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Pas toujours facile d’emmener son enfant chez le psy,
même si l’on sait tout le bien qui peut sortir de ces séances. Mais comment se passent-elles justement ? Réponses avec Christine Brunet, psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle est également l’auteur de Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans (Albin Michel, 2002).
Laurence Ravier
Quels sont les motifs les plus courants de consultation ?
Ces motifs sont multiples, mais parmi les enfants que je reçois, nombreux sont ceux qui sont confrontés au divorce de leurs parents, à la maladie d’un proche, à un décès… Une baisse tangible et durable des résultats scolaires fait également partie des signaux qui alertent les parents, tout comme des changements brusques de la personnalité de leur enfant, des problèmes d’énurésie, des troubles de la concentration ou du sommeil, des manies qui reviennent sans cesse, des caprices ou des colères de plus en plus fréquents…
Je remarque d’ailleurs que ce sont les parents eux-mêmes qui prennent l’initiative d’un rendez-vous. Il y a encore peu, c’était plutôt l’école qui suggérait une rencontre avec un psychologue. Aujourd’hui, consulter un psy se banalise de plus en plus : les parents dépassent plus facilement le sentiment de honte ou d’humiliation qu’ils peuvent éprouver. Leur souci principal est d’apporter de l’aide à leur enfant.
Comment se déroule le premier rendez-vous ?
Ce premier rendez-vous est très important car, outre la prise de contact, il permet de soulager et déjà de réfléchir. Sauf que, pour des raisons diverses, séparation, refus de l’un ou de l’autre, il arrive souvent que des parents ne viennent pas ensemble. Mais j’insiste toujours sur l’importance, à mes yeux, de les rencontrer tous les deux, même séparément : l’enfant qui vient est pris dans une histoire familiale, une généalogie dont on ne peut faire abstraction.
Au début de ce premier rendez-vous, j’interroge tout d’abord l’enfant, en présence de son ou ses parents : sait-il pourquoi il est là, qu’en pense-t-il ? Je m’entretiens ensuite avec son père et sa mère devant lui. Le plus souvent, je l’installe devant un dessin ou avec un jouet, mais je l’interpelle de temps à autre sur tel ou tel propos de ses parents.
Agir ainsi, c’est donner une chance à chacun de s’exprimer, de donner son point de vue et de montrer à l’enfant que tout le monde a envie de l’aider. Cela me permet également de voir si l’enfant accepte cette discussion et les propos tenus. Si je sens que l’on se dirige vers des confidences plus intimes et plus difficiles, je propose aux parents de se revoir ultérieurement, seuls. Il n’est pas question de tout dire devant un enfant, mais jamais je ne lui demanderai non plus d’attendre seul dans la salle d’attente.
Il arrive aussi que certains parents demandent à me rencontrer, tout d’abord sans leur enfant. Je donne mon accord, sauf s’ils consultent pour un adolescent, car celui-ce ne doit surtout pas avoir la sensation que l’on agit à son insu. Sinon, je pense qu’il est bon de s’autoriser à voir le thérapeute de son enfant sans lui !
Pendant la thérapie, ce ne doit pas être facile pour les parents de ne pas savoir ce qui se dit entre l’enfant et vous ?
Tout ce que me confie l’enfant est en effet strictement confidentiel ! Quand son papa ou sa maman entrent à la fin de la séance pour me payer, je n’ai pas forcément un entretien avec eux. Mais si quelque chose me semble important à partager avec eux, je pose tout d’abord la question à l’enfant.
Il est vrai que ces rendez-vous, le premier surtout, mobilisent beaucoup l’inconscient de chacun. Beaucoup de choses se jouent, en termes de désirs, de projections, de lâcher-prise, de distance… Certains parents se sentent coupables de ne pas se débrouiller seuls, mais la plupart d’entre eux ressentent surtout du soulagement à l’idée de plus être seuls à chercher une solution au mal-être de leur enfant.
En revanche, mettre un terme à la thérapie est une décision que je prends conjointement avec l’enfant et ses parents, au vu de la situation. Et s’il arrive que l’enfant n’ait plus envie de venir, je lui demande d’honorer tout de même un dernier rendez-vous pour se dire au revoir, mais aussi pour expliquer au parent qui l’accompagne qu’il prend lui aussi la responsabilité d’arrêter. Je laisse d’ailleurs toujours une porte ouverte et le plus souvent, les enfants reviennent !
Source : http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-familiales/Interviews/Son-enfant-chez-le-psy
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Les enfants peuvent trouver difficile la séparation
ou le divorce de leurs parents. Votre enfant peut se sentir triste, confus ou inquiet. La façon dont vous abordez les changements influera sur ses réactions.
Que dire à nos enfants au sujet de notre séparation ou de notre divorce ?
- Prévoyez comment annoncer la nouvelle à votre enfant.
Si c’est possible, il est préférable de le faire ensemble. Choisissez le lieu et le moment pour en parler. Soyez honnête, mais tenez compte de l’âge de votre enfant lorsque vous décidez ce que vous lui dévoilerez.
Les enfants plus jeunes ont besoin d’information moins détaillée. Les enfants plus âgés peuvent demander à en savoir davantage. - Rassurez votre enfant en lui disant que vous l’aimez toujours et que vous continuerez tous les deux à vous occuper de lui. Dites-lui qu’il aura de nombreuses occasions de passer du temps avec ses deux parents.
- Établissez très clairement que votre enfant n’est pas responsable de la séparation. Les jeunes enfants, en particulier, craignent d’être responsables de la séparation ou du divorce. Expliquez-lui que c’est un problème d’adultes et qu’il n’aurait rien pu faire pour l’éviter. Il aura peut-être aussi besoin de savoir que ni lui, ni personne ne peut vous faire revenir sur votre décision.
Aidez-le à comprendre que le divorce est définitif. - Encouragez votre enfant à parler ouvertement de ses sentiments. Lorsque votre enfant parle, écoutez-le attentivement et tâchez de ne pas l’interrompre. Il est normal qu’il éprouve de la difficulté à exprimer ses sentiments, alors soyez patient. Ce peut être difficile, mais il est important de le laisser exprimer ses peurs et ses inquiétudes en toute honnêteté.
Répondez à ses questions le plus honnêtement possible.
Si votre enfant se sent gêné de se confier à vous, aidez-le à trouver quelqu’un en qui il a confiance, comme un autre membre de la famille, un médecin, un psychologue ou un travailleur social. - Dites à votre enfant seulement ce qu’il a besoin de savoir.
Ne discutez pas de décisions d’adultes et ne vous chicanez pas devant votre enfant. Les enfants ne devraient pas participer aux rencontres avec les avocats ou les autres personnes qui participent à la procédure de séparation ou de divorce.
Que pouvons-nous faire pour faciliter la transition ?
- Discutez des dispositions de visite avec l’autre parent avant de suggérer un projet à votre enfant.
- Parlez ouvertement des modifications qui seront apportées au mode de vie. Indiquez clairement avec qui votre enfant habitera et à quel moment. Il a le droit de connaître les décisions prises à son sujet.
Rappelez-vous qu’il faudra peut-être modifier les ententes à mesure que votre enfant grandira. Discutez des dispositions avec votre enfant plus âgé ou votre adolescent et soyez prêt à respecter ses sentiments au sujet de l’endroit où il veut habiter. - Maintenez la routine la plus normale possible. Les enfants se sentent en sécurité et plus en confiance s’ils savent à quoi s’attendre. Cherchez à créer des routines qui seront respectées dans les deux maisons.
- Si vous avez plus d’un enfant, passez du temps de qualité seul avec chacun d’eux.
- Ne parlez pas en mal de l’autre parent à votre enfant, à votre famille élargie ou à vos amis. Si vous éprouvez de la difficulté avec vos sentiments et vos émotions, trouvez un ami attentionné ou un conseiller à qui parler.
- Les enfants peuvent se sentir seuls dans cette situation. Dans la mesure du possible, recherchez d’autres familles qui ont « deux maisons », afin que votre enfant puisse voir qu’il n’est pas le seul à avoir des parents séparés.
- Soyez poli lorsque l’autre parent vient chercher ou reconduire votre enfant. Si vous êtes aimant et rassurant, votre enfant aura peut-être plus de facilité à affronter la transition.
- Laissez votre enfant parler à l’autre parent chaque fois qu’il en a besoin. Tentez de démontrer de l’intérêt envers le temps qu’il passe avec l’autre parent. Ne laissez pas croire à votre enfant, par des mots ou des gestes, qu’il fait preuve de déloyauté s’il a du plaisir lorsqu’il n’est pas avec vous.
- Respectez les limites raisonnables établies par l’autre parent. Ne minez pas l’autorité de l’autre parent et évitez de renverser une décision qu’il a prise. Discutez des règles et de la discipline avec l’autre parent pour être le plus uniforme possible dans les deux maisons.
- Ne vous attendez pas que votre enfant agisse comme messager ou entremetteur. Vous ne devrez pas vous attendre qu’il vous fournisse de l’information sur les activités de l’autre parent, ses amis ou ses revenus.
- Votre enfant peut aussi avoir l’impression que sa relation avec la famille élargie, telle que les tantes et les oncles, change. Soyez conscient de ces sentiments et donnez-lui de nombreuses possibilités d’entretenir ces liens.
- Informez les autres adultes importants dans la vie de votre enfant (enseignants, éducateurs en milieu de garde, entraîneurs sportifs) de ce qui se passe, pour qu’ils puissent être à l’affût des signes des difficultés d’adaptation de votre enfant à la situation.
- Transmettez l’information médicale et scolaire importante à l’autre parent. Essayez d’assister aux réunions et aux rendez-vous ensemble, pour être tous les deux informés.
Quand devrais-je appeler le médecin ?
Il faudra du temps pour que votre enfant s’adapte à ces changements.
Un enfant plus jeune peut retrouver des comportements qu’il avait abandonnés depuis longtemps. Par exemple, il peut demander sa suce. Les enfants plus âgés peuvent être en colère ou se sentir dépassés par le changement. Ce sont toutes des réactions normales, qui devraient disparaître au bout d’un certain temps.
Les signes annonciateurs d’un trouble plus grave chez votre enfant peuvent inclure :
- l’anxiété,
- la tristesse et la dépression,
- des changements dans ses habitudes d’alimentation ou de sommeil,
- des problèmes à l’école,
- un comportement agressif.
Si le comportement continue de s’aggraver, parlez à votre médecin.
Il existe de nombreuses sources de soutien pour vous aider, vous et vos enfants, à traverser cette période difficile. Ne vous gênez pas pour demander l’aide de vos amis, de votre parenté ou d’un groupe communautaire ou religieux.
Il est également important de prendre du temps pour vous et de vous donner du temps pour vous adapter au changement. Vous avez besoin d’être reposé et en santé pour vos enfants.
Que faire en présence d’un problème plus grave ?
Malheureusement, il arrive que la séparation ou le divorce découle d’une situation de violence dans la relation ou dans la vie familiale. Si c’est le cas, il est important de trouver un endroit sécuritaire où vous pourrez habiter avec votre enfant. Il y a peut-être un foyer pour femmes battues près de chez vous, qui pourra offrir le soutien dont vous avez besoin.
Consultez votre médecin ou prenez contact avec votre service local d’aide à la jeunesse si vous pensez que votre enfant est maltraité.
Lectures supplémentaires pour les parents
- L’éclatement de la famille, Association canadienne pour la santé mentale
- Aider les enfants et les adolescents à vivre la séparation et le divorce, Agence de la santé publique du Canada
- Centre for Research in Family Health, IWK Health Centre
- Les familles changent, Justice Education Society of BC
- Les parents se séparent, Éditions du CHU Sainte-Justine
Lecture supplémentaire pour les enfants
- Dinosaurs Divorce: A guide for changing families, par Laurene Krasny Brown et Marc BrownSource : http://www.soinsdenosenfants.cps.ca
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Je suis la maman de Hugo, 7 mois et demi. Je l’élève seule
depuis sa naissance, je suis coiffeuse et mon souci est le suivant. Je viens de reprendre le travail, du mardi au samedi inclus.
Pour l’instant, c’est ma maman qui le garde mais, dans un mois,
quand ma mère reprendra aussi son travail, il ira la semaine chez une nourrice qui s’occupe d’autres enfants et le samedi chez sa mamie. Je culpabilise beaucoup d’infliger ce rythme bizarre à mon fils. Je me demande s’il ne sera pas perdu, s’il saura toujours qui est sa maman, sa maison. Qu’en pensez-vous ?
La réponse du psychologue
Rassurez-vous, Hugo sait qui est sa maman, et qui est sa mamie. Et bientôt, il saura aussi que sa nounou est sa nounou. L’important, c’est que vous lui expliquiez clairement la situation à laquelle il va être confronté, que vous lui donniez des repères. Expliquez-lui que vous le confiez à sa nounou et à sa mamie parce que vous travaillez, que c’est la meilleure solution que vous ayez trouvée. Même s’il ne parle pas encore, il comprend ce que vous lui expliquez et, surtout, il ressent votre état émotionnel. Si vous stressez, si vous culpabilisez, si vous ne le confiez pas en étant sereine, il va le sentir et du coup, lui aussi sera perturbé.
Avant de le confier à la nourrice que vous avez choisie à temps plein, faites une adaptation. Emmenez-le chez elle, d’abord quelques heures… Les deux premières fois, vous resterez avec lui, puis vous le lui laisserez. D’abord une demi-journée avant de passer à une journée entière. Laissez-lui le temps de faire connaissance et de s’habituer en douceur à ce nouveau rythme. Et surtout soyez confiante : tout va bien se passer.
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Les enfants ne réagissent pas de la même façon à une situation donnée. 
Il n’y a donc pas de règles concernant les indications pour passer la porte du cabinet d’un psy.
L’essentiel est de rester à l’écoute des enfants pour être en mesure de détecter un éventuel problème.
La souffrance : seul moteur
Souvent, on pense qu’il faut emmener son enfant chez le psy en réponse à une situation donnée : par exemple, en cas de divorce des parents, d’un décès dans la famille, etc.
Mais les choses ne sont pas si simples : la consultation ne doit pas être liée à une situation, mais à l’apparition d’un symptôme. « Ce qui est important, c’est le critère de souffrance. Il faut amener un enfant quand il souffre », souligne Geneviève de Taisne, psychothérapeute d’enfants.
« Certains montrent leur souffrance en étant agressifs, en refusant de dormir, en se repliant, d’autres l’expriment en reprochant à leurs parents de ne jamais avoir de temps pour lui, de ne pas l’aimer ».
Restez à l’écoute de votre enfant… et de son entourage
Ainsi, tous les enfants ne réagissent pas de la même façon à une situation donnée, et si pour certains un divorce des parents n’aura pas les conséquences dramatiques qu’on pouvait craindre, chez d’autres un « simple » déménagement peut générer de vraies perturbations. L’essentiel est de rester à l’écoute de son enfant, et de savoir entendre sa souffrance.
De savoir entendre les autres aussi, car bien souvent c’est la maîtresse d’école, ou un proche de la famille, qui lance la fameuse petite phrase :
« tu devrais l’emmener chez le psy! ». Et ce n’est pas toujours facile à entendre…
Source : http://www.psychonet.fr/2001/03/12/1121-quand-faut-il-emmener-son-enfant-chez-le-psy
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Dois-je passer toutes les fêtes chez mon ex-femme
avec nos enfants ?
La question :
Après un divorce difficile, mon ex-femme exige que je passe toutes les fêtes chez elle avec nos enfants (de 3 et 5 ans) dont elle a la garde. Je n’ose pas refuser parce qu’ils me réclament. Qu’en pensez-vous ? Alexandre V., Lyon.
Vos enfants vous réclament, d’une part, parce que leur mère vous réclame et, d’autre part, parce qu’ils n’ont sans doute pas renoncé à vous réconcilier avec elle pour que tout soit « comme avant ».
Leur céder n’est pas un service à leur rendre. Il faut, en effet, qu’ils comprennent que le divorce est irrévocable et qu’ils doivent faire le deuil de la vie « d’avant « . Cela peut être douloureux pour des enfants. Mais ce n’est jamais destructeur si on leur explique qu’un mari et une femme divorcés restent cependant pour toujours les parents de leurs enfants, qu’une nouvelle vie les attend avec deux maisons, deux chambres et, un jour ou l’autre, de nouveaux « fiancés » ou conjoints pour papa et maman.
Revenir, même le temps d’une fête, « à cause des enfants » à la vie d’avant dont on ne veut plus, c’est perturber les enfants dans leurs nouveaux repères et c’est surtout leur faire croire qu’ils sont assez puissants pour que les adultes oublient leur vie privée pour eux… C’est un cadeau empoisonné qu’on doit leur refuser même s’ils le réclament.
Construisez votre nouvelle vie et faites-la partager à vos enfants. C’est de cette façon qu’ils auront envie de construire la leur.
Psychanalyste, auteur de Parler, c’est vivre (NiL, 1997), Claude Halmos répond chaque mois à quatre lettres sélectionnées parmi un abondant courrier, dont nous publions des extraits.
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Se séparer quand on a des enfants demande de les prendre en
compte et de les protéger du conflit.
L’annoncer est nécessaire pour amortir, si possible, l’impact négatif de l’événement.
Le point de vue du Dr Christian Flavigny sur les parents désunis, en faveur de leur progéniture et pour une relative paix familiale.
Si autrefois certains codes familiaux étaient respectés, où l’enfant était central, aujourd’hui le cadre explose. Progéniture, ou pas, la mésentente et les conflits se soldent de plus en plus fréquemment par une séparation, un divorce. Une décision qui n’est pas sans conséquence sur le développement psychique de l’enfant. Ressentiments et fêlures peuvent en fragiliser plus d’un. »Protéger ses intérêts au cœur de la tourmente est primordial », soutient le Dr Flavigny.
Tour d’horizon des principes à respecter !
La séparation ou le divorce, une épreuve pour l’enfant
« Rompre est devenue presque une banalité », a constaté le Dr Flavigny.
Qu’il y ait des enfants en bas âge n’y change rien. Le psychiatre a pu enregistrer une nouvelle tendance, en constante augmentation : dès qu’on ne s’entend plus on se sépare. Des faits quelque peu alarmants, qui traduisent une véritable difficulté à vivre ensemble, accrue lorsque les enfants paraissent.
« La séparation des parents n’est jamais une bonne nouvelle pour l’enfant. C’est une véritable déchirure intérieure » affirme le Dr Flavigny. Ils peuvent comprendre bien sûr, que c’est mieux pour leur parent qu’ils se séparent.
Toutefois le choc reste violent, et vient briser son besoin d’unité de soi. Le duo des parents porte sa présence au monde, et lui donne une assise. Y mettre un terme le prive irrémédiablement de ce socle. L’événement l’oblige donc à accepter que cette relation qui l’a porté n’ait plus d’existence au présent, mais relève bel et bien du passé. Il est donc vécu sur le mode de l’épreuve.
Les détails sont inutiles
À une époque de communication à l’excès, vous pouvez être tenté de lui expliquer la situation. Trop d’ailleurs.
Un penchant que le Dr Flavigny n’approuve pas : « Il n’est pas souhaitable de rentrer dans les détails ». Vous ne vous adresserez pas à un enfant de 8 ans comme à un adolescent bien sûr. Mais quoi qu’il en soit, dans les deux cas, le conflit n’a pas besoin d’être disséqué, ni trop explicité. Ça vous appartient. La plupart du temps, l’enfant a pressenti que les parents ne s’aiment plus. Il a entendu des plaintes, Alors lui annoncer, oui mais succinctement… « Nous ne nous aimons plus et plutôt que vivre dans une situation de conflit, nous avons décidé de reprendre notre indépendance ».
Dans l’idéal, l’annoncer en commun est le mieux, en restant pondéré et tranquille,
si possible. Il va de soi que les gros sanglots ne sont pas de mise à ce moment-là.
Quelle que soit la crise que vous traversez votre objectif est de lui faire entendre une entente au coeur de la mésentente.
Éviter de tirer la couverture à soi
La séparation du point de vue des parents est rarement simple. Bataille de valeurs, ressentiments, colères… Les deux futurs ex-conjoints sont rarement d’accord et souvent occupés à se renvoyer la faute. C’est normal !
Toutefois le plus important est de dégager l’enfant du conflit. « Inutile de faire valoir votre cause auprès de lui » insiste le psychiatre. En cherchant inconsciemment à lui demander de choisir votre camp. Vous lui proposez alors de jouer un rôle qui n’est pas le sien. Or il n’est ni votre confident, ni votre conseiller.
Le plus important est que l’enfant ne soit pas pris dans la tourmente affective.
L’aider à intégrer
Ses réactions peuvent être de différentes natures. Quoi qu’il en soit, il faut le rassurer. Vous séparer ne signifie pas que vous l’abandonnez.
Expliquez-lui que chacun des deux parents va continuer à s’impliquer, sur un mode différent, auprès de lui. L’essentiel est de lui permettre de trouver un équilibre au sein de la séparation. Ne perdez pas de vue l’impact de votre décision de rupture. Encore une fois, l’événement le prive du socle de la relation fondatrice… La désunion introduit une notion d’éphémère là où sa construction nécessite de la durée. Il ne s’agit pas tant de vous culpabiliser que de vous responsabiliser, tous les deux. Pour ne pas rejoindre si possible ces couples en conflit, où l’enfant est écartelé.
Un impact différent selon l’âge
Ce sont les enfants les plus jeunes qui trinquent le plus, même si en apparence ils ne souffrent pas de la séparation. « Il était trop petit pour s’en souvenir », rétorquent souvent les parents. Et bien non justement. Quand la rupture a lieu alors qu’ils ont à peine 2 à 3 ans, ils ont peu de mémoire des parents ensemble. « J’ai pu constater que ces enfants-là étaient plus fragiles que les autres, ils manquent de repères intérieurs » prévient le Dr Flavigny .
Les adolescents, eux, sont plus enclins à tirer leur épingle du jeu de la situation. Ce qui ne veut pas dire que la rupture ne les affecte pas. Mais ils peuvent paraître plus détachés. Dans tous les cas, c’est important de tendre à amoindrir l’impact négatif sur les enfants : viser à une relative paix familiale, reste la voie la plus favorable.
Catherine Maillard, le 20 juillet 2009
Source : entretien avec le Dr Christian Flavigny, juin 2009
- Avis de tempête sur la famille. Dr Christian Flavigny. Ed Albin Michel.
- Le jour où mes parents ont divorcé. Des adultes témoignent. Agathe Fourgnaud. Ed. Presses de la Renaissance.
Source : http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/dossiers/divorce/13685-enfants-separation.htm
Qu’en pensez-vous ? Laissez-nous vos témoignages .
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Mythe ou réalité, de plus en plus couples se séparent avec
l’arrivée de bébé.
Certains psychologues parlent d’ailleurs de Baby-clash pour évoquer ce phénomène… Mais un enfant peut-il réellement mettre en péril le couple ? Retour sur les conséquences funestes d’un heureux évènement…
Bébé vient de naître… et le couple se sépare !
Les chiffres du baby-clash
Bien sûr, devenir parent n’est pas de tout repos. Les habituelles soirées en amoureux prennent parfois des airs apocalyptiques, quand on doit se relever 10 fois, que les conversations sont entrecoupées de pleurs et de cris, que le lit des amants devient le lit de toute la famille… A tel point que ces bouleversements peuvent mettre en péril le couple ! Certes, si l’on regarde de près les statistiques, il faut relativiser. Il y a effectivement de plus en plus de familles monoparentales (+ 25 % entre 1990 et 1999), mais la séparation intervient le plus souvent lorsque les enfants sont grands. Néanmoins, environ 10 % des enfants de moins de deux ans vivent avec un seul parent1.
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Les conditions de la séparation mère-bébé lors 
de l’accouchement orientent les psychologues et pédopsychiatres dans leurs thérapies
d’enfants.
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C’est en cherchant à comprendre pourquoi Yaël,
3 ans et demi, se réveillait régulièrement lanuit en criant «Je ne suis pas fatigué !» que Myriam Ott Rabiet, psychologue clinicienne à Maisons-Alfort, a eu l’intuition de demander aux parents du petit garçon comment s’était déroulée sa naissance.
Encore bouleversée par ce qui s’était passé, la maman raconta que son enfant, quelques minutes après la délivrance, avait dû être ranimé et placé sous assistance respiratoire un court instant. «Rien de vraiment grave, mais j’ai ressenti à ce moment-là une peur panique insurmontable», précisait la mère. Et, la consultation se poursuivant, elle avouait qu’elle-même s’était levée plusieurs fois chaque nuit le premier mois pour vérifier si Yaël respirait toujours.
«Nous en avons déduit que ce petit garçon ne se réveillait pas “pour rien” mais qu’il cherchait ainsi à rassurer sa mère pendant ces longues nuits», poursuit Myriam Ott Rabiet. Une déduction qui orienta la prise en charge de l’enfant.
Problèmes d’endormissement, troubles alimentaires, terreurs inexpliquées sont quelques-uns des symptômes qui incitent ainsi la plupart des professionnels de la périnatalité et de la petite enfance à se faire préciser les conditions de l’accouchement pour y trouver une formidable source d’interprétation.
«Mais même trente ans après, ce peut être une piste à explorer, estime Lise Bartoli, psychologue clinicienne et hypnothérapeute. Des adultes qui souffrent de syndrome d’abandon et surtout d’un grand manque de confiance en eux-mêmes ont intérêt à revisiter ces premières heures de leur vie et les conditions dans lesquelles ils ont été accueillis.»
«Accueillis.» Le mot est lâché. S’il est un terme essentiel pour comprendre ce qui peut
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Les siestes
De la naissance à la marche et quelques fois plus tard,
les enfants ont besoin de plusieurs périodes courtes de 
sommeil à deux ou trois reprises dans la journée.
Un enfant doit s’endormir dans son lit et se réveiller
dans son lit.
Si vous constatez que votre bébé commence à marquer des
signes de fatigue (par exemple, s’il commence à pleurer, à se frotter les yeux),
qu’il soit sur le tapis d’éveil, dans son transat ou même dans vos bras,
proposez lui rapidement son lit. Le lit est le lieu pour dormir, tandis
que le transat, le tapis d éveil et vos bras sont réservés aux
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Le doudou :
Le doudou est le plus fidèle compagnon de votre enfant. Il va
notamment
l’aider à mieux accepter les séparations. Il est très important dans les premières années de sa vie, il constitue « l’objet transitionnel » de Donald Woods Winnicott, pédopsychiatre anglais.
Veillez donc à ce qu’en votre absence, le doudou suive votre enfant partout où il se trouve : à la crèche, chez la nounou mais également chez vous lorsque vous sortez le soir et le laissez à une baby-sitter.
Les fins de journées peuvent également être difficiles, proposez-le lui. Toutes les peluches dans la chambre ou dans le lit ne sont pas des doudous !!!
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