effets neurologiques » dans la population pédiatrique, ce risque augmentant pour des doses élevées ou répétées, note l’Afssaps aujourd’hui dans un communiqué. De plus, la démonstration de son efficacité reste « insuffisante ». Il existe, en outre, des alternatives thérapeutiques.
Par conséquent, la Commission d’AMM « recommande d’étendre la contre-indication aux jeunes en dessous de 18 ans pour toutes les spécialités à base de métoclopramide actuellement indiquées dans la population pédiatrique » et « de retirer du marché les spécialités uniquement à usage pédiatrique à savoir les spécialités Primpéran Nourrissons et Enfants 2,6mg/ml solution buvable et Primpéran Enfants 2,6mg/ml solution buvable » (laboratoire Sanofi Aventis).
Par ailleurs, est envisagée la réévaluation du recours à ce neuroleptique chez l’adulte, « particulièrement chez le sujet âgé en raison notamment du risque d’effets indésirables neurologiques et cardiovasculaires potentiellement graves ».
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/14/97001-20111014FILWWW00598-le-primperan-deconseille-aux-de-18ans.php
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Achat des fournitures scolaires,
inscriptions aux clubs de loisirs ou encore renouvellement de la garde robe…
Que votre enfant entre à l’école maternelle ou au primaire, la rentrée des classes est aussi l’occasion de faire le point sur sa santé. Parce qu’on ne pense pas toujours à vérifier la vue durant cette période souvent chargée, l’ASNAV sensibilise les parents à l’importance des contrôles réguliers des capacités visuelles des plus jeunes.
Chaque année en France, environ 166 000 enfants naissent avec un problème oculaire
A l’âge de 4 ans, 1 enfant sur 7 souffre d’une anomalie visuelle qui peut l’handicaper dans sa vie courante et altérer son apprentissage. Environ 400 000 sont amétropes (myopes, hypermétropes et/ou astigmates) et 70 000 ont des lésions organiques.
Par ailleurs, 3.8% des enfants présentent une amblyopie, c’est-à-dire un œil pénalisé lors de son développement et dont les capacités visuelles sont très inférieures à celles de l’autre œil. Traités avant 2 ans, ils récupéreront une vision normale, entre 2 ans et 6 ans, ils ne récupéreront que 25 à 50% de leur vision. Après 6 ans, la perte de vision est irréversible.
L’ASNAV rappelle que “A l’école, la vue c’est l’avenir ®”
Livre, tableau noir ou encore écran d’ordinateur… La scolarité exige de grandes capacités visuelles aussi bien pour la lecture que pour l’écriture. À l’école, 90% des apprentissages font intervenir la vision. C’est pourquoi il est primordial de faire contrôler la vue des enfants pour leur éviter d’être pénalisés à cause d’un trouble visuel. Mais comment détecter une fatigue oculaire, par exemple ? L’ASNAV vous apporte quelques éclairages….
L’ASNAV sensibilise les parents : quels sont les signes d’alerte ?
La vue d’un enfant évolue rapidement. Cette évolution est tout à fait normale. Il faut tout de même être attentif et respecter soigneusement les dépistages préconisés dans le carnet de santé du bébé, particulièrement aux 9ème et 24ème mois. N’oublions jamais que les enfants expriment très rarement leurs difficultés de perception car voir mal est normal pour eux puisqu’ils ne connaissent pas autre chose…
Quelques signes d’alerte pour aider les parents :
- L’enfant est né prématurément.
- Une lueur blanche apparaît dans sa pupille.
- Il existe des cas de strabisme dans la famille.
- L’enfant refuse de gribouiller, se désintéresse des puzzles ou autres activités visuelles.
- L’enfant est maladroit, se cogne souvent ou toujours du même côté.
- Il cligne fréquemment des yeux, fronce les sourcils, a les yeux rouges, qui piquent ou pleurent.
- Il a des maux de tête ou des douleurs dans la nuque.
- Il regarde toujours du même côté.
- Il est distrait en fin d’après-midi.
- Il confond certaines lettres.
- Il dessine, écrit ou lit le nez collé au cahier, il lui arrive de perdre sa ligne en lisant et de la relire deux fois, il dessine ou écrit de travers.
- La vue, étape par étape : Une période cruciale jusqu’à 6 ans
1 mois
Le bébé sait accommoder; il voit de 20 à 50 cm et commence à suivre du regard, mais la coordination est très imparfaite. Toutefois, il préfère les motifs à l’uni et la mobilité d’un visage à l’impassibilité.
3 mois
Les premiers réflexes de convergence apparaissent.
4 mois et demi
Capacité de poursuite oculaire parfaite ; la rétine perçoit des images stables et la vision binoculaire est acquise pour l’appréhension de la distance et du relief.
6 mois
1 à 2 dixièmes d’acuité seulement… Le “strabisme” du nourrisson doit avoir disparu.
18 mois
Les fonctions visuelles sont quasiment adultes, mais il manque encore de 4 à 6/10ème d’acuité car les cônes ne sont pas encore assez groupés dans la partie centrale de la rétine. Le système visuel atteint sa maturité vers 4 ans seulement et évolue tout au long de la vie.
De 1 an et demi à 3 ans
Cette période est propice au strabisme.
De 5 à 6 ans
L’enfant peut rencontrer des problèmes d’astigmatisme.
Source : http://wellcom.fr
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Le risque d’infections pulmonaires serait multiplié par trois chez les bébés nés prématurément lorsqu’ils sont en garderie
Selon une étude du centre pédiatrique de John Hopkins qui sera publiée dans la revue Pediatrics en octobre 2010, la garderie exposerait les bébés prématurés atteints d’une maladie pulmonaire chronique à un risque d’infections respiratoires graves.
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Qu’est ce que le liniment oléo-calcaire ?
Le liniment oléo-calcaire est une solution naturelle pour nettoyer et protéger les fesses de bébé. Il est également utilisé pour tout le corps en cas de peau sèche ou d’eczéma.
Cette solution est utilisée pour hydrater la peau (idéal pour les peaux fragiles, sèches, atopiques ou eczémateuses) du corps et du visage.
Le liniment oléo-calcaire nettoie en douceur les fesses de bébé et les protège en cas d’érythème fessier ou de rougeurs.
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Le cerveau serait programmé dès la naissance
à développer cette capacité à faire la différence entre le lever et le coucher du soleil selon cette nouvelle étude sur les rythmes circadiens de l’Université de Chicago.
C’est un nouvel éclairage sur la plasticité cérébrale et notre capacité innée de développement comportemental, comme l’horloge interne par exemple, même en l’absence d’entrée de signaux, ici lumineux, venant de l’extérieur. Une recherche présentée dans l’édition du 27 avril de la revue PloS ONE.
Brian Prendergast, professeur associé en psychologie à l’Université de Chicago et co-auteur de cet article explique:
« Cette découverte pourrait nous montrer pourquoi les bébés de nombreuses espèces savent immédiatement distinguer le jour de la nuit”
Dans une série d’expériences, les chercheurs ont pu montrer qu’en dépit de l’incapacité de voir des stimuli visuels en l’absence de lumière, un œil en développement conserve la capacité de déterminer les cycles de lumière et d’obscurité.
Cette capacité de faire la distinction entre la nuit et le jour se développe avec le cerveau, même en l’absence de signaux extérieurs. D’autres recherches ont révélé que les primates tout comme les humains s’adaptent naturellement à un rythme de sommeil pendant la nuit. Mais cette recherche montre que cette capacité qui permet la synchronie entre le cerveau et les rythmes jour/nuit de l’environnement est probablement une caractéristique innée.
« Pour la première fois, nous avons établi que la capacité de coordonner les rythmes circadiens de l’évolution quotidienne de l’exposition à la lumière n’est pas affectée par des changements dans la quantité de lumière que le cerveau reçoit au cours du développement”.
Ces résultats ont été obtenus à partir d’une série d’expériences difficiles sur des hamsters. Peu de temps après que les hamsters aient ouvert leurs yeux, mais avant qu’ils ne soient exposés à la lumière, les expérimentateurs ont placé une lentille de contact qui a complètement bloqué la lumière sur l’un de leurs yeux. La privation monoculaire est une méthode standard utilisée par les scientifiques pour étudier l’évolution du développement visuel. Les hamsters ont grandi dans un cycle lumière-obscurité de sorte que seul l’œil ouvert a été en mesure d’envoyer des informations sur la perception de la lumière, au cerveau.
À l’âge adulte, les lentilles ont été enlevées, et la fonction de l’œil occulté a été évaluée. L’œil occulté a parfaitement préservé la capacité du cerveau des hamsters à synchroniser leurs rythmes d’activité sur une journée de 24 heures. Ainsi, même si les hamsters ne pouvait pas voir les objets avec leur oeil occulté, ils restaient capables de régler leurs horloges internes, avec cette partie du cerveau.
Certains aspects du développement comportemental, comme l’horloge interne, peuvent donc se développer normalement même en l’absence d’entrée de signes venant de l’environnement.
Source: http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-horloge-
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“Ces boissons sont impropres à la consommation
par les enfants” ou encore, les enfants doivent éviter les boissons énergétiques et énergisantes, particulièrement en raison des niveaux de caféine, conclut ce rapport clinique sur les ingrédients contenus dans les boissons sportives et énergisantes et après l’analyse scientifique des effets constatés sur les enfants.
Rappel et justification des nombreux risques pour l’enfant, du trouble cardiaque à la carie dentaire, en passant par l’obésité et règles simples quant à la non pertinence de ces boissons pour les enfants et les adolescents.
Un bilan publié dans l’édition en ligne du 29 mai, de la revue Pediatrics.
Les boissons énergétiques et énergisantes comportent de nombreux composés organiques excitants comme la caféine mais aussi des vitamines B, la taurine, la maltodextrine, l’inositol, la carnitine, la créatine ou le glucuronolactone. Leurs fabricants expliquent que les niveaux élevés de caféine permettent d’apporter au consommateur plus d’énergie et de “stimulant”.
La caféine contenue dans les boissons énergisantes l’est à des niveaux variables, mais en moyenne, à hauteur de 80 mg dans une canette de 250ml ce qui représente l’équivalent de caféine contenue dans 3 canettes de coca ou une petite tasse de café.
Les agences sanitaires décommandent la consommation de caféine aux enfants, aux femmes enceintes (pas plus de 2 tasses de café par jour) ou aux personnes fragiles. Par ailleurs, ces boissons contiennent le plus souvent beaucoup de sucres, la majorité étant des édulcorants.
Cette étude américaine, menée par des chercheurs de l’American Academy of Pediatrics -mais dont les auteurs précisent qu’elle est applicable à d’autres pays- conclut simplement que les boissons énergétiques ne sont pas plus bénéfiques que l’eau, après la pratique d’un sport.
Ils rappellent que les boissons énergétiques avec leur niveau élevé de sucres augmentent le risque d’obésité et de carie dentaire. Ils concluent que la très forte teneur en caféine de ces boissons les rendent impropres à la consommation pour les enfants.
En classant les boissons énergétiques et énergisantes et en mesurant leurs niveaux d’ingrédients, en analysant de manière systématique l’ensemble des études portant sur les effets de ces ingrédients sur la santé des enfants, les chercheurs concluent:
- L’eau reste le premier choix pour l’hydratation, ces boissons n’ont pas un pouvoir hydratant supérieur.
- Leur haute teneur en glucides accroît le risque d’obésité: À l’exception des boissons sportives sans sucre, les boissons contiennent 2 à 19g de glucides (glucose et fructose) par 240ml, soit 10-70 calories par verre. Les chercheurs rappellent que l’apport quotidien par un jus de fruits et du lait écrémé est suffisant.
- Les boissons énergisantes sont plus riches en glucides que les boissonsénergétiques, soit 67g par 240ml soit jusqu’à 270 calories et représentent un apport calorique excessif avec son risque de surpoids ou d’obésité.
Des risques nombreux, liés aux niveaux de caféine élevé : Les chercheurs répertorient un large éventail d’effets sur le corps, don’t l’augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle et, chez l’Enfant, des effets sur la vitesse d’élocution, l’écoute et l’activité motrice ainsi que sur la température du corps et la sécrétion de suc gastrique.
Le caractère diurétique de la caféine est également à prendre en compte. Des effets psychologiques sont mentionnés, tels que les troubles de l’humeur, l’anxiété et les troubles du sommeil. Les auteurs rappellent que la caféine est mortelle entre 200 à 400 mg par kg de poids (soit environ 6g pour un enfant de 30 kg).
Le risque, pour l’Enfant, de développer une dépendance. Les auteurs recommandent l’interdiction aux enfants de consommer de la caféine, par exemple celle contenue dans les boissons gazeuses, soit environ 24 mg de caféine par canette. Un autre ingrédient, un extrait de plante, le guarana s’avère particulièrement dangereux puisqu’1 g de guarana est l’équivalent de 40 mg de caféine. Et certaines boissons étudiées contiendraient jusqu’à 30 mg de guarana par 240 ml.
Les boissons énergétiques peuvent contenir des électrolytes (sels de sodium et de potassium) or les enfants et les adolescents en consomment suffisamment par le biais d’une alimentation saine et équilibrée. Enfin, l’ajout de protéines et de vitamines est inutile.
Ce bilan comporte des lignes directrices pour les parents, les décideurs en Santé publique, les écoles et les clubs sportifs sur la consommation (ou la non consommation) des boissons pour sportifs. Il conclut que les boissons énergétiques ou énergisantes sont inutiles et impropres à la consommation par les enfants et les adolescents.
Source: Pediatrics 2011, Published online May 29 doi: 10.1542/peds.2011-0965
“Clinical Report–Sports Drinks and Energy Drinks for Children and Adolescents: Are They Appropriate?”
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Afssaps
De nouveaux cas de malaise chez des nourrissons lors de l’administration de Uvestérol Vitaminé ADEC ou de Uvestérol D 1500UI/mL avaient conduit l’Afssaps, mi-mars dernier à rappeler les recommandations d’administration de ces médicaments ainsi que l’importance de respecter scrupuleusement leurs modes d’administration.
Aujourd’hui, la revue Prescrire repose à nouveau la question de l’interdiction, rappelant que depuis 2010 et la publication de sa précédente mise en garde, alors que les notifications de malaises chez le nourrisson ne diminuaient pas, l’Afssaps n’a pas pris les mesures nécessaires pour protéger vraiment les nourrissons.
Uvestérol Vitaminé ADEC est indiqué chez le nouveau-né (en particulier prématuré) et le nourrisson présentant une carence en vitamines A, D, E et C.
Uvestérol D est indiqué dans la prévention et le traitement de la carence en vitamine D chez le nourrisson et l’enfant jusqu’à cinq ans, ainsi que chez les femmes enceintes ou qui allaitent et chez les personnes âgées.
De nouveaux cas de malaises ont été signalés : Malgré le rappel des recommandations d’administration de ces médicaments en 2006 et la mise à disposition par les laboratoires Crinex d’une nouvelle seringue pour administration orale plus adaptée, de nouveaux cas de malaises ont été signalés, en particulier chez les nouveau-nés prématurés et chez les nourrissons de moins de 1 mois.
- Respecter scrupuleusement les modalités d’administration: Aussi, afin de limiter le risque de malaise et de fausse route, l’Afssaps rappelle la nécessité de respecter scrupuleusement les modalités d’administration* de ces médicaments, en particulier chez les nouveaux nés prématurés et chez les nourrissons :
- lors de l’administration d’Uvestérol Vitaminé ADEC à un nouveau-né prématuré (dans les premières semaines après arrêt de l’alimentation par sonde), la solution doit toujours être diluée dans un peu d’eau ou de lait puis administrée dans une tétine
- en cas de reflux gastro-oesophagien, Uvestérol Vitaminé ADEC et Uvestérol D 1500UI/mL doivent systématiquement être dilués dans un peu d’eau ou de lait, puis administrés dans une tétine ou dans un biberon de faible volume
- dans les autres situations où le produit peut être administré pur, il est impératif d’utiliser la seringue pour administration orale fournie avec le flacon, les autres seringues n’étant pas adaptées à l’administration orale de ces médicaments à des nourrissons,
- dans tous les cas, l’enfant doit être installé en position semi-assise (tête en légère flexion, reposée sur le bras).
L’Afssaps précise que le produit doit être administré lentement pour laisser le temps au nourrisson de l’avaler naturellement. Ces 2 précautions doivent systématiquement être respectées lors de l’administration de tout médicament sous forme liquide chez un nourrisson. Mais, pour la revue Prescrire, le volume d’Uvestérol administré, sa viscosité, son goût, la présence d’huile de ricin sont aussi des facteurs de survenue des malaises, à considérer.
Aujourd’hui, l’Afssaps réfléchit à de nouvelles mesures de minimisation du risque telles que l’élaboration de recommandations de bonne pratique sur la supplémentation en vitamine D de l’adulte et de l’enfant, et la modification des modalités d’administration.
Les laboratoires CRINEX, en accord avec l’Afssaps, ont adressé aux professionnels de santé concernés, Pharmaciens, pédiatres, médecins généralistes à tendance pédiatrique, sages femmes, puéricultrices, surveillantes et chefs de services de maternité, néonatalogie et pédiatrie, un courrier de rappel de l’ensemble des recommandations à respecter lors de l’administration des spécialités Uvestérol Vitaminé ADEC et Uvestérol D 1500UI/mL.
Source : Afssaps Uvestérol Vitaminé ADEC et Uvestérol D 1500UI/mL : Modalités d’administration (18/03/2011) ; Prescrire mai 2011/tome 31 N° 331 Uvestérol : malaises graves chez des nourrissons
